‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 497 sur 508 · HAIT · texte numérisé non relu

HAIT

ni s me à foui'chette (lit! -Qü); portant uusuite à (leux le nombre des fourchettes, il créa la harpe à double mouvement, qui hausse chaque corde d'un demi-tou ou d'un ton à volonté (181!). Cette harpe eut un succès prodigieux , et c’est celle dont on se sert lu plus généralement aujourd'hui. — Il faut pourtant mentionner la harpe chromatique àe Bolbe à Berlin, ainsi nommée de ce que les cordes sont disposées par demi-buts (donc 12 pour 7) : les cordes additionnelles s’y distinguent des autres par une couleur différente, comme les noires du piano. Mais l’instrument était trop grand , les cordes trop nombreuses et trop Mirées, et le doigté devenait tout autre. — Les meilleures Méthodes de harpe sont celle de Désargus pour la harpe simple , et celles de Laharre et de llorhsa pour la harjie à double mouvement.

La Harpe éolienne, dite aussi inétéoréoliq ue, qui n’a rien de commun que le nom avec la harpe , est un appareil musical destiné à produire des sons harmonieux par la seule action du vent. C'est une boite de sapin, d’un mètre sur 20 ou 30 centim. à peu près, ayant en bas une table d’harmonie, sur laquelle passent 8 ou 10 cordes de boyau. En mettant toutes les cordes à l'unisson et eu fixant l'instrument a une feuétre de manière à ce qu’un courant d'air assez fort vienne à frapper les cordes, elles résonnent d'abord à l’unisson, puis fout entendre un charmant mélange de tous les sons, des accords, des crescendo et decrescendo inimitables. — On attribue l’iuvention de U harpe éolienne au P. kircher : elle a fourni à l’acoustique des expérience» importantes sur la vibratiuii des cordes. Sur sou principe, on a tenté la construction de divers iustrumeuts, tels que l’an^mocorde fou piano dont les cordes sont mues par un soufflet), le violon éolique et Véolicorde.

harpe (de la forme de la coquillel, Harpa, genre de mollusques (Gastéropodes de la famille des Buccinoides, se compose tFetpèeoa remarquables par la richesse de leurs couleurs et l’élégance do leurs formes. Elles rampent sur un pied énorme, glossolde. Leur coquille est univalve, ovale ou bombée, munie de côtes longitudinales, parallèles, avec uneouverture échancrée inférieurement. Sa couleur est grise ou d’un blanc violacé , avec des Loches rouges ou roussAtref. Les Harpes proviennent des mers de l’Inde et du grand Océan. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires des environs d6 Paris.

HARPEGE. Voy . arpêcb.

HARPIE. Voy. harpyis.

HARPON , jadis Harjteau (du grec harpatâ, enlever?), gros javclotà hampe, muni d’une longue corde. I je fer est triangulaire, tranchant et acéré; là hampe a 2 m. de long ; la cordc doit pouvoir filer plusieurs centaines de tirasses ; elle porto à son extrémité une houle qui sert d’indice au jiécheur. On harponne la huleiue , et généralement les cétacés et les gros poissons. Le métier de har|>oiineur exige lieauroup de vigueur et d’adresse; les dangers y sont extrêmes. Aujourd’hui on lauce lu harpon a l’aide de la poudre a canon, moyen plus sûr et plus facile en même temps.

HARPYIE (de l’o iseau mythologique de ce nom) , llarpy ia, dite aussi Ai y te destructeur, grande espèce du g. Aigle; c'est un oiseau de proie de la Guyane, qui attaque les fiions et même. dit-on, Icsspinds'atiiiuaux.

HART. Ou nomme ainsi : 1» tout lien fait d’une branche pliante et facile à tordre ( Voy. raLocRDB et fagot); 2w le lien qui , passé autour, du cou du condamné à mort, l’attachait ensuite à la potence; et, par suite, la potence même, le gibet. Voy. barrott*.

HASARD (que Ménage et Roquefort déri vent d’a/, nota de l’unité dans les jeux de hasard ), rencontre imprévue, concours dVIémenls auquel l’Intel licence ne parait avoir aucune part. Le hasard est, nuu une cause véritable , mais une idée purement négative , qui exprime l ignoraoee où nous sommes sur les causes de ccrtaios événements. Cependant, quelques

philosophes, Epirure à leur tête, n’ont pas craint de vouloir expliquer le moude par le hasard , par le concours fortuit des atomes. Pour détruire cette supposition insensée , il suffit de faire remarquer que l’ou ne peut rapporter au hasard que les faits accidentels et passagers , et d’y opposer, comme Tout fait Cicéron ( Dénatura Deortim), Fénelon [ Existence de Dieu , \Tt partie), etc., l'ordre admirable qui règne daos l’univers, le retour régulier ries saisons, la reproduction constante des mômes espèces.

HASCHICH , boisson enivrante. Voy. bachich.

HASE (du l'allemand hare, lièvre), nom que l'on donne à la femelle du lièvre et à celle du lapin.

HAST (armes n'), du latin hasta, lance, nom donué autrefois aux diverses variétés d’armes offensives , composées en général d’un fer aigu ou tranchant, monté à l'extrémité d’une hampe. Telles étaient la hasle ( Voy. ci-après), la pique, la lance, la tarisse, l'épieu, lejavelut, la phalnrique, la lancera vu, l’angon,lazagaye, l’osponton,le fanrhard.la hallebarde, la pertuisane , etc. Du toutes res armes , nous n’avons conservé que la lance, à laquelle il faut joindre la baïonnette, qui est d’invention moderne.

HASTA1RE, haste (en latin hast art us, hasta). Chez les Romains, le hastaire était un soldat léirionnaire qui était armé de la haste, et qui combattait à la première ligne (Voy. lécior). On apjielait ainsi une lance garnie , à son extrémité , d'un fer pointu, et dont la hampe était tantôt longue et tantôt courte : dans le premier cas, elle servait à pointer ; dan* le second , à lancer.

HASTÊ (du latin hasta, lance), nom donné, en Botanique, aut feuillus dont la forme affecte celle d’un fer de Innro.

HATT1-CHKRIF , nom donné, eu Turquie, nux ordonnances émanées du sultan et s innées de sa inaiu. Voy. le Üict. univ. d’tlist. et de Géogr.

HAUBANS (dé haut, et de bun, mis pour l’allemand band, lien), gros cordages a trois torons qui vont du liant du mût jusqu’à bâbord et à tri boni du navire. Tout hauban entoure la léte du mât et lui fait comme un bandeau (de là son nom) , puis est attaché a l’endroit des barres de hune. Il y en a de simples, et ceux-là sont garnis, à leur extrémité inférieure, de poulies ou de caps de mouton, où passe un filin qu’on appelle la ride du hauban. D’autres, au contraire , sont composés d’un système d'étagucs et de palans, et se nomment hauoans à bastague, jadis coudoies. Los haubans prennent le nom du leurs mât» : Grands haubans, H. de misaine, H. d’artimon , H. de beaupré; puis H. du grand mât de hune, H. du grand perroquet, ut ainsi de suite. Tous sont traversés du haut en bas par de petits cordages dite en fl échu res, qui servent d’échelons aux matelots. U y a aussi dos haubans longitudinaux tirant le grand mât, l’nn vers l'arriére , l’autre vers l’avant. — L’effet des haubans est d'étayer les mât» contre Inl secousses du roulis et de ia tempête.

HAUBERT (de l’allemand Irais, cou, et burgen , garder), cotte de mailles à manches et à gorgerin , qui servait de hausse-col, de brassards et de ruinants (Voy. coTT»). — Ou appelait fief de haubert un nef qui obligeait son possesseur à servir le roi à la guerre .avec droit de porter le haubert.

HAUSSE-COL , ornement do cuivre ou d'argent doré, en forme de croissant, que les officiers d’infanterie portent par devant quand ils sont de service, ou quand le régiment sort avec les drapeaux. C’est un reste de l'ancienne armure. On armait officier, sous Louis XIV, en présentant rtn hausse-col et uuepique. HaUSSIERE. Vou. aussier».

HAUTBOIS (de naut , pris dans le sens musical, pour aigu, et de bois, matière dont cet instrument est formé?), Instrument à vent et à anche, long de 60 ccutim. environ, construit en buis, en ébène, en grenadille, etc., est formé de trois pièces dites

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