‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 471 sur 508 · COÏT · texte numérisé non relu

COÏT

solaire ( Voy. ce mot). — Lu» observations de l'ombre du guomou ont fait reconnaître la diminution prog lessive do l’obliquité de l'écliptique.

Gnomon se dit eucoro d'une ouverture plut ou moius élevée, par laquelle, daus le but aussi de connaître la hauteur du soleil , on introduit un rayon solaire sur une ligne méridienne parfaitement horizon talo et où l'ou marque les Uugcüles de la distauce au zmiilli.

Ce mot est enfin employé, mais avec peu dVzacti tude , comme synonyme de Cadran solaire.

C.NOMUNIQÜÉ, seieuce dos gnomons et art de tracer les cadrans solaires (Voy. camus et gnomon). Ou eu trouvera les procédés décrits dans \n Manuel de tinomonique de M. Boulereau {Collection Boret).

GNOSE (du grec y nos i s , connaissance ), prétendue science privilégiée, réservée aux seuls Guostiqucs,étuitobteuue par une iutuitiou immédiate. Va//. gnostiquks au Dict. uni v. d'IIist. et de Ge'oyr.

GNOU, Antilope ynus, espèce de Mammifère ruminant du genre Antilupe. C’est un animal plus grand que les autres Antilopes, d’un aspect farouche, et qui a la Tare recouverte de poils épais. Son pelage est fauve ou brun ; la queue est garnie de longs poils blancs. Avec le mulle et les cornes du boeuf, il a lez jambes du cerf, et la belle encolure, la crinière et la croupe du cheval. Une seconde crinière, toute uoire, lui défend la face inférieure du cou. Enfiu, sa queue est longue et terminée par uu fiocou de lougs poils. Cette espece habile l'Afrique et l'Amérique méridionales; elle parait difficile à apprivoiser.

GOBELET (du latin cupa ). A la cour îles rois de Frnuce, le Service dit du gobelet était un des 7 offices de ta maison du roi : il comprenait le pain, le vin, le fruit et le liuge pour la bouche du roi. On appelait chef dugobelet. ou simplement gobelet , le premier des olliciersde la bouche du roi. V. Echanson.

Bans l'ani'ieune Pharmaceutique, ou appelait gobelet émétique un gobelet de métal dans la composition duquel U entrait de l'antimoine, et qui communiquait une vertu émétique a la liqueur qu ou y laissait séjourner. Ou y a renoncé, parce que la quantité d’émétique dissoute n'était (ta* constante , et qu’il eu résultait souvent des accidents. 11 y avait de même des gobelets de quassia , de tamaris , etc.

COBEl.feTS (JOUEUR DK). Voy. PRESTIDIGITATEUR.

00BE-M0UC11LS, Muscicapa , guuru d’oiseaux de l’ordre des Passereaux deutiruslrcs : bec moyen , d’une longueur et d'une largeur moyennes, élargi et déprimé a la hase, qui est hérissée de longs poils; comprimé et échaucré vers la poiute , ou très-acéré. Ces oiseaux sont répandus sur tout le globe. Ils se nourrissent d’insectes. Ils sont migrateurs : ils arrivent au printemps dans les pays tempérés, et partent eu automne, après avoir niché. Ils vivent dans les lieux retirés, sur le sommet des arbres les plus élevés; leur cri est aigu et monotone. On trouve en Europe le G. gris M. grisola}, qui est long de 12 a 15 Cenlirn.; il a lu poitrine, les lianes, le cou et lez parties supérieures d'un bruu rendre, la gorge elle ventre blancs. Le G.àcollier(M. fl/6ïco//u) est long •le 10 à 12 cculim. Il a les parties inférieures et le front blancs, le sommet de la tète noir, ainsi que la queue et le dos. Le G. Uc-fiyue \M. luctuosa), long •('environ 12 centim., est d'un beau noir, excepté Je front, qui esL blanc, ainsi que les parties iuférieures.

GOBETIS. Voy. crépi.

GOBIE (du grec Kôbios, nom d'un poisson analogue), Gobius, vulgairement Goujon de mer, geure «le poissons Acantboplérygiens, type de la famille •les Gobioides, se distingue aux rayous flexibles de scs nageoires, à ses ventrales réunies sur toute leur longueur; à ses deux dorsales et & ses dents en velours, disposées sur une seule rangée à chaque mâchoire. Ou trouve ces poissons dans tou Les les mers, quelques-uns même dans les fleuves. L’espèce type

est le Boulereau noir (G. niger ), que l'on pèche sur uos cèles en mars et en avril, il u'a que 12 u 13 centim. de lougueur; mais sa chair est estimée.

GOBIO, gobius, noms latins du Goujon.

GOBIOIDES (de Gobie , geure type), famille de poissons Àeanthoptérygieiis , caractérisée par ses ventrales attachées sous ses pectorales, un peu en avant, et réunies par leur bord iulerne de manière à nu former qu'une seule nageoire qui devient une ,sorte de veutouse pour le poisson, ('elle famille renferme les genres Gobie, Blennie , Anairhique, Calliohume , etc.

GODILLE ou goudili.e, aviron qui, placé daus une entaille arruudie sur l'arriéré d'uue petite embarcation, sert à l'homme qui la manie à diriger aeul cette embarcation soit sur une rivière, soit même sur la mer quand elle n'est pas trop mauvaise. Cette manière de naviguer, qui imite les mouvements de la queue du itokson , s'appelle godiller.

GODIVEAU (de goilebillaua:, tripes de bœuf avec lesquelles on faisait d’abord ces pâtés), pété chaud composé d’auduuilleltes , de hachis de veau qui se met ordinairement eu boulettes, et de héatilles (ris de veau, créiez de coq, champignons, etc.). Ou n'en fait plus aujourd'hui. Les tourtes d’entrée et les Yole-au-vcnt lez ont remplacés.

GODKON OU CAUDERON. Voy. «AUDF.ROK.

GOELAND, La rus , oiseau de mer qui forme une. secüoQ du genre Mouette, renferme les plus grosses especes, c.-é-d. celles qui atteignent au moius U taille du canard, et qui out les jambes à demi nues ot les formes lourdes et massives. La principale espèce est le G. burgmeister (L. glaucus)yqnï habite les contrées septentrionales du l’ancien monde, et ue se voit que rarement sur uns cotes. Cet oiseau est d’un bleu cendré avec uu cercle rouge autour des paupières et des iris muges. Il est doué d’un appareil de vol zi puissant qu'il fait, eu suivaut les navires, des traversées de 3,000 kilora. saus se reposer. 11 dépose ses œufs sur les rochers de la mer, et se nourrit de cadavres, soit d'hotnrues,soiL de poivsous.

GOELETTE ( de goéland ? ), navire léger, de 50 a 100 tonneaux, allongé, peu large, construit essen- Uttllemeiilpour la course. Il porte 2 mâts, furl incliut s en arrière, sa grande voile ut sa voile de misaine trapétoidalo euverguées à une corne ou pic, et presque toujours dez niALs hauts sortant des huniers, parfois uue voile de forluue à l.a vergue carrée de 1 avant, et des focs. Ou l'arme eu uuerre avec de petite artillerie, et il sert de mouche ou d'aviso. Les corsaires sous l’Empire eu avaient de fort jolies et d'uue marche supérieure. Le commerce s’eu sert aussi beaucoup dans les parages où la mer est basse.

GOEMON, nom donuésur quelque* côtes de France aux piaules marines jetées sur ces côtes ou ramassées sur les rochers, et qui fournissent aux habitants un engrais précieux pour les champs. Parmi ces piaules sont des Fwus , des Varechs , des Laminaires t des Si/iquaires, des Lorées , etc. Cet engrais se décompose lentement et est tres-propre à maintenir la fraîcheur de la terre.

GOEl’lE (eu grec aoéteia , formé de goé t, sorcier, imposteur), espece ue magie par laquelle on invoquait lez génies malfaisants pour nuire aux hommes: c’est Topiiosé do Théurgie. On réunissait pour augmenter le lie l des pratiques de la goétie tout ce qui pouvait ébrauler l'imagination : nuit oliscure, caverne souterraine, proximité des tombeaux, ossements de morts, victimes noires, sourds gémissements, etc.; quelquefois même ou sacrifiait, dit-on, de jeunes enfauU pour chercher l'avenir dans leurs entrailles. C'est dam* les dentiers temps du paganisme que Tou se livra à ces pratiques, ridicules quand elles n'étaient pas horribles et criminelles.

GOITBE (qu'on fait dériver, par corruption, du latin guttur , gorge), dit aussi Thyroïdite , tumeur

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