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Gmpn vc, qui le* perfectionna (d'ou le nom «le fusées à fa Conyreve) ,vl Us lit admettre par le gouveruemeut anglais comme moyeu incendiaire : on »'en servit contre ta tlotlille de Boulogne (18<)6) et contre Copenhague (1807). Leur usage s est répandu depuis dans les autres pays. — On les emploie a la fois comme projectiles incendiaires et comme force motrice pour lancer d’autres projectiles.
Ou appelle encore fusée ; 1» eu Musique, un trait diatouique fort rapide qui , en iiioutauL ou en descendant, unit deux notes séparées par un uraud intervalle;—2U en Chirurgie , le conduit listuleux que forme le pus d'un abcès , lotsqu’il teud à s'échapper au dehors; — 3° en Hippialrie. une exostose nblougue de l’os «lu canon ; — 4® eu Horlogerie , le petit cène cannelé en spirale autour duquel s'enroule la chaîne d'une montre ; — 5° eu Marine, l’arbre du milieu d’uu cabestan , dans lequel on passe le* barres; — 6" la partie tournée en forme «le tronc •le cène par la«|uclle se termine à chaque extrémilé un essieu lixe et qui lui sert de tourillous; — 7®eu tenues de Blason, un meuble de l'écu eu forme de losange allongée et un peu arrondie sur les côtés : oa nomme fuselé un éru chargé de fusées.
FUSER ( du latin fusus, part, de fu/uto , répandre), «dit, eu Chimie, des sels qui, projetés sur des charbons ardents, laissent échapper leur oxygène et se fondent en éclatant. Le salpêtre fuse lorsqu’il est sur les charbons. — On appelle Chaux fusée , la chaux amortie sans eau , et qui s'est d'elle-mème réduite en poudre.
FUSIBILITÉ, propriété en vertu de laquelle les corps solides passent à l’état liquide par l’action du feu. Un appelle fusibles les corps qui entrent eu fusion au feu «le nos fourneaux, romme le suif, la cire, le plomb, le soufre, etc. ; infusibles ou réfractaires, ceux «pii résistent à l'action des fourneaux «le forge et qui ne peuvent être fondus qu'à l’aide du chalumeau : tels sont le palladium, l'iridium , (osmium, la baryte, la si ron liane, la chaux, l’alumine , le rubis, le diamant, elc. Un est parvenu à foudre tons les corps solides, à l'exception «le ceux qui se dérumi>oseut avant «l’arriver à leur degré «h; fusion. Le carboue fut longtemps regardé comme infu&ible : M. Despretz est parvenu a faire foudre !'• charbon au moyen de la chaleur fournie par une pile de Bunsen de 500 éléments réunis (1849). Le tableau suivant (lutine le degré où les substances les plus usuelles entrent eu fusiou :
Mercure à
Crntigr.
Plomb à
Crntigr,
Glace
Zinc
Suif
Argent
Potassium
Pyron». «le Wcdgwi
Soufra
Cuivre à
Ktaui
Or
Bismuth
Fer
FUSIFORME, se dit «le tout objet qui a la ferme d*nu fuseau a hier, c.-à-d. qui est allongé, reuflé au milieu et aminci à scs extrémités. La racine de la Hâve, la feuille «lu Laurier-rose , sont fusiformes.
FUSIL (de l'italien facile , dérivé du latin fucus , feu). Ce mot désigne : 1° une arme à feu; 2° une petite pièce d'acier avec laquelle on bat un caillou pour eu tirer du feu; les étincelles sont produites par i’inflaminntiou «le petits fragments de métal que b' frottement détache du fusil; 3° un morceau d'acier long «*t arrondi , dont les bouchers se servent pour donner le fil à leurs couteaux.
Le fusil , arme à feu , se com|H>se du canon, de U platine, et du bois qui porte l’un et l'autre. — Le canon est un tube eu fer doux ; l'intérieur, ou "me, eu est exactement cylindrique; le diamètre de Filme s’appelle le calibre du fusil ; extérieurement Ftiu des bouts du cauou est plus gros que l’autre,
c'est le tonnent j il est fermé par une vis ou culasse portant en arriéré une queue , au moyen «le laquelle elle se lixe dans le bois; celte eula*sè, ainsi que le canon lui-même , est traversée latéralement par une ouverture ou lumière par où péuctre le feu I qui doit enflammer la charge. Les eanous carabinés ou rayés different des canons ordinaires, en ce qu’on pratiquu à l’intérieur dans leur longueur un certain nombre de rainures ou gouttières disposées suivant «les hélices très-allongées et parallèles. Celte disposition a pour but d’imprimer a la balle nu mouvement de rolaliou sur elle-même, qui doutic plus «le justesse au tir. — La platine se compose essentiellement , du moins dans les fusils à pierre ou « silex, d’une pièce d’acier appelée chien, munie d'une pierre à feu tranchante, «;u’uu ressort rabat avec puissance contre une plaque en acier ( platine proprement dite ou batterie), lorsqu'on vient à presser avec le «loigt une petite languette de fer ou détente ; le choc «le la pierre conlro l’acier , eu même temps qu'il donne des étincelles, a pour etlct «le découvrir une petite capsule en cuivre ou bassinet, et «l'enflammer ainsi l’amorce, traînée de poudre qui doit communiquer le feu à la* charge. Dans les F. à percussion ou à piston , le cliieu est une sorte de marteau qui vient frapper sur une petite capsule en cuivre contenant du fulminate de mercure et tenant lieu d'amorce; celle capsule, qu’on place sur une espece de cheminée chaque fois qu’on veut tirer, éclate par le «hoc du chien, et communiqué le feu à la charge par l’intermédiaire de la lumière.
Les fusils à percussion ont sur les fusils à pierre l’avantage de rater moins souvent, «le tirer plus juste et d’exiger moins de poudre : au>si sont-ils aujourd’hui généralement employés , même dans l’année.
On a aussi imaginé des fusils qui se chargeul par la culasse, et au moyen desquels on peut tirer plus vile qu'avec les fusils ordinaires; dans cette sorte de fusils, la baguette est supprimée. En ce genre, deux systèmes ont surtout acquis de la réputation : dans l’un, le système Lefaucheux , le canon se brise au tonnerre, de manière que le canon et la crosse lie sont plus en ligne droite lorsqu’on veut charger ; dans l’autre, le système Robert, le cauon et la crosse restent toujours liés l’uu à l'autre ; niais le tonnerre se brise seul et se lève pour permettre l'introduction de la charge.
Ou donue le nom de F. de munition aux fusils dout se servent les soldats : Us soûl d’uu calibre déterminé (Fby. calibre). Tous les autres fusils sont appelés F. de chasse; leur calibre est moindre que celui des fusils de munition.
Les fusils, introduits dans nos armées en 1671, succédèrent à l’arquebuse et au mousquet. Ils furent d'abord nommés fusils à rouet , parce que le feu s'y communiquait à la poudre au moyen «l’uue roue d acier qui, en tournant, faisait jaillir des étincelles d’un caillou. On imagina les fusils à pierre vers 1685; en 1704 tous nos soldats en étaient armés. L’invention des fusils à percussion a suivi de près celle des amorces fulminantes, qui remonte à 1780; mais leur introduction dans l'armée française ne date que de 1830. Depuis la création de* chasseurs de Vinccnnes, ou a considérablement perfectionné ces fusils. Voy. caiiabi.se et armes a feu.
fusil a vert , sorte de fusil dans lequel la Iralle est chassée par l’effet delà dilatation subite de l’air comprimé, il se compose d’un canon ordinaire, se vissant sur le bout «l'une crosse métallique, la«|uelh; a la forme d’une grosse poire allongée, et est le récipient dans lequel on comprime l'air au moyen d'une pompe foulante. Une soupape dont la tige présente une saillie en dehors tient l’air enfermé dans la crosse; une fois chargée, celle-ci est mise sur sou canon qui porte une détente à ressort; en s'abattant , cette détente fait ouvrir instantanément la soupaj»e