‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 444 sur 508 · FL'TU · texte numérisé non relu

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tic l.i crosse, et Pair qui s'en échappe va frapper la halle. Le canon peut recevoir à la fois un assez grand nombre de halles ; on peut, avec un semblable fusil, tirer de 25 a 50 coups sans recharçer. Ou n'est pas d’accord sur l’époque de l'invention du fusil a vent : on l'attribue à Morin de Lisieux, & Gutor de Nuntlbsrg (1560). Cetle invention a été surtout perfectionnée au dernier siècle par Jean et Nie. Bouille!, arquebusier» à St-£tienne et à Paris. Le fusil à vent est aujourd'hui une arme prohibée.

FUSILIER (de fusil) , nom douné eu général aux soldats d'infanterie, mais le plus souvent aux soldats de ligne qui ne sont ni grenadier» ni voltigeurs. Ainsi, dans la Ligne, le# Compagnie» du centre sont des compagnies de fusiliers. Dans la garde impériale, U y avait des régiments de fiisiliers: sous la Instauration , les soldat» des compagnies du centre de la carde royale porlaientaussile noinde fusiliers.

FUSILLE. Tout soldat condamné k mort est fusillé. La loi militaire punit de mort l'assassinat, les «éditions, la désertion avec armes et bagage» ^ la correspondance avec l’ennemi, l'espionnage, i insulte a une sentinelle ou à un supérieur, la trahison , la voie de fait envers un supérieur, etc. Tout jugement est exécuté dans les 24 heures; 4 sergents, 4 caporaux et 4 fusiliers les plus anciens de service, pris dans la troupe du prévenu , sont commandé? pour l’exécution. Le régiment auquel appartient le condamné y assiste et défile devant son corps.

FUSION (du latin fusto. même sicmlication), passage d’un corps solide h l étal liquide par l'action de la chaleur. Le point de fusion , comme le point d’ébullition, varie pour chaque corps ( Voy. rcsmii.iTft). Pendant toute la durée de la fusion, la température du liquide reste constante, quelque violente que soit la chaleur employée. Dans cette action, une partie du calorique disparaît et devient latente.

la** Chimistes distinguent dans les sels la Fusion aqueuse et la F. ignée. Dans la lr#, le sel ne fait que se fondre dans son eau de cristallisation, et redevient solide et sec dès que cetle eau est expulsée par la chaleur; par une température plus élevée, il éprouve ensuite une nouvelle fusion , la fusion ignée , qui est la fusion proprement dite. La plupart des corps qui éprouvent la fusion ignée prennent, en se refroidissant lentement, nne texture cristalline. Un grand nombre de ruches, telles que les granits, les porphyres, les basaltes, qui composent F écorce du globe, doivent A la fusion Ignée leur état cristallin.

FUSTEREAU on bille, petit bateau fort légtr qui sert à passer d'un bord d’une rivière à l'autre, et k placer des balises, pour Indiquer la route que les bateaux peuvent tenir sans danger.

FUSTET, tUius co/inus, dit aus^j liais jaune de Hongrie t joli arbrisseau du genre Sumac, à feuilles •impies, ovales, d’un vert tendre, k fleurs petites et verdâtres, à baies rougeâtres, croit aux Antilleset dans les parties méridionales de l'Europe et de la France. Il contient une matière tinctoriale jaune et un principe astringent. On l’emploie dans la teinture des laines ; avec les mnrdantsd’a!umine,il donne une couleur orangée trcs-fugace. Les peaussiers aussi en font un grand usage; en Turquie et dans le Tvrol, on s’en sert pour tanner les cuirs fins, principalement ceux «juidoiventêtre teints en jaune ou en ronge. Le Fustet nous arrive en piquets de baguette» jaunes ou en branches refendues, dépouillées de leur écorce ; quelqucfol», mais rarement, en tiges tortueuses un peu grosses. Le fùstet d’Amérique est le plus estimé.

PUST1BALE ( du latin fiistis, bâton, et du grec ballô, lancer), bâton long d'environ un mètre, au milieu duquel était une fronde de cuir. On le prenait à deux mains et on lançait ainsi des pierres avec uno violence extraordinaire.

FUSTIGATION («le fustis, bâton), action de battre avec un bâton. La fustigation était en usage chez

les Romains comme châtiment militaire. On distinguait : la F. simple \castigatio\ infligée par le centurion avec le cep de vigne qu’il portait comme marque de son grade : elle n’avait rien de cruel, ni de déshonorant ; et le Fustuaire { füstuarium), qui était infligé aux soldat» et aux officiers subalternes «pii avaient mérité la mort, pour vol, faux témoignage, lâcheté, désertion, trahison, etc. : un tribun touchait d'abord le condamné , sur lequel tous les légionnaires fondaient ensuite à coups de bâton et k coups de pierres. Il ne faut pas confondre I«î fustuaire avec la bastonnade proprement dite, supplie» uniquement réservé aux esclaves. — La fustigation a été longtemps en usage dans les armées modernes : elle a été abolie en France en 1790; mais on la retrouve encore dans quelques pays du Nord.

FOU. BASTONNADE Ct FLAGELLATION.

FUT (du latin fustis, bâton), partie d'une colonne comprise entre la base et le chapiteau. C’est le tronc de la colonne. La forme, les ornements, la hauteur des fûts varie à l'infini. Le diamètre inférieur du fût sert d’unité de mesure pour les proportions k garder dans l’ordonnance d’un édifice ; fa moitié de co diamètre est le module (Kojf. ce mot). La partie légèrement évasée des deux bouts du fût se nomme congé. — On nomme encore fût : 1° la pièce de bois, sur laquelle on monte un outil on un instrument; 2° un morceau de bois léger où est flxi*e la girouette d’un vaisseau ; 3° toute espèce de futailles.

FUTAIE («le fustis), bois qu’on a laissé grandir et que I on a éclairci de manière à ce que chaque arbre pût atteindre sa plus grande croissance. On nomme jeune futaie ou futaie sur taillis le bois qui n’a pas atteint la moitié ou les deux tiers de sa grandeur (entre 27 ct 40 ans); demi- futaie , celle qui atteint 60 ans ; haute futaie , celle qui a une centaine d’années. Apres 120 ans, le bois est dit vieille futaie ou vieille écorct, Voy. nois et coupe.

FUTAILLE (de fût), nom général donné à tous le» tonneaux, aux barriques, pipes, tierçons et quarts , et, en général, a tous les vaisseaux de bois destinés à mettre du vin ou d’autres liqueurs. Les tonneliers nomment F. montée celle qui est garnie «le cerceaux, de ses fonds ct de ses barres ; et F. en botte celle dont !«•? parties sont toutes préparées et où il ne reste qu’à les monter et à mettre des cerceaux.

FUT AINE (du bas latin fustana, ou dt* Fustat ou Fostat , ville d'Êgypte , d’où cette étoire a été apportée), sorte d’étoffe croisée dont la chaîne est en fil et la trame en coton. Il y a des futailles sans envers, et d«*s futaines k poil. Les meilleures se fabriquent à Troyes. La fabrication des futaines tend à diminuer tous les jours.

FUTE, se dit, en blason , «l'une javeline ou autre arme dont le fer et le bois sont de deux émaux différents, d’un arbre dont le fut ou le tronc est d'un autre émail que le s feuilles. Ainsi, on ditd'unécu qu'il est d’or à trois javelines de gueules, futées de sable.

FUTUR (du latin futurus >, nom donné, eu Grammaire. nu temps du verbe qui marque une action ou un état â venir. On distingue : le F. simple ou absolu, comme je sortii-ai . et le F. composé , qui est formé «l'un auxiliaire et a un participe, comme f aurai parlé : on l'appelle aussi F. antérieur , parce qu'il exprime une action à venir précédant une autre action également à venir ; les anciens grammairiens appelaient ce futur F. passé. En Latin, on appelle F. relatif ou périphrastique (c.-â-d. composé de plusieurs mots), celui qui est formé du verbe esse ci des participes en rur, ra, rtttn , et dus. da , dum : amaturus sum, Inudandus eram. Chez les Grecs il y avait un futur 1« et un futur 2e, qui ne different guère que par la forme: fe l«a pour caractéristique le 2, qui nese trouve jamaisdans l’autre.

En Métaphysique, on appelle F. contingent , ce qui peut indifféremment arriver ou n’arriver pas.

GABE

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