GUTT
13 fr. 23 c., 6 fr.fâc., 8 fr. 82 c., et dout lui doux premiers ue valent plus que 12 fr. 56 c. et 6 fr. 27 c. Ou ue Frappe plus de tiers de guinée. — Lee premières guinée» furent frappées sous Charles 11 , avec l’or importé de la contrée de l'Afrique qui porte ce nom.
Ou appelle encore guinée une sorle de toile de coton assez fine , rayée bleu et blanc , qui vient des Indes orientales, principalement de Pondichéry, et qu’on importe eu grande quantité au Sénégal et en Guinée. Aujourd'hui, ou fabrique cette espèce d'indiennes dans plusieurs villes de France, particulièrement a Itouen , d’où on l'exporte en Afrique.
GL’ING AMADOU oucirier ne cmiXK. V. cirier.
GUINGAMP, qu’on a aussi écrit gI'incah, espace de toile de roton très-fine et tres-luslrée, qu'on fabrique A Guiugainp (Côtes-du-Nord) , et dont on fait des robes. — On a donné le même nom à une toile de coton de Pondichéry, tantôt blanche, tantôt bleue , parfois mêlée de fils d'écorce d’arbres ; il y a même des guingamps moitié soie, moitié écorce.
GUINIER, cuunL Voy. chômer.
GUIPURE (de l'anglais whip, surjet], espèce de dentelle fort belle, fort riche, soit en fil, soit en soie, où il entre de la cartisaue. Les guipures étaient autrefois d’un grand emploi, notamment sur les jupes. L’Eglise u'a jamais cessé d’en faire usage pour ses costumes de ligie. Négligées assez longtemps dans rajustement familier, elles sont redevenues de mode il y a quelques années ; c'est surtout au cou et sur les épaules, en berthes, en pèlerines, etc., qu'on les portait.
Guiper , c'est aujourd'hui faire de la guipure ou imiter la guipure par uue broderie et sur le vélin; mais , primitivement, ce fut faire du guipé. Le guipé consistait. étant donné un fil de deux brins ou davantage déjà tordus ensemble , à faire passer sur ce fil un nouveau brin qui s'enroulait autour de lui eu spirales dont le pas (comme un pas-de-vis) était uniforme sur un même guipé. Les guipés, du reste, variaient beaucoup ; ils se faisaient au moyen du gui voir, par des femmes nommées guipeuses.
GUInACA, genre de Passereaux conirostres d’Amérique , analogues à nos Gi os-becs : bec court, bombé, à côtés renflés, à burds rentrés et lisses; mandibule supérieure érbancrée à la base ; ongles petits et faibles. Ce sont des oiseaux superbel, qui ont les mœurs de nos Fringilles. Ils sont granivores. Les principales espèces sont : le Gi'os-bec rose-gorge «le la Louisiane, le Cardinal de l'Amérique septentrionale , le Bouvreuil bleu do la Caroline , et le Gros-bec bleu de ciel du Brésil.
GUIRLANDE (de l'anglais whirl, tournoiement), cordou de verdure et de fleurs auquel on donne toute espece de formes, mais surtout celle de l’arc de cercle, soit simple, soit multiple (elle forme alors des festons), et celle de la spirale (par exemple lorsqu'elle s’enroule autour d’un thyrse, d’une colonne). Les guirlandes figurent comme décor de monuments et dans la toilette des femmes. — Bar extension, on dit guirlande de perles, guirlande de pierreries.
En Marine , les guirlandes sont des pièces de bois de lougueurs et de courbures diverses qui furmeut des liaisons aux bouts des ponts des hàlimeuts, et particulièrement de l'avant de ces bâtiments, où elles sont placées horizontalement. On multiplie les guirlandes en raison de la graudeur du bâtiment.
GUITARE (du gTec kithara, lyre), Instrument de musique à 6 cordes (jadis 5), ayant la forme d’un violon très-épais et très-gros , à table plate et sans chevalet; elle est percée, au milieu, d’un grand trou circulaire, dit rosace, au moyen duquel les sons vont retentir dans la caisse et d'où ils sortent amplifiés. De ses 6 cordes, 3 sont en soie revêtue de laiton et se nomment bourdons , 3 sont en hoyau (ce sont les plus aigues). On les nomme , en partant de la plus grave (dite sixième), mi, la, re, sol, si, mi, etc. De l'une à l’autre , ou compte toujours une quarte ,
sauf de la 2* a la 3',*>ù l'iulervalle est d’une tierce majeure. Les sous s'obtiennent en pinçant avec la main droite les cordes, que pressent les doigts de la main gauche. Des divisions établies le long du manche de l'instrument, de manière a correspondre à autant de demi-tous, facilitent l'exécution. La guitare ne sert guère qu’à accompagner la voix. Cet instrument offre peu de ressources : il est monotone, ses arpèges fatiguent vite, les sons en sont voilés, l'absence de chevalet semble empêcher tout* sonorité; d'ailleurs tous les tous ne sont pas également faciles sur la guitare. Pour parer à ce dernier inconvénient, on a recours le plus souvent à un petit mécanisme qu'on adapte au manche, cl qui, haussant tout le système d’un ton et demi, transforme le do en mi bémol, etc., ou à la scord attira (désaccordage), qui n'élève les sons que d un demi-ton.
La guitare est un des plus anciens instruments : on en retrouve la figure sur les monuments égyptiens. Répandu de temps immémorial chez les Arabes et chez les Maures, il leur a été emprunté par les Espagnols, qui l'ont introduit en Europe , et chez lesquels il n’a pas cessé d’étre en vogue. Il existe nombre de Méthodes de guitare : les plus anciennes sont celles de Louis de Milan (1534), Henri «le Valderrabano (1547) ; les derniores et les meilleures, celles de Sor, Aguailo, Carrassl , etc.
GU1T-GU1T, Cœrtba, genre de Passereaux ténuirostres de la tribu des Grimpereaux : bec long et grêle, aigu à la pointe, recourbé, triangulaire ; langue divisée en deux fileta; membranes recouvrant les narines; pieds à quatre doigts. Les guit-guils vivent par troupes; Us ont tiu riche plumage, et voltige ut, comme les Colibris, autour des fleurs pour y chercher les insectes dont ils se nourrissent. Quelques-uns vivent aussi de l’espèce de miel qui découle de la canne à sucre. Ces oiseaux sont propres à l’Amérique méridionale. L'espèce principale est le Guit-guit bleu, dit aussi Sucrier et Grimpereau du Brésil, qu’on trouve aux Autillee, À la Trinité et à la Martinique. C’est un bel oiseau, long d’un décimclr**, d’un bleu lustré, avec un bandeau d’un noir velouté sur les yeux. Le G. noir bleu de Cayenne est un peu plus petit. Sou plumage est d’un beau bleu nuancé de violet, à l’exception du front, du ber, de la gorge et de la queue, qui sont d’un beau noir.
GULD, cuLDF.n ou guildkr i mots allemands qui ne sont que des formes de gold, on, nom donné, en Allemagne, à diverses monnaies, de même valeur à peu près que le florin, et qui, sans doute, étaient, dans l’origine, en or et d une valeur bien supérieure. Le guld de Manheim vaut 2 fr. 85 cent. ; dans le Brunswick , le guld de 1764 vaut 2 fr. 89 cent. ; le
uld commun, 2 fr. 59 cent.; le guld de 1795,
fr. 89 cent. : ils sont en argeut, et ou les appelle aussi florins. Dans la Hesse-Darmstadt, c'est une monnaie de compte, à GO kreutz, qui vaut 2 fr. 16 ceut. — • Le guld d’or de Hanovre vaut 8 fr. 70 cent.
GUTTA PERCHA, substance gommo- résineuse fournie par un grand arbre de la famille des Sapotacées. Ylsonandra percha, qui croit abondamment dans la presqu'île de Malacca et dans les lies de l'Asie, surtout à Sumatra, et qui s'élève jusqu'à 20 m. de hauteur. La gutta percha se présente sous forme de masses plus ou moins épaissis, rousses ou grisâtres; on l’épure par plusieurs lavages, d’abord à l’eau froide, puis à l’eau tiède et à I eau bouillante : elle devient alors poreuse, molle , adhésivc ; ou peut à volonté la réduire en lames, l’étirer en tubes, la mouler, la souder, etc. Refroidie, elle offre une solidité et une ténacité très-grandes; mais elle u’a pas l’élasticité du caoutchouc. En mêlant ces deux substauccs dans la proportion d'une partie de gutta percha et de 2 de caoutchouc , on obtient une matière très-résistante qui convient pour les objets qui exigent plus de rigidité que le caoutchouc. La
GVMN - 78V — GYMN
gulta percha est inattaquable à l?cau froide , aux alcalis et aux acides.
Depuis longtemps , les Asiatiques emploient la guLU percha à divers usages , notamment A fabriquer des manches de cognée. On n’a guère commencé à l'export r eu Europe qu’en 1844. Sins.'apore et Piuaug sont les principaux entrepôts de cette précieuse marchandise. Depuis quelques années, l’industrie a considérablement multiplié Inapplications de la gutta percha. On en fait des tubes, des lanières, des courroies, des vases; on s’en sert pour envelopper les fi U télégraphiques sous-marins , etc.*
GLTTElMn^du latin gutta, goutte. V. gowmt:.
GUTT1ËK, Gaè'cinia Camboqia , genre de Gutlifères, sc compose d’arbres a feuilles opposées, coriaces, brillantes, et à fleurs terminales axillaires. On les cultive aux Indes-Orientales, A Ceylan et dans plusieurs pays de l’Asie. On n’en connaît qu’uuc seule espèce, le G. gommier, qui a le bois blamli.Ure, revêtu d'une écorce noirâtre en dessus, rouge eu dessous, et qui laisse découler par iucision une liqueur visqueuse, inodore, donnant par voie de sfccité une gomme-résine opaque , de couleur jaune safrané , confondue longtemps avec la véritable Gomme-gutte. Le fruit de cet arbre se mange. Il est jaunâtre, gros comme une orange, et légèrement acide et astringent.
GimnFfiRES (du latin gutta. goutte, gomme découlant par gouttes), famille de plantes dicotylédones, renferme des arbres ou des arbrisseaux élégants, originaires des pays chauds, fournissant un suc résineux, analogue à la gomme-gutte, qui en découle au moven d’incisions faites à leurs diverses parties. Cette famille se divise en 3 tribus : les Clusiées, les Gartiniées -et les Culôphyltées.
GUTTURAL, qui a rapport ail gosier. On nomme fosse gutturale renfoncement qui se trouve à la base du crâne, entre le grand trou occipital et l’onverture postérieure des fosses nasales ; conduit guttural au tympan , le canal de communication de l’oreille avec le pharynx, autrement dit trompe d’Eus- ’tache; hernie gutturale, le goitre; toux gutturale , une sorte de toux occasionnée par une irritation du larynx ou de la trachée-artère ; artère gutturale , une artère qui dépend d'une branche de la carotide externe , et se distribue principalement à la partie supérieure de la glande thyroïde et du gosier.
En Grammaire , on appelle lettres gutturales celles qui se prononcent du gosier. G , R ou Q sont des lettres gutturales. L'arabo , l'espagnol et l’allemand ont beaucoup de sons gutturaux.
GUZLA , instrument de musique des IUyriens , n'est qu’un violon réduit à sa plus simple expression, puisqu’il u’y a qu’une corde de boyau. Un le fait vibrer avec l'archet. Toute pauvre qu’est cette mélodie, les lllyriens regardent la guzla comme leur instrument national, et iis aiment a en accompagner leurs «-hauts. M. Mérimée a publié, sous le titre de Guzla.uu recueil de pré tendus chaut* illyriens(1827).
GYMNASE (du gréé gym nos, nu ; d’où gytunazô, exercer, et enfin gymnasion, lieu d'exercice).
Les Gymnases de Tartciennc Grèce étaient de vastes édifices où l’on se livrait aux exercices du corps. Un gymnase complet se composait do douze grandes divisions : 1° le jtortique, où causaient les hommes mûrs, les philosophes ; 2° Vépliébéion,oii s’entretenaient les jeunes gens qui ne voulaient pas, pour le moment, prendre part aux exercices ; 3° le yymnaslèrion , ou apodytérion , où l’on se dépouillait- de ses vêtements; 4° Valéiptérion , où l’on se frottait d’huile; 5» la palestre , où l’on se livrait A la Intte; fi® le sphéristérion, ou jeu de boule; 7° de grandes allée* sablées ; 8* les xystes d'hiver, ou galeries couvertes pour la promenade pendant l'hiver; 9° les xystes d'été; 10* les bains ; 11® le stade, pour la course ; 12® Te qrnmmatéion , ou archives. Un directeur, appelé gymnasiarque , surveillait tous les
exercices. — On donne encore aujourd'hui en Franco le nom ‘de Gymnase aux établissements où l’ou s’exerce à la gymnastique. Voy. ce mot.
En Allemagne, on nomme Gymnases les établissements d’instruction de degré secondaire. Le chef se nomme gymnasiarque , ou mieux recteur. Les deux objets princqtatix de l’instruction sont, comme chez nous, la philologie. et les sciences, tant mathématiques que physiques.
Les Gÿmnases militaires sont, en France, des établissements consacrés à l'instruction de l’armée dans la gymnastique, ün en compte huit, dont les sièges sont Paris , Arras , Metx, Strasbourg , Lyon , Montpellier, Toulouse et Rennes. Le premier est dit Gymnase normal de Paris , et, tout en étaut affecté à l'instruction des troupes de la lre division militaire, il a surtout pour but de fournir des professeurs aux autres gymnases. *— Il a été aussi fondé récemment un Gymnase musical pour la musique militaire ; ce gymnase (situé me Blanche, à Paris) a déjà produit d’excellents résultats.
GYMNASTIQUE (de gymnase), art d’exercer le corps pour le fortifier, jouait un rôle considérable dans l'éducation ancienne, surtout en Grèce, et particulièrement à Sparte. Le saut, la course, la lutte, le jet du disque ou du javelot, le pugilat, en étaient les principaux exercices. On appelait Gymnastique athlétique l’ensemble de« exercices auxquels «e vouaient spécialement les athlètes. .
Négligée depuis la chute de la civilisation grecque, la gymnastique a été remise en honneur depuis une quarantaine d’années. Les écrits de Desessarts et de J. -J Rousseau avaient jeté dans les esprit* les germes de cette rénovation. Cultivée d’abord en Angleterre, puis en Allemagne (eu Saxe, on Suisse, en Prusse), où elle s'introduisit jusque daus l’enseignement officiel; appliquée en suède, par le docteur Ling, au traitement dès maladies; recommandée en France des 1803 par L.-F. Jnuffret et Amar- Dururicr pour les établissements d'éducation, elle ne commença à être mise en pratique qu’en i8i8, lorv que le colonel Amoros eut établi dans la plaine de Grenelle son Gymnase normal, civil et militaire. La méthode de ce dernier, perfectionnée par M. l-aisné, qui y adjoignit le chant comme moyen de régler le rhythme des mouvements, fut introduite en 1817 à rhôpital des enfants malades de la me de Sèvres : on y recourt pour combattre Uchorée, l’épilepsie, pour fortificrlesenfantsscrofulèux. Enfin M. Triât y apporta de | nouveaux perfectionnements (1853). Auj., les lycées, i les collèges et presque toutes les maisons d’éducation , même celles de filles, ont des cours de gymnastique. Ces exercices, bien dirigés, développent la vigueur, perfectionnent h stature, et assurent la santé. On doit au colonel Amoros un Manuel de Gymnastique (2 vol. et atlas), qui a été approuvé par l’Université et couronné par l'Institut, et à M.-P.-H. Clias la Callisthénie (1843), ouvrage consacré A l’éducation physique des jeunes filles.
GYMNËTRE (du grec gymnas, nu, et étron , basventre , c.-à-d. sans anale ), Gymnetrus , genre de poissons Acanthoplérygfeof de la famille des Tæniofdcs : corps allongé et comprimé; nageoire dorsale qui règne iout le long du dos, et où tes rayons antérieurs , en se prolongeant , forment une sorte d'aigrette sur la tête du poisson; nageoire caudale qui s’élève verticalement au-dessus de la queue, laquelle se termiue eu crochet; enfin, absence d’anale. Le G. faux de la Méditerranée est long Us 45 centim., très-plat sur les côtés, argenté, avec les nageoires rouges. Sa chair est très-molle et muqueuse comme celle de la morue.
GYMNOCARPË (du grec gymnos, nu, et karpoe , fruit), dénomination proposée par quelques botanistes pour désigner les fruits qui sont a nu et ne sont soudes avec aucun organe accessoire, a été sp*>
CiYNA
(îYRO
riale ment appliquée à uu genre de la famille des Parooychiée», qui renferme des arbrisseaux propres A l'Afrique, toujours verts, et ayant la propriété de liier les sables mouvants de ces climat*. Ce genre ne contient qu'une espèce, le G. ligneux , qui atteint 70 ceutim.. et dont les fleurs, d’un beau violet, sont placées à l’extrémité des rameaux.
GYalNOCL.YDE (du grec gyntnos, nu, et klados, rameau, à cause de l'aspect triste que ces plantes, dépourvues de leur beau feuillage, prennent à l’entrée de l'hiver), Gymnocladus , genre de la famille des Papilionacées , renferme des arbres peu élevés, à feuilles bipemiées, a fleurs dioiqiies ou polygames, et à légume pulpeux. Ce genre, détaché du genre Guilaudine, renferme le Bonduc. Voy. bondit..
GYMNODONTES (du grec yymnos, nu, et odous, odontot, dent), famille de poissons de l’ordre de* Plectognathcs, qui ont les mâchoires garnies d’une ronche d’ivoire provenant de la soudure des dents. Ces animaux viveulde Crustacés et de plantes marines; leur chair, qui est muqueuse, est peu estimée, et peut même, il certaines époques, devenir malfaisante.
G YMN 0 G H A MME (de yymnos, nu , et gramtna, ligne) , genre de Fougères de la famille des Polypodiacé es, établi par Dcsvaiix, croit dans les régious tropicales : tige herbacée très-courte, frondes composées et décomposées, couvertes d’une pubescence furfuracée. Vou. cêterac».
GYMNOR H YNQU ES (du grec gymnos, nu, et rhynkhos, bec), famille de poissons de l’ordre des Sturonieus, comprenant ceux qui ont le museau court et dénué d'appendices.
GYMNOSOPHISTES, philosophes de l’Inde. Voy. le Diet. unir. d'Hist. ef de Géogr.
GYMNOSPERMIE (du gr cegymnos, n»i,et.vperm«, ertfoe), l** ordre de la didynamie de Linné, renferme des plantes dont les graines paraissent nues , r.-à-d. dépourvues de péricarpe. 11 correspond à la famille de* hibiées de Jussieu.
GYMNOSTOME (du grec gymnos , nu, et stoma , orifice), Ggmnostomum, genre de Mousses annuelles et vivaces, eroissaut eu toulfes serrées sur les rochers humides, et offrant pour priucipal caractère l’orifice de leur capsule tout à fait nu.
GYMNOTE (du grec gymnos, nu, et nôlos, dos), GymnotuSy genre de poissons Malncoplcrygiens, famille des Anguilliformes, qui sont caractérisés par 1 absence totale de la nageoire dorsale et par une nageoire anale qui règne sous la plus grande partie du corps. Le corps et la queue des gymnotes sont très-allongés, cylindriques, en forme de corps de serpent, «ans écailles sensibles, de couleur noiratre. Le G. électrique , très-commun eu Amérique, atteint près de 2 ni. de longueur. Sa tôle est percée de petits trous trcs-sensibles, par lesquels se répand sur la surface du corps une liqueur visqueuse. De semblables ouvertures sont disposées sur tout le reste du corps. Le gymnote possédé, comme la torpille, la propriété d’eugourdir, même à distance , les autres animaux. Lorsqu’on le touche A deux mains, la commotion est très-forte; elle peut aller, dit-on, jusqu’à renverser un bomme. L’organe dans lequel réside cette vertu est situé le long du dessous de U queue, cl est formé de quatre faisceaux composés d’un grand nombre de lames membraneuses, unies fortement cuire elles et remplies d’une matière gélatineuse. On attribue à l’électricité les effets produits par le gymnote ; les lames membraneuses de sa queue sont considérée» comme formant une pile électrique.
GYNANDRIE (du grec gynè , femme, et aner, undrost homme ) ,28e classe du système de Linné, renferme les plantes dont les étamines sont réunies et comme implautées au pistil, c.-à-d. dont les or- I
gaues mâles et les organes femelles ne forment qu’un seul corps avec lui. Liuoé divisait la Gynaudrie en 9 ordres, nommés G. diandrie, G. triandrie. G. tétrundrief G. pentandrie, G. hexandrie, G. aécandrie . G. polyandrie. Les Orchidées , les Aristoloches appartiennent à celte classe.
GYNECEE (du grec gynè, femme, et oikos , maisou). C’était, chez les Grecs , la partie do la maison réservée à l’habitation des femmes. Dans l'origine , le gynécée formait l’étage supérieur de l'édifice ; plus tard, U fut placé dans un bâtiment à part ou dans la partie la plus reculée de la maison, et séparé ordinairement jwr une cour de l'habitation des hommes. L’entrée de cette cour était uu vestibule , sur l’un des côtés duquel se trouvaient les loges des portiers, eunuques le plus souvent, qui gardaient l'appartement des femmes. Au milieu de cet appartement , était un grand salon (ontas), où se tenait habituellement la maîtresse du la maison ; des deux côtés étaient les chambres il coucher (thalamoi) et les chambres des esclaves [amphithalamoi). Les femmes grecques sortaient peu du gynécée, sans toutefois y subir la même réclusion que les femme* de l'Orient dans les hat'ems.
GYPAETE (du grec gyps , vautour, et actos, aigle), Gypaetus, genre d’oiseaux de l’ordre des Rapaces, famille dés Diurnes, établi pour une seule espèce, le G. barbu, appelé aussi Griffon et Vautour des agneaux, et intermédiaire aux Vautours et aux Faucons. Celte espèce a la tête et le cou jaunes, le corps uoir en dessus, fauve en dessous, et une raie noire qui s’étend de la base du bec au-dessus des yeux. Presque aussi grande que le Condor, elle est dangereuse même pour l’homme; elle se repaît indifféremment de charogne et de proie vivante; elle attaque les agneaux les chamois, les bouquetins , et se jette même sur les enfants.
GYPSE (du grec gypsos , plâtre, qu’on dérive luimême de ge, terre, et epsô, cuire), sorte de roche dans laquelle domine le sulfate de chaux. Il y a un grand nombre de variétés de gypse. La plus importante et la plus précieuse pour l’industrie est le G. grossier, dans lequel la chaux carbonatée est mélangée avec le sulfate, et qui est plus communément connu sous le nom de Pierre ù plâtre ( Voy . plaire). Lorsque la gypse est compacte ou grenu, il prend le nom d\d/bâtre ggpseux. Mélangé avec de la colle de peau , le gypse réduit en poudre, le plâtre , forme uue pâte connue sous le nom de Stuc.
CYR1N (du grec gyreui J, tournoyer), Gyrimts , genre de Coléoptères pentamères, type de la famille des Gy ri meus, renferme des insectes appelés aussi Tourniquets et Puces aquatiques, qui ont le corp* ovale, un peu bombé, très-luisant en dessus, et qui se tiennent habituellement à la surface de l’eau, où ils font des tours et circuits continuels avec uno grande vivacité. Le G. nageur est très-commun en France. Il est long de G miliim., vert bronzé en dessus, noir en dessous, et a les pattes fauves.
GYKÛCARPE (du grec gyros, cercle, et karpos , fruit , à cause des tours de spire que font les cotylédons autour de la gemmule), genre de plantes que l’on a pris pour type d’une petite famille, celle des Gyrœarpées , voisine des Lauriuées. Ce genre reuferme de* arbres élégants de l’Inde et de l'Amérique, à feuilles alternes, à fleurs précoces, disposées en panicules, et à fruit monospenne, revêtu de 2 ailes A son sommet, qui le font tomber on touruillant.
GYROSELLE (de gyrus , cercle, et sella, siégo), un des noms donnés au Dodécathéon. Voy. ce nom.
GYROSCOPE (de gyros, mutiv. circulaire, skôpét, observer), nom donné par M. L. Foucault à un appareil imaginé par lui en 1854 pour démoutrer la déviation d’un corps tournant en liberté à la surface de la terre.
I1AB1 - 786 - 1IACH
Il , $• lettre de notre alphalid. Elle manque en hébreu , uù elle est remplacée par le hé, aspiration dôme, et par le chef h, aspiration très-forte ; le grec usuel n avait point non plut de lettres particulières pour l'exprimer, mais ou y suppléait par deux aspirations dites esprits. l’un doux (’)j l'autre rude (‘ ); dans quelques inscriptions, l'esprit rude est représenté par H (■): chez les Eoliens, l’aspiration douce se figurait par F. — Gomme abréviation, HS (pour LLS, /i'6ra libra semis) signifiait sesteriius. De nos jours, S. H. te lit Sa Hau fesse. — Prise comme signe numérique, H, k Rome, valait 200 ut U 200,(k»0. — Sur les monnaies, 11 était la marque de La Rochelle.—En Chimie, H = Hydrogène; Hg, Mercure.
H AIMA, Saltalor, espèce du g. Tangara. Y, ce mot.
HAlMT (du latin habitus, manière d’être, de se mettre ). Dans sou Acception la plus large, ce mot s'entend de tout vêtement. Dans un seus plus restreint, Yfuihit est ce vêtement des hommes qui couvre les bras et le corps, qui est ouvert par devant, et terminé par derrière par des pans ou basques. Ainsi cnh-ndu,riiabil ne remonte pas au delà du règne de Louis XIV. Dans l'origine, les basques étaient .«sees larges pour faire le tour du corps, ce qui donnait au vêtement la forme d’une redingote; elles se retroussèrent ensuite eu se repliant sur cllc*-inéinos,et arrivèrent ainsi, au XVUP siècle , à prendre la forme étriquée quelles ont de nos jours. Le collet, d abord droit , fut rabattu à la Qu du siècle dernier ; les parements, amples et détachée de la manche, diminuèrent peu a peu de grandeur et se collèrent à la manche : aujourd'hui , ils sout sou h meut figurés. Les habits se fout généralement eu drap ; autrefois, ils m faisaient aussi eu soie, en velours, en bourarao , etc. Jusqu'à la Révolution , les habits de la noblesse étaient surchargés des plus riches broderies, d'or, d’argent et do *oie. Aujourd’hui , presque tous les habits, surtout les habits habillés, ou fracs, sont eu drap noir uui; le Ideu , le. vert et lo brun sont, avec lo noir, I os seules couleurs qui soient de mise aujourd'hui dans l'habillement civil. — Dans les cours, on porte encore des babils brodés, à collet droit, qui rap|>ellcut un peu la forme des habits du Siècle passé : ou les nomme habits ù la française.
Dans un sens tout spécial , Yhubit est le costume que portent les ecclésiastiques et tes membres des ordres religieux ; c’est ainsi qu’on dit : prendre l' habit , pour entrer dans les ordres; l'habit ne fuit pas le moine , etc. — Un appelait autrefois habit angélique , l'habit religieux dont se faisaient revêtir los agonisants par esprit d’humilité.
HABITACLE (du laliu habitaculum), petite armoire qui reuferme la boussole dans un navire. Elle est située au milieu du cailhird d’arrière, sous les yeux du timonier. On l’éclaire la nuit.
HABITAT, nom donné, en Botanique, aux stations ou circonscriptions propres h chaque plante, c.-à-d. aux lieux où los plantes croissent nalurullcment et spontanément, et où elles peuvent être cultivées sans beaucoup de soins et de difficulté*. Parmi les plantes, les unes, petites, sous-ligneuses, munies de très-peu de fouilles, sont destinées à couvrir U nudité des montagnes ( Saxifrage , Absinthe, Gentiane, Romarin, etc.); d'autres, remarquables par leur odeur aromatique, viennent sur los collines [Yétuque, Thym , Serpolet ); d’autres, à tiires rotdes, à saveur «mère, à odeur souvent repoussante, croissent dans les lieux nus et stérile* {Stellaire, Orpin, Véronique , Mit le feuille ); d’autres encore se plaisent au milieu de nos forêts ( Arbousier, IIoux, Bruyères, Muguet, etc. ), ou dans les plaines [Gra-
minées. Trèfle, Gesse , Genêts ), ou dans les eaux douces ( Cresson , Nénuphar, Tussilage, Conferves) . L'Orseille , la Soude, le Bacille , les Varechs , les UlvQcéti , etc., habitent les tétés ou le milieu dos mers. Enfin, certaines plantes, telles que la Truffe , Y Arachide , les Bus sus , etc., habitent sous terre.
Pour ce qui est de la distribution des plantes par rêgious, ou distingue : 1° la Région de TOtivur, qui comprend l’Espagne. lTtalic et la Grèce : on y trouve, outre l’Olivier, le Citronnier. l'Oranger, le Figuier, le Riz et le Mais ; — 2° la R. de la vigne, qui, parlant du nord des mômes contrées, s’étend jusqu’à la hauteur de Paris et de Dresde; — 3° la R. des Céréales, qui occupe toute l'Europe centrale ; — 4° la R. inculte, au nord de la précédente, qui s'étend du 60* jusqu’au pèle : les Choux, les Raves, les Pois, l’Oseille, sont les seuls légumes qu’offrent les jardins autour des habitations. — La R. des arbres verfs occupe les contrées les plus élevées du globe, sous toutes les latitudes.
HABITATIONS. Voy. logements,
HABITUDE ( du latin habitudo , manière d’élrc constante, coutume), disposition acquise par des actes réitérés, et eu vertu de laquelle on tend à répéter ces mêmes actes. Toutes les parties de notre être sout susc cntihlcs d'habitudes, l’Ame comme le rorps, la sensinilité comme l’activité, le jugement comme la mémoire. Ou distingue des II. actives. celles de la volonté, de l'attention , de* organos; et des H. passives , celle* de la sensibilité , do la mémoire, du désir : les, désirs tournés eu habitudes constituent les passious. — Les actes devenus habituels s'exécutent avec beaucoup plus de facilité, de promptitude, de précision, comme on l’observe dans lus artistes qui jouent d’uu instrument, dans les faiseurs de tours i’adresse ; mais eu même temps l’empire do notre liberté sur ces actes diminue, le penchant à les reproduire devient de plus en plus fort, et Huit par nous dominer : c'est ce qui a fait dire que 1 "habitude est une seconde nature. Eu outre , les impressions que laissent en nous k* faits habituels s'affaiblissent graduellement , et s’émoussent au poiut qu’on cesse presque d'en avoir conscience : c’est ce qu’on observe surtout pour les sensations trop répelées ou continues, comme les saveurs , les odeurs. — Les animaux sout, comme l'homme, susceptibles d’habitudes : c'est sur cette aptitude qu’est fondée leur édurabililé. Un a cru, eu outre, remarquer que, chez les animaux, les habitudes acquises sa transmettent do génération en génération.
On a tenté diverses explications de l'habitude : les uns, comme Hume et Dugald Stewart, n'y voient qu 'un effet de l’association des idées ; les autres , comme Berkeley, Hartley, Ueid, l'assimilant à l'instinct, la rapitorteiit à un principe mécanique d'action.
Ou peut consulter sur cet intéressant sujet, qui n’a pas encore été sullisammeut approfondi, 17«fluence de l'habitude de Maine de Biron , la Théorie de l'Habitude de Dulrucliet, le Traité de t’IIatuiwie et de son influence sur le physique et le moral, dn Dr P.-E. Martin (Lyon, Is i.'i), U tbèie de M F.Ravaisson sur T Habitude, et d'excelteuts morceaux dans les rouvres de Reid, Dugald Stewart, Cardai Mac.
HACHE (du latiu astia, qui a le même sens , ou de l'allemand A«i&en, lia» lier). La barbe est connue de toute antiquité. On la retrouve jusqu'en Océanie. On en fait d'airain , de fer, d’acier ; ou eu trouve même en pierre chez les peuple* primitifs. Quant aux formes de la hache , elles ont été inliuiuicut variées: une des plus remarquables est celle de la francisque, dont le manche était court, et dont lo fer, A