‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 439 sur 508 · FINE · texte numérisé non relu

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ru deux à lu maturité , pour laisser sortir une graine r «3 ni forme. On emploie en Médecine la F. offici mile, piaille glabre et glauque , à fleurs purpurines, très-commuue dans les champs cultivés. Toutes les parties de celle plante contiennent uu suc ainer qui la fait employer comme fébrifuge , diurétique et apéritive. bon nom lui vient de ce qu'elle croit en certains endroits en si uraude abondance, qu'enterréejpar le labour, elle devient uu engrais pour la terre.

FUMIER (du latin fi/nus j, eu g rais végéto-auimal, composé de litière mêlée aux excréments des bestiaux. Les fumiers sont, les uns concentrés et actifs, les autres aqueux et lents. Aux premiers appartiennent les fumiers de mouton et de cheval ; aux seconds, ceux du vache et de porc; mais ces derniers peuvent , au moyen d’une fermentation siitlisaule, ou par 1 effet d’une alimentation plus sèche , se rapprocher plus ou moins des premiers. Les fumiers concentres et chauds conviennent aux terres compactes et froides , auxquelles ils communiquent la porosité et la chaleur qui leur manquent. Les fumiers frais et aqueux conviennent, au contraire, aux terres légères qui , par leur action corrosive et fermentescible, out bientôt couvert! en humus la libre végétale que contient la paille. — La pratique la plus avantageuse pour fumer consiste, eu général , à conduire le fumier sur les terres à la sortie de l'étable, et à l’y laisser, peudaut trois semaines, terme moyen, éprouver uu certain degré de macéra Uon avant Je l’enfouir. Quand ou le garde chez soi, il convieut, après l'avoir mis eu tas, de le recouvrir de terre argileuse ou marneuse, en ajoutant quelques poignées de plâtre pour mieux y llxcr le carbonate d’ammoniaque qui tend à s'eu dégager. En général, le mélange des fumiers de cheval et de moult m avec ceux de vache est nuisible à cause de l'inégale distribution de chaleur et d'humidité. — Du doit à M. J.Girardin : Des Fumiers considérés comme engrais,

FUMIGATION (de fumus, fumée). Les fumigations sont employées , en Médecine , comme moyeu thérapeutique et comme désinfectant. Dans le premier cas, la maniéré la plus simple de les administrer est de laisser les vapeurs se répandre librement et remplir un lieu clos dans lequel est renfermé le malade; on peut aussi, au moyen d’appareils fort simples, les diriger sur une pur Lie déterminée du corps, ou les introduire par l’aspiration daus les voies aériennes. On distingue les F. émollientes , vapeur d’eau chaude et de décoctious de plantes uialvacées; les F. excitantes, vapeur des décoctions de plantes aromatiques , de l’alcool ou des teintures étbéréeg: les F. sulfureuses , produites par la combustion du soufre, et qu’on emploie daus le traitement des affections cutanées, etc.

Comme désinfectants, les fumigations servent à pu ri lier les appartements, les salles d'hôpitaux, les substances imprégnées de miasmes dangereux. Ou emploie vulgairement à cet effet la vapeur do soufre enflammé (acide sulfureux), et celle du vinaigre brûlé; les fumigations qu’on produit avec du sucre, des clous fumants, de l’encens et différents parfums, fournissent uu arôme plus ou moins ugréable qui peut masquer la mauvaise odeur, mais elles sont tout à fait inefficaces. Un appelle F. guy Ionienne , celle que l’on fait, suivant le procédé de (jiiytou-Morveau, avec un mélange de peroxyde de manganèse, de sel et d'acide sulfurique. Aujourd’hui le chlore a remplacé avec, avantage toutes ces fumigations.

FUMISTE (de fumus, fumée), artisan dout le métier est de construire les cheminées et de les euilâcher de fumer. Cet art , qu’on a décoré du nom de Caminologie, et qui laisse encore beaucoup à désirer, maigre les perfectionnements qu’il a reçus de nos jours, était fort uégligé chez nos pères. On parle néanmoins, daus les ouvrages des architectes anciens, des éolipyles do Vitrave, des soupiraux de

Cardan , des moulinets de Jean Bernard , des chapiteaux do Sébastien Scrlio, des tabourius et girouettes de Paduanus, etc. Aujourd’hui, les principaux moyens employés par les fumistes sont : à l'extérieur, d'élever sur le tuyau de la cheminée un autre tuyau de tôle coudé eu T, ou surmonté d'un chapiteau, ou mieux encore, d'un appareil tournant dit gueule de loup , et garni d’uue girouette, de sorte que la fumée ail toujours son issue du côté opposé au veut ; quelques fumistes se contentent même delever un tuyau deut le diamètre va toujours s’amincissant jusqu'à l’ouverture, de sorte que la fumée, sortant avec effort, domine plus aisément l'action du vent; à Y intérieur, de diminuer l’ouverture du foyer, soit eu abaissant le manteau et rapprochant les côtés, soit a l'aide de tabliers mobiles ou rideaux, et d'augmenter le tirage à l’aide d’uue soupape ou de ventouses. Franklin est un des premiers qui se soient occupés du perfectionnement des cheminées. M. Péclet a approfondi ce sujet dans son Traité de la Chaleur.

FuMiVORE (de fumus, fumée, et vorare , dévorer) , nom donné : 1° aux fourneaux et aux chemlnées daus lesquels des dispositions particulières sont ménagées daus le but d'achever la combustion dus parties combustibles qui vu sont échappées avec la fumée; 2° à uu appareil concave qu'on place audessus des becs de gaz, des quiuquets et des lampes pour absorber la fumée qui s'y développe.

FUMURE. Voy. fumage.

Fl’NAlBE (de funis, corde), guure de Cryptogames, de la famille des Mousses, est composé de plantes anuuulles qui croissent réunies en touffes et que l’on trouve dans toutes les parties du globe. La Funaire hygrométrique , type de ce genre, se trouve communément sur les murs, les rochers et les fentes un peu humides. Celte mousse a une tige peu rameuse, garnie de tivs-pelites feuilles oblougues, pointues. La capsule terminale est grande, oblique, d'un bruu rougeâtre, et supportée par un luug filet, qui so tord sur lui-méme comme une corde quand le temps ed sec, et qui se déroule et s’étend lorsqu'on rimmecteou que le temps est humide; d'où son nom.

FUNAMBULE (du latin funis, corde, et amUulure , marcher), nom donné, chez les Humains, aux danseurs de corde. Unies appelle aujourd’hui Acrobates (Voy. ce nom). — Il existe a Paris (boulevard du Temple) no théâtre des Funambules, ouvert en 1816 par M1110 S&qul, qui s‘y lit longtemps admirer ar sa force, sou agilité et sou adresse, et ou Deuruau, l'inimitable Pierrot, a longtemps attiré la foule. On n'y danse plus sur la corde depuis 1630.

FUNEBRES (jeux). Voy. jeux. — - funèbres (ohai sons). Voy, ORAISON. — FUNEDBES (POMPES). V. POMPES.

FUNÉRAILLES (eu latiu funera), obsèques et cérémonies qui su font aux enterrements.

A Memphis, en Egypte, les funérailles étaient précédées d’une cérémonie intéressante ; des juges choisis parmi les vieillards examinaient la vie du défunt; si sa conduite avait été irréprochable, ils laissaient procéder aux funérailles; dans le cas contraire, le cadavre était déposé daus une fosse commune, appelée Tartare ; les rois eux-ménics étaient soumis a ce jugement. Ou ajournait aussi les funérailles de ceux qui mouraient chargés de dettes, jusqu'à ce que les parents les cusscut acquittées. Les corps, embaumés avec le nlus grand soin , étaient portés en grande pompe dans la sépulture du la famille.

Chez les Juifs, les cérémonies dis funérailles duraient 7 jours ; elles su prolongeaient jusqu'au 30* pour les princes et les rois. Peudaut ce temps on jeûnait, on se rasait lus cheveux, on marchait pieds et tète nus, ou couchait sur la coudre, revêtu d’uu ci lice; on chaulait des hymues. Le corps était porté le plus souvent en terre , quelquefois au bûcher.

Chez les Athéniens, on lavait et on parfumait le corps du défunt , puis ou l'exposait dans le Yeslt*

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