GOG
FORTRA1TURE (du latin foris , au dehors , à i l'excès, et trahere, traîner), maladie qui survient chez les chevaux après un travail excessif , surtout | dans les temps secs et chauds. Elle consiste dans la contraction convulsive des muscles du corps, dans la courbure de l'épine, avec lièvre et échauffement.
KORTUNA , planète télescopique. Voy. plaintes.
FORTUNE DE MER, mot qui désigne dans le commerce maritime tous les accidents auxquels sont exposées les marchandises embarquées. Ou assure un bàtlmeut ou des marchandises contre tous les accidents de mer, en garantissant leur valeur à l'as* suré (Voy. assurance et l'art. 350 du Code de Commerce). Toutes lcslois et règlements concernant cette matière sont réunis et expliqués dans la Collection des lois maritimes de M. Pardessus.
FOSSANE , Geneta fossa, Mammifère du genre Genelte, qui vit à Madagascar. La Fossane est d'une teinte légèrement rouss&tre, marquée de taches brunes disposées sur le dos en 4 lignes longitudinales ou éparses sur les flancs. La queue est roussûtre, marquée d'anucaux bruns. La Fossaue a les mœurs de la fouiue, et vit de viande et de fruits.
FOSSE (du latiu fossa). En Anatomie, on appelle fosse une cavité dout l'entrée est plus évasée que le fond : telles sont les F. cérébrales, à la base du crâne ; — les F. nasales, situées dans l’épaisseur de la face, au-dessous de la base du crâne, au-dessus de la voûte du palais: elles communiquent au dehors par les narines, et eu dedans avec le pharynx; les fosses nasales sont séi>urées entre elles par une cloison verticale; elles sont tapissées par la membrane pituitaire ; le sens de l’odorat y a son siège; — les F. orbitaires, temporales ; la F. scaphoïde. etc.
Dans la Marine, ou nomme Fosse aux câbles la plate-forme faite eu grosses planches, sur le premier plan de la cale, pour loger les câbles a boni des bâtiments de guerre; — F. aux lions , l'emplacement ménagé sur les vaisseaux anciens, en avant de la cale, pour renfermer divers objets de consommation journalière, comme huile, suif, chandelles, goudron , etc.; — F. à mâts , des canaux fermés où l’on conserve dans l’eau de nier les mâts d’approvisionnement , ainsi que les bois de construction.
Fosses d’aisances, sorte de réservoir pratiqué dans les caves des habitations particulières, et destiné a recevoir les matières fécales. Dans beaucoup de localités, on leur a substitué, sous le nom de fosses mobiles ou inodores, des tonneaux hermétiquemeut fermés , qu'on enlève dès qu'ils sont pleins. — Celui qui veut construire une fosse d’aisances est tenu de faire les ouvrages prescrits par les règlements et usages (Code civil, art. 674). Une ordonnance du 24 septembre 1819 détermine le mode de construction des fosses d'aisances dans la ville de Paris : les voûtes doivent avoir de 30 à 35 continu, d’épaisseur, et les massifs et les murs de 40 à 45 rentim.; on ne peut y employer que de la pierre meulière.
FOSSÉ. Le propriétaire d un champ a le droit de l’entourer d'un fossé ; mais il doit le creuser sur son propre terrain, à 3 déciin. de distance de la limite. Entre deux héritages, le fossé peut être mitoyen. Lorsqu'il y a un rejet de terre d’un côté, le fossé est censé appartenir à eelui du côté duquel ce rejet se trouve (Code civil, art. 666-69). La profondeur et la largeur des fossés varient d'après la nature du sol. Il est bon du leur donner un mètre de profondeur pour un et demi de largeur, et de les maintenir par des gazons. — Les fossés d'irrigation prennent les noms de rigoles , de tranchées ou de saignées. U y en a d’ouverts et de souterraius. Voy. drainage.
Dans l'Art militaire, les fosses sont les excavations tracées autour des ouvrages de fortification pour en défendre l’accès : la terre qui en provient sert à former le relief des parapets. Leur largeur varie de 2 à 6 m., leur profondeur de 24 à 36. Des ponts-levis
facilitent le passage aux troupes de la garnison. Il y a des fossés secs et des fossés pleins d’eau : ce* derniers offrent plus de résistance, surtout si l'eau est cou rau te. Pour passer un fossé, l'ennemi doitle combler de fascines s’il est sec , ou y jeter un pont de bateaux s’il y a de l'eau. Les anciens se servaient aussi de fossés pour la défense des camps et des v illcs. FOSSET , cheville de bois. Voy. fausset. FOSSETTE, diminutif de fosse. En Anatomie, on nomme ainsi plusieurs excavations, telles que la fossette des joues , la fbssette du menton , etc. — La fossette du cœur , ou creux de f estomac , est une dépression qui se montre â la partie autérieure et inférieure de la poitrine; elle répond à l'appendice xiphoide du sternum.
FOSSILES (du latin fodere , fouiller), débris de corps organisés, restés longtemps enfouis dans des terrains déposés par les eaux. Ils appartiennent à toutes les grandes divisions de la nature, mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, crustacés, mollusques, polypiers, arbres, herbes même et feuilles, qui sont indiquées par leurs empreintes; cependant on n'a jamais trouvé de vrais débris humains. Ces corps se présentent tantôt conservés en nature, tantôt remplacés par d'autres substances, tantôt u’offrant plus que l'empreinte d’un corps ou que la place vide occupée par ce corps, détrui t par diverses causes. Dans les terraius récents, les fossiles animaux conservent encore leurs parties cornées avec leurs parties osseuses ; les fossiles végétaux conservent leurs parties charbonneuses et bitumineuses. Dans les terrains anciens, les substances animales ne conservent plus que leurs sels calcaires; toutes les matières gélatineuses ont disparu. C’est cette transformation, qui se fait lentement par infiltration , qui donne lieu aux pétrifications, telles que bois silicés, bois agatisés, etc. Un fait remarquable , c'est que les dépôts les plus superficiels et les plus récents sont les seuls qui présentent des fossiles identiques avec les espèces actuelles. Au-dessous se trouvent des fossiles analogues , c.-à-d. des fossiles d'espèces distinctes, mais pouvant entrer dans les mêmes genres que les espèces actuelles. Plus loin, on ne trouve plus que des végétaux et des animaux complètement différents de ceux qui existent à la surface de la terre, et dont oq peut former des familles distinctes de celles que forment les espèces vivantes. Voy. époques géologiques.
Les anciens appelaient Fossiles presque tout ce ui était extrait de la terre par des fouilles. Linné t des fossiles une division des minéraux , et il les distingua en F. de terre (ocre, argile), F. compactes (stalactites, pierre-ponce) , et F. pétrifiés (zoolithes,ornitholithes, etc.;. — Bernard de Palissy, Leibnitz, Bulfon attirèrent les premiers l'attention sur les fossiles ; en 1774, Werner publia â Leipsick un livre Sur les caractères extérieurs des fossiles ; mais c’est surtout à dater des travaux imihortels de G. Cuvier que fut véritablement constituée celte partie de la minéralogie : en 1812 Rirent publiées ses Recherches sur les ossements fbssifes. Après lui, Blumembach, Buckland, Link, Schlotheim, de Steinberg, R. Wagner, Ad. Brongniart, Agassiz, continuèrent ses recherches. Voy. géologie.
FOSSOYEUR, Sec rophorus Vespillo, nom vulgaire d’un insecte du genre Nécrophore, lui a été donné parce qu'il creuse des fosses pour ensevelir les corps des taupes et autres animaux morts, dans lesquels sa femelle va déposer ses œufs.
F0THERG1LLE (d'un nom propre) , genre de la famille des Euphorbiacées, établi par Linné pour une espèce de l’Amérique septentrionale. C’est la F. à feuilles d'aulne, arbuste à feuilles ovales, alternes et stipulées; à fleur à pétales en épis et d'odeur très-suave. On la cultive dans quelques jardins.
FOU, Su/a, genre d’oiseaux de l'ordre des Palmipèdes, famille des Totipalmes, nommés fbus à cause