‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 45 sur 508 · AMOR · texte numérisé non relu

AMOR

AMPE

AMNISTIE (du grec amnestia, oubli), paulon, rémission d'une itvinc accordée a celui qui »'e*t rendu coupable d'un délit ou d'un crime. Comme le droit du grâce, le droit d’amuistie appartient ordinairement au souverain. En France, il était exercé par les rois , qui cependant y ont plusieurs fois fait intervenir le pouvoir législatif. La Constitution du 1848 exigeait une loi spéciale. — Presque toujours apres les révolutions ou accorde dus amnisties, parce que les lois ordinaires seraient inap-

licable*. Les plus célébrés amnisties sont : celle de

hrasybule, qui créa ce uom pour uue loi qu'il Ut reudre a A Inné*, après I mpulsion des treule tyrans; celle qui fut accordée par Charles IX eu 1570 aux protestant*, et qui uen fut pas moins suivie de la Saint- Bartliélemy ',1572); celle par laquelle Charles II, rétabli ur le trône d’Angleterre, accorda la grâce aux juges de sou pure; celle de 1802, qui rouvrit la France aux émigrés; celle par laquelle Louis XYlll pardonna à ceux qui avaient pris part au retour de Napoléon (1816j, mais eu faisant de nombreuses exceptions. Louis-Philippe en accorda uue à tous les condamnés poliUuues en 1837 à l'occasiou du mariage de son fils , le duc d’Orléaus.

AMODIATION (du latin ad modium , au boisseau). bail a ferme d’une terre au moyeu du jwrtage des produits dans une proporliou stipulée entre le propriétaire et le fermier (dit en ce cas colon partial re). On dit amodier uue terre pour l'afleriner eu grain ou eu argent. Voy. sur ce genre de bail le Cod. çiv., art. I7w, 1827 et sulv.

ÀMOME, Amomum (du grec amomon, nom d'une plante odoriférante de l’Inde), geure de la famille des Amomées, reuferme des herbes aromatiques, originaires des pays chauds, à racines épaisses, à feuilles entières , lancéolées , engainantes , à fleurs eu épi ou en petite grappe terminale; calice Irilide, corolle à 4 divisions, 1 étamine à filet plane, et trilobé au sommet. On empluie les graines de ces plantes comme épices et comme assaisonnements, dans les ragoûts indiens; quelques espèces serveut à des usages médicinaux. Chez les anciens, ce genre de plantes jouissait d'une grande réputation. Les especes les plus connues sont le Cardamome et la Graine de 'paradis.

AMOMEES (d’dmomwm, type de la famille), famille de plautes herbacées, monorotylédonei, créée par Richard et répondant aux Balisiers de Jussieu, aux Drymyrrhizies de Ventcnat et aux Scitnmindes de Browu. Raciues tubéreuses, épaisses et aromatiques; feuille* simples, entières, engainantes; fleurs grandes, eu épi ou en grappe; capsules à trois valves (/ouvrant de trois côtés). Les genres de cette famille sont, outre Y Amomum, qui en est le type, le Balisier, le Gingembre , le Curcuma , etc. On divise aujourd’hui cette famille eu deux tribus, les Zinaibéracées et les Cannées.

AMONT (du latin ad rnontem, du côté de la montague, d’en haut), terme dont les bateliers se servent pour signifier le côté d'où descend uu fleuve, une rivière; il est l'opposé d 'aval, et c’est dans ce ■eus qu’uu dit : le pays d’amont, le vent d'amont; ou dit encore : en amont de la ville, en amont du pont, pour désigner un endroit de la rivière qui est au-dessus de la ville, du pont. Aller en amont, c’est aller en remontant le cours de l’eau. — Dans la Marine , on appelle Vent d’amont le vent compris depuis le K.-E. jusqu’au S.-E.,eu passant par l’E.

AMORCE, petite quantité de poudre placée à l'extérieur des armes détonantes, et dont l'inflammation communique le feu à la charge à travers une ouverture pratiquée h cet effet . et qu’on nomme lumière. Pour les pièces d’artillerie, l’amorce est généralement renfermée dans une paille ou un roseau mince et preud le nom d’étoupille .

Pour les fusils 5 silex, l'amorce est une portion de la charge de la cartouche que i’ou verse daus le bassinet. Pour les armes à percussion , c’est une petite quantité de poudre fulminante , fixée dans le fond d’une capsule , qui elle-même se place sur uu petit cône percé, nommé la cheminée. Ces deruK re* amorces sont préférables, parce qu'elles permettent de faire feu malgré le vent et la pluie, et augmentent la promptitude du départ.

AMORPHA (du grec amorphos , difforme, à came du l’irrégularité de la corolle), arbrisseau de la Caroliue, du la famille des Légumineuses, dont les fleurs >out très-irréguliercs, sa corolle manquant d’ailes et de careue. Sa racine pelée guérit les maux de dents. L’.l. fruti> osa se cultive daus nos jardius. Ses feuilles, d’un vert noir, ses fleuris en long épi pourpre ut violet . sont d'un aspel agréable. Ou ap|>ellc oet arbrisseau Indigo bâtard. quoiqu'il ressemble peu à l’indigotier, et qu’il n’ait pas sa vertu colorante. C'est uu arbre d’agrément.

AMORPHE (du grec amorphos, sans forme) , épithète donnée aux minéraux dont la cristallisation est confuse, et, eu général, à toutes les substances, ou parties, dont la forme est mal déterminée.

AMORTISSEMENT ( d’awor/ir, auuuler). Qu nomme ainsi aujourd’hui l’extinction graduelle de la dette publique au moyeu de fonds cousacrés au rachat de* rentes. La première idée dfl celte institution appartient aux Etats de Hollande , qui la fondèrent eu 1655. Des institutions analogues furent adoptées successivement par le pape Innocent VI, par l'Angleterre, sur la proposition de Robert Walpule : Pitl la réorganisa d'après les calcul* du Dr Prier, En France, M. de Ma<hault avait proposé dès 17411 le projet d'une Caisse d’amortissement : ce projet ne fut mis à exécution qu'en 1761, mais sans succès) réorganisée en 178», cette institution fut abaudounée dès 1788; rétablie eu 1709, elle fonctionna avec succès sous l'Empire ; elle a été reconstituée par les lois de finances de 1816 et 1817 et dotée d un revenu annuel. La révolution de 1848 est venue suspendre son action. Les financiers ne sont pas d’accord sur l’efficacité des caisses d'amortissement, du moins telles qu'elles sont aujourd’hui constituées : elles ont été supprimées de fait en Angleterre depuis 1827.

On nommait autrefois en Frauce amortissement une permission que le roi accordait, moyennant finances , aux gens de main-morte, églises et communautés religieuses, de posséder dés fiefs et héritages a perpétuité, contrairement aux aucienuos constitutions de la Franre. Louis IX régla que, pour obtenir cette autorisation, l'intéressé payerait au roi un droit arbitrairement taxé par lui et aux seigneurs une indemnité. Les patentes par lesquelles ou donnait ces faveurs furent appelées lettres d’amortissement.

AMOURETTE, noin vulgaire de plusieurs plantes des champs qui se fout remarquer par uu port gracieux. Il s’applique spécialement à une plante vivace de la famille des Graminées, du genre Brise, ni habile les prés sers et les montagnes dénudées e bois. Elle fournit un fourrage court, mais de bonne qualité, aimé des chevaux, des vaches et surtout des moutons. Ses épis sont courts et ovales. — On appelle A. des prés la Lychnide fleur de coucou, A. moussue la Saxifrage hypnotde, et petite A. le Pafurin airagroste. — Le Bois d’amourette est celui f!*une espèce d'acacia mimosa.

AMPELIDEES (du grec ampélos , vigne), famlllp de plantes dicotylédones polypétales hvpogynes , qui renferme plusieurs genres dont le plus important est la Vigne. Ces plautes, successivement nommées par les bot an Istcs ri ni f ères, Vitacées. Sarmenta^ées, ont enflti reçu de Kuutb le nom a Amendées. Leurs tlcurs sont petites, vcrd.Vres, formées d’un calice h 4 ou 5 divisions très-petites, d'une corolle à 4 ou 5 pétales alternant Avec le> dents du calice ,

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