‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 434 sur 508 · FROM · texte numérisé non relu

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pcnlc d'un vaisseau , comme ornement; ainsi que des pièces d'étoffe de laine épaisses, que Ton emploie pour boucher les voies d'eau.

Frise , sorte d’étoffe de laine à poil frisé , et qui n’est pas croisée. — On nomme Toile de frise , une toile qui vient de la province de Frise en Hollaude.

rm*x (cheval de). Voy. cheval.

FRISQUETTE, nom donné par les Typographes au châssis en fer recouvert de fort papier collé que l’on met sur le lynijKin et sur la feuille qu'on veut lirer, après avoir enlevé du ce papier seulement ce qui masque les endroits qui doivent être imprimés, aiin d’empêcher que les martres et tout ce qui doit demeurer blanc ne soient maculés.

Les fabricants de cartes à jouer se servent de frisquettes taillées selon les figures et les cou leurs séparées qu’on veut y appliquer au moyen de la brosse.

FRISSON (du grec phrix, bruit, frémissement), tremblement Involontaire , subit, i né irai , irrégulier et passager, qui consiste dans un frémissement convulsif de la]>eau, suivi d’une sensation de froid; il «*t causé ordinairement par le froid qui précédé la lièvre, par l’impression immédiate du froid extérieur, par un sentiment de frayeur, d’horreur, etc. Quelquefois il se fait sentir par tout le corps, d’autres fois il n'est que partiel.

FRISURE (de friser). On frise soit avec un peigne , soit en roulant les cheveux dans du papier et les pressant avec, un fer chaud , soit en les enroulant autour d’un fer chaud. Voy. coiFrr.rR.

FRITILLAJRE (de fritillus, cornet h jouer aux dés), Fritil/aria, genre de piaules de la famille des Lili orées, tribu des Tu liparées, est composé de plantes herbacées à bulbe solide, charnu, d’où s'élance une tige à feuilles alternes. Les fleurs sont grandes, renversées, en forme de cloches & fl divisions distinctes. Ces plantes sont originaires de l'Euroj*o et de l’Asie. On cultive dans les jardins : la Fr. mé/éagride , ou Damier , qui se plaît dans les prés humides et atteint 30 rentini.; ses fleurs, assez grandes et penchées , sont violettes ou blanches , marquées de c.irreaux blancs ou jaunes, et rouges ou pourpres; la Fr. impériale , ou Couronne imj/ériale, qui s’élève à I in. de hauteur : se* feuilles sont éparses, lancéolées; ses fleurs, très-grandes et d’une belle couleur «afranée ; elles forment au haut de la tige une couronne surmontée de feuilles; ellesexhalent une odeur fetide. Ses bulbes donnent une fécule alimentaire.

HUTTE (du latin frigere , frire), produit d’uue fusiou, d’une vitrification imparfaite, causée par Faction d’une chaleur insutlisantc pour amener une fusiou complète, mais assez forte pour déterminer un commencement d’action chimique entre les corps • onstituaut le mélange : il y a des frittes de verre , »le fer. de minerai , etc.

FRITURE (du latin f rictus, participe de frigere, frire), opération culinaire qui consiste à faire cuire diverses subsUiiuxsalimenUiires flans la graisse hou illaule , surtout daus le saindoux. La friture se fait aussi avec du beurre ou fie l’huile. Elle sert à accommoder le poisson, les œufs, les beignets et toutes sorti** d'entremets sucrés. La friture date du xmc siècle.

FRIVOLITE. Dans le Commerce, ou connaît sous ce nom une petite dentelle de coton qui se vend tres-bon marché.

FROC (du bas latin froccus , corruption de finerus, flocon de laine, parce qu’au bout du froc ou attachait quelquefois une petite houppe), se dit de l’habit d un moine, et particulièrement du capu- « bon y de la partie supérieure de cet habit qui recouvre la tète et les épaules. Le froc est toujours de la couleur de 1’hubit. — Ce mot désigne encore par métonymie la profession de religieux.

FROID (en latin frigut), sensation produite par la soustraction «lu calorique du corps. Les anciens physicieus croyaieut que le froid était causé jiar un

fluide s|>écial nommé Frigorique, qui possédait, d 'a* près eux, des propriétés contraires à celles du Calorique. Aujourd’hui, il est reconnu que le froid n’est qu'une diminution deraiorique, et qu’un corps ne se refroidit que parce qu’il cède sou calorique aux corps environnants. Ce refroidissement a lieu soit par rabaissement de la température atmosphérique, soit par des moyens artificiels.

Froid naturel. Le froid est très-pronoucé vers les régions voisines des pôles; il est plus rigoureux sur les lieux élevés : il augmente d’un degré par lïM> métrés d’élévatiou perpendiculaire. Ia*s corps qui garantissent le mieux du froid sont la laine, les poils d'animaux. la soie, qui, étant mauvais conducteurs du calorique, retiennent la chaleur qui sc dégage du corps. Le froid influe sur la vitalité des êtres organisés : tempéré, il retarde leur dévelop|iemeut, mais prolonge leur existence; il diminue la sensibilité du système nerveux et augmente l'appétit; excessif, il pro- «luit chez l'homme des engelures, des maladies de }w>ii hue, l’apoplexie; il décolore le poil des animaux et le blanchit; dans certaines espèces, il engourdit le sang, au point de produire un sommeil de plusieurs mois. Le froid arrête aussi la végétation des plantes ; beaucoup d’espèces ne peuvent vivre dans les pays froids.

Froid artificiel. On peut le produire : par le contact, en entourant un corps quelconque de substances plus froides qui lui enlèvent son calorique ; par la raréfaction de l'air, par l'évaporation, par des moyens chimiques, tels que la liquéfaction et les mélanges réfrigérants. Voy. ces mots.

FROMAGE (pour formage, par mélathese; de forme , espèce fie natte de jonc ou d’osier où l’on met le fromage pour le faire égoutter; , aliment préparé avec la partie caséeuse et le beurre du lait. On se sert, pour le fabriquer, de lait de vache, de chèvre ou de brebis, seul ou mélaugé ; mais, quoique la matière première soit partout la même, les procédés de préparation , qui varient considérablement, et la qualité des pâturages, ont donné lieu de distinguer un nombre infini d'espèces d© fromages, le plussou vent désignées par le nom des localités où on les fabrique. Ou range ordinairement tous les fromagesen 3 classes : les Fr. frais, qui doivent être mangés sur-le-champ; les Fr. gras , qui peuvent attendre quelques mois ; et les Fr. secs, qui peuvent se conserver au delà d’une année. 11 faut néanmoins se mettre eu garde contre les fromages par trop vieux ; beaucoup d’espèces, en vieillissant, acquièrent des qualités vénéneuses, cl produisent de véritables empoisonnements. Quant a rôdeur et a la saveur piquante de plusieurs fromages, elle est due, en grande partie, à tics sels ammoniacaux et surtout a des acides volatils (butyrique, caprique , valériauique,etc.),qui s'y développe ut par la fermentation.

Fromages frais. Four les préparer, on fait cailler le lait, soit en Fahandounanlà lui-inèmu à une température de 18 à 20°, soit au moyen d’un suc acide (jus de citron, vinaigre, etc.), ou de prcsui'e (Voy. ce mot); on recueille ensuite le coagulum sur des formes à claire-voie garnies d’un linge fin , de manière que le petit lait puisse s'écouler : c’cst ainsi qu’on obtient les Fr. dits à la pie , en grands disques blancs; les Fr. à la crème, en forme de coeur; les Fr. de Neufchdtel , en petits pains entourés de papier de soie; les Fr. de Viry , etc.

Fromages gras. Après avoir obtenu le coagulum ou lait caillé comme pour les fromage» frais, on le laisse bien égoutter : après quoi, on le sale et on le presse a plusieurs reprises; puis on le porte à la cave, où ou le conserve sur un lit de foin , jusqu’à ce qu’il s'amollisse et devienne gras. C’est ainsi qu’on prépare, avec de légères différences: le Fr. de Brie, en disque* fie 40 centim. de large sur 3 d’épaisseur, qu’on distingue en fromages- maigres (de lait écrémé), gras (de lait naturel), et crémeux ; le Fr. de Marolles. jfelit et carré, à pâle molle cl jaune; le Fr. du Mont-

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