‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 504 sur 508 · HP.UU · texte numérisé non relu

HP.UU

IIF.XA

IIETMAN ou attanan, chef de Cosaque*. Voy. ce mot au Dict. univ. d'Hist. et de Géour.

HETRE , Fagus, genre de la famille des Cupuliféres , renferme de* arbres a fleur» monoïque», les mâle» en chiions, à périauthc campanuié à G lobe», avec 8 ou 12 £ lamine»; le» femelles réunies par deux dans un iuvolucre épmeut et quadrilobô. Le fruit, appelé faine, est forme de 2 petite» noix trianuulaire» devenues mouo&pertiies par avortement. L e Hêtre commm (F. sylvatica,. vulgairement nommé t'au, Fouteau et Fayard, est un arbre de haute futaie, qui atteint 30 mètres. Ses fruits fournissent une amaud bonne à manger; on en relire une huile qui passe pour U meilleure apres l'huile d’olive». Son bois dur, sec et incorruptible , est beaucoup employé ep ébénutorie. Il fournit aussi un excellent chauffage.

HEU, bâtiment à fond plat, qu'on emploie à faire le cabotage dans la mer du Nord et la Manche. Il est d'un petit tirant d'eau, et porte un grand mit, une trinquette, un foc et un petit màt sur son extrémité de derrière.

HEURE, 24® partie du jour naturel, ou de la durée de la rotalinu diurne de 1a Urre. Ou divise l'hcuro en GO minutes, et la minute en GO secondes. Généralement, le jour civil commence à minuit, c.-à-d. au moment du passage du soleil par le méridien inférieur. L* s astronomes distinguent trois sorte? d'heure» : 17/. si de mie, que donnent les étoiles par leur retour consécutif au même point; 1'//. moyenne , qui est marquée par les horloges d’une execution

Crfaile; VH. vraie ou solaire, qu'indique le soleil.

s heure» sidérales, ainsi que le» heures moyen* ne», sont respectivement égales entre elles et uni* formes; mais les heures vraies varieut de grandeur d'un jour à l'autre. Voy. Location no temps.

La division du jour en heures remonte très-haut; mais elle n’a pas toujours été faite par 24. Les Hindous, par exemple, ont longtemps divisé le jour en 30 parties. L'Egypte , l'Asie antérieure et l'Europe, au contraire, ont de bonne heure compté par 24n,<( ; mais le poiut de départ n'a pas été partout le même. Comme les anciens Egyptiens, nous partons du minuit , et, arrivés à midi, nous recommençons la numérotation : 1, 2, etc. Les babyloniens, les Juifs, les Humains parlaient du lever du soleil, qu'ils plaçaient à 6 heures du matin : de la le« noms de prime, tierce, texte, noue, usités encore dans l'Eglise pour l'office de G heures du matin, de 9 heures, de midi, de 3 heures du soir; cet usage s'est conservé à Nuremberg et 4 Majorque. Les Athéniens parlaient du coucher du soleil; de même aujourd’hui les Italiens partout de G heures du soir, mais en continuant h s chiffres au delà des 12 heures de nuit : ainsi, 7 heure» du matin est pour eux la 13' heure; midi est 18 heures; 6 heures du soir est 24 heures. — Tandis que |>art<>ut, aujourd’hui, l’ou fait les heures égales, très-longtemps on se contenu de faire égales les nues aux autres les 12 heures d un même jour, les 12 heures d'une mémo nuit; mai» l'heure «lu jour était plus lougue ou plu* courte que celle de la nuit voisine (sauf aux équinoxes), et d'un jour à l'autre il y avait toujours une variation. — Pendant la Révolution , quand on sqbstilua le calendrier républicain au calendrier grégnrieu, on «ut l'idée d'appliquer au jour la division décimale; mais cette idée ne reçut aucune exécution.

Les païens avaient divinisé les Heures : ils en faisaient les lilles de Jupiter et de Thémis. Elles ouvraient les portesdu ciel et suivaient le char du Soleil.

heures canoniales, prières vocales. Instituées par les canon», et qui doivent être récitées tous les jours à diverses heures. Il y en a sept : matines et laudes, prime, tierce, sexte , none , vêpres et compiles Prime, tierce , sexte , none , sont appelées \e* petites heures. — Par suite, on a nommé Livre d'heures , ou simplement Heures , les livres où ces priere» sont •on tenues, et mémo tout livre d'église.

Les Pi'ine* de quarante heures sont de» prières publiques et extraordinaires que l’on fait pendant quarante heures continues, devant le Saint-Sacrement , dans h-s calamités publiques, pendant le Jubilé, pendant le carnaval, etc.

HEURISTIQUE (du grec eurishô, trouver), nom donné eu Allemagne à l'art d’m venter, art qui devrait indiquer la méthode k suivre pour arriver à de» découvertes intellectuelles, mais qui est encore à trouver.

HEURTOIR (de heurter), se dit eu général, dans l«*s Arts, d'une pièce mobile qui vient frapper sur une autre. — Dans l’Artillerie, c’est un morceau de fer battu , de la forme d'une grosse cheville à tête percée , qui s’enfonce dans l'épaisseur d'un atfût de canon, et qui soutient la surhande de fer qui eonvre le tourillon de la pièce. — On appelle encore ainsi ï 1® une pièce de bols équarric à vire arête , qu’on place contre le revêtement des gabions d'une batterie , pour que les roues de l’aMt n'endommagent pas ce revêtement ; 2® un coin de bois qu’on place sous la roue d’un canon pour arrêter le recul.

HEUSE. Ce mot.au moyen âge, était synonyme de botte ou chaussure : d’ôù le surnom de Courte- Heuse, ou Courte-botte, donné à Robert II, due de Normandie. Il désignait spécialement un soulier en fer qui faisait partie de l'armure. — Aujourd'hui, on appelle lieuse, ou sabot, le cylindre de bois qui joue dan* les corps de pompe.

HEYÉE, Hevea Guianentis, plante de la famille des Euphorbiacées , qui fournit le caoutchouc, est plus connue sous le nom de Siphonia. Voy. ce uom.

HEX ACCRUE (du grec hex, six, et khordé, corde), gamme de plain-chant, composée de six notes, qu’au croit généralement avoir été inventée par un moine du xi® siècle , nommé Gui d'Areixo. Les note» de cette gamme sont ut, ré, mi, fa, sol et la.

HEXAEDRE (du grec hex, six , et hédra, base), nom donné , en Géométrie, au cube, et en général k tout solide ayant six faces. L’hexaèdre cube est un des cinq polyèdres régulier». Voy. cu»e.

HEXAGONE (du greeAex, six . ot gonia, angle), polygone qui a six angles et six cotés. — En termes de Fortification, c’est un ouvrage qui a six bastion».

HEXAGYN1E (du grec hex, six, et gyné, femm»), nom donné, dans le système do Linné, à un ordre de (liantes dont les fleurs portent six pistils ou organes femelles, par exemple, le Jonc fleuri.

HEXAMETRE (du grec hex, six, et mélron, mesure), nom donné par excellence au vers de six pieds, que 1« s Grecs et les Romains ont consacré k l’épopée. Les quatre premiers pieds sont dactyles ou spondées indifféremment; le cinquième est un dactyle, et le sixième un spondée. Quelquefois, et par exception, 1 hexamètre se termine par deux spondées : il prend alors le nom de spondaique. Ce vers doit avoir au moins une césure au 3* pied ; ou doux, l une au 2* et l’autre au 4®. Voici uu exemple d’hexamètre laüa :

VSnfl I Ibnml dl | »• St ta | «le | tIW» | tSirpte.

On a quelquefois, par abus, donné, eo France, le nom d 'hexamètre au vers alexandrin, ot, en Angleterre. au vers lambique de 12 syllabe». — En allemand, la Messiadc de Klopstoci est écrite en vers hexamètres; Gnéditeh a traduit l’Iliade d'Homère en hexamètres russes.

II KX ANURIE (du grec hex, six, et aner, mâle), la 6® classe des végétaux dans lo Système de Linné, renfermaut ceux dont les fleurs ont six étamines ou organes miles. Les Liliacées, les Joncées, les Asphodéléet, les Asparaginées sont dans ce co».

HEX ARLES (du grec hexaploos, sextuple), ouvrage publié par Origine, et qui contenait diverses versions de la Bible, disposées sur six colonnes. Voy. HKXApLEs au Dict. unh. d'ihst. et de Géogr.

HEXAPODES (du grec hexf six, et pous, podos , pied), nom par lequel on distingue les insectes pro

HIBO

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priment dits, dont !e caractère est d’avoir six pattes. — Walckenaèr applique spécialement ce nom à la classe des Insectes aptères, les Dicères hexapodes (à deux antennes et â 6 pieds).

HIATUS (du latin hiatus, dérivé de hiare, ouvrir la bouche), cacophonie produite par la rencontre désagréable de deux voyelles; exemple : Il alla à Athènes: fai été étonné. — En Prose, les hiatus blessent l'oreille; cependant on les tolère dans beaucoup de phrases reçues par l'usage: mais ils sont, depuis Boileau, entièrement bannis ae notre poésie :

Girdn qu unt voyelle . k courir trop hllée ,

Ne toit d'une voyelle eu von chemin beurtee. ( Jrf. pr.it )

Cependant l’hiatus était encore admis au xvi« siècle : on en trouve de fréquents exemples dans Saiut- Gelais, Théophile, Marot, Régnier, etc. Un en rencontre même dans Corneille et dans Racine, mais seulement dans lestyle familier et dans la poésie comique :

lunt tout U Pri aux elrrc4 tu t«tu »*■>«* chose». (Le Mmieur.) T»nt y a qu'il u eet ri«o que votre chien ne prenne. (Lee Plaideur» .)

En Anatomie , on appelle hiatus certaines ouvertures du corps, telles que 1* Hiatus de Fallope, petite ouverture de la face supérieure de l’os temporal; VH. occif)ètre pétreux, situé à 1a partie postérieure du crâne; VH. de Winstow, ouverture située au-dessus du col de la vésicule biliaire, etc.

HIBBERT1E, Hibhertia (de G. Hibbert , naturaliste anglais à qui cette plaute fut dédiée par Salisbury), genre de plantes de la famille des Dilléniacées, renferme des espèces suffrulescentes , à fleurs jaunes, formées d’un calice à 5 folioles et d’une corolle à 5 pétales. Ces plantes sont originaires de la Nouvelle-Hollande. L’espèce type est VH. volubi/e, arbrisseaux sarmenteux,à rameaux rosés, à feuilles luisantes et à fleurs grandes, très-brillantes, mais d’une odeur désagréable.

HIBERNATION , nom donné à une sorte de sommeil annuel auquel sont soumis certains animaux. Ce sommeil n’est point causé uniquement par le froid , comme on l'a cru longtemps ; on l'observe aussi dans les grandes chaleurs , comme cela a lieu pour le Tertrec de Madagascar, qui passe en léthargie les 3 mois les plus chauds de l’année. L'animal qui doit hiberner ferme son terrier, se contracte , so tient pelotonné, immobile , et les yeux fermés. Les fonctions les plus importantes de la vie sont suspendues. I*a respiration est lente et à peine perceptible. Le hérisson, la chauve-souris, la marmotte, l’hamstar, le loir, le campagnol , la gerboise, la taupe, le porc-épic, l'ours, le blaireau, le castor, l'agouti, le cochon d’Inde, le lièvre, le lapin (dans l'état de nature), chex les mammifères; quelques espèces d'hirondelles, chex les oiseaux; le limaçon des vignes , la limnée, chez les mollusques, sont les plus connus des animaux hibernants.

H1BERN1E (du latin hibemus , d'hiver), Hibernia , genre de Lépidoptères de la famille dos Nocturnes, se compose d'insectes dont lcs femelles sont aptères, et qui ne se montrent à l'état parfait qu’â la fin de l’automne ou môme en plein hiver : d’où leur nom. L’espèce la plus connue est VH. defbliaria , dont la chenille est, dans certaines années, un véritable fléau pour les arbres fruitiers.

HIBISCUS , nom latin du genre Ketmie.

Hibiscus Syriacus. Voy. cirïer et xetmix.

HIBOU , Strix Otus, sous-genre des Chouettes, caractérisé par le disque de plumes effilées qui entoure xes yeux et par les deux ai grett csde plumes qu’il porte sur le front. Son bec est court et crochu, incliné et comprimé â sa base; ses narines sont grandes, un peu obliques, recouvertes de poils ; sa tôt»; est grosse, couverte de plumes ; ses yeux très-grands, avec une pupille ronde, qui, comme colle de tous les animaux nocturne? , nr peut supporter la lumière du jour. Ce

n'est que le soir on le matin que les hiboux peuvent sortir de leur nid pour chercher leur nourriture. Rendant le jour, ils se retirent dans les trous des rochers, dans les creux des arbres ou les vieux édifices. Ils vivent d’insectes, d’oiseaux et de petit» animaux. Le H. commun ou Moyen-Duc est long de 35 centim.; son plumage est fauve, varié de blanc et de brun, sa queue présente 8 ou 9 barres transversales. On le trouve en France, en Angleterre, en Allemagne, etc. Les mœurs du Hibou sont les mêmes que celles de la Chouette. Il fait rarement un nid et dépose ses œufs dans les nids abandonnés des Pies et des Corbeaux. — Le Grand-Duc et le Petit-Duc (Koy. doc) appartiennent aussi à ce sous-genre.

HiE (du latin hiare, bâiller, Dousser son haleine avec effort, ce qu'ou fait lorsqu'on soulève la hief ), instrument très-lourd dont on se sert pour battre, pourenfoncer le pavé. On l’appelle aussi demoiselle.

H1ÉBLE , fvimbucusebutus, espèce du genre Sureau , à tige herbacée , haute d’un mètre à l^aO; â feuilles ailées, à folioles lancéolées, dentées; à fleurs blanches, en ombelles, et donnant pour fruits des baies noires et pulpeuses. L’hièble croît sur le bord des rivières et dans les terrains humides. Il exhale une odeur vireuse très-forte. La racine est purgative et diurétique; les fleurs et les baies sont stimulantes et diaphoniques; ces dernières s'emploient en teinture, pour colorer les tissus en violet.

HIERAC1UM (du grec hiérax , épenrier), nom scientifique de la plante vulgairement appelée Êpervière.

HIERARCHIE (du grec hiéros , sacré, et arkbè, commandement). Ce mot, qui s’applique aujourd'hui à tout ensemble des pouvoirs subordonnés les uns aux autres, qu'ils soient ecclésiastiques, civils ou militaires , signifiait primitivement, chex les Grec*, l'autorité du chef des prêtres ou grand prêtre. Chex les Chrétiens, il signifia le gouvernement de l’Eglise dans son Intérieur, la subordination des divers degrés de l’état ecclésiastique , depuis le pape , qni en est le chef, jusqu’au simple prêtre. — Les Théologiens appellent H. céleste la subordination des neuf chœurs des anges. Voy. anges.

HIERATIQUE (écrit itre), du grec hiéros, sacré, l’une des formes de l’écriture hiéroglyphique des Egyptiens, paratt n’être que la tachygrapbic ouïe trait abrégé des hiéroglyphes.

HIÉROGLYPHES , écriture symbolique des Egyi*tiens. Voy. ce mot ou Dict. univ. d’Hist. et de G.

HILARANT (gaz). Voy. axote (protoxyde o’).

HILE (du latin hilium ou hilus , petite marque noire qui se remarque au sommet des fèves de marais) , espèce de cavité ou de cicatrice que porte toute graine, et qui indique le point par lequel elle tenait â la plante qni l’a produite, comme on le voit dans la fève, le haricot, etc. — La radicule est dite hilifère quand l’amande est nue, et que la radicule reçoit directement les vaisseaux du funieule; le périsperme est hilifère quand il porte immédiatement le Ai/c. comme dans les Conifères.

H1MANT0PUS (dn grec himas, himantos, cuir, et î tous, pied), nom scientifique donné au genre Kchasse. à cause de l'épaisse membrane qui couvre ses pieds; — et à un genre dinfusoirés rotiferes.

HIPPIATRIQUE ( du grec hippos , cheval, et latraia, guérison), branche de l’Art vétérinaire quia pour objet le traitement des maladies des chevaux et autres animaux domestiques. V'oy vétérinaire(aRt).

HIPPIQUE (d'Ai/>p<w, cheval). V. cheval, équitation.

MPPOBOSQUE (du grec hippos, cheval, et paître), Hippobosra , genre de Diptères, de la famille des Pupipares, renferme des insectes de pebU* taille, à corps ovalaire, déprimé, revêtu â I abdomen de deux enveloppes coriaces, offrant a la mai» une résistance sensible : tête petite , presque plate, arrondie; yeux grands et saillants; ailes longues, recouvrant Pabdomeo dans le repos; pattes courtes,

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robuste», muni* '. île poils roides el courts. Les hip- I»ol»oM|»if.s , appel*'* aussi Mouches à chiens , Mouches bretonnes . Mouches d’Espagne et Mouches* araignées , sont des i literies qui surent le sang des animaux et même de l'homme ; mai* leur piqûre u'a rien de plus grave que relie* de la puce. Une particularité curieuse est que la femelle ne pond qu'un seul œuf, et seulement lorsque sa larve est voisine de l’état parfait. VH. des chevaux, qui se trouve dans toute l’Europe, tourmente de ses piqûres, pendant l'été , les rhevaux , les bœuf* et les chien».

HIPPOCAMPE (du grec hippos, rhevnl, et kamptô, courber; qui a l’encolure du cheval), Hijtpocampus. Les anciens donnaient ce nom a des chevaux marins fabuleux, consacrés à Neptune, qui n'avaient que les deux pieds de devant, et dont l'arriére se terminait eu queue de poisson. Les Naturalistes t'ont appliqué & un poisson, vulgairement appelé Cheval marin, qui forme un sous-çenre des Syngnathes, ordre des Lophobranches. Le poisson est remarquable par son tronc comprimé , notablement plus élevé que la queue; il atteint 33 centim.; il se trouve dan» nos mers.

En Anatomie . on appelle Pieds d’hippocampe, Grand et Petit hippocampes ou Cornes d' Ami non deux prolongements médullaires qui naissent, l'un k droite , l'autre à gauche , de la partie postérieure du eorp» calleux, se recourbent, et s’enfoncent dans la partie inférieure des veutricules du cerveau.

H1PPOCASTANEM (e.-à-d. chdtaione de cheval], nom spécifique du Marronnier d’Inde, a formé celui d1 Hivjtocastanées , donné par De Caudolle à. une famille dont le Marronnier est le type, et qui renferme les genre» Æscu/us, Varia , Vngnadia.

HIPPOCRATEA [iV Hippocrate, à cause des vertus fébrifuges qu'on lui attribue), arbuste du Mexique et de la Guyane, voisin des Célastrinécs , et rapporté d’abord aux Acériuées. Presque toutes les espèces donnent des ^fruits comestibles. Nous citerons, en particulier, Amandier des bois (H. comosa), dont le fruit ressemble à la poire et a le goût de l’amande douce. L’Hippocratea donne son nom à la famille des Hippoa atéacées , formée par A.-L. de Jussieu.

HIPPODROME (du grec hippos , cheval, ettfro* mojf, course), édifice public destiné, cliex les Grecs, aux courses île chars et de chevaux ; il différait du stade, uniquement réservé pour les courses à pied, les lutte», le pugilat, le» jeux du ceste, etc. L’hippodrome d’OIympie avait 400 m. de long sur 200 do large; il était séparé du stade par des portiques immenses, et à l'une de ses extrémités était une borne autour de laquellé tournaient les chars des concurrents,qui ne devaient que l'effleurer dans leur course rapide. La place de l'Atmèidau, a Constantinople, occupe l’emplacement de l'hippodrome de Constantin. — Les Romains avaient aussi des courses de chars; mais elles avaient lieu dans le cirque : à cet effet, le cirque était séparé en deux parties par un mur ou piédestal long et étroit, appelé spina (épine) et qui traversait l’arène dans presque toute sa longueur ( Voy . cirque). — On a récemment fait revivre a Paris le nom d' hippodrome pour désigner un spectacle consacré aux exercices équestres.

HIPPOGRIFFE (du grec hippos, cheval, et gryps, griffon), animal fabuleux, moitié cheval, moitié griffou , avec des ai les : c’est, dans I es poètes i tali e ns ( Bolardo. Arioste, etc. ), la monture des héros de chevalerie. HIPPOLOGIE, science du cheval. Voy. cheval. HIPPOMANK, arbre. Voy. mancrnilikr.

HIPPOPOTAME (du grec hippos, cheval, et potamos, Neuve ) , Hippopotamus, genre de Mammifères de la famille dès Pachyderme», renferme d’énormes quadrupèdes dont le poids atteint près de 2,000 kilogram., et qui vivent dans les rivières du centre et du midi de l’Afrique. Quoiqu’ils aient prés de 4 m. de lougueur, Ils n’ont guère plus de 1“,60 de hauteur ; ce qui fait que leur ventre tourbe pres-

que à terre; leur peau est d'un brun noir, et presque dénuée de poils, excepté à la queue ; leur nourriture se compose de végétaux et de poissons. Ils passent le jour dans le» fleuves, cachés au milieu des roseaux; au moindre bruit, ils *e précipitent sous l’eau, où ils peuvent rester quelques instants san» venir respirer ; ils ne quittent les rivières que pendant la nuit pour ravager les plantations de sucre, de rix et de millet. VH. amphibie, la seule espece bien coimue, est d’un naturel doux et même stupide; mais sa fureur est tres-redoutable. On le prend en le faisaut tomber dans des fosse», ou bien on le chasse avec l'arc, ou avec le fusil ; mai* cette chasse est fort daugereuse : l’animal n’est vulnérable qu'au ventre et eulre les cuisses, et il est doué d’une très-grande force. Sa chair est bonne, salubre , et n’est pas indigeste ; sou cuir, qui est tres-épai* , el à l’épreuve même de la balle, sert à de nombreux usages; ses dents fournissent un très-bel ivoire, presque inaltérable , que l’on recherche surtout pour les dents artificielle*. Le premier hippopotame vivant a été amené a Paris en 1833 par M. Delaporte. — 11 existe aussi plusieurs espèces d'hippopotames fossiles.

UIPPUH1DK (de hippos , cheval, et ouio, queue), Hippuris , plante aquatique , ainsi nommée parce que ses feuilles capillaires lui douueot quelque ressemblance avec nue queue de cheval. Voy. pesse.

1I1PPUR1TES , coquillages fossiles , forment uu genre de Mollusques acéphales, voisin des Sphérulites et de* Rudistesde Lamarck . à coquille* allongées, conoides, mais uou symétriques. Ces coquillages sont propre* aux terrains crétacés.

HIRCINE (du latin hircus, bouc), principe indiqué par Cbevreul dans les graisses de bouc et de mouton. Il est liquide, trè8-<*Jorant , assez analogue à l’oléine ; il fournit i>ar la saponification un acide gras particulier, appelé acide hircique.

HIRONDELLE . Hirundo, geure de Passereaux , de la famille dus F iss i rostres, renferme dus oiseaux connus de tout le moudu, el caractérisés par uu bec court, large à 'la liase, étroit et pointu à 1 extrémité, un corps ovale, des ailes allongées, une queue le plus souvent fourchue, composée de 12 pennes, des tarse* grêles et le doigt externe ne dépassant pas la dernière phalange du médian. Ces oiseaux voyageurs arrivent dans nos coutrées avec les premières chaleurs et disparaissent aux approches de l'hiver Ils se nourrissent d'insectes, qu'ils poursuivent jusque dans les airs, et dont ils détruisent chaque année une quantité innombrable. Les hirondelles sont trè>altaciiées au lieu où elles ont pris naissance ; elles y reviennent ordinairement tous les ans, et retournent le plus souvent dans le même nid. Elles choisissent toujours pour faire leur nid les localités les mieux exposées et ne craignent pas de s'établir dans riiabitaliou même de l'homme. L«i rapidité de leur vol les a fait employer souvent comme messagers; elles peuvent taire 80 ou même 100 kiloin. à l'heure. Rien d’admirable comme les réunions des hirondelles et leurs cris d'appel au moment de leur départ, leur teudresse pour leurs petits, l’art avec lequel elles construisent leur nid, leur instinct à se secourir mutuellement dans le danger, etc. Celles que nous possédons nous quittent en septembre , et vont en Afrique. Leur retour se fait isolément et seulement par couples. Ou trouve des hirondelles dans toutes les parties du globe. On en compte en Europe six espèces. Les plus communes chex nous sont : l H. de cheminée (H. rus t ica ), qui a la queue plus longue que les ailes et profondément échancrée , et VH. de fenêtre , qui a la queue moins longue que les ailes et médiocrement échancrée. La première nous arrive à la (in de mars , 10 ou 12 jours avant la seconde. La Salangane [H. escu tenta) est une espèce que I ou trouve en Chine et dans les Iles de l’Océan indien; elle fait son nid d’une matière gélatineuse qu’elle

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