‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 416 sur 508 · FLUX · texte numérisé non relu

FLUX

ivee de faoidc sulfurique concentré. Le Fl. de cal- | cium. dit aussi Spath fluor, Fluorine, ou Chaux fluatée (FGa) , sc rencontre en filons dans les gîtes métallifères . ordinairement en cristaux cubiques qui présentent des couleur» vives et très-variées, jaunes, bleues ouaméthystes. Sa pesanteur spécifique estd’environ3 ,2. On l'emplnie au Hartz comme fondant dans le traitement des mines de cuivre ; c’est probablement cette circonstance qui lui a valu le nom de fluor (en allemaud flussjxith). Il sert à la préparation île l'acide Uuorliydriquc et des autres fluorures.

FLU0SIL1C1QUE (acide), ou Fluorure de silicium, gaz composé de fluor et de silicium (SiF2), incolore, fumant beaucoup à l'air, d une saveur et d'une odeur analogues à celle» de l'acide chlorhydrique, avec lequel il avait été autrefois coufoudu.Sa densité est de a, 097. Il se décompose, au contact de l’eau, en acide fluorhydrique et en acide silicique, qui se sépare sous forme île gelce. On l’obtient en 1 chduflaut un mélange d’acide sulfurique concentré, de silice et de fluorure de calcium. C’est le gaz fluosilicique qui se forme lorsqu’on grave sur le verre au moyeu de l'acide fluorhydrique.

L'acide fluosiliciquc a été découvert par Schécle CD 177l^et étudié en 1812 par John Davj .

FLüSTRE, F lustra , genre de Zoophytê* de l’ordre des Polype» Bryozoaires , dont la peau externe s’endurcit eu partie, de manière à former des Polypiers d'apparence cornée, à loges ou cellules complètes pour chaque animal, et constituant ainsi des espèces de lames ou feuilles fixées aux corps sousmarins. Nous citerons comme type ia Fl. foliacée , commune sur nos cèles.

FLUTE (du latin fistula), instrument à vent dont . la forme a souvent varié. Celle dont on se sert le plus communément aujourd'hui est un tube cylindrique, d'environ 6 décimètres de long, en huis, en ébéue et en cristal, formé de trois ou quatre pièces dites corps ou pattes, ajustées au moyen d’embottures;ile»t percé dans sa longueur d'un canal nomme perce, qui communique â l'extérieur par l’une doses extrémité», nommée pied ; l’autre bout, ou tête, est fermé. V embouchure consiste en un trou latéral percé vers la tête. Le» trous sont ordinairement au nombre de 8 : le premier est sur le pied ; le second corps a 3 trous, le troisième , 3 ; le quatrième n’en a qu’un, ou l’embouchure, qui est ovale et plus grand que les autres. On a ajouté à la flûte des clefs qui ferment 4 ou 5 trous. Cet instrument se note en clef de toi. Il s’étend du ré du violon a l u/ d’en haut. —Outre la flûte ordinaire, qu’on nomme Fl. traverfière ou Fl. allemande , on se sert encore de la petite flûte, dite aussi octavin et piccolo , qui a la même forme que la précédente, dont elle sonne l'octave , quoique étant beaucoup plus petite. Elle est lonsue d’environ 40 csutim. Le* sous en sont aigus et perçants : on s’en sert, daus les orchestres , pour obtenir des effets brillants, pour imiter des sous naturels, et surtout pour faire danser. — On appelle Fl. à bec, Fl. douce, ou Fl. d' Angleterre , une flûte ordinaire dont la tête, au lieu d’être bouchée, porte un appareil nommé sifflet, par lequel on fait entrer le vent dans la bouche, en serrant ce bec avec les lèvres. On tient cette espèce de flaaeedet devant soi , comme une clarinette, le bout éloigné du corps. Son étendue est depuis le fa grave du violon jusqu’au troisième soi du même instrument. On s’eu sert dans les bals ou pour imiter le chant des oiseaux.

La flûte parait avoir été connue de toute antiquité ; on la retrouve peinte ou sculptée sur un grand nombre de monuments antiques. Les poètes en attribuent l’invention à Apollon ou .*1 Mercure, et racontent le défi porté h Apollon par l'imprudent Marsyas. La flûte ne fut d’abord qu'un simple tuyau de paille d’avoine {avenu), ou un roseau creux (cal aunes ) ; on su fit eusuite avec l’os de la jambe d’un cerf,

d’une biche ou d’un Ane (tibia). Les Crées el le* Romains avaient des flûtes droites, courbes, obliques, comme notre flûte traversiere; des flù les simples et dos flûtes doubles: ces dernières, formées de deux tuyaux, avaient une embouchure commuue; l'un des tuyaux jouait le sujet, l’autre accouipagtiait. — Us appelaient syrinx ou flûte de Pan, un instrument composé d’un certain nombre do roseaux de grandeur dilforente, accolés ensemble et placés de telle sorte que le plus grand est le premier, cl que les autres veut en décroissant jusqu’au dernier, qui est le plus petit. Ces tuyaux sont ouverts par eu haut et bouchés par le bas. Leur ouverture supérieure est disposée sur une même ligne horizontale. En soufflant dans ces tuyaux, on produit un son; mais comme il u’y a ni dièses m bémols, les airs que l'on peut jouer soûl très- limités. On s’en sert encore aujourd’hui. — La flûte traversera était connue eu France avant le xu* siècle; mais on s’en servait surtout en Allemagne el eu Suisse : d’où son nom de Fl. allemande.

Parmi les artistes qui sc sont fait un uom par leur exécution;on cite : eu France, Philibert, musicien de Louis XIV , La Barre, Hottelerre le Romain , Buffardiu, Blavet, Rault, A. lingot, Devienne, et aujourd’hui, MM. Tulou et Drouet; en Allemagne, Bœhut, Quanti elFurstenau ; en Angleterre, Nkbolsoo. Les facteurs las plus reuomtnés sont MM. Rudall à Londres, Hoch et Ziegler à Vienne, Clair Godefroy aine à Paris. On estime les Méthodes de Devienne, de Berbiguier, de MM. Walkiers et Drouet.

flûte, grand bâtiment de charge à 3.màls, portant de 600 à 1,200 tonneaux, ayautde 12 à 21 canons, et employé spécialement au transport des bois de construction ou de mâture, des munitions de bouche ou de guerre, etc. Un vaisseau de guerre, une frégate, sont armés en flûte quand ils sont disposés de manière à recevoir un chargement.

fute, poisson. Voy. mirene.

FLUTEAU ou plantain d’eau. Voy. alisma.

FLUTET, sorte de flûte. Voy. galoubet.

FLUVIALE ( législation pêche). V. code et pèche.

fluviales, famille de plantes. Voy . naudêes.

FLL'YIATII.ES, nom donné aux animaux et aux végétaux qui vivent dans les fleuves et en général daus les eaux douce».

FLUX (de fluere, couler) , mouvement de la mer vers le rivage, opposé au reflux. Voy. xarêe.

En Médecine, on donne ce nom aux évacuations de liquides qui surviennent dans un grand nombre de maladies : le flux est dit colliauatif quand il est’ assez abondant pour produire I épuisement du malade. — On nomme ri. de sang, la dyssenterie et l'hémorragie; Fl. de ventre, la diarrhée ; Fl. bilieux , toute évacuation de hile; Fl. muqueux, une maladie grave qui consiste daus uu écoulement abondant de mucosités, etc.

Les Chimistes appellent flux ou fondant , toutes les matières très-fusibles dont on se sert pour favoriser et hâter la fUsion d’autres matières, moins fusibles. Le borax est un des meilleurs flux ( Voy. fondants). — On nomme Fl. blanc, le produit qu’on obtient par la déflagration d’un mélange du nitre et de crème de tartre : il se compose de carbonate de potasse , et sert comme fondant dans certaines opérations de docimasie ; Fl. noir, un mélange de charbon et de carbonate de notasse qu’on obtient par la calcination du tartre ; il est employé pour désoxyder certains oxydes méialliqucs.

FLUXION (du latin fluere, couler) . En Médecine, ce mot désigne d’une manière générale l'afllux d’un liquide vers le point où l'appelle une cause irritante. Sous le noin de fluxion ae poitrine, on a désigné quelquefois le catarrhe prtlmonaire aigu , mais plus ordinairement la péripneumonie. Voy. ces mots.

•On appelle souvent fluxions, des engorgements phlcgmoneux du tissu cellulaire des joues ou des

FOKTU

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