‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 417 sur 508 · FOIE · texte numérisé non relu

FOIE

gencives, causés par l'impression d’un air froid, un coup ou une maladie des dents. Quelques fluxious sont dues aussi au déplacement suint de la goutte ou d'un rhumatisme. Ces (lavions se développent avec une rapidité remarquable; elles peuvent envahir les parties voisines, les ailes du nez, les paupières et le cou , presque toujours aussi les gencives quand l’affection tient a une carie dentaire. Il se manifeste, en général, peu de douleur; on éprouve plutôt un sentiment de gène et de tension dans la joue. Cette affection est su ns danger ; sa durée varie de 4 à 8 jours ; presque tuiqours elle se termine par résolution , ou bien il peut se former uu abcès daus l'épaisseur de la joue ou dans la gencive, il sufTit de se tenir chaudcmeut et de couvrir la joue malade; on n’a recours à des cataplasmes émollients que s'il survient de la rongeur et de la chaleur à la peau.

En Mathématiques, Newton, considérant une étendue quelconque comme engendrée par le mouvement d’une autre étendue, a nommé fluxion la vitesse avec laquelle chaque partie du la première étendue se trouve décrit.;. Si l'on suppose, par exemple, une parabole engendrée par le mouvement d une droite qui se meut uniformément , parallèlement à ellemême, le long de l'axe des abscisses, taudis qu’un point parcourt cette droite avec une vitesse variable telle que la i>artie parcourue est toujouis moyenne proportionnelle entre uue ligue donnée quelconque et la partie correspondante de l'abscisse, le rapport qu’il y a entre la vitesse variable de ce point a chaque instant et la vitesse uniforme de la droite est celui de la fluxion de l'ordonnée à la fluxion de l’abscisse : c'est ce que Leibnitz appelle différence. Aussi le calcul des fluxions de Newton est-il le même, en dernier résultat, que le calcul différentiel.

FOC, voile triangulaire quise place à l avant du hAtimeot, entre le mit de misaiue et le beaupré, ou entre ce dernier et le grand mit, dans les bâtiments qui n'ont pas de mât de misaine. Les petits b.Uimcnts n’out qu’un foc ; les grands eu ont au moins 4 et quelquefois 6 : ou les nomme petit foc, faux foc, grand foc, clin foc, foc vedette et foc en Catr. Le foc d'artimon est la voile d’étai d'artimon, enverguée daus le sens de l’étai du mât d’artimon.

FOENE, dit .aussi Fœsne ou Fouanne, instrument de fer pour la péclie, formé de plusieurs branches pointues et armées a leurs bouts d'un d ardillon. Il est emmanché a uu gros béton de 2 à 3 métrés. On lance la fœue sur les poissousqui passent Afleurd’eau.

FQC5C. Fœnus , goure d’insectes Hyménoptères, famille des Fupivores, tribu des Evanialts : antennes droites; abdomen allongé en massue, terminé par uue tarière de médiocre longueur, composée de o soies; tête portée comme sur un col. Ou trouve rcs insectes tantôt sur les fleurs, où ils se tiennent eu relevant leur abdomen, tantôt suspendus aux tiges des piaules au moyeu de leurs mandibules.

FOETUS, mot latin passé eu français, désigne l'enfant lorsqu il est encore dans le sein desamère. Depuis le moment de la conception jusqu'au 4* mois environ, on le désigne sous le uom d'embryon (Foy.ce mot); ou lui donne spécialement le uom de fœtus lorsque ses organes sou t déjà prononces et qu’il commence A se mouvoir sensiblement. A quatre mois et demi, les membres abdominaux l’emportent sur les membres thoraciques; les ougles se prononcent ; l’accroisserneut est tres-prompt, et le fœtus a 12 centim. 1/2 de longueur. Daus chacun des trois mois suivants , il augmente environ de 8 à 9 centim., eu sorte que vers le septième mois il a près de 38 centim. et peso de 50 gr. a 2 kilogr.; la peau est moins rouge , plus dense . recouverte d’un euduil gras, onctueux et adhérent; duvet et cheveux plus longs et moins blaucs; os du crâne bombés a leur partie moyenne. — A huit mois, le fœtus preud uu plus grand développement; ses mouvements sont plus forts; longueur totale,

40 à 42 centim.; pesauteur, 2 à 3 kilogr. — Enfin , ii neuf mois ( à terme) , la longueur ordinaire est de 50 centim., mais variable cotre 45 et 55 • poids ordinaire. environ 3 kilogr. et demi; ossification plus complète; tête fort grosso, et formant la dixième partie du volume total; eneveux plus épais, plus longs, plus foncés; les os du crànc, quoique mobiles, se touchent par leurs bords membraneux; le thorax est court; l’abdomen ample, arrondi, saillant vers le nombril; le bassin étroit, peu développé; l’appareil digestif, les poumons et le rœur sont en état de commencer les fonctions do la vie extérieure.

FOI, Fides. En Théologie, c’est la croyance anx vérités de la Religion Les plus grands philosophes comme les plus grands théologiens sc sont attaché* à démontrer l’accord de la Foi et de la Raison; à leur exemple, le chantre de la Religion a dit :

I » KaUon 6*0* tara »*r> conduit l'homaii* k la Foi.

La Foi est la première des vertus théologales.

Daus le système féodal , on appelait Foi et Hommage, l’acte de reconnaissance que le vassal devait adresser à son seigneur ( Voy . usvestitcke et hommage).— Un apiwlail Foi mtntie, tout manquement à la foi que devait un vassal.

FUIE (du latin focus , foyer, selon Roquefort], en latin jecur. en grec ht' par, organe sécréteur do la hile : c’est la plus volumineuse de toutes les glandes ; son poids . assez variable , est chez l’homme de près de 2 kilogr. Cet organe est situé dans le ventre, du côté droit et immédiatement au-dessous de la poitriue et du diaphragme, sous lequel il fait une saillie dans la cavité pectorale, ce qui permet aux fausses côtes de le protéger. H occupe presque tout l’espace couuu sous le nom àfhypocondre droit s’étend même un peu vers rhypoehondre gauche, et recouvre eu partie l’estomac. 11 est divisé en plusieurs lobes de forme iirégulièrc; son parenchyme a une consistance remarquable, une teinte fauve ou légèrement jaunâtre, un aspect poreux. Lorsqu’on le déchire, il parait formé de granulations, au milieu desquelles sont disséminées les radicules des conduits excréteurs de la bile, dont la réunion furme le canal hépatique. Le foie est le seul organe qui, indépendamment du sang rouge, qui lui est apporté par l’artère hépatique, reçoive du sang noir : celui-ci lui est transmis par le système de la veine-porte. Ou croit généralement que c’est du sang de la veine-porte que sont extraits les matériaux de la bile, et que le sang de l’artère est uniquement destiné a la nutrition de l’organe. Les maladies du foie sont nombreuses et fréquentes ; elles comprennent : V hypertrophie et Y atrophie , les affections calculeuses, la dégénération graisseuse ; le cancer , les tubercules , les hydatides, les tumeurs biliaires , les coliques hépatiques, Y hépatite et les abcès du foie. — Le Dr Faucouneau-Dufresue a fait une étude particulière des maladies de cet organe. — Eu 1851, M. Cl. Bernard a prouvé qu’outre la sécrétion do la bile , cette glande servait à répandre daus l’économie une quantité considérable de matière sucrée.

Le foie se trouve chez tous les animaux, mémo chez les Mollusques. Chez les Mammifères, le nombre des lobes varie dans la même espèce : le chat en a de deux à sept. Chez les oiseaux, il est plus volumineux que dans les mammifères; il est partagé ordinairement eu deux lobes. Le foie des oiseaux le plus estimé des gourmets, surtouteelui d’oie et celui de canard. Les reptiles l’ont encore plus volumineux, ainsique les poissons et les mollusques. Los insectes Tout en forme de petits tubes réunis.

Les anciens chimistes donnaient lo nom de foie >i diverses subsUuic.es dans la composition desquelles il entre du soufre , et dont ils comparaient la couleur brunMre à celle du foie. Ainsi ils appelaient : Foie éT antimoine , l’oxysulfure d'antimoine qu’emploieut les vétérinaires; — F. d’arsenic, l’arsénitc

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