‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 482 sur 508 · G K EF · texte numérisé non relu

G K EF

imitation des dessins coloriés à l'aquarelle, n’est qu'une application de la précédente; la différence, c’est qu il faut multiplier les plauches, chacune devant avoir sa couleur.

6°. Pour la Gr. de la musique , les planches sont d'étain, de 3 millimètres d’épaisseur, b il y a des paroles a graver, c’est par la que l'on commence, et c’est l'affaire du graveur en taille-douce. Les lignes des portées se graveut avec uu instrument dit couteau; puis on les ébarbe avec le grattoir; on polit au brunissoir. Les notes sont frappes au poinçon , au moyeu d’uu petit maillet. Les liaisons, les silences. les accolades se font avec 1 'échoppe.

11. Gravure en relief. La C »r. en relief ou en taille d'épargne se fait ordinairement sur bois (sur le buis ou le poirier), niais aussi quelquefois sur cuivreou sur acier. Elle comprend : 1° la tir. « une seule taille: là planche étant bien dressée et saupoudrée de sandaraque, l'artiste trace sou dessin à la plume ; il enlève ensuite toutes les parties restées blanches, de manière & laisser eu saillie tous les Irails et toutes les hachures, qui deviennent autant de tailles; il se sert pour cela d'une lame longue et étroite, dite pointe, et, quaud l’espace à enlever est grand , d une gouge, qu'il frappeavec le maillet ; aujourd hui, on se sert aussi du burin, et ou grave de préférence sur le bois debout; — 2» la Gr. ù plusieurs tailles, ou en clair-obscur, en camaïeu, qui ne différé du la précédente que parce qu'un se sert de plusieurs plauches pour uu même dessin, lorsqu'il doit être reproduit avec diverses couleurs; — 3° la Gr.de vignettes, sur cuivre et sur acier, qui comprend la gravure des cachets et estampilles , des plauches pour billets de banque et pour certaines éditions de luxe.

t Ul. Gravure en bas-relief. La Gr. en bas-relief s'exécute sur pierres Gués; elle est connue sous le nom de Glyptique ( Voy . ce mot).

Pour la gravure des médailles , Voy. médailles.

Pour la reproduction des gravures par l’impression , Voy. ESTAMPES et IMPRESSION.

L’art du la gravure, et principalement de la gravure en creux, était connu des anciens [Voy. glyptique) ; mais ce no fut qu'au xv* siecle qu’on imagina de tirer des épreuves des planches gravées sur métal. On en attribue l’invention à Maso Finiguerra (1452). La gravure h l’eau-forte est due , suivant les Italien*, a Fr. Maxxuoli, dit le Parmesan ; suivant les Allemands, à Albert Durer. Parmi les plus célébrés graveurs a l'eau-forte et au burin , on cite surtout, outre Albert Durer, les Blœmaert, Marc- Antoine, Kdclinck, Cal lot, Masson, Nauteuil, Audran, Van der Meulen, Aliamct; et, du nos jours, le baron Dunoyer, Fomler, Calamalta, llenriquel, etc.

La gravure sur bois parait être d'origine moderne : ta Chinois la connaissaient, il est vrai, dès le xi» siècle, et les Indiens dès le xiu®; maison n’en trouve Joint de trace eu Europe avant le xv® siècle. On cite tornmo s’étant distingués en ce genre Bernard Milne (1445), les Papillon, Beugnct, Bougon, Thompson, Nesbitt , Gubilz, Best, Leloir, etc.

Ou doit un Traité de la Gravure à l'eau-forte et au burin à Abr. Bosse (Paris, 1758} ; à P. Dcleschamps (1836), etc.; du la Gr. en bois à Papillon ,l*aris, 1766) ut à Jackson (Londres, 1839); de la hc. en pierres fines à L. Natter (Londres, 1751). Liifin MM. Perrot et Malcpeyre ont publié un Traité complet de la gravure en tous genres (ilaus la collection des manuels Roret). — Jansen, Huiler, Léon de Labbrde, Rob. Dumesuil, etc., ont écrit 1 ’Htstaire de la gravure; Basa u a donné un Dictionnaire des gruoeurs (Paris, 1789). M. Dumesnil a publié le Peintre-graveur français, catalogue raisonné des «lampes do graveurs français, 1835 et auuecs suiv. GRàZIOSO. Voy. gracioso.

GRF.àL (le saint). V. le Dict. unie. cTHist.et de G.

GREBE, PodicejM, genre d’oiseaux de la famille

des Palmipèdes plongeurs : corps oblong, tète arroudie, cou allongé ; bec plus long que la tète, robuste , droit; yeux placés a Heur de tête; tarses dénués de plumes, doigts des pieds réunis à leur base par une membrane ; queue nulle , ailes moyennes. Les grèbes vivent sur les mers et les rivières : ils nagent avec facilité; leur plumage est doux et satiné, principalement eu dessous; on en fait de jolies fourrures. Les Grèbes su trouvent dans les deux continents; ils vivent de poissons, d’insectes et de mollusques. Le Gr. huppé, type du genre, est long de 45 a 50 centimètres. 11 a les plumes de la tête allongées, et partagées, en arriéré, en deux faisceaux qui représentent deux espèces de cornes, rousse* et noires à la pointe; la face est d’un blanc roussàtrc; son corps est brun noir en dessus , blanc argenté eu dessous; l'iris et les pieds sont rougeùlres. Cette espèce habite la France et niche dans les roseaux.

GRECQUE, ornement d'architecture compose d'une suite de lignes droites parallèles qui reviennent sur elles-mêmes, en formant toujours des angles droits. Il s’emploie ordinairement dans les frises.

GREDIN , sorte de petit cliieu do race anglaise , k longs poils et de couleur noire.

GREEMENT (de gréer , pour agréer , dans le sens vieilli d'approprier ), sc prend : 1° pour l’action do gréer un navire ; 2“ pour I ensemble de tout ce qui sert & le gréer. — Uu varie sur les espèces d’objets qu’embrasse le mot de aréement. Généralement , on en exclut le» voiles , et l’on ne regarde comme le Composant OU* le système Complet dus poulies et des cordages. L art du gréement a reçu dos perfectionnement* considérables depuis 60 an». Les cordage», beaucoup inoius gros, sont d'égale force; les poulies, par conséquent, ont diminué de dimension : par là , le poids , jadis énorme , des gréements surcharge infiuimuit moins le navire.

GREFFE, greffier (du bas latin graphiarius ou oreffarius, tiré du grec graphô , écrire). Le Greffe est ïe lieu où w classent et se conservent les registres des causes, les notes prises aux interrogatoires préalables et aux débats judiciaire*, les procès-verbaux , les minutes des jugements. L’ensemble de toutes ce» pièces e«t conservé par des fonctionnaires spéciaux dits greffiers, qui, de plus, tiennent le registre des causes, recueillent les notes, qu'ils rédigent ensuite, et délivrent des expéditions cor iflées de» jugements et arrêts. C’est au greffe aussi que s’acquittent les droits de justice et les amendes. Va juge de paix n’a d'ordinaire qu'un greffier. Les tribunaux de I" instance et de commerce ont, en outre, un ou plusieurs greffiers adjoints. Dans les cours d’appel, le nombre de ce$ derniers est bien plus considérable. Le premier des greniers se nomme greffier en chef. Outre ses appointements fîtes, qui sont médiocres, le greffier en chef touche uu droit par chaque rôle d’expédition qu’il délivre, ce qui, dans certaines localités, rond son poste très-lucratif. — Le greffier de cour d’appc) doit avoir 27 ans, ceux de tribunal de 1“ instance et de justice de paix, 25. Leurs charges se vendent de gré & gré, mais avec l’approbation du président du tribunal ou du premier président de la cour d’appel. La nomination ou plutôt l’institution est faite par le chef de l’Etat.

- Les greffiers font partie intégrante des cours et tribunaux ; ils sont responsables vis-à-vis du tribunal et de l’Etat.

greffe, branche ou bourgeon que l'on enlève à une plaute, à un arbre d’espèce cultivée, et que l’on implante sur un autre sujet, qui est ordinairement un sauvageon. On appelle aussi greffe l'opération ellemôme par laquelle ou unit la branche ou le bourgeon au sujet, pour qu’ils s'identifient avec lui et qu'ils y croissent comme sur leur tige naturelle. Certaines conditions sont indispensables pour le succès d’ane greffe. Ce sont ; 1« l'absence de l*air : 2° lu

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