COMA
COMM
produite par l'engorgement du corps thyroïde ; les ancien» la nommaient improprement Bronchocèle ou Hernie gutturale. Le goitre forme a la partie antérieure «lu cou uuc tumeur irrégulière et bosselée, 60Uv«ut biiobée , susceptible d'acquérir un volume considérable, et qui peut alors entraver plus ou moins gravement U respiration. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes. Le gui Ire est endémique et héréditaire daus certaines contrées froide» et humides, notamment dans les vallées des Alpes, le bas Valais, la Savoie, la .\launenue,etc.;uu l'attribue aux aliment* grossiers, indigestes, a l'usage des eaux aàJéaileum, calcaire», magnésiennes , ou provenant de la foute des neiges , et eu géuéral au défaut de loatièn.** iodée». Il affecte surtout les individus Iv tnplialique», a constitution molle ou scrofuleuse Vi>y. ckcti.vs ] . Toute» les professions qui nécessitent des efforts susceptible» de porter le sang à la tête peuvent développer le goitre, ainsi que le» cris, l'habitude de porter des fardeaux sur la tète, un accouchement laborieux, etc. Il n’est accompagné ni d'inflammation, ni de changement de couleur A la peau; mais il peut, apres avoir persisté pendant plusieurs années a l étal de simple hypertrophie, se transformer eu uue autre maladie , telle «lue des tubercules, de» kyste», des dégéuéruliou» squirreuses, etc.
Eu géuéral, ou envisage le goitre plutôt comme uuc simple difformité que comme une vraie maladie. De tous les moyeu» préconisé» contre cette difformité, le plus efficace est l iode et la noumiaJc d hydriodale de potasse. Ou a employé à l’intérieur l’éponge de mer , le savon , le carbonate de soude , les eaux alcalines et sulfureuses; ori a aussi appliqué sur la tumeur des sachets rempli» de chlorhydrate d'ammoniaque, de chaux éteinte et du poudre «le Uni, et « eux appelés jadis colliers de Morand. L'exti r pat ion 4u corps thyroïde a presque toujours été mortelle.
Dans l’Art vétérinaire, on nomme goitre uue tumeur plus ou moins grosse, remplie d'eau, qui se ferme sous la mâchoire des mouton», et qui parait •ni disparaît, aug meule ou diiniuue, selon que le temps est humide ou sec, ou que l’animal a travaillé uu 8 est reposé. Les chiens y sont aussi sujets.
GOLFE («lu grec ko! pot, seiu, et par suite golfe), portiou de tuer qui s’eufouce dans les terre». On la distingue de la baie eu ce que celle-ci est moins < •Jitsiitérabie. — Autrefois on nommait golfe» «le véritables mers : la mer Baltique (sinus Codanus), la mer Kouge (golfe Arabi«|ue). Les vrai» golfe» les («lus connus sont ceux de Bothnie, du Finlande, de Itiga, de Gascogne, de Lyon, de Gènes, de Tarante, en Europe; d’Aluxandrcite , de Suez, de Sium , du Tonquiu, de l’Obi, de Ienisseï, en Asie; de la Siilru, eu Afrique; de St-Laureut, en Amérique. Beaucoup ■lu go.fi s sont formés par des embouchure» de grande» rivière» : tel est le caual «lu Saiut-Guorge eu Angleterre. — On a appelé golfes ouverts des enfoncement» qui commencent par simuler un golfe, mais au liout desquels se trouve uu passage; il faut réserver a ces bras de mer le nom de manche.
GOLIATH (par allusion au géant Goliath ), Go- Huthus , genre de Coléuptères pentamères «le fa famille des Lamellicornes , tribu «les Scarabées. Ces insectes sont les géauts do leur tribu : leur longueur atteint 9 ceutira. Ils ont la lèvre supérieure échanvrée en gouttière, le sternum large et les pattes antérieure» non dentelées â leur côté extérieur. Les mâles ont le chaperou fendu et prolongé «les deux côtés en forme de cornes. Ce» animaux viveut sur tes fleurs. Ou en connaît plusieurs espères, tout» s d'Afrique etd*Ainéri<juc. Le G. brillant est vert duré, avec les cornes et les tarse* noirs; le G. géant a la tête et le corselet d'un blauc jaunâtre avec des raies noires et les ailes jaunâtres.
G OU ART , Bursera. genre-type de la famille d«s Burséracécs, renferme de très-grands arbres tous
ÊXOti«|ues. Le plus remarquable est le 6. gommier (B. gummifera ), vulgairement nommé Bois à coc/i on , Bois u colophane , Cachibou, Gommier. Su crier de montagne. G’ est uu arbre propre a l’Amérique, qui s'éleva à prie de 30 mètres, et duquel découle un suc balsamique, gommeux, qui est un excellent remède contre le» plaies. Pour les caractères botaniques, Voy. Biiistnc.
GOMBO ou cümbaot, nouveau h'gume cultivé eu Algérie , appartient à la famille dos Mal v accu», et est originaire des Autilles. Voy. kxtmib.
GOMME (en latin gummC), substance solide, blanche, jaune ou rougeâtre, iiirri>tulli*uhle, d une cassure vitreuse et d’uue saveur fade, qu’exsudeut beaucoup d'arbres, et particulièrement nos arbre» fruitiers , sous la forme «l'un liquide épais et visqueux qui bientôt se durcit à l'air. Souvent, l’excrétion de ce sue n ayant pas lieu naturellement, un la détermine au moyeu d'incisions qu’on pratique sur l’écorce des arbres. On trouve d’ailleurs dus principes gommeux dans la plupart des végétaux. Ou reuroiitre dans le commerce : la G. arabique et la G. du Scni} g ai, en petites masses arrondie», tantôt blanches, tantôt rousses ou rouges, solubles dans l’eau froide, provenant «le dillureutes espèces d’dcflciai (Mimosa) «lui croissent en Egypte, sur le» bords du Nil, en Arabie et au Sénégal; la G. udragant , en petits rubans entortillé», qu’on tire «le petits arbrisseaux appel* s Astragales (Ash agalus tr agaçant ha ), qui vk-iiuent a l’Ue de Crete etaux lies environnantes; les G. dites de pays , notamment la G. de France , qui déroula dans nos contrées, à l'époqus de la maturité «1« s fruit», des abricotiers, amandier», cerisiers, pêchers, pruniers, etc. Ce» gommes ne sout jamais des corps purs, mais des mélanges, eu proportions variables, de substances c«*uq>usécs de cariwue, d’hydrogène et «l’oxygcuc ( aràbiue , cérasine, basson ne ), qui se dissolvent plus ou moins facilement dans l’eau, et l’épaississent en donnant des li«|ui«ies gluants et mucihiginoux. Les gommes sont précipitées par l'alcool. La gomme arabique est particulièrement recherchée à cause de sa grande solubilité dans l’eau froide. On emploie lus gommes dans le» arts pour fabriquer l’encre et le riragu, épaissir les couleurs, apprêter et lustrer les étoffes. Les gommes de France vont utilisées dans la chapellerie pour l’apprêt du feutre. Les médecins prescrivent les gomme» à cause de leurs propriétés adoucissantes : elles entrent dans la composition de beaucoup de sirops, du pastilles, de potions, etc.; le» pâtes de guimauve et do jujube nu sout que dus mélanges de gomme arabique et de sucre, aromatisés avec le jus de ces piaules. Dans les pays de l'Afrique où les gommes abondent, le» indigènes les emploient comme nourriture. — On fabrique une Gomme artificielle au moyen d’une légère torréfaction de la fécule; mai» cotte gomme, dite Lèiocome (Voy. ce mot), diffère des gommes naturelles par certains caractères chimiques.
On donne improprement le uom de Gommet-rcsines a «tes matières très-diverses, qui exsudent, il est vrai , de certain» arbres comme le» gomme» proprement dites, mais qui contieuneut des principes résineux très-differents des substances gommeuses, et souvent des huiles essentielles qui leur douiient de l’odeur. Ou rauge parmi les gommes résines : le Suc d’aloès, la G. ammoniaque, Y Assa fœtida. le Bdellium, le Copal , la G. élémi, V Euphorbe, le Galba • nutn, la G.-gutte, la Gui tu- percha, la Myrrhe, 1 O/iban. VOpoponax et la Scammonée. Voy. ce» mots.
Gomme ammoniaque , espèce de gomme-résine , ordinairement eu larmes blanche», fournie par une Omhellifère, le Dorema armeniacum, qui croit eu Perse. On remploie en médecine, à l’extérieur, sous forme d’emplâtre , et à l’intérieur comine excitant dans le traitement de l’asthme et de» catarrhes pulmonaire» chroniques.