‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 496 sur 508 · II.WIP · texte numérisé non relu

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intervalles de la musique. Mais ces rapports sont très-arbitraires et incomplets.

Harmonie du style. On distingue :1* Vif. des mots et des périodes , qui résulte du choix des mots et de ('agencement des phrases :

Il eat KO hcorfut choit de mol* hinnonicat, «le. (Boil.. , «rf pnfl .) ;

2*17/. imitative, artiüce de langage qui consiste dans une imitation de la nature par les sons. On cite comme exemples : eu latin, ce vert si connu de Virgile , décrivant le galop du cheval :

QuMtrapedante ptitrcm ton. lu qualit unguia campum;

en français, ce vers de Baciue ( Andromaque , V) •

four qui aoot cet «erpentt qui «ifllcnl aur »o» tét*»?

Harmonie préétablie , système imaginé par Leibnitz pour lever la difficulté qu'offre, en Métaphysique , l'action de l’Ame sur le corps et du corps sur l’Ame. Leibnitz suppose que l’Ame et le corps n'agissent pas réellement l’un sur l’autre, mais qu’il existe entre ces deux substances , accouplées par le Créateur, une harmonie si parfaite, que chacune d’elles, tout en ne faisant que sc développer selon les lois qui lui sont propres, éprouve des modifications qui correspondent exactement aux modifications éprouvées par l’autre, comme deux horloges parfaitement réglées qui marqueraient toujours U même heure, bien qu'obéissant chacune A un mécanisme particulier. Quelque ingénieux que soit ce système , il est réfuté par le sentiment que nous avons, à chaque instant , de notre action réelle sur nos organes : il ferait de la vie un mensonge perpétuel.

Harmonies on Concordes des Évangiles , ouvrage destiné A montrer la conformité des faits et des doctrines que présentent les Evangiles. Les premiers ouvrages de ce genre sont attribués à Tatien au it* siècle et à Théophile d’Antioche. Ensuite vint Eusébe de Césarée, qui dressa un tableau synoptique des 4 Evangiles. S. Augustin écrivit dans le même but son livre Deconsensuevangelistarum. Au moyen Age, Pierre Lombard, S. Thomas d'Aquin, Gersou, s’occupèrent aussi de cette question. Parmi les modernes , Osiander, Jean Buisson , Calvin , Paulus (1828), Clausen (1829), méritent d’étre mentionnés. D'autres écrivaius, au contraire, se sont plu A mettre en relief les plus légères divergences des évangélistes: tel est, entre autres, Strauss, qui atiréde IA un de ses moyens ponr faire du Christ un être mythique. — Vou. CONCORDANCE.

HARMON1PHON. Voy. harmonica.

HARMONIQUE (proportion). Voy. raoroRTion.

harmoniques (sons). Voy. sons.

Harmonium, voy. harmonica.

HARMOPHANE (du grec harmos , jointure, et phainomai, apparaître, A cause de sa texture lamelleuse), dit aussi Corindon adamantin , espèce do Corindon comprenant toutes les variétés de l’Inde, du Thibet et de la Chine qui sont translucides, laznelleuses , et se divisent facilement en fragments rhomhoidaux. Elles ontdes couleurs plus ternes que les rorindons hyalins.

HARNAIS , harnachement , nom donné à l’ensemble des divers appareils qu'on adapte A un cheval, soit dans Je but de le gouverner, soit pour lui faciliter le tirage ou le transport A dos. — Les appareils de gouverne sont la bride , pour les chevaux, Anes «t mulets ; Vanneau, pour le buffle et quelquefois pour le bœuf; le licou , pour le chameau, etc. — Quant aux autres appareils, ce sont : pour le transport A dos, le bât ou la selle , avec sa sous-ventrière, et les étriers ; pour la traction, le harnachement, qui embrasse d'une part (pour le tirage), le collier, les traits, en chaîne, en cordes ou en cuir, qui s’adaptent au collier; de l'autre (pour le recul), l'avaloirc, qui longe les tlancset contourne les cuisses, tout en s'attachant également au collier; )erurdor,qui opère la liaison;

la croupière , pour le liinouier; et, afin d 'empêcher les brancards , dans les voitures A deux roues, de s'élever et de s'abaisser, la sellette accompagnée de sa dossière et de sa ventrière. Les harnais, au reste, different suivant l’espère de véhirule et suivant le rôle de l'animal auquel on les adapte.

HARO, ou, par pléonasme, clameur dk haro (du teutonique haren, crier?), forme de réclamation qu'on faisait anciennement en Normandie, lorsque, attaqué et insulté , ou violemment lésé dans ses biens, on voulait mettre arrêt sur une personne ou sur une chose, et la mener ou la transporter devaut le juge : l’adversaire était tenu de suivre celui «pii criait haro sur lui , et tous deux demuuruiuut en lieu de sûreté jusqu'à ce que le juge eût prononcé sur le différend. — Cet usage, particulier A la Normaudie, et dont quelques-uns dérivent le nom de Rollon, prince d’une justice exemplaire, auquel on faisait appel, dit-on , en criant : Ah! Rollon , ne fut sans doute qu'importé par lui dans le duché que lui abandonnait Charles le Simple; il remonte à une haute antiquité dans la Scandinavie , patrie des Northmans.

HAKPALE (nom mythol.), Harpalus , genre de Coléoptères pentamères de la famille des Carabique» : insectes de moyenne taille , A corps oblong , a tête arrondie, A corselet trapézoïdal et A élytrci striés, presque parallèles. Ces insectes habitent les endroits secs et sablonneux des régions tempérées. Plusieurs présentent des couleur» d*un vert cuivreux ou d’un bleu métallique assez brillant. On remarque surtout VH. bucéphale, VH. réticorne et VH. bleu , des environs de Paris.

HARPE, instrument de musique, monté aujourd’hui de 42 cordes verticales (quelquefois de 43 et môme de 46), et muni de pédales. Les cordes se pincent avec les doigts. Dans leur état naturel, elles ne fournissent que le» sons d'nne gamme ; le mécanisme annexé aux pédale» permet A toutes de donner le» demi-tons et même un tou entier au-dessus de celui qu'elles donnent par elles-mèmc*. — La har|»e so joue des deux mains : elle a la même étendue que le piano A 6 octaves et une plus belle sonorité; elle passe do son le plus éclatant au murmure le plu» doux par de» nuances insensibles, cl produit des effets inimitable». Elle prête, d'ailleurs, à des poses gracieuse», et fait valoir les avantage» de la personne qui exécute. A tous ces titres, elle a joui «le lapin» grande faveur dans les salons, surtout A la tiu du siècle dernier et au commencement de celui-ci; mais depuis une trentaine d'années sa vogue a diminué.

La harpe est un des instruments les plus anciens : on la trouve chez les Juifs et eh Egypte; les peuples du Nord l’ont possédée également. Les Grecs , les Latins n’en ont pas fait usage. Au moyen Age , elle devint populaire : ce fut l’instrument des bardes , puis des trouba«lours , des ménestrels et des Jongleurs. Primitivement , les harpes furent très-simples. Le nombre des cordes n’était encore que de 17 au xiii* siècle. Disposées suivant l'échelle diatoni- I que, longtemps elles se refusèrent aux dièses et aux bémol». Ensuite vinrent les crochets, qui , correspondant aux cordes et mus avec la main , accroissaient la tension et donnaient ainsi le detni-lon supérieur. Enfin, en 1720, Hochbrucker imagina la pédale, quij pressée par le pied de l’exécutant, mettait les crochets en mouvement : de IA la harpe à pédales, ou harpe simple. La pédale, ensuite, fut perfectionnée par Yetter et d'autre* ; le» crochets l'avaient été par Nadermann, quand Cousineau (1782) inventa son ingénieux mécanisme à béquilles , qui, avec un double rang de pédales , faisait produire à la même corde le dièse et le bémol à volonté ; plu» tard, il fit des harpes plus simples A 7 pédale* , et la harpe A chevilles mécaniques tournantes (1800). Pendant ce temps, Sébastien Rrard avait trouvé, i outre une foule d'améliorations de détails, le mécn -

IKASA

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