‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 430 sur 508 · FRAC · texte numérisé non relu

FRAC

errent à l'abandon, surtout les chiens sans maître, ou qui n’ont point de muselière.

FOUR HURE (de fourrer) , nom donné à tonte* le* peaux garnies de leur poil , qui , par leur épaisseur, fournissent des vêtements chauds, ou qui, par leur finesse et la beauté de leurs teintes, panent servir à garnir les manteaux, les pelisses, les robes d’hiver, à composer des garnitures, des manchons, des coiffures, etc. On donne particulièrement le nom de pelleteries aux peaux non encore ouvrées, et celui de fourrures à celles qui ont été coupées, cousues, assorties ut confectionnées. Quelques peaux d'oiseaux, celle* do cygne en particulier, sont employées eu fourrures; mais, en général, ce sont des peaux de mammifères qui sont destinée* à cet usage. La peau de moutou, la peau d'ours, celles des chais, des loups , de* renards communs , des blaireaux , de# faillit s, de* putois, etc., sont les fourrures les plus communes ; la marte , la xilieliiic , la loutre marine, le petit-gris, lu chinchilla , l'hermine , le cygne, sont les plus rares et les plus estimées. Le commerce des fourrure* est tr» s-important pour les contrées du Nord , où se trouvent les plus précieuses , notamment en Sibérie et dans l'Amérique septentrionale. Du hardis chasseurs, formant des compagnie* de commerce très-importantes, entreprennent chaque année des voyages longs et périlleux pour la chasse des animaux à fourrures.

On appelle encore fourrure un habillement doublé du la fourrure de quelque auimal, que portaient les docteurs, lus licenciés, et les bacheliers dus Universités, comme marque de leur qualité.

Lus Charpentiers nomment fourrures de* morceaux du bois qui remplissent les vides dans les pièces. ou des bois tendre* recouvrant rertaiue* parties.

FOUTEAU , nom vulgaire du hêtre

FOYER (du latin focus, même signification), lieu où Pou fait le fuu. Le foyer d’une chuiinuûu est la partie de Pâtre qui est entre lu* deux jambages de la cheminée; on le pave en carreaux ds terre cuite, en pierre ou en carreaux de faïence. On construit aujourd'hui des foyers mobiles, ou espèces de tiroirs métalliques qu’on peut à volonté pousser au fond de FAtre ou amener au-devant du la cheminée : ces instruments augmentent le tirage et chaufFeut mieux Papparteinenl. — On nomme encore foyer la pierre ou piece de marbre que Pon scelle en avant du Pâtre : elle fait saillie en dehors de la cheminée, et se trouve au uivcati du parquet ou du carrelage. Ces foyers sont très-sujets à se briser par l'effet de la chaleur; pour éviter cet inconvénient, on les fait de plusieurs morceaux.

Dans les Théâtres, on doune le nom de foyers aux salons où Pon se réunit pendant les cutr 'actes, et où Pon va se chauffer eu hiver. Dans chaque théâtre, outre II foyer des spectateurs , il y a celui des acteurs, où sont admis aussi les auteurs et quelques privilégiés : le plus fameux eu ce genre est le foyer du Théâtre-Français.

soyer, se dit, ed Géométrie, de certains points pris dans Paire des sections coniques, doul la propriété principale est de réunir les rayons qui vieuneiit frapper la courbe, suivant des directions déterminées : ainsi, Pou dit le foyer duuu ellipse, d une hyperbole , d'une parabole.

Eu Optique, on appelle foyer d’un verre, d’une lunette, le poiul où les rayons lumineux, réfléchis par une lentille ou réfracté» par un miroir, viennent se réunir. Ou donne encore ce nom au point où se place un objet «levant un miroir ou une leutille, et a celui où se forme l’image de cet objet {Voy. lentille et ■hoir). — Ou nomme foyers conjugués le* foyers d'uu sy stème de deux miroirs ou de deux lentilles, disposé» de mauière que les rayons qui partent de l'un arrivent à l’autre après deux réflexion* sur ces miroirs ou deux réfraction? à travers lus lentilles.

En Médecine, on nomme foyer d’une maladie le siège principal du mal. On appelle foyer purulent l'endroit où se forme le pus dans les abcès.

FRAC. Von. habit.

FRACTION (du latin fractio , de franger# , rompre ). En Arithmétique et en Algèbre , on appelle fraction uue ou plusieurs parties de l'unité divisés en parties égales. On énonce le* fractions à l aide de deux termes : le dénominateur, qui exprime en combien de parties l'unité est divisée, et le numérateur, qui indique le nombre des partie* que contient la fraction. Ainsi, dans 2/5, le dénominateur 5 indique que l'unité est divisée en cinq parties , et le numérateur 2 représenta le nombre des parties «le l'unité ainsi divisée. Une fraction est d'autant plus grande que son numérateur est plus grand et que son dénominateur est plus petit; elle est d'autant [iln* petite que sou uumérateur est plus petit et que sou ilénominateur est plus grand.

On peut exécuter sur lus fractions le* mêmes opérations que sur les nombres eutiers ( Voy. addition , SOUSTRACTION , MULTIPLICATION , DIVISION ). U Calai | des fractions couduil quelquefois â des ex pressions qui ont la forme de fraction, mais «pu sont plus grandes que l'unité, comme 17/3, Ü/2. «U'.; a** dernières prennent le nom du nombres fractionnaires.

Les fractions ne changent pas de valeur lorsqu'on multiplie ou qu'on divise en même temps leurs «Jeux termes par le même nombre. Une même fraction peut donc être exprimée d'uue infinité de manière* «liirérentcs; c’est ainsi que chacune des fractions 1/2, 2/4, 3/6, 4/8, etc., exprime une seule et rnènui quantité. L'expression la plus simple d’une fraction est celle dans laquelle les nombres qui forment son numérateur et son dénominateur sout les plus petit* possibles : telle est 1 fl dans la suite précédante. On réduit une fraction à sa plus simple expression en divisant ses deux ternies pAr leur plus urand commun diviseur [Voy. ce mot). Une fraction est dite irréductible lorsqu'elle ne peut su réduire à une forme plus simple, c.-à-d. quaud elle hc peut pas être exprimée exactement par aucune fraction équivalente ayant de# termes respectivement moindre*.

Ou appelle fractions continues une espèce particulière du fractions «lotit le dénominateur est composé d’un nombre entier et d'uue autre frarliou qui a également pour dénominateur un nombre entier et une fraction, et aiusi do suite ; par exempte :

2 + etc.

On transforme souvent le* fractions irréductibles, composée» de grands nombnjs semblables, eu fractions continues exprimâtes par de plus petit* nombre.», et qui n’en différait que tres-peu : c'est ce qui a lieu lorsqu'il s'agit d'obtenir dus approximations suffisantes pour les applications usuelles.

Une fraction est dite décimale lors«|u'elle a pour dénomiuateur l'unité suivie d'un ou de plusieurs teros, c.-à-d. 10 ou une pui&sauce entière de 10 ; les fractions />crio*Jiques sont uue espèce particulière de fractions décimales. Voy. décimale.

On ilounc le nom «le fractions littérales aux fractions algébriques , parce qu'elles sont désignées par d«» lettres. Ou appelle fractions rationnelles , en Algèbre , les expressions algébriques composées «le fractions et ne renfermant que «les exposants entiers.

FRACTIONNAIRES (nombres). Voy. fiiaction.

FRACTURE 'du latin fractura, de frange te, rompre, briser), soiutiou de couliuui-lé d’un ou de plusieurs o*, produite par uue violeucc extérieure, et quelquefois par la contraction forte et subite <1- s îuutcles auxquels ils «Jooucnt attache. Ce» cause* de-

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