‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 414 sur 508 · FLIN · texte numérisé non relu

FLIN

poudre; Fl. de fer , une mine (lo for Manche; Fl. de cuivre, les petits grains rouges de cuivre vierge.

fleur de us. Celait autrefois l'emblème héraldique du la maison de Fraucc. Les autiquaircs uc s'accordent point sur l'origiue de cet emblème : les uns y voient un lis véritable , ou toul au moins un iris; d'autres, un fer de lance, ou le type dégénéré de l'abeille impériale. Quoi qu'il en soit, la fleur de lis apparaît sur les sceaux des empereurs d’Allemague, sur la couronne de quelques rois d’Angleterre, sur l’écusson des rois de Navarre, antérieurement au xne siècle , époque où elle commence a figurer dans les armoiries des rois de France. Louis le Jeuueest lepremierqui l'adopta officiellement (11S0). L’éteudard royal fut d’abord chargé d’un nombre indéterminé de (leurs de lis ; dans la suite, ce nombre se réduisit à trois. Quelques familles illustres de la noblesse, alliées à celle de France ou autorisées par le roi, ont porté ou portent eucore la fleur de lis dans leurs armes : ce sont celles d’Angouléme , de Bourgoguc, de Bourbon, de Naples, de Thouurs, du Simiane, de Vie, de l'Hôpital, de Goldy en Suisse, etc. On peut consulter sur l'histoire de cet emblème Boue ton de Peyrins, Bullet, le P. Méucstrier, etc.; et de nos jours, M. E. Woillex. — Sous l'ancienne monarchie, le manteau royal, le bâton des maréchaux, lot sièges des Jugea au parlement étaient fleurdelisés.ha. ville de Paris portait dans ses armes trois fleurs de lis : elle a récemment repris cet emblème. — Les galériens étaient autrefois marqués d'une fleur de lis.

fleurs artificielles. Cette industrie, connue depuis longtemps des Chinois, a été cultivée en Occident, d abord eu Italie, puis eu France et en Suisse; c'est en 1738 que Séguin de Mende l'établit a Paris. Aujourd'hui , les fabriques les plus renommées sout à Paris et à Lyon. Ou Remployait d’abord à cet usage que des rubans de diverses couleurs, qu’on frisait et dont on recouvrait ensuite des Uls de laiton ; on y ajouta bientôt la plume , la gaie , le coton et la bourre de soie, le papier, la batiste, le taffetas et la peau. Maintenant, outre les étoffes de toute espèce, ou se sert, pour cette fabrication , de laine, de cire, de coquilles, etc. M"* Ccluart a donné le Mu nuel du Fleuriste artificiel , Paris, 1838, in-18.

fleurs (largage des ) , laugace symbolique dans lequel les fleurs, soit Isolées, soit assemblées suivant un certain choix, servent à exprimer une pensée, uu sentiment secret : ainsi, la rose blanche exprime l’amour; lo lis, la pureté; le souci, le chagrin; le basilic , le mécontentement. Le langage des fleurs était connu des anciens; il fut trrs à la mode du temps do lu chevalerie, et il est encore fort usité en Orient. M. deHammera donné, dans les Mines de C Orient (t. 1 et II) , l’explication des emblèmes orientaux. Mu,e Ch. de Latour adouné: l/inyuge des fleurs (Paris, 1844). — Ou doit à M. Dubos uu recueil d’élégantes poésies intitulé : Les Fleurs.

FLEURET , sorte d'épée à lame carrée, terminée par un boulon, lo plus souvent garni en peau, et dont on se sert pour apprendre h faire des armes. Les meilleurs fleurets sortaient autrefois des fabriques d'Allemagne, entre autres, de Solingen en Prusse; cette branche d’industrie est maintenant exploitée avec succès à Saint-Etienne.

Ou appelle encore fleuret : 1° le fil fait avec la bourre de soie (F* y. filoselle) ; 2* le premier choix de la laine, du coton et du fil ; 3° une sorte de toile u'on fabrique à Alençon, et qu’on nomme aussi lancard ou blanchard.

FLECHETTE ou florettb, nom donné aux gros tournois frappés sous le règne de Charles Y, parce qu'ils étaient marqués d’uue fleur; Us valaient 20 deniers tournois (1 fr. 40 cent, de notre monnaie).

fleurettes, petites fleurs dont la réunion forme la fleur de certaines plantes. Chaque fleurette a sa corolle, ses létales, ses étamines et scs pistils. La

chicorée sauvage, l'artichaut, l'hélianthe du Pérou, la cardere et la scabieuse offrent cette dispositiuu. — On donne aussi ce nom aux épillels des Graminées.

FLEURISTE. Le Jardinier fleuriste est celui qui s’occupe du la culture ut du commerce des fleurs. La Hollande avait autrefois le monopole de cette industrie ; aujourd'hui, la France et surtout Paris ont triomphé de toute concurrence. Voy. horticulture.

On donne encore le nom de Fleuristes aux personnes qui s'occupent de l'arrangement dus fleurs naturelles eu bouquets , couronnes, etc., et à ceux qui préparent des fleurs artificielles. Voy. ce mut.

FLEURON (de fleur). En Botanique, on nomme fleurons «le petites fleurs qui formeut les fleurs composées : ce sont du petites corolles régulières, infuudibuliformes ou tubuleuses ; demi- fleurons, des tubes courts , déjetés d'un côté sous la forme d'une languette plane, plus ou moins allongée, et qui, à sou extrémité supérieure , est presque toujuurs dentée. Voy. flosculeusks et composées.

En Sculpture et eu Orfèvrerie, on nomme fleurons de petits omemeuts formés de fleurs ou de feuilles détachées. — Les Imprimeurs nomment aiusi des ornements qu'ils placeut au froutispice d’un livre, à la Un d’un chapitre.

Dans le Blason, le Fleuron est un ornement qui se trouve sur les couronnes des rois , des princes , des ducs et marquis. Ces fleurons étaient jadis des fleurs de lis pour les rois de France et d'Espagne. Ceux des ducs et marquis sont de feuilles de persil et d’ache. On les nomme fleurons refendus.

FLEUVE (du latin fluvius), grand cours d’eau qui prend ordinairement sa source au pied des montagnes, reçoit dans non cours une foule de ruisseaux et de rivières, et va se jeter dans la mer. Les fleuves suivent la direction des montagnes, et coulent ordinairement de l’orient ù l’occident ou de l’occident à l’orient; quelques-uns seulement vont du N. au S. et du S. au N. Plusieurs fleuves (le Nil, le Pô, lTudus, etc.) grossissent et débordent régulièrement à certaines époques de l'aunée; d’autres (le Rhône) s'enfoncent momentanément sous terre pour reparaître ensuite en d’antres lieux. Les fleuves sout plus larges à leur embouchure, qui est une ou multiple, et les sinuosités de leur cours augmentent en s’approchant de la mer. Plusieurs roulent de l'or. Les plus grands fleuves sont dans l'Amérique : ce sont l'Amazone, le Mississipi, le Missouri, le Rio de la Plata, etc. — Les anciens rendaient aux fleuves un culte religieux. Selon les Grecs, ils étaient dis de l’Océan et de Téthys. Les sauvages do l'Amérique et de l’Océanie possèdent des traditions semblables, et ont une grande vénération pour les fleuves.

Dans l'ancienne Jurisprudence de la France , les fleuves navigables appartenaient au roi en pleine propriété, ainsi que les Iles, Ilots, alluvions, moulins, ponts, droits de passage, de bac, de pèche, etc. Ils pouvaient appartenir à aes hauts justiciers eu vertu d’une coucession expresse ou d’uue possession centenaire. Les fleuves et les rivières non navigables appartenaient de plein droit à ceux-ci. Aujourd'hui, tous font partie du domaine public. V. cours d’eau.

FLIBOT (de l'anglais fit/, mouche, et boat , navire; c.-fi-d. navire oui voie, ou qui n’est pa< plus gros qu’une mouche), petit navire léger & 2 m.Us , à fonds plats, à caréné renflée, ayant l’arriére rond et liant, de moins de cent tonneaux, dont on se servait autrefois pour faire la course , et dont on se sert encore pour la contrebande et pour la pèche du hareng. — Le flibot a donné son nom à la flibuste. mot qui désigne a la fois le métier de pirate et de contrebandier, et aux flibustiers. Voy. le Dict.umv. d’Hist. et de Ge'ogr. au mot flibustiers.

FLINT-GLASS (c.-À-d. en anglais verre de cailloux), verre doué d’un pouvoir réfringent et d’un pouvoir dispersif considérables, qu’on obtient par

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