FROM
FRON
Dore, fait de lail de chôme, et qui s'expédie en grande quantité dans de petites boites rondes; le Fr. de Géruiné , ou Gérardmer, qui s’aromatise avec du cumio ;ceu x de Ro/lo, des Angelots, des Dauphins, etc.
Fromages secs. Ils se préparent de deux manié* re§ : par cuisson, ou par compression. — Dans le premier cas, oq verse dans une chaudière du luit modérément écrémé, et, après l’avoir chauffé jusqu'à 25®, on met la présure; on bat quelque temps le coagulum , puis on le remet sur le feu jusqu'à ce que les grumeaux deviennent consistants et d’un aspect jaunâtre ; on retire alors la pâle du feu, et, après l’avoir remuée pour l'agglomérer et la rendre élastique, on la verse dans un moule , qu’on soumet ensuite a la presse pendant 24 heures. Après quoi , on porte les fromages à la cave : on les y laisse 4 ou 5 mois, en ayant soin de les retourner tous les jours, en répandant du tel sur toute la surface. On prépare ainsi, en Suisse et en Franche-Comté , le fromage dit de Gruyère, qui a la forme d’une grosse meule ; en Italie, le Parmesan, ou Lodesan, qu’on colore en jaune verdâtre avec du safran ; en Angleterre, le Chester, qu’on colore avec du gaillet, etc. — Dans le 2® cas (compression), le fromage se fait à froid avec du lait non écrémé. Après avoir fait cailler le lait à la manière ordinaire, on pétrit la pâte et on la comprime dans une passoire pour la faire égoutter; on la met ensuite dans un cylindre à fond percé de trous, et on la charge de pierres; quand la masse est bicu homogène et qu’il ne reste plus d'interstices , on l'immerge dans de l’eau salée, puis on la saupoudre de sel blanc ; après quoi, on lave le fromage dans du petit-lait, on le racle et on le met au frais jusqu'à ce que la croûte prenne un aspect rougeâtre : on fabrique ainsi le fromage de Hollande, qui a la forme d’une boule ; les gros fromages du Cantal ou d'Auvergne, ceux de Gex ou de Sept-Moncel ; le fromage de Roquefort (Aveyron), fait avec du lail de chèvre et de brebis, et qui doit sa qualité supérieure à la nature des caves où on le prépare; les fromages de Sassenage (Isère), du Mont-Cenis , etc.
La préparation du fromage remonte à la plus haute antiquité. Elle était connue des Hébreux, des Egyptiens et des Grecs; h s fromages étaient un mets très-recherché des Domains et des Gaulois; ceux de Nîmes et des Alpes étaient particulièrement en faveur. Dans les Gaules, on exposait les fromages à la fumée des plantes aromatiques pour leur communiquer un goût particulier. A Rome et en Grèce, on trempait les vieux fromages dans du vjuaigre pour leur restituer leur première saveur.
Le Fromage glacé est uu mets composé dû crème et de sucre, auxquels on joint quelque substance agréable au goût et qu’ensuite on frappe à la glace.
Les Charcutiers appellent Fr. d'Italie et Fr. de cochon des préjiarations de viande de porc hachée et mêlée de graisse, qui n'ont de commun avec le fromaçro que de se manger avec lu pain.
FROMAGEONjUn des noms vulgaires de la. Mauve.
FROMAGER, Bombax, genre type de la famille des Rombarées, renferme des arbres remarquables par leur croissance rapide, la grosseur de leur tronc, la beauté de leurs finira et jur le duvet qui enveloppe les semenres des fruits. Leurs feuilles sout alternes, iouornemenl pétiolées; les pédoncules axillaires et uni flores , les fleurs blanches , le calice tubulé et à 5 dents, la corolle à 5 pétales, les étamines au uotnhre de 5 ; le fruit est une capsule a 5 valves et à 5 loges. Ces plantes sont originaires de l'Amérioe tropicale. Le Fr. à cinq étamines { B. pentanrvm) est un arbre haut de 20 à 25 m. Son bois est léger, très- cassant ; le troue est recouvert d’une écorce verdâtre et parsemé de tubérosités épineuses. Les feuilles sont composées de sept ou neuf folioles lancéolées portées sur rie longues tiges. Le fruit, ioug de 16 centimètres, renferme des semences
noires, enveloppées dans un duvet semblable à celui du cotonuier, Un garnit des coussins et des meubles avec ce duvet; mais ou ne peut le filer, parce qu’il est trop court. On retire rie l'huile de scs feuilles. On mange les semences torréfiées. Une autre espece, le Fr. de Carthagène (B. Ceïba), le plus épineux de tous, se cultive en serre chaude.
FROMENT (eu latin /rumen tum ), Triticum, le Blé le plus pur, la principale nourriture de l’homme. Pour les Botanistes, c’est un genre de la famille des Graminées, tribu des Hordéacées , renfermant des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, composées d'épillets multiflore6 et solitaires sur chaque dent de Taxe, qui est fléchi en zigzag. Chaque epillct renferme ordinairement 4 fleurs : ce qui distingue le froment du seigle, où chaque épillet en renferme 2; il diffère aussi de l'orge par l’absence des paillettes sétacées , qui , dans ce dernier végétal, environnent 2 ou 3 épillets en forme d'iuvolucre. Les deux points extrêmes au delà desquels il cesse de croître sont, au Nord , le 58® degré, et au Sud, le 12*. Le genre Froment renferme des espèces cultivées et des espèces sauvages.
Parmi les premières, on compte 5 types : 1® le Fr. commun (Tr. saiirum), ou Blé, qui comprend des variétés sans barbes et à pailles creuses, comme le Blé commun d’hiver à épi jaunâtre : le Ble de mari, blanc, sans barbes; le Blé blanc de Flandres; le Blé blanc de Hongrie, ou Ble amrlais ; et le Blé d’Odes-a , ou Blé d'Alger; des variétés barbues à paille creuse, telles que le Blé barbu d’hiver à épi jaunâtre, le Blé de mars barbu ordinaire, et le Blé de Toscane à chapeaux ? qui fournit les pailles fines, dites Pailles d’Italie ; et des variétés barbues à paille pleine : P<m lard rouge lisse, ou gros Blé rouge; P. rouge velu, ou Gros Blé roux; P. blanc lisse, P. blaue velu, etc. ; 2® le Fr. dur (Tr. durum ), comprenant le Blé dur ou d’Afrique, le Blé (rémois ou barbu de Sicile, et Je Blé d’Ismaël ou Blé Tripet; 3® le Blé de Pologne (Tr. polonirum), dit aussi Seigle de Pologne ou de Russie, et que l’on croit identique aux variétés dites Blé d’Egypte, Blé du Caire et Blé Mogador ; i° V Épeautre (Tr. spelta), à grains ne se séparant pas de leur balle, et comprenant l’E. sans barbe, TE. blanche barbue, l’Amidonnier blanc, ou É. de mars, et l’Amidonnier roux; 5° enfin, V Engrain (Tr. mnnot'Ort-um) , appelé aussi Ec grain commun, Petit Epeautre et Froment Locular, variété utile dans les mauvaises terres.
Les espèces sauvages sont le Chiendent ( Tr. repens ) , le Fr. des haies ( Tr. sepium), le Fr. à feuilles de jonc ( Tr.junceum) , le Fr. glauque (Tr. gluucum), etc. Plusieurs de ces espèces, loin d'être utiles, nuiseut (trieurs longues racines, comme let’.hiendent. — Quelu. auteurs dérivent le Froment de VÆgilops.
FROMENTAL, nom vulgaire donné à uue espece d’avoine ,VA roi ne élevée, qui sert de fourrage.
FRüMENTEAU, qualité supérieure de raisin gris rouge , à grappe grosse et sucrée. Les grains ont la peau dure et uu goût exquis.
FRONDE (du latin funda , même signification), instrument léger formé d’une petite bande de cuir, à laquelle sout attachées deux cordes , chacune d’un côté. On place sur le cuir un objet quelconque, pierre, balle de plomb, etc. ; puis on fait tourner la fronde en augmentant peu â peu la vitesse. Lorsque celte vitesse est la plus grande possible, on lâche une des deux cordes en retenant l’autre : la fronde s’ouvro alors, et laisse partir le corps qu’elle renferme et qui va frapper avec force les obstacles. Le projectile suit d’abord la tangente à la circonférence de rotation, puis il décrit une parabole par l’effet de la pesanteur. Sa portée peut dépasser 500 pas.
La fronde était l’arme ordinaire des soldats à pied dans l’antiquité et le moyen âge. On sait que lo jeune David tua le géant Goliath avec une fronde; les habitants des lies Baléares étalent réputés pour
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