GUAZ
GROUP, tac cacheté plein d’ur ou d'argent qu’on envoie d’une Tille a une autre. La valeur de» groupe varie selon les pays. On en fait graud usage A Marseille et en Italie, dans le commerce avec le Lev&ut, où les billets ne sont pas en usage.
GRUAU (du latin barbare grufellum, diminutif de grutum, mêmesignif.), partie du blé de froment qui enveloppe le germedu grain; c’est la plus nourrissante et la plus abondante en gluten ; elle est aussi la plus dure du grain, et ne se broie d'abord qu iroparfai tentent sous les meules, À moins de tenir celles-ci très- rapprochées ; alors le gruau sort du blutage sous la forme d’un sable plus ou moins fin. Dans cet état imparfait de pulvérisation , il se vend dans le commerce, sous le nom de semoule, pour le service de la table. Soumis de nouveau À la mouture par l'action de meules plus rapprochées, les gruaux donnent des produits farineux d’une qualité supérieure, dits farines de gruaux , avec laquelle on fait les pains de gruau, très-recherchés par les estomacs délirais. On divise les farines de gruaux en première, deuxième, troisième, etc., suivant qu'ils out été repris sous Il s meules une, deux ou trois fois. Les premières de gruaux sont beaucoup plus pures que les autres. La plus parfaite des fariues de gruaux est celle dite de gruaux de sasserie, parce qu'en outre des blutages ordinaires, elle a encore été soumise à l'action de sas, de tamis et de ventilateurs qui en ont extrait toutes les piqûres ou parties d'issues. Cette espèce «le farine exige un travail tres-perfeelionné qui eu ilève considérablement le prix.
On donne aussi le nom de gruau : 1® a l’avoine dépouillée de sou enveloppe extérieure ou de la balle florale par une espèce de mouture : ce gruau d'avoine ne peut pas servir à faire du pain ; mais sa décoction , dite eau de gruau , est regardée comme délayante et adoucissante ; 2® à l'orge dépouillée de son enveloppe et arrondie do maniéré à former Y orge perle; on s’en sert, ainsi que du gruau d'avoine. pour faire une boisson rafraîchissante recommandée aux estomacs irrités ; 3° h une pAte de pomme» de terre réduite en petits grains qui lui douucut l'aspect du sagou ; on en fait une bouillie.
GRUE (eu grec , géranot , en latin, Grus), genre d'oiseaux de l'ordre des Echassiers et de la famille des Cu U ri rosi res : bec long, droit, pointu, comprimé latéralement ; narines situées dans un sillon, et couvertes en arrière par une membrane; tarses nus, très-longs; doigts externes unis à leur base par une membrane. Les grues vivent de poissons, «le reptiles. et quelquefois de graines et de plantes aquatiques. Elles voyagent en volant sur deux liles en forme de V,el avant un chef à leur tète. Elles ont des sentinelles lorsqu'elles stationnent pour dormir. Elles fout leur uid sur uue petite élévation où elles puissent se tenir commo à cheval pour couver leurs œufs. L’espèce la plus connue est la Grue cendrée, qui & le sommet du la této rouge, la gorge et l’occiput noirAlres, et le reste du corps d*un gris cundré. Elle nous arrive, en automne, du nord «le l'Europe, pour se rendre en Afrique et dans l’Asie méridionale. — Pour la Grue couronnée ,Voy . oiseau royal.
crus, niacliine à mouvoir de lourds fardeaux , se compose d'uu long levier suspendu par son milieu sur un arbre ou axe vertical, et aux extrémités duquel est une poulie où passe un cible renvoyé par plusieurs poulies vers l’autre extrémité «lu levier, et communiquant au cylindre d’un treuil. Le treuil met toute la machine eu action. Au cAblc est attaché l'objet a mouvoir, et A mesure que le câble s'enroule autour du cylindre, la grue élève le fardeau. La gruu est aiusi uoimnëe à cause de la longueur de son levier (6,7, 8 mi tres, et même plu»), qui lui donne certaine analogie d'aspect avec le cou de la Grue. — La chèvre est une variante «le la grue.
GRUER1E (que Roquefort dérive par corruption
de dru*, chêne), nom donné , sous Panejenne monarchie française : 1® a uue petite juridiction que le roi s’attribuait sur certaines forêts, et qui connaissait des dommages qui pouvaient y être faits; 2“ à un droit prélevé sur ces mêmes forêts. Les prélèvements avaient lieu dans des bois appartenant soit à des gens de main-morte, soit à des particuliers , et ri.hsjÿtaicutuu amendes, confiscations et autresdroits de justice, plus une portion du prix des bois vendus. — La juridiction de la Gruerie s’exerçait et dans ces bois dits bois de gruerie, cl dans les propres bois de la ronronne. Dans tes premiers , le roi eutrateu&it des oilirh-rs particuliers, dilsgruyers, tant pour percevoir les droits qui lui revenaient, que pour connaître des délits, abus et malversations.
GRUME, bois coupé qui a encore son écorce. Ou fait avec lu bois en grume des chaises, des meubles rustiques pour les jardins, des jardinières, etc.
GRUNSTEIN, c.-4-d. pierre verte, nom donné par les Allemands à la Diorite.
GRUPPETTO ,ou en français groupe, ornement musical formé de trois ou quatre petites notes ascendantes ou descendantes, dont la valeur se prend en avant de la note qui eu est affectée. On indique quelquefois 1e gruppello au moyen de ce signe un.
GRUYER. Voy. gruerie.
GRUYERE (fromauk de). Voy. fromage.
(.U Y ELIDES, famille d’insectes. Voy. grilloh.
GRYPHE. Voy . gripre et griffon.
GRYPllEE (du grec grypos. crochu) , GrypJura, Relire de M«dlusquc6 détache des Huîtres par Lamarck . Ils sont caractérisés par leur crochet saillant, tourné en spirale, et par leurs valves , dont l’inférieure est grande et concave . tandis que la supérieure est petite et plane. Les ürvphôes sont très-rares ; mais les Gryphites , qui sont les gryphée* fossiles, sout trèsaboudauts dans le calcaire argileux qui avoisine les gn s rouges et bigarrés. Le type de ce genre est la Gryphée arquée (Gr. arcuata), qui a sou crochet perpendiculaire ou subpcrpendiculaire.
GRYPHITE, gryphée fossile. Voy. ce mot.
GUACUARO (nom «lu lieu où fut trouvée l'espèce type, dans la province de Cumana), Steatorms , genre de Passereaux de la famille des Caprimulgidés ou Engoulevents, propre A l’Amérique. Cet oiseau est gros comme un pigeon; il est long d environ 50 centimètres, et a 1 mètre d’envergure. Son plumage est roux marron , a reflets mêlés de bruu et de verdâtre , et tacheté du noir et de blanc. Le bec est fort, solide, gris rougeâtre. La mandibule supérieure est terminée par un crochet aigu qui dépasse la mandibule inférieure. Les guacharos vivent «le graines. L’espèce type est le G. de Caripe, qui, soumis nu feu. fournit une graisse limpide également recherchée pour la cuisine et l’éclairage. Cet oiseau , connu depuis 1800, a été décrit par M. de Humboldl.
GUAN. Voy. pênêlope. — GCANACO. Voy. lama.
GUANO, substance «l'un jaïius foncé, d’une odeur forte et ambrée, qui forme, au Pérou et dans nombre d’ilôts déserts de la uier du Sud, notamment aux Iles Lnbos, des dépôts de 16 à 20 mètres d’épaisseur, et très-étendus. On en attribue l’origine à l'accumulation de» excréments d’une foule d’oiseaux qui habitent ccs parages, notamment à ceux des genres Ardea et Phénicoptcre. C’est un excellent engrais , et plusieurs établissements, nommés guancros, sont consacrés A son exploitation. Longtemps pourtant cette exploitation ne s’étendit pas hors du Pérou ; mais , depuis quelques années , on en exporte une grande quantité en Europe. La quantité exportée en 1851 s’est élevée à 251,230 tonneaux , chargeant 396 navires.
GUAZUMA, dit aussi Mutombo , Bubrome , finis (VOnne , Orme ou Cèdre (T Amérique, genre delà fhro. des Byttnériarêes, renferme des arbres de l'Amérique tropicale, couverts d'un duvet cotonneux, K feuilles alternes, A fleurs de 5 pétales, entourées
d’ii u calice bl ou triparti. L'espèce type e*t le G. à feuilles d'orme, qui atteint 15 métrés rie hauteur, et dont la cime élevée se charge de petites fleurs d’un blauc pâle, réunies en corymbes axillaires. Aux Antilles et au Brésil, on piaule de belles avenues de ces arbres; avec le bois, qui est d'un travail facile,
00 Tait des barriques pour les sucres bruts ; les fruits servent a fabriquer une espece de bicre qui, distillée, donne une liqueur alcoolique d’un goût agréable; les feuilles s’emploient eu cataplasmes, et les graines servent a la Mûurriture du bétail.
GUE, en lal. iw/um, emplarementdanslelitd’une rivière où le fond est assez ferme et l'eau assez peu profonde pour qu'on puisse le traverser A pied ou à cheval. La profondeur d’un gué ne doit pas excéder
1 métré dans le premier cas et dans le secoud. Le passage des gués est de la plus haute importance dans l'Art militaire. M. le capilaiue Maillot a publié un Essai d'une instruction sur le passage des rivières (Paria, 1835, in-8).
GUERRES, adorateurs du feu. Voy. le Dicl. univ. (T lits/, et de Géogr .
Gl'ÈDE ou culsdb, nom vulgaire du pastel employé pour teindre en bleu et en noir. Il se faisait autrefois un grand commerce de cette plante A Saint- Denis (Seine). Un v voit encore une place appelée le marché des guèdes. A Rouen, on appelle guedon le teinturier qui teint en bleu. loi/, pastel.
GUENON. Ce mut qui , dans l'usage vulgaire, est donné a toute ft-indle de singe, désigne, eu Zoologie, un genre de Mammifères quadrumanes, de la famille des Singes, qu’on nomme aussi Cercopithè- Mie, c.-A-d. Singe à queue. Ces singes sont caractérisés par des formes grêles , une longue queue , un uiuseau court, un nez peu saillant, des callosités initiatiques, des abajoues et une taille de 4 a 6 décimètres , du museau A l anus. Ils vivent dans les forèU, et sont tres-agiles. Jeunes, ils s’apprivoisent avec facilité; mais ils deviennent indociles en vieillissant. Ils sont originaires d'Afrique, où ils vivent eu troupes, avec des sentiuelles toujours en faction. A l'approche du danger, ils se réfugient sur les arbres, d'où ils assaillent l'ennemi d'une grêle de fruits et de branches cassées. Ni leurs petits tombent ou sont blessés, les femelles s'élancent près d’eux et se font tuer en cherchant à les emporter. Les especes remarquables sont : la G. tnone (G. mono) , qui a le pelage marron . le dessus des extrémités noires, et deux taches blanchâtres sur chaque fesse; on la trouve sur la cûte occidentale d Afrique ; — la G. cal li triche (C. sahteus), ap]»clêe aussi Singe vert ou Singe de saint Jacques ; celte espece vient du Sénégal : elle est verdâtre en dessus, blanche en dessous, a la face noire, le bout de la queue jaune ; — le Grivel cT Abyssinie. Voy. grivbt.
GUEPARD , Félix inhala, espèce du genre Chat, appelé aussi Léopard à crinière et Tigre des chasseurs. Cet animal habite l'Asie et l'Afrique, il est de la taille de la panthère ; il a le corps plus élancé
la télé plus petite. Sa peau est d’un blanc jaunétre, parsemée de taches noires, rondes, d’environ 3 décimètres de diamètre. Ses doigts sont allongés et inunis d'ongles crochus. Un l’apprivoise et un le dresse i pour U cba>se de la gazelle.
GUEPE, Vespa, genre d'insectes Hyménoptères, de la famille des Diploptèrcs, section des Porte-aiguillons: mandibules courtes, mâchoires allongées, antennes coudées, et jambes postérieures pourvues de 2 épines à l'extrémité. Leur oouleur est uoire ou l'aune, mélangée de jaune. Les Guêpes vivent en so- ' 'élé comme les abeilles et les fourmis, et construis 4*!nt, comme les premières, des ruches appelées guépiers. Elles sont armées d'un aiguillon qui verse dans les piqûres qu’il a faites un liquide empoisonné.
mguRE et abeille). — La G. commune établit *un nid dans la terre, et le construit d'une substance
papy racée d’un gris cendré. Ce nid est souvent situé A plus d’un mi tre de profondeur, et renferme ordinairement plusieurs milliersd’individus. La G. rousse est une seconde espèce de nos pays; elle est plus petite que la précédente, et fait sou nid eutre les branches des arbustes. Une troisième espèce, plus grande et plus dangereuse que les deux autres, est le Frelon, bien routiu dans les campagnes pour les ravages qu'il fait daus les ruches d'abeilles ( Voy. frelon). La G.cartonnière, si remarquable par la construction de son nid, se trouve en Amérique. V. carto.vmerk.
GUÊPIER ( parce que les guêpes sont leur principale nourriture), lierons, genre d'oiseaux de l'ordre des Passereaux et de la famille desSyndactyles : corps efillc, paré de couleurs agréables ; tète arrondie et couverte de plumes; col court; bec allongé et aigu; jambes eouites et dépourvues de plumes. Les oi-eaux habitent les régions le» plus chaudes de l'ancien moudu, et vivent d’abeilles et de guêpes, l ue espèce de nos pays, le G. commun (Al. apiaster ), est long de 30 centimètres, et a le frout blanc, nuancé de vordAtro ; le derrière de la tête et le haut du dos, marrons, et le reste du dos, d’un roux jauuAtre ; sa gorge est jaune , son bec noir, T iris de ses yeux rouge, sa queue verdâtre, et ses pieds bruns.
Mtell. nid ou ruche des guêpes. Voy ccêpe.
GUERET ( du latin vervactutn , terre uon ensemencée). Ce mot désigne : 1° une teiro labourée sans être cependant ensemencée; 2° une terre inculte et inra(table du rien produire; 3° un champ laissé en repos après avoir été cultivé.
Eu Poésie, Guéret est le plus souvent synouytue •le chaînas ou de moissons.
GUÉRILLAS, nom donné en Espagne aux bandes irrégulières qui font la guerre de montagne cl surtout d'embuscade. Voy. ce mot au Ùict. univ. d'Hist. et de (iéqyr.
GUERRE (de l’ancien saxon wer ou ger, qui a la même signification). Ou distingue: G. offensive et G. défensive ; G. de cam panne et G. de siège, tou* mots qui se déflnisseul d eux-mêmes.
Dans l'Histoire, ou connaît des G. sacre'es, d-s G. de religion, des G. sociales, de* G. privées, etc. Voy. ces mots au Dict. univ. d'Hist. et de Géogr.
L’histoire du la guerre remonte aux premiers Aucs du monde. C’est dans la Bible qu'on trouve les notion* les plus anciennes sur l’Art de la guerre en Orient. Les Mettes et les Perses se firent remarquer de lionne heure pur leurs armées innombrables, leur cavalerie et leurs chars armés de faux; les Indiens, i.ir leurs éléphants. D’Asie , cet art fut importé eu !uropo,où il fit de grands progrès, d'abord chez les Grecs, surtout chez les Spartiates, les Athéniens, les Thébains, et chez les Macédoniens, inventeurs de la pWan^e.puischezIcsRomains^uicréereDtla/êpioii «*i perfectionnèrent les anne» de jet et celles de main. L'invasion des Barbares fut une époque de décadence pour l'art do la guerre ; au moyeu Age, la chevalerie n 'offrit plus guère que de brillants faits d'armes, des traite du bravoure isolés; mais nul esprit d'ensemble, nulle idée de tactique. Au xv* siècle, l'invention du la poudre A canon révolutionna l’art de la guerre et rendit inutiles les pesantes armures du moyen âge. Le xvii» siècle fut 1 époque des grandes manœuvres, des guerres longues et systématiques, des sièges savants ; au xvm« siècle, Frédéric le Grand fit faire un pas immense A l’art de la guerre : en instruisant mieux ses soldats, il put étonuer ses rivaux par la promptitude de scs mouvements et la hardiesse de sus opérations; cependant il fallut les guerres de la République et celles de l’Empire pour qu’on sortit du système de lenteur et de combinaisons prudentes usité jusqu'alors. Napolcou enseigna A agir par masses compactes de maniéré A frapper des coups décisifs , A diviser les forces do reuueini , A l'isoler de scs ressources, A le troubler par des
(il-ET
en
marches hardies et rapides, eaméfnc temps que par l’ensemble des attaques.
Arrien , Polycn , Êlien , Onosander , l’empereur Léon, chez les Grecs; César, Végèce, Frontin, Modcstus,chez lcsRomaiu»,ont écrit sur l'art de la guerre. Chez les modernes, on estime surtout les traités de Guibcrt, Folard, Ternay, Turpin de Crissé, Puysé2nr,Koch. Jomini,Rogniat; ainsi que les mémoires de Montecuculli, de Frédéric le Grand, du maréchal de Saxe . de l'archiduc Charles et de Napoléon. On doit h aEcrammerville un Essai historique sur P Art de la guerre (1789-90), et à Carrion-Nisas une Histoire générale de Part militaire (1823). Vu g.
aussi TACTIQUE, STRATÉGIE, SIÈGES, BATAILLES, CtC.
La guerre est uu tléau que les amis de l'humanité ont de tout temps cherché â combattre, ou du moins à restreindre : c’est dans ce but que furent établies les Amphictyonies des Grecs, et les Trêves de Dieu au moyen âge. Dans les temps plus rapprochés de nous, on à vu les Quakers analhématiser la guerre, et refuser obstinément d’y prendre aucune part; au dernier siècle, l’abbé de Saint-Pierre crut avoir trouvé, dans la création d’un tribunal suprême des nations, le moyen d’assurer la paix perjxilue/le; euliu, de nos jours, U s’est formé un Congrès de lu paix [Voy. paix), qui malheureusement n’a pas eu, jusqu’il, plus d’effets que tous les efforts précédents.
guerre (ministère RE la ), ministère chargé de tout ce qui concerne l’administration de l’armée de terre envisagée à la fois sous le rapport militaire et sous le rapport économique. Il a, dans son ressort , outre l’armée proprement dite, les établissements et bâtiments militaires , tels que places fortes , arsenaux, dépôt de la guerre ; les tribuuaux et prisons militaires, les écoles spéciale», etc. Souveut modifié dans sa constitution, le ministère do la Guerre comprend aujourd'hui, outre le cabinet du ministre et le secrétariat général , les services dos élats-majors , de l’infanterie, de l’artillerie et du génie, ceux de l’intendance militaire, des subsistances et hôpitaux, et de l’Algérie; les directions de la comptubili lé générale et du dépôt de la guerre, et different* comités consultatifs. — La création du ministère de la Guerre date du 1er janvier 1589 , époque où L. de Revol reçut pour la première fois le titre de Secrétaire d’Etat au département de lu guerre. Parmi les hommes célèbres qui out occupé ce poste, on cite Louvois (1602-91), le duc de Cboiseul (1761-71) , Carnot, Bcrnadotlc, Bertliier, Gouvion Saint-Cyr.Soult, etc.
GUET (de l’italien guatare , regarder), trou{>e chargée avant 1789 de la police de sûreté dans les villes de France, notamment à Paris, remonte presque à l’origine de la monarchie, mais reçut nue organisation nouvelle eu 1254, sous S. Louis. Le guet fut alors divisé à Paris en Guet royal , composé de 20 sergents ù cheval fit de 40 sergents a pied ; et Guet assis ou des mestierst ne comptant que «hts liourgeois et gens de métiers; le premier, chargé de parcourir pendant la nuit les divers quartiers de la ville ; le second stationnant dans les corps de garde
timr prêter au hesoiu main-forte au guet royal.
'un et l’autre avaient pour chef un olUciur, dit chevalier du guet : cette charge, qui conréraitde grands avantages, fut abolie en 173a. Le guet de Paris était formé en 1789 de deux compagnies de 69 hommes appelés archers ; de 111 cavaliers et d’une troupe de 852 fantassins. L’Assemblée constituante, en détruisant le guet par toute la France, le remplaça par la gendarmerie.
Le mot du guet était la méine chose qu'aujourd'hui le mot d’ordre.
GUET-APEJiS (de guetter, et du latin appenso jtede , le pied levé). Aux termes du Code pénal, art. 298 , le guet-apens consiste à attendre un individu dans le but de lui donner la mort ou d’exercer sur lui des actes de violence. Le guet-apeus entraîne
l’idée de préméditation et devient une circonstanco aggravante de tout crime ou délit ; un meurtre avec la circonstance du guet-apens est toujours puni de mort. Les coups et blessures faits dans les mômes circonstances sont punis de» travaux forcés à perpétuité, s’ils ont occasionué la mort, et dus travaux forcés à temps, s’ils out occasionné une incapacité de travail de plus de 20 jours. S'ils n’ont été suivis ni de maladie ni d’incapacité de travail, il» sont néanmoins punixd’tm emprisonnement de 2 à 5 ans et de 50 à 5o0 fr. d’amende. •
GUÊTRES (du latin vestiaria , sous-entendu res r objet d habillement . Les guêtres couvrent la jambe depuis lu genou jusqu'au cou-de-pied, et se ferment sur le côté extérieur, avec des boutons; on appelle demi-gnétres celles qui ne montent que jusqu’au mollet. Elles sc font un peau, en toile ou en coutil. Le* guétrt-s ont précédé les bas : précédemment on se servait de bandelettes ou de lanières pour s’envelopper les jambes. Les anciens ont connu les guêtres sous le nom de tibialia; mais l’usage était loin d’en être g néral. Aujourd’hui le* soldats de presque toutes les nations portent des deroi-guètres, dites guêtres, soit en drap noir, soit eu toile grise ou blanche.
GUETTEUR (de guetter). On appelle ainsi : 1« les hommes placés sur des éminence* au bord des côtes pour signaler les bâtiments qui naviguent sur la mer, ainsi que leurs manœuvres; ils ont une lunette d’approche , des pavillons d’étamine , ou bien ils font leurs signaux aveeuu télégraphe; 2° l'homme qui sc tient dans uu beffroi ou un clocher |»oiir signaler les incendies. Au moyen âge , il y avait des guetteurs dans tous les châteaux et les places fortes pour sicnaler l’approche de l’ennemi.
GUEULARD, partie supérieure d’un haut-fonrneau. (l’est par cette ouverture qu’on introduit le minerai et le charbon dans le fourneau. Voy. fourneau.
GUEULE (du latin gui a). Ce mot, qui au propre désigne la bouche de certains animaux , se dit, en Botanique, de la fleur de certaines plantes, cbmposec de deux lèvres qui formeut une espèce de gueule, et s’étend même a la plante entière : telles sont le* piaules connues dans nos jardins sous les noms de Gueule de loup ou G. de lion , qui est le Muflier (Voy. muflier), de G. de souris , qui est le Mytile; de G. noire, le Strombe ou le Vaccinium.
En Ornithologie , on appelle Gueule de four la Mésange à longue queue.
Dans la Marine, on nomme G. de loup une entaille angulaire faite dans l'extrémité daine pièce de bois, pour quelle puisse embrasser l’angle plan de deux faces adjacentes d’une autre pièce.
Dans IcBIÔson, Gueules (qui vient de l'arabe gui , rose, et non du latin ouf a, la gueule), exprime la couleur rouge. C’était Ta plus honorable de toutes et elle n'était portée que par les princes ou ceux auxquels en était spécialement octroyée la perrnis- •sion. Elle exprimait la valeur, la justice , l’amour de Dieu, etc. Les d'Albret , les No&illes, les Rohan, les Coligny, lus Rocbechouart, etc., portaient leurs armes sur un champ de gueules. — A défaut de couleur, Y émail de gueules est représenté par des hachures verticales tracées sur le fond de l'écu.
GUEUSE (de l’allemand eisen, fer?), nom donné au fer fondu tel qu’on le coule dans le sable au sortir du fourneau de fusion. D’ordinaire, on lui fait prendre la forme de grosses masses prismatiques, parallélépipèdes ou autres. Voy. fonte.
GUI,' Viscum , plante ligneuse qui vit en parasite sur les autres arbres, est un genre do la famille des Lorantbacées; on la trouve dans toute* les parties du globe. Le gui a des tiges souveut articulées, à feuilles quelquefois milles ou squammiformes, portant des fleurs unisexuelles monoïques ou dioiques, formées d'un calice tubuleux soudé à l’ovaire et d’une corolle & 4 pétales insérés au sommet du
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