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ANAB
am pu talions circulaires aux amputations à lambeaux; elles oui pour caractère essentiel la sectiou des parties molles sur un plan oblique ou en bec de flûte.
De quelque manière que les parties molles aient été divisées, il reste ensuite a scier l’os; puis, à lier les artères. Le pansement diffère suivant que l'on a eu vue l'udliésiou primitive ou secondaire d< s bords de la plaie.
Depuis peu d’auuées, la chirurgie a trouvé pour 1rs .imputations un secours puissant dans (es unesthésigues, qui annulent la douleur. Voy. CHLORO- FORME et ÉTHÉRISATION.
Un nomme Appareil à amputation un appareil qui contient tout ce qui est nécessaire soit pour l'amputation, soit pour les ligatures et le pansement : tourniquet, garrot, couteaux, bistouris, scies, tenailles incisives, pinces à disséquer , teuaculum, aiguilles courbes , bandelettes , compresses , fils , éponges, etc.
AMULETTE (que l’on dérive de l'arabe hamail, préservatif, ou du latin amoliri, préserver), objet consacre par la superstition et la crédulité , et que Ton porte sur soi afin d’écarter les démons, les maladies , les accidents , etc. Les Chaldéens et les Egyptiens communiquèrent aux Grecs et aux Romains la croyauce aux amulettes. Les peuples sauvages de l'Amérique, de l’Océanie, de l’Afrique, les Musulmans et les Arabes sont ceux qui vénèrent le plus toute sorte d’ainuJettes : Ht portent continuellement sur eux des objets auxquels ils donnent de grands pouvoirs. Ces objets sont, soit •les pierres taillées d’une certaine manière, avec certains caractères mystiques écrit* dessus; soit des ligures de divinités, des versets du Coran; ils varient d’apres l'intention de chaque personue. — L'usage des amulettes pénétra même dans le christianisme; il devint général au moyeu âge, et les vestiges en subsistèrent longtemps; on sait que l^ascal lui-méme portail une amulette. Les conciles ont condamué l’usage des amulettes, avec lesquelles il ne faut cependant pas coufoudre les reliques des saints, les agnus et autres objets bénits par les prières de l'ElcIise.
AMURES (Ù’flrf murum, attaché au mur), cordages qui servent a tint tirer les voiles, c’est-a-dire n les maintenir du côté d’où vient le vent. On nomme amure de revers celle qui se trouve sous lu vent. On lixe les amures dans un trou pratiqué dans le côté du vaisseau . et que l’on nomme dogue a amure. Amurer tout oas , c’est tirer les amures, ut par suite les ;>oinU des voiles ou elles sont tlxées le plus près des dogues d’amure.
AMYGDALEES ou nnuPACÉEs , groupe formé par L. de Jussieu dans la famille des Rosacées, constituant aujourd’hui une tribu, et même, selon quelques botanistes, une famille, contient la plupart de nos arbres fruitiers à noyau monosperme (abricotier, prunier, pêcher, amandier, etc.); il tire son nom du inot grec amygdale , amande. On remarque dans les Amygdalees la présence du principe le plus vénéneux que l’on connaisse, l’acide cyanhydrique, qui se trouve dans les feuilles et les novaux.
AMYGDALES (du grec amydalè , amande, X cause de leur forme), nom de deux glandes muqueuses, de forme ovoïde, rugueuses À leur surface, au tissu mou et d’un gris rougeAtre, placées près de la racine de la langue. Elles servent a sécréter uue liqueur muqueuse qui facilite la digestion et la déglutition. On peut cependant, dans quelques cas, eu pratiquer la résection saus inconvénient. On les nomme aussi tonsi/les. Voy. amygdalite.
AMYGDAL1NE du grec amygdale ; amande), principe chimique composé de carbone, d’hydrogeue, d’axole et d’oxygene ( C4® H*7 NO**-f-t>uo ), cristallisé en feuillets blancs et nacrés , soluble dans l’eau et l’alcool. Ou le rencontre daus les
amandes amères et dans les feuilles du lauriercerise , du prunier, etc. Il a la propriété de se décomposer eu préseuce de Peau et de l'albumine des amandes amères en huile essentielle et en acide prussique. On en doit la découverte à MM. Robiquet et Routron-Charlard (1830). MM. Liebig et Wcshler en ont proposé l'emploi en roédeciue en place de l'eau distillée d’amandes amères et 4c laurier-cerise.
AMYGDALITE, dite aussi Angine ton si U aire , Esquinancie , inflammation des amygdales. Celte maladie est le plus souvent produite par un refroidissement subit. Scs principaux symptômes sont : le gonflement des amygdales, leur rougeur, la difficulté d’avaler et de respirer, la sensation d un corps étranger, la parole confuse et gênée; eu déprimafft la base de la Langue, on voit h-s amygdales tuméfiées dépasser les piliers du voile du palais; le plus ordinairement les symptômes augmentent d’intensilé pendant trois ou miatre jours, et diminuent ensuite sous rinfliieuce d'un traitement antiphlogistique très-actif. On prescrit les boissons délayantes et mucilagineuses, les cataplasmes émollients autour du cou, et les vapeurs de même nature dirigées vers l’arrière-bouche. On applique des sangsues au cou , mais en ayant soin , dès qu’elles ont cessé de saigner, de faire prendre un pédiluve irritant, et d'insister sur les moyens dérivatifs les plus énergiques. Souvent la saignée générale est nécessaire. Cette maladie peut durer de 4 à 14 jours. Le plus souvent la terminaison est heureuse.
AMYGDALOÏDE (d'amygdale, amande, et eidos , ressemblance). On appelle ainsi tout fragment de roche conteuaut dans son intérieur des espèces de novaux plus ou moins arrondis, souvent de nature différente de celle de la masse qui les renferme. Presque toutes les agates employées dans la bijouterie proviennent de noyaux de ce genre, que l’on recueille principalement aux environs d’Oberstein (Oldenbourg).
AMYLACE. Voy. auilacé.
AMYR1DEES, tribu de la fàmillc des Téféhinthacées, est formée du seul genre Amyris , nom latin du Balsamier. Voy. balsamiér.
ANA , nom que l’on donne X des recueils de pensées détachées, de bons mots, de traits d’histoire, d’anecdotes relatives aux hommes qui se sont fait remarquer par leur esprit ou par leurs aetious (ami n’est que la terminaison du nominatif pluriel neutre d'adjectifs latins en anus, ajoutée à divers uoms propres). Tels sont les Menayiana, Bievriana, Bonapar iiana, Vo/tairiana, etc. , recueils des pensées, des actions ou des bons mots de Ménage , de M. de Bièvre, de Bouaparte, de Voltaire. Le premier livre qui ail porté uu titre de ce genre est le Scaliyeriana , recueil d'observations sur divers écrits, recueillies dans Je* ouvrages de Scaliger, savant célébré du xvi» siècle; il fut publié en 1666. Au commencement du ce siècle , un compilateur infatigable, Cousin d’Avallou, a publié uu nombre prodigieux de recueils de eu genre. D’Artigny a donné un catalogue des Ana dans ses S ou veaux mémoires d' histoire.
En Médecine, ana est employé daus les ordonnances pour indiquer qu’il faut mêler ensemble uue auautité égale du drogues, autant du l’une qiiu du l’autre. On écrit très- fréquemment a et ua; il est probable que le mot ana est résulté de la réunlou des deux a joints au moyen de lYiiphouique n.
ANABA1NE (du grec nnabaino, monter, parce que l’Anabaine monte a la surface des eaux), végétal du la tribu des Nostocinéus, famille des Phycécs, avait d'abord été mis par les naturalistes au raug des Zoophytes. Les Anabaines sont des êtres qui servent du transition entre les végétaux et les animaux, et qui participent de ces deux grandes divisiou* naturelles. Ils sont caractérisés, selon Bory de Saint- Vincent, par des tilamenU libres et simples, à double
ANAC
ANAC
tube , dont l'extérieur est lisse et inarticulé, taudis que l'intérieur est compose d’articles ovoïdes, disposés comme les graius d’un collier. Ces êtres sont muqueux au tact, lis ont un mouvemeut progressif semblable à la maniéré dont r.uupeut les lombrics de terre. L'A . fausse oscillaire, d’un vert unir, semblable à des brins de ficelle , ferme uu tissu (resserré sur les niantes qui habitent les eaux pures stagnantes. LM. memoranine a des filaments plus fins que la précédente, d’un beau vert foncé, rampant sur les plantes des fossés tranquilles. L'A. thermale tapisse les bassins d’eau chaude. LM. impalpable a ses filaments presque impci' cptibles, et teint d’une couleur verte la surface de la vase. LM. lichéniforme croit vers la tin de l’automne sur la terre grasse des jardins ombragés, dans les allées des potagers et les endroits nus dus pelouses; elle y forme des taches luisantes d’un vert triste. — Ou a donné aussi le nom <Sl Anabainc à uuc plante euphorbiacée , grimpante, originaire du Brésil.
A N AB. VS (du grec anabuino, monter), genre de poissons de la famille des Pharyngicus-Labyrinthiformes , fondé sur une seule esiièco de la mer des Indes, qui grimpe, dit-ou, sur les [liantes amiatiques, et qui peut vivra assex longtemps hors de Veau. Les jongleurs indiens s’en servent pour amuser le peuîle. L’Auabas a 15 ceutim. environ ; il est de codeur verte , sombre , quelquefois rayé de baudes transversales : sa chair est fade et désagréable : cependant les Indiens la mandent, À cause des propriétés médicales qu’ils lui attribuent.
ANABLEPS (d 'anablépô, lever les yeux, regarder en haut), genre de poissons créé par Artedi et placé par Cuvier dans les Cyprinoïdes. Us ont le tiers postérieur du corps aplati sur les côtés ; la partie antérieure, ainsi que la tête, très-déprimées; ils sont couverts de larges écailles; la bouche est une fente transversale aussi large que le museau. L’Anableps est surtout remarquable par la singulière disposition de son œil, dont plusieurs parties sont doubles : on y distingue deux cornées, deux iris et deux prunelles; ce qui lui donne la singulière faculté d’avoir deux champs de vision; c'est-à-dire de regarder en même temps au-dessus de sa tête et autour de lui. Ce poisson est commun en Amérique, où on le nomme gros-œil. parce que son œil e«t gros et saillant. Il atteint 25 ceutirn. de longueur. Sa chair est trés-estimée.
ANACAMPTIQUE (du grec anneamptA, réfléchir), nom donné quelquefois à la partie de l’Optique qui traite de la réflexion de la lumière en général; il est synonyme de Catoptrique. — On emploie aussi ce mot pour désigner la réflexion des sons.
ANACANTHK (du grec a privatif, et arantha, épine), genre de poissons de la famille des Raies, ainsi nommés parre qu’ils n’ont pas de nageoires dorsales ni d'aiguillons, a pour type IM. orbicu taire de la mer Bouge.
ANACARDIACEES, tribu de la famille des Térébintbacées , renfermant, outre le genre type Anarardiutn (Anacardier) , les genres Pistacia , Comoela dia . Cyrtoearpa, Ôdina , Pegia , So/enœarpus , Schintis, Lithrœa . Rhus , Botryeeras, Anaphrenium, Osoroa. Me f (inor r titra , Cluta. Mangifera , Semecarpus , Buchanania , Erythrostigma.
ANACARDIER (en grec anaeartlion. dérivé luimême de cardia , cœur), genre d’arbres de la famille de* Térébinthaeées, propre h l’Inde, à fleur* petites, disposées en grappes, h fruits en forme de cœur, appuyés sur un réceptacle charnu un peu pim gros que le fruit, mais jamais aussi développé que dan* la pomme d’acajou. Ce genre est ai voisin de l’acajou (Cassutrium) que quelque* botanistes ne l’eu distinguent pas. L’on mange l’amande de ce fruit, nommée anacarde ou noix de marais. 11 fournit un vernis três-recherebé en Chine. D'après
les croyances de* Indiens, l'amande aurait la propriété d’atténuer les humeurs, d’exalter les sens, et de donner de l’esprit. Le suc de l'écorce , combiné avec la chaux, sert, comme l'huile extraite do la noix d'acajou , à indiquer le liugo d’une maniera indélébile.
ANACHORETE (mot grec dérivé à'anachoréô , se retirer, vivre à l’écart) , homme retiré du monde , qui vit eu solitaire dans un désert, pour ne s'occuper que de Dieu et n'avoir plus commerce avec les homme*.. Les anachorètes remontent aux premiers siècles du christianisme. On en trouve même le berceau cliex les Juifs : une de leurs sectes, le» E>séuieus , s’adonnait depuis longtemps k la vio contemplative. Ils se multiplièrent aux ii° et ni* siècles par suite de* persécutions ordonnées contre le» Chrétiens. Ln grand nombre d'entre eux se réfugièrent dans les désert* de la Tbôbaide. Plusieurs sont célèbres : on connaît surtout Paul l'Iinuite ou io Theb iin, qui passe pour le premier anachon-le (200), S. Antoine, S. Pacôme, S. Simeon Stylite, qui s'imposaient d’incroyables privations (Voy. xaiim .
— Peu à peu les anachorètes se réunirent entra eux, et formèrent des congrégations sous le nom do cénobites. Ce fut là l’origine de l’état monastique.
ANACHRONISME (du grec ana, qui exprime interversion, et chronos, temps), faute contre la chronologie. Virgile commet sciemment un anachronisme quand il fait vivre ensemble Ênée et bidon , quoique le premier soit de pre* de trois cents ans antérieur à l’autre. C’est par un anachronisme cousacré que l’un place la naissance de Jésus-Christ l’an 400 i du monde; il a été rceounu que celle date, déterminée par Denys le Petit au vi* siècle, devait être reportée à trois ou quatre ans plus tôt.
— Anachronisme se dit, par extension, de toulo erreur qui attribue aux personnages d'une époquo les idées, les usages, les costumes d’une autre époque. Les peintres italiens ont commis beaucoup d’anachronismes dans le costume et les attribut* ; le théâtre présentait constamment un anachronisme du même genre en babillant à la moderne les personnages antiques : Voltaire, aidé de Lckain, a fait cesser ce choquant anachronisme.
ÀNACLAST1QUE (du grec anarlaô, briser, réfracter), qui concerne la réfraction de la lumière. Ainsi ou dit tables anaclasfiques pour tables (U réfraction ; point anacl astique , celui où un rayon lumineux réfracté rencontre la surface qui le nsfracte ; courtes anaclastiques , courbes apparente* que forme le fond d’un vase plein d'eau pour un œil placé dans l’air, ou le plaioud d’une chambre pour uu œil placé dans un bassin plein d'eau au milieu de cette chambre, ou la voûte du ciel vue par réfraction à travers l’atmosphère.
ANACOLUTHE (en grec anacoluthos, incohérent, d’a privatif, et acolouthos , compagnon), ellipse |>ar laquelle ou retranche dans une phrase le corrélatif ordinaire de l'un d;*s mots exprimes. Ainsi dans ce vers de Virgile [Én.t II, 331) :
MilU quoi magnit nunqum veaer» Mycem* ,
le <pwt exiscrait un tôt, qui ne s’y trouve pas; dans ce ver* de Voltaire [Mérope, 1,3):
Qui Mrt b>cn ms ptj* n'a pu b«isio d'ueui ,
on sous-entend celui devant qui.
ANACRE0NT1QUE (genre , genre de littérature dout Anacréon a donné le modèle, consiste à chanter dans des vers léger* et gracieux les plaisirs, les ris, l'amour, le vin. Catulle et Horace, chex les Latins; Pétrarque, Guarini, en Italie: en France, Chaulien, La Fare, Voltaire, Parny, Dorât, Pexay, cultivèrent , bien qu’avec des succès fort divers , la poésie anacréontinue.
ANACYGLIQUE (du grec ananjeléd . retourner rn
ÀNAG