‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 438 sur 508 · F [IL · texte numérisé non relu

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Hydrophyte* établie par Lanionroux, répond à la section dos Phycoldées. Vou. ce mot.

FUCHSIA ( de Léonard ruchs, médecin du xvi« siècle), genre de la famille des Unairraires ou OEuothéracécs, type de la tribu des Fuchsiées, est composé de sous-arbrisseaux ou d’arbrisseaux à feuillet alternes, opposées ou verlieillécs. Scs fleurs rouges ou roses, pendant en clochettes et rattachées à la tige par un long pédoncule, sont fort élégantes. On compte une cinquantaine d’espèct-s de fuchsias, toutes d’Amérique, recherchées la plupart pour l’ornement des serres et des appartements. La plus répandue est la F. coccinea, remarquable par ses feuilles d'un vert luisant, et surtout par ses fleurs d'un beau rouge écarlate bordé de bleu violet.

* FUCOIDES (de fucus, varech), nom duiiné par M. de Blaiuvitle à une famille de végétaux de sa classe des Calciphytes, comprenant des espèces d’Algucs voisines des Fucus, et dont la lige et les rameaux sont enduits d’une couche crétacée fort mince, continue et sans aucune trace du pores. Tels senties genres Udotée, Liagore , et plusieurs autres que l’ou rangeait autrefois da/is les Zoophyles.

On désigne aussi sous ce uoin, ainsi que sous celui de Fucites, toutes les plantes fossiles qui paraissent avoir appartenu à la famille des Algues, comme les Laminantes, les Gigartinites, les Dictyotites, etc.

FUCUS, vulgairement FarfCÂ, genre de la famille des Algues, section des IMiycoidées, composé de plantes mahucs à fronde coriace, liliforme ou plane, presque toujours dirbolome, et parsemée de vésicules creuses, a ajiolliequcs uniloculaires et à sporidies noirâtres. Les fucus sont souvent remarquables par leur longueur, qui, dans quelques-uns, dépasse llH) m., parles brillanlescouleursde leur feuillage et la forme curieuse de leurs fruct idéations. Le F. polatorurn (cl s buveurs) de la Nouvelle-Hollande a de larges feuilles qui servent à puiser de l’eau. Le F. buccinatis, vulgairement Trompette de Neptune, a un tronc dégarni de feuilles, do la grosseur de la misse et de la hauteur de nos plusgrandsarbres. La Laminaire saccharine IF. saccharinus ), dite vulgairement Baudrier de Neptune à cause de ses longues feuilles en bandelettes de la largeur de la main , se recouvre , en se desséchant, d’une efflorescence blanchâtre qui a la saveur du sucre et qui n’est autre que de la Maunite; le Varech si/iqueux (F. siliauosus) fournit également beaucoup de cette espèce ae sucre ; le Varech comestible (F. edutis) se mange, dit-on, préparé dans du lait. Il en est de même du F. palmatus , qui sert de uourriture aux jtauvres de l'Ecosse et de rirlaude. Le F. vesiculonts s'emploie comme fourrage pour les bestiaux, ainsi que pour fumer le* terres et pour préparer la soude et I iode. Le F. natans transforme ou certains endroits la surface des mers en vastes tapis de verdure qui ont plus d’une fois trompé et effrayé les compagnons de Christophe Colomb; les marins mangent celle plante et la nomment Raisin de mer , à cause de ses vésicules disposée* eu grappes.

FUKRU ( mot espignol fait de forum, place publique, tribunal), nom donné en Espagne aux privilèges de certaines provinces {Voy. heiios au Dict. unir. d'Hist. et de Géogr.). L’Académie d’histoire de Madrid a entrepris en 1852 de publier une collection des fueros.

FUGACE (du latin fugax , qui fuit), nom donné, eu Botanique , à certains organes qui tombent et disparaissent pou de temps après leur apparition.

FUGITIVES (poésies) , pièces de vois de |»eu d'importance , inspirées par une occasion , une circonstance quelconque, et qui n’ont entre elles aucune liaison. Elles ont été ainsi appelées, dit La Harpe, jarre quelles semblent s’échapper , avec la même facilité, et de la plume qui les produit, et des mains qui les recueillent. Les poètes qui se sont le jdus

distingués dans ce genre de poésie sont : cher les anciens , Anacréon , Saphy , Catulle , Horace ; chez les modernes, Marot , Voiture, Pavillon, Saint-Pavm, Saint-Gelais, Desportes, Chaulicu, Voltaire, Gresset, Bernis, Dorât, Desmahis, Boufflers, etc.

FUGUE (du latin fuga, fuite), pièce de musique vocale ou instrumentale , établie sur une phrase donnée, sur une idée principale qui disparaît et revient constamment, passant alternativement dans toutes les parties par une imitation périodique. L’idée principale se nomme le sujet ; on ajtpelle contre-sujets, les idées secondaires qui accompagnent le sujet; réponse , la reprise du sujet par La partie suivante; épisodes, des imitations formée* de fragments du sujet et du contre-sujet , et jetant de la variété dans la fugue. Lorsque le compositeur veut rentrer daus le ton primitif, il fait une stretta, imitation plus vive du sujet et de la réponse. Dans la musique instrumentale et d’église, la fugue produit des effets admirables. — On cite surtout h-s fugue* d’Al. Scarlattl, de Porpora, de Clcuieuti . de J.-Séb. Bach, de Haeadel, de J. Haydn et de Cherubini. Les meilleur* ouvrages sur ce sujet sont: le Traité de la fugue dcMarpurg; le Truité de haute composition d’A. Heicha; le Traité du contre-point et de la fugue par F. -J. Fétis; et lu Cours de contre-point et de fugue de L. Cherubini.

On ajqiclle Fugué ce qui est dans le style ou la forme d'une fugue : un chœur fugué est celui dans lequel une phrase principale est imitée par les diverses parties; 1 e contre -ftoint fugué, c.-k- d. à 3,4, 5, 6, 7 parties, etc. , se nomme aussi alla Pales trina, du nom d’un compositeur qui s'est illustré dans ce genre.

FUIE (de fuir), petit colombier construit sur un pilier en bois et sans ouverture. Voy. colombier.

FULGORE, Fulgora (de fulgur, éclair, h cause de leurs brillantes couleurs), genre d’iusectes Hémiptères, de la famille des Cicadaires, type de la tribu des Fulgoriens ou Fu/gorelles, a 2 yeux lisses , la tête aussi longue que le rorjis, et quelquefois plus grosse, de forme très-variable. Ces insectes, propres à l’Amérique méridionale , sont ornés de couleurs brillantes. Le F. porte-lanterne , type du genre, j>orte sur le devant de la tète un renflement vésiculeux plu* long que la moitié du corps, et qui, dit-on, brille avec éclat dans l’obscurité. Il en est de mémo du F . porte-chandelle , qu’on trouve ainsi que lo précédent k Cayenne.

FULGURATION (de fulgur , foudre), nom donné à ce phénomène de lumière électrique qui se produit souvent dans l'atmosphère à la fin des chaude* journées de l’été, et qu’on appelle vulnaireimut éclair de chaleur. 11 diffère de V éclair proprement dit en ce qu’il n’est point accomjiagné de ton uerre.

On appelle aussi fulguration , la lumière vive et éblouissante que donne l’argent en baiu, à Uiustant où il perd son état de fluidité.

FULGUR1TES, dits aussi Tubes fulminaires ou Astrapyalites, tubes que l’on trouve souvent dans des collines do sable où ils se ramifient à une jirofondeur de 2 à 10 mètres. Ces tubes, creux et complètement vitrifiés, varient dans leur grosseur, lis sont dus à la foudre, qui, en tombant sur le sable, s’y enfonce et le vitrifie sur son passage. On en rencontre beaucoup en Silésie, dans le Cumberland, et près de Babla au Brésil. — Les Romains donnaient le nom de fu/gurites à tous les endroits frappés de la foudre : ils les regardaient comme sacrés.

FULIGINEUX (du latin fuligo, suie), ce qui est de la couleur de la suie, qui a un rapport, une ressemblance avec elle.— -En Médecine, on donne cetle épithete aux parties qui prennent uuc couleur brunâtre, ou qui se couvrent d’uu enduit qui offre cette couleur. La fuliginosité des dents, des lèvres eide U langue est un des symptômes de la fièvre typhoïde.

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FULMINAMES (tubes). Voy. mr.iniTFs.

FULMINANT (rie fulmen, foudre), épithète donnée en Chimie à certaines préparations qui produisent une détonation plus ou moins bruyante lorsqu'on les soumet à la chaleur, à la compression , à U trituration ou à la percussion. L 'argent fulminant est l’ammoniure d'arpent; l’or fulminant , l’ammuniure d’or. Voy. fulminates et ammoniurks.

FULMINATES (du latin fui minore, foudroyer), sels composés de carbone, d’azote, d’oxygène et d’un métal (C*NfO,ll), qui ont la propriété de détoner par le choc ou par la chaleur. On y suppose l’existence d’un acide particu lier [A. fulminique ), mai* qui n’a pas encore été isolé. Les fulminates les plu* remarquables sont ceux à base d'argent et de mercure. Ils s'obtiennent en dissolvant du mercure ou une pièce d’argent dan s de l’acide nitrique, et ajoutant de l’alcool à la solution chaude ; le sel se dépose alors, par le refroidissement, sous la forme d une poudre blanche et cristalline. Cette poudre est trèsdangereuse à manier; un centigramme de fulminate d’argent, jeté sur des charbons ardents, produit une détonation aussi forte qu'un coup de pistolet. Le plus léger frottement de ce sel entre deux corps durs sullit pour en provoquer la détonation : le chimiste Hennell a péri victime d'une semblable explosion. C’est avec, lo fulminate d’argent que l’on confectionne les petits pétards dits bonbons chinois : une parcelle de cette poudre est collée, avec quelques grains de verre pilé ou de sable, entre deux bandes étroites de parchemin; lorsqu’on tire ces bandes en sens contraire,le frottement fait détoner le fulminate d’argent. Les cartes et les pétards fulminants sont préparés de même. Le F. demercurec st employé pour faire les capsules ou amorces des fusils à percussion : oo mélange ordinairement de la poudre u canon ou ■lu mtre au fulminate, avant de 1 introduire dans les capsules, dans la proportion de tiO pour O/l); ce mélauge communique mieux l’inflammation à la charge.

Les fulminates ont été découverts en 1800 par Howard. L'analyse en a été faite en 1824 par MM. Gay-Lnssac et Lichig. Il faut distinguer tes fulminates des composés connus sous les noms d’or et d'argent fulminants. Voy. fulminant.

FULMINATION, détonation subite et bruyante.

Vou. FULMINANT et FULMINATES.

Fulminer une bulle , sc dit, en Droit canonique, de l'acte par lequel le pape, un évêque ou tout autre ecclésiastique commis par le pape, publient quelque acte avec certaines formalités pénales ou comminatoire*,ou ordonnent que des bulles ou autres rescrits pontificaux seront exécutés. Le mot s'appliquesurtout aux sentences d’anathème et d'excommunication.

FULMINIQUE (acide) Voy. fulminates.

FUMAGE ou fumure (de fumus, fumée), opération d’agriculture qui consiste a répandre le fumier sur le* champs (Voy. fumier et encrais).

Ou nomme encore ainsi l’opération que l’on fait subir aux viandes et aux poisson* préalablement «!••*, et qui a pour objet d’en favoriser la conservation et le transport. On fume particulièrement le lard, le hreuf et le hareng.

On appelle aussi fumage l'opération par laquelle on donne une fausse couleur d’or a l'argent lilé en le soumettant à la fumée de certaines compositions.

FLIIAIUACËES (du latin Fumaria, Fumeterre), famille de plantes dicotylédones polypétalcs hypogynes, détachée des Papavérarées, se distingue jtar ***s pétales irréguliers, le nombre défini de ses étamines, et par la nature de ses sucs. Ce sont des herbes à feuilles alternes, découpées et glabres; à fleurs pourpres, blanches ou jaunes, à grappes terminales, à calice bisépale, à corolle à 4 j létal es et à 6 ■ tamine*. Ces plante* rroi«*ent dans les parties tempérées de l'hémisphère boréal. La Fumeterre en est le type.

FU.MARIQUK (acide), «lit aussi J. parmrudriqtte, acide organique renfermant du carbone, de rhydrogène et de l’oxygène (C4H0*, HO), et contenu, en combinaison avec la chaux, dans la fumeterre (Fu~ maria ) et dans le lichen d’Islande. Il se produit aussi par la distillation de l’acide malique. Il se préseule en prismes incolores, peu solubles dans Peau et d’une saveur franchement aekle; il forme , avec les bases, les fumarates. On l’extrait de la fütneterre en décolorau t le suc de cette plante avec du charbon animal, précipitant par l’acétate de plomb et décomposant le précipité par l’hydrogène sulfuré. M. Winkler Uatrouvédans la nitnelerre; M. Lassaieue l'a obtenu aussi eu distillant l'acide malique.

FUMEE (du latin fumus), vapeur plus ou moins épaisse , odorante , souvent Acre , qui se dégage de* matière* animales et végétales, ou même minérales, chauffées jusqu'à leur entière décomposition Elle, se distingue de la vapeur proprement dit»* , en ce qu’tlle renferme diverses parties solides et liquide*, et que la vapeur est il l’état du gaz seulement. Tantôt la fumée est produite par la volatilisation d’uu corps solide (oxyde d'arsenic, sublimé corrosif), tantôt elle est le résultat de la décomposition de certains corps par le feu : ainsi, le bois qui brûle répand do la fumée, et celle-ci n’est alors qu’un mélange d'eau et d’acide acétique, entraînant de la cendre, du charbon très-divisé et des parties non brûlées (vou. suie). Omis certains cas, la fumée est produite par la volatilisation d'un des principes immédiats d'un corps composé : ainsi lorsqu'on chauffe les baumes, l’acide benzoïque se déroge et se répand dans l 'absous forme de fumée. Quoique* chimistes ne donnent le nom de fumée qu'aux vapeurs fuligineux huileuses, acides, charbonneuses, ammoniacales, qui s'exhalent des corps organiques traités dans les cheminées, dans des fours, des creusets, des eoruues mal lutées, etc. , et aux corps métalliques réduits en vapeur. — Quant aux moyens employés pour se garantir de la fumée dans les ap|tartuineiiU, Vou. fumiste et cheminée.

Soir de fumée. Voy. Noin.

Les chasseurs nomment fumées la fiente des cerfs et autres bêles fauves.

FUMEROLLES ou fumarolles (de fumée *), vapeurs qui s’échappent des crevasses du sol sous la forme de colonnes de fumée , blanches, parfois hautes de 10 à 20 m., et souvent avec bruit, comme si elles sortaient d’une chaudière a vapeur. On les observe particulièrement dans les cratères des volcans actifs et dans les solfatares; on en rencontre aussi au milieu de certains terrains calcaires, comme à Monte-Cerboli, à Castel-Nuovo , en Toscane, où ces jets de vapeur sont grou|»és par 10 , 20 ou 30, et disposés sur une ligne à peu près droite de 30 à 40 kilom. Les fumerolles entraînent toujours divers agents qui attaquent plus ou moins les roches environnantes : an Vésuve , elles renferment de l’acide chlorhydrique; à la solfatare de Pouzzole.du gaz sulfureux et de l’acide sulfhydrique ; en Toscane, de l'acide borique.

FIJMET , nom donné aux émanatioos qui se dégagent du corps des animaux, et qui persistent longtemps dans les lieux dont ils se sont approchés. Les animaux , et surtout le chien de chasse, possèdent , avec une grande perfection, la propriété de sentir le fumet des êtres organisés. C’est un moyen pour eux de poursuivre leur proie, ainsi que de reconnaître et d'éviter leurs ennemis.

Le mot fumet s’applique aussi à l’odeur de certaines viandes apprêtées, à celles qu'exhalent certains produits végétaux, les vins, les liqueurs, etc.

FUMETERRE , Fumaria , cenre type de la famille des Fumarftscées, est composé de plantes annuelles, molles, rameuses ; à feuilles alternes nmltifides, à fleurs en grappes, et dont le fruit s ouvrg

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