FORC
(aimer tondeur relui dont l'art consiste à connaître 1rs terrains où l'on doit découvrir des eaux souterraines, et à trouver les moyens d’amener ces eaux h la surface du sol. Voy. sondeur.
FONTANELLES (eu iatiu fontes pulsatile*, parce «lue leur peu d'épaisseur permet de sentir les pulsations du cerveau ), nom dounéaux espaces membraneux que présentent les os du crâne des enfants avant son entière ossification. — En Chirurgie, fontanelle est synonyme de fonticule ou d'exutoire.
FONT ANC E , parure de tète A la mode aux xvii® et xvtu* siècles, doit son nom à la duchesse de Foutantes, qui, voyant sa coiffure dérangée par un coup de vent dans une partie de chasse, se servit d'un ■œnd de rubans pour en réparer le désordre. La forme du nœud changea souvent, mais le nom resta. La mode des huila nées est aujourd’hui passée.
FONTE (de fondre ), dite aussi Fer cru , premier produit de la fusion des minerais de fer. On distingue : 1° la Fonte noire, qui s'obtient dans les hauts fourneaux où l’on a employé plus de cîiarbon que rie minerai : cette fonte renferme beaucoup de carbone; sa couleur est foncée; elle cède sous le marteau;— 2*>la F. yme,qui provient de bons minerais et d’une fusion bien conduite; elle a une solidité et une ténacité remarquables ; on peut la tourner et la forer ; ou s'en sert pour couler des bouches à feu ; quand il y a excès de charbon , on la nomme fonte truitée ou mélée : c'est un passage de la fonte grise à la fonte Manche; — 3® la F. blanche , d’un blanc d'argent, fibreuse, rayonnée, très-cassante et dure. On appelle fonte niaise . ou fine métal , une espèce de foute blanche refroidie brusquement par uue aspersion d'eau froide. — Aifiuée, la fonte donne le fer pur. On s’en sert pour les mêmes ouvrages que le fer.
On donne le nom de fonte moulée k la fonte convertie en ustensiles de toute espece, en pièces de mécanique, en grilles, balcons, plaques de cheminées, tuyaux pour la conduite des eaux, etc. Tous ces objets sont jetés dans des moules en sable. Le commerce de la foute moulée a pris , de nos jours , un développement considérable. On en fond annuelle-* ment en France prés do 150 millions de kilogr.
En termes d’imprimerie , le mot fonte désigne un assortiment complet de toutes les lettres et autres caractères nécessaires à l’impressiou d'un ouvrage , et fondus sur un seul corps.
Fontes se dit encore d'une sorte de fourreaux de cuir que l’oo attache à l'arçon de la selle pour y mettre des pistolets.
FONTICliLE <du latin fonticulut , petite fontaine), ulcéré artificiel. Voy. cautère.
FONTIiNALE (du latin fontinalis , qui croit dans les fontaines ), genre de plantes de la Camille des Mousses, section des Pleuroearpes : elles sont garnies de ramifications nombreuses, de feuilles petites, disposées sur plusieurs rangs , et croissant dans toutes les rivières de l’Europe. La F. incombustible, doutla tige rameuse est longue de plus de 40 ceutim., et qui flotte ii la surface des eaux pures et courantes, doit son nom à la propriété qu’elle a de brûler très-difficilement, A cause de l’humidité dontelle est pénétrée.
FONTlSou fondis, ébouiemenl de terre dans une carrière, sous un édifice , etc.
FONTS BAPTISMAUX. Voy. baptême.
FOU («lu Iatiu forum). Ce mot, dans la Jurisprudence ancienne, désigne uue juridiction. Ou opposait le for intérieur, ou tribunal de Dieu, de la conscience, au for extérieur, ou tribunal des hommes. La première expression est seule usitée aujourd'hui.
FORAGE, action de creuser avec l’instrument appelé foret. Voy. ce mot et puits artésien.
Droit seigneurial que levait le seigneur quand ses vassaux vendaient en détail ou en gros du vin ou tonte antre boisson.
FORAIN (de foire, ou du vieux mot fors, dérivé
du latin foris, dehors), marchand qui ne fréquenta que les foires, et revend dans l’uue ce qu il a acheté dans l’autre. On donne aussi ce nom a un marchand qui n'esl pas du lieu où il fait son négoce, et va do ville en ville vendre sa marchandise. Il y avait autrefois au Châtelet une chambre foraine, devant laquelle on appelait les debiteurs non domiciliés. — Ou nommait traite foraine un impôt mis a U sortie des marchandises d’un territoire déterminé. — Ou appelait Autrefois docteurs forains ceux qui ne résidaient pas dans le lieu de i'Uuivcrsité. — Ou nommait encore forains ceux qui, possédant des biens dans la terre du seigneur, demeuraient ailleurs.
Dans la Marine, ou nomme rade foraine une rade mal fermée, ceinte en partie par ses terres plus ou moins élevées, ouverte aux venLs et k la uier.
FOR AMINE (du lat. foramen, trou), nom don né aux corps qui présentent un ou plusieurs trous. — La nia n k a nommé Forummées uue sectiou de Polypiers comprenant les espères percées de petites cellules.
FORAMIMFÊRES (de foramen, trou, et fero, porter), animaux microscopiques que l’on «x placés dans les mollusques Céphalopodes, mais qui paraissent Aujourd’hui devoir former une classe intermediaire entre les Echinodermcs et les Polypes. Ces animaux ont un test ou une coquille en spire trèsallongée, à loges très-globuleuses , ayant une ou plusieurs ouvertures donnant communication d'uno loge à l’autre : d'où leur nom. Les especes vivantes sont très-nombreuses dans les entrées chaude-. Quant aux espèces fossiles, elles sont si multipliée que le sable de tout le littoral des mers en semble à moitié composé.
FORBAN (du latin foras, au dehors, et du mot ban, e.-à-d. qui combat hors de la bannière), nom donné au corsaire qui exerce la piraterie sans lettre de marque etau bâtiment qui le porte ( Vou. pirate . — Au moyen Age, on appelait surtout furbûn le corsaire (iu Inc déposa it i>as les armes à la fin de* hostilités.
FORÇAT, criminel condamné aux travaux forcés (Voy. bagne et galères). — On appelle forçat libéré celui qui a été rendu a la liberté après l'expiration de la peine à laquelle il avait été condamné. Les forçats libérés, qui sont le fléau de la société , sont eu surveillance, et ne peuvent quitter la résidence qui leur a été assignée. En cas de rupture de ban, ils sont transportés (décrût fin 8 déc. 1851 ).
FORCE (du latin fortis). Eu Métaphysique, on nomme ainsi toute puissance capable d’agir, de produire un effet; chcx les modernes, les forces, principes vraiment actifs cl féconds, out été opposées aux substances nues et aux formes inertes des Scolastiques, qui u'étaientque de stériles attractions C’est à Leibnitz surtout que l'on doit des idées justes sur le rôle des forces , dont il anime ses monades.
En Mécanique, on nomme force une cause quelconque qui met un corps en mouvement. Ou distingue : 1® les forces qui agissent dans un corps en re|K)s (F. de pression , de tension, dites F. mortes) : elles peuvent être mesurées par un poids; 2® les forces qui agissent dans un corps en mouvement : on les nomme F. mouvantes ou vives. Deux forces sont dites égales lorsqu’elles produisent le même effet; et l’une est double ou triple de l'autre lorsqu’elle peut produire un effet double ou triple. Toutes les forces peuvent être représentées par des nombres ou |»ar des lignes, en les rapportant à une unité de leur espère. Suivant leur mode d’action , les forces sont, les unes instantanées, e.-à-d. n’agissant sur un corps que par une seule impulsion , comme la poudre sur le boulet; les aulre«co«fi/iwec, ou agissant sur les corps par une série d’impulsions à des intervalles très-rapproriiés. Ces dernières sont de plus constantes ou variées, suivant que leur» impulsions successives sont égales ou inégales.Enliu. ou les dit accélératrices ou retardatrices , suivant
FORE — 692 — FOUF
qu'elles naissent dans le sens du mouvement du corjus ou en sens contraire, loi/* mouvement.
Eu Physique, on a supposé , pour expliquer plusieurs phénomènes, l'existence de certaines forces, telles que les F. de cohésion , d’affinité, d'attraction, de gravitation, d’agrégation, etc. V. ces mots.
FORCE CEKTIUFUCE , FORCE CENTRIPÈTE. V. CeS tnOtS. force majeure (cas de), force à laquelle il n'est pas possible de résister. Les art. 64 du Code pénal , 114», 1730, 1929 et 1954 du Code civil font connaître les modifications que ces cas peuvent apporter dans les conventions. Yoy. cas fortuits, force motrice. Voy. moteurs, force vitale. Voy. vie, animisme et vitalisme, forces, sorte de grands ciseaux dont les deux branches sont unies par une portion de cercle qui Tait ressort et en facilite le jeu. Un s'en sert pour tondre les draps. On les nomme aussi Tondeuses .
KORCEl'S, mot latin qui signifie pince, tenaille , désigne un instrument de chirurgie en forme de pince, destiné à embrasser la tète du fœtus, et à l'extraire du corps de la mère sans compromettre l'existence de l’enfant. 11 est composé de deux branches dont les extrémités sc recourbent en forme de cuiller évasée et percée à jour; on les introduit séparément, et après les avoir réunies , on les iftaiutienl croisées par un pivot et une mortaise. La branche qui porte le pivot est appelée branche mâle ou droite, et l’autre branche femelle ou gauche. On emploie le forceps lorsque 1 accouchement ne peut se terminer naturellement ni à l'aide des inaius seulement, ou bien lorsque des accidents graves nécessitent une prompte délivrance. — Cet instrument a été inventé en 1721 en Angleterre par Palfyn ou Pclfin. La forme primitive en & été modifiée de mille manières, avec plus ou moins do succès ; celle qui semble réunir le plus d avantages est le forceps de Levret, dont on se sert communément aujourd'hui.
FORCES, ciseaux a tondre le drap. Voy. force. FORCLUSION (du latin forclusiu, quasi a foro exclusio ), se dit eu Jurisprudence de la déchéauce d’un droit que l’on a encourue pour n’avoir pas exercé ce droit en temps utile. Ce mot s’applique surtout à la déchéauce encourue dans une contribution ou dan6 un ordre par le créancier qui n’a pas produit ses titres dans le temps légal ; ce rréancier est dit alors forclos. — Juger par forclusion , c’est juger nue affaire sur les pièces d’une seule partie , parce que l’autre est forclose, ayant laissé écouler le délai fixé par la loi pour présenter les sicunes.
FORESTIER. Au moyen âgé , ce mot désignait tout officier qui avait juridiction dans les coutrées forestières. Les comtes de Flandre portaient dans l’origine le titre de F. de Flandre. Cette dénomination, créée par Clotaire, subsista jusqu’à Charles leChauve.
Administration forestière. Elle dépend du ministère des Finances. Elle se compose d’un directeur général et d’un conseil d’administration qui résident à Paris auprès du ministre, et de 32 conservateurs résidant dans les départements et administrant autant d’ arrondissements forestiers ; Us ont sons leurs ordres des inspecteurs , des gardes généraux et des gardes forestiers. Les chefs-lieux îles arrondissements forestiers sont : Paris, Rouen, Nancy, Strasbourg, Colmar, Douai, Troyes, Epinal, ChÀlons , Metz, Besançon, Lons-le-Saulnier, Grenoble, Alençon, Bar-snr-Ornaln, Mâcon, Toulouse, Tours , Bourges, Moulins, Rennes , Niort, Carcassonne . Ait , Nîmes , Auriilac , Bordeaux , Ajaccio.
Un donne le nom de Code forestier à la loi du 31 juillet 1827 qui règle tout ce qui concerne l'administration des forêts; elle a été complétée par les ordonnances du l«r août 1827, du 23 juin 1830, du 26 novembre 1836 et du 12 février 1JM0.
L ’ Ecole forestière de Nancy, créée le 26 août 1824, reçoit chaque année apres examen un nombre d’élè-
ves fixé par le ministre, et qui varie de 20 à 30. Les candidats doivent avoir 19 aus au moins et 22 au plus; ils doivent justifier du diplôme de bachelier et d’un revenu anuuel de 1,500 fr. Le séjour à l’école est de 2 ans : on y enseigne la sylviculture, l’histoire naturelle, les mathématiques, la législation forestière, le dessin, etc. A leur sortie de l’école, les élèves sont nommés gardes généraux stagiaires.
FORET (du latin forare , percer), nom donné à divers instruments de fer, dont ou se sert pour forer des trous dans le bois, la pierre ou les métaux. 11 y en a de toute dimension , depuis le petit foret des marchands de vin , qui sert à percer les tonneaux , jusqu'à ceux qu’on emploie pour creuser les canons; cctix-ci sont en acier trempé : ils ne font qu'exercer une forte pression sur la pièce , qui tourne ellemême et se creuse en tournant. On distingue trois formes principales de forets : le F. proprement dit ou perçoir, le F. langue de carpe, et le F. langue d’aspic. Ces deux derniers percèut toujours en tournant; on les ’mauœuvre le plus souvent à l’aide d'un archet ou d'un vilbrequin.
FORÊT, grande étendue de terrain plantée d'arbres : quand elle est de moindre étendue , ou l’appelle bois. Les essences d’arbres les plus généralement répandues dans nos forêts sont : lechèue, l’orme, le hêtre , le frêne , le bouleau , l’aune , le tremble. Les forêts ne servent pas seulement de parure à la terre, elles assainissent l’air en y répandant de l’oxygène, gaz vital, tandis qu’elles absorbent le carbone, gax délétère. Elles ajoutent de l’humus au sol, condensent les vapeurs atmosphériques, et régularisent la température. La France possédait autrefois beaucoup plus de forêts qu’atqourd'hui; cependant elles occupent encore environ 8,625,000 hectares.
Les forêts naturelles sont dites forêts vierges lorsque l’homme u’y a pas encore porté la cognée. L'antique Germanie était couverte de forêts vierges ; on en trouve encore un très-grand nombre en Amérique. — Les forêts artificielles peuvent se former de deux manières: par ensemencement et par transplantation. L'ensemencement se fait dans un terrain labouré ou dont on a seulement enlevé le gazon à la houo par bandes alternées. La transplantation se fait dans des trous ouverts sur un terrain qui n'a reçu aucune préparation préalable; ces trous sont disposés en quinconce , et à une distance de 1“,30 les uns des autres. Eu général, la transplantation se fait en automne ou eu hiver. L’expérience a appris que les arbres mélangés présentent une végétation plus belle que lorsqu’ils sont tous de la même espèce , pourvu toutefois que la nature du sol convienne à tous. On doit à M. Baudrillart un Traité général des Eaux et forêts (1821-34, 10 vol. in-8), le Dictionnaire de la culture des aigres (avec Bosc), le Mémorial forestier, Y Annuaire forestier, etc.; tous ouvrages classiques sur la matière.
forêts sous-marines, souterraines, forêts d’une époque fort reculée, dont on retrouve les débris au fond des mers ou dans les entrailles de la terre. Ces forêts sont formées d’arbres et d’arbustes semblables à ceux du sol avoisinant; souvent ccs arbres , quoique réduits en tourbe , conservent encore leur position verticale. C’est par les empiétements de la mer ou par l'abaissement du sol qu'ils se sont ainsi trouvés recouverts par les eaux. On trouve de ces forêts sous-marincs en Angleterre, en Ecosse, en Autriche et en France. A Liverpool , il eu existe une à 70 m. au-dessous de la hauteur moyenne dos marées. Celle de Plougean, près de Morlaix, a 80 kilom. de long; on en trouve aussi dans la Haute-Loire*
FORÊTS (EAUX-ET-). Vüÿ» EAUX-ET-FORÊTS.
FORFAIT. Dans le Commerce, on appelle marché à forfait ou simplement forfait, tout traité ou marché par lequel une des parties s’oblige À faire ou A fournir quelque chose pour un certain prix, à perte