‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 47 sur 508 · AM PU · texte numérisé non relu

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nommé euripus. pour empêcher les bêtes féroces de s'élancer sur les spectateurs. Le peuple entrait et sortait par de vastes portes nommées vomit oria. L’amphithéâtre étaitdéeouvert. Quand il pleuvait ou que la chaleur était trop forte, ou étendait des toiles au-dessus. — Les hommes de chaque coudition avaient un quartier particulier { cuneus >. Des mal- 1res de cérémonies, designatores , assignaient à chacun sa place. L’empereur, les sénateurs et les ambassadeurs étrangers se plaçaient sur le podium. Le siège de l'empereur [suggestum) était élevé comme une chaire et surmouté d’un dais. La place de celui qui donnait les jeux et celle des vestales étaient décorées d’un pavillon semblable. Derrière les sénateurs étaient les chevaliers sur quatorze rangs. Derrière ceux-ci enfin , le peuple s'asseyait sur des degré* de pierre, jmpularia. — Les Romains empruntèrent les amphithéâtres aui Etrusques. Jules César parait avoir fait construire le premier à Rome, l’an 45 avant J.-C.; il était en Lois. Auguste eu fit construire un en pierre, l'an 26 avant J.-C. Le plus célèbre amphithéâtre est le Cotysée, construit à Rome sous Vespasien et achevé sous Titus, fan 80 de J.-C. Il avait 540 m, environ de circonfércuce et 80 arcade». Il pouvait contenir cent vingt mille spectateurs, il en reste encore des ruines. — 11 existait aussi de nombreux amphithéâtres dans le reste de l’Italie, en Espagne, en Caulc; on cite daus notre pays ceux de Saintes, d'Àulun, d'Arles, de Fréjus, de Nîmes; ce dernier a été conservé presque intact.

On nomme amphithéâtre chez les modernes : l°un derai-cercle élevé vis-à-vis de la scène dans les théâtral, rempli de degré» placés les uns au-dessus des autres, d'où les spectateurs voient le spectacle plus commodément ; 2° un lieu ou le professeur donne ses leçons et fiûl ses démonstrations ; les plus remarquables en ce genre sont, à Paris, ceux de l'Ecole de médeciue, de la Sorbonne, «lu Muséum d'histoire naturelle et du Conserva toi re des arts et métier».

AMPH1TRITE, nom donné par Cuvier à un genre <TA un élidés, de la famille des Tuhicole». Ces animaux, semblables à des vers, ont a la partie antérieure de la tête de» espèces de pailles ou filets de couleur dorée, rangés en peiguj ou en couronne, re qui sans doute leur a fait donner le nom de la reiue des mers; autour de la bouche sent de tresuombreux filets. Ils habitent des tuyaux légers qu’ils se composent eux-mèuies, et qu’ils transportent avec eux. Ou distingue IM. doi'ée {A. auricanm), dont le tube est formé de grains ronds île diverses couleurs.

amwhthitf. , astéroïde. Voy. planete.

AMPHORE (en grec umphoreus , d ’amplii, des deux côtés, eiphérd, porter), vase à deux anses dans lequel on conservait le vin. À Rome , on marquait sur chaque amphore l'année «lu consulat sous lequel le vin avait été recueilli. — C'était aussi le nom d’une mesure de liquide» usitée en Grèce et a Rome. L'amphore grecque, plus connu»! sou» le nom de metrétès, valait 38 lit., 83 de nos mesure*. L'amphore romaine , nommée aussi quadrant al , avait uu pied romain en tous sens. Ou eu conservait au Capitole un type ou modèle qui prenait le titre d’ooi- ■phot'a capitohna. Elle contenait 2 urne», ou Seongos ou 48 setiers, et valait de nos mesures 25 lit., 89.

AMPLEXICALLE (du latin amplecti, embrasser, et coulis t tige), nom donné en Botanique aux feuilles qui s'élargissent k leur base et ambrassent leur tige, comme les feuilles de l’aloès, des agave».

AMPLITUDE, ligne horizontale comprise entre le point d'où l'on suppose que commeuce uu arc ou une portion de parabole et le point où cet arc se termine. Dans le jet des bombes, on nomme amplitude de jet l'arc de la courbe que décrit le projectile. — En Astronomie, on nomme amjditude l'arc de l’horizon compris entre f équateur et cet

astre quand il Se trouve à l'horizon. Elle est ncrase ou occidentale , quand on la compte du i«oinl de l’iKriiloiit , pour un astre qui se t'uuchè ; ortive ou orientale. quand on la compte du poiuiile l’orient, pour un astre qui se lève.

AMPOULE (du latin ampulla, fiole à ventre bombé ), nom donné, 1® en Chimie et en Pharmacie, à de petites fioles de verre, et en général k tous les vaisseaux qui ont un col assez long et uu gro* ventre; 2® en Médecine, à une tumeur nommée aussi cloche et phlyctène , et formée par du pus ou de la sérosité , accumulé entre le derme et l'épiderme de la peau, à la suite de brûlure», do pression forte , de frottements rude* ou répété* ; 3° en Botanique , à des filaments transparent* , simple» ou rameux, cylindriques, articulés, qu« possèdent certaine* plantes marine», et auxquels ce* 1 liantes doivent la propriété de surnager.

On appelait Sain te- Ampoule une fiole remplie d’huile bénite, qui servait à sacrer l«*s rois de France. Vou. le Dict. unir. d'Hist. et de Géogr.

AMPULLA1RE (iVampulla, ampoule , Mollusque de l’ordre des Pulmonés de Cuvier, caractérisé par une coquille globuleuse, ventrue, ayant une ouverture large et presque ronde. Ces animaux habitent la terre, les lacs , les fieuves et le» rivière*; ils sont carnivores, herbivore» et frugivore*. On remarque IM. idole, qui habite le Mississipi, fleuve d’Amérique : c’est mie des plus grosses espèce* connue*; les Indiens l’ont en vénération; IM. eordûn bleu, reconnaissable aux zones bleues qui teignent son dernier hoir.

AMPUTATION (du latin nmputare, couper). Les amputations se pratiquent ou dans la continuité de» membres, ou dans leur contiguïté ; cette dernière ojMTation prend le nom d 'amputation dan» l'article. Dans l’un ou dans l'autre cas, il c*t nécessaire de conserver une quantité de parties molle» suffisante pour recouvrir les os. On remplit cette condition i»ar l’une d«*s trois métbo«l«*s suivante* : la méthode circulaire . la métho«ie à lambeaux: , et la méthode ovalaire ou oblique.

1°. L'amputation ciiculaire, qui longtemps Tut la seule pratiquée, consiste à couper les chair» d*un seul liait, pcrpetoliculaircment à l'os; mais ce mode de division des parties molle» avait l’inconvénient de produire la dénudation de l’os et la conirilé du moignon , par la rétraction plus ou moins grande des chairs et des téguments : aussi J.-L. Petit, Cheseldon . Louis, Valentin , Alençon, B. Bell, etc., ont-ils imaginé divers procédés pour ne couper les parties mollet qu’eu «leux ou trois temps, eu égard au degré de contractilité des tissus incisés , et do manière que Li plaie représente lin cône creux, au fond duquel se trouve l’extrémité de l’os.

2®. L'amputation à lambeaux a été pratiquée d’abord par Lowdham , chirurgien d'Oxford, eu 1679; Verdu i u , d'Amstenmni , en 1696, et Sabourin , de Genève, eu 1702, en revendiquèrent l'invention. Ils ne conservaient qu’un seul lambeau. Malgré l«s modifications avantageuses apportées à cette méthode par Garengeot , Lafaye, O’Halloran, chirurgien irlandais, etc., on fa presque généralement abandonnée. Raviton et Vennnllc proposèrent chacun , en 1739, un nouveau pr<ioé«Jé par lequel il» conservaient deux lambeaux. Pour pratiquer celte amputation , on plonge l'instrument tranchant à travers les chair* , près du point où l’on vent scier lus, là mi doit être la base de» lambeaux; et, le membre étant traversé de part en part , on taille de haut en bas, sans retirer l'instrument , un lambeau conique a son extrémité ; on fait ensuite m» semblable lambeau rie l'autre côté de los.

3®. Le* amputation s obliques, appelée* par Scoutetten amputations ovalaires, a raison de la forme < 1 w leur surface, sont en quelque sorte une transition «les

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