‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 508 sur 508 · HUME · texte numérisé non relu

HUME

ou d'un avoué , ou 3 ans au greffe d'une rour d'appel ou d’uu tribunal de première instance. Les huissiers sont tenus d’exercer leur ministère toutes les fois qu'ils eu sont requis; ils ne peuvent cependant faire aucun acte pour leurs parents ou alliés. Leur salaire est fixé par des règlements.

Ou appelait autrefois huissier priseur ce qu'on nommu aujourd 'hui commissaire priseur. V. ce mot.

HUIT de chiffre , bandage dans lequel les tours de bandes su croisent en forme de 8, s’applique spécialement autour de l’articulation du coude après la saignée du bras, ou autour de celles du genou , de l'épaule, etc. — On appelle encore ainsi un compas d 'épaisseur ayant la forme d’un 8, et dont se servent les horloger» et les tourneurs.

HUlT-rlEDS, nom donné aux orgues dont le tuyau le plus grand du jeu de flûte ouverte a huit pieds ( 2“ ,86 ) do loogueur.

HUITRE, Üitren, Ostrsa edulis , genre de Mollusques de la classe des Acéphales et de l’ordre des Lamellibranches , renferme des animaux répandus dans toutes les mers et recherchés partout pour la nourriture de l’homme. Leur coquille, à deux valves et fermant à charnière, est généralement ovale, quelquefois roude ou allongée, nacrée à l’intérieur, et grossièrement feuilletée à l’extérieur. L'animai n'a qu’un muscle pour ouvrir et rapprocher ses valves , et n’a pas de pied charnu. Sa bouche , absolument molle, se trouve tout auprès de la charnière de la coquille. Lo cœur? placé entre ce muscle et les viscères, se reconnaît a la couleur brune de sou oreillette. Les huîtres sont hermaphrodites et sont d'une fécoudité prodigieuse; leurs œufs nagent dans l’eau et s’agglutinent aux coquilles voisines ; ce sont les myriades de jeunes huîtres ainsi agglutinées qui constituent ces énormes amas que l'on nomme bancs. Attachée au banc où elle prit naissance, l'hui- Ire croit et meurt sans avoir jamais changé de place. La mer lui ap|Mirle sa nourriture, qui se compost; de frai de poisons et de débris de toute espèce sus- ]>endns daus ses eaux. 11 faut 3 ans à une huître pour acquérir la taille de celle* qui sc vendent sur nos marchés. Les huîtres de la Manche sont les meilleures d’Europe. Colles qu’on estime le plus en France viennent des côtes de la Bretagne et de la Normandie, surtout de Granville et du rocher de Canralo.On estime encore les petites huîtres d’üstende, les huîtres vertes de Marennes, près de Rorhefort, et l’hutlre pied de cheval, trés-arandc espèce, commune dans la mer de Cette, et qu'on mange dans tout le Midi. Les huîtres ne prcuuent une saveur délicate qu’après avoir été parquées, c.-à-d. avoir séjourné pendant quelque temps dans un réservoir d’eau salée de 1 mètre à 1»,30 de profondeur, communiquant avec la mer par un petit conduit; cette eau doit être renouvelée assex fréquemment et reposer sur du gravier ou sur des galets, la vase étant nuisible à l'huître. Eu restant quelques mois dans les parcs, les huîtres verdissent, et acquièrent une saveur un peu poivrée. La pèche des huîtres , en général , se fait , en France, du mois de septembre au mois d’avril, dans les mois qui ont des r dans leur nom ( menai bus erratis ) : e’est alors que les huîtres sont lus meilleures; dans les autres, elles sont plus maigres et moins fraîches. L’appareil que l’on emploie pour les pécher est la drague, espèce de râteau garni dune poche en laitières de cuir, et qu'un bateau trahie en divers sens sur lu liane d'hultres. Un a prétendu mal il propos que lo lait dissolvait les huîtres et en accélérait la digestion : ce liquide n'a aucune action sur elles ; lus acides faibles ont seuls celte propriété : c’est donc avec raison que les amateurs d’huitres préfèrent aux vins rouges les vins blancs légers, toujours moins alcooliques et un peu acidulés. — L’eau des huîtres contient beaucoup de chlorure de sodium, du chlorure do magnésium, du sulfate de

magnésie, du sulfate de chaux, et une assez grande quantité d’osmuzônio : elle est réputée ipérHbe.

Les écaillés d‘hulLres,composées eu grande partie de carbonate calcaire, Sont quelquefois employées en poudre comme un remède absorhaut ; elles faisaient autrefois partie du lilhoutriptique de Mn® Stéphens, des remèdes contre le goitre et surtout contre la rage, etc. : leurs propriétés ne sont autres que celles du carhunate de chaux. — On les emploie aussi sur les côte* pour amender la terre.

On doit à M. Goubeau de la Dilàlncrie un curioux Traité de T éducation des huilres.

iiuItre feuillette (mollusque), nom vulgaire des Cames. Foy. et* mot.

HUITRIER (du nom de l'Atiffre. leur principale nourriture). Hœmatopus , genre d’oiseaux do l’ordre «lés Échassiers, a pour caractères : un bec robuste, droit, comprimé latéralement, occupé dans une grande partie de sa longueur par les fosses nasales; des tarses robustes, nus, réticulés ; des doigts au nombre de 3 seulement, réunis à leur base par une membrane. Ils vivent de coquillages et quelquefois d’annélides , de crustacés et d’étoiles de mer. Ultultrier pic ou Pic de mer [II. ostralegus ) est varié de noir et do blanc. Il habite l’Europe, et nous arrive quelquefois en France. Il se plaît sur les bords de La mer, et s’élève facilement en domesticité.

H CLANS, milice originaire de Tartane, d’oft die s’introduisit en Pologne, était montée sur des chevaux ! légers; elle servait et combattait comme les hussards ou les lanciers. Les liulans étaient armés de sabre», de pistolets et de longues lances. Leur costume consistait eu une xe<te court» et une culotte à la turque. La France, en 1734, avait créé un corps de hulans de mille hommes : il ne fut pas longtemps conservé. La Russie, la Prusse et l’Autriche ont encore des liulans. Oii écrit aussi Uhlans . Ou/ans, f tou /ans.

HULOTTE, espèce du geurc Chouette et du* sousgenre Chat-huant. Voy. ce mot.

HUMANITÉS (du latin humanus, p'di). On entend par ce mot la partie de l’éducation classique qui embrasse, avec l’étude plus approfondie du grec et du latin, celle de l’histoire, de la poésie et de la rhétorique. Les classes d’humanités font suite à celles de grammaire , et s’étendent de la troisième à la rhétorique.

HUMÀNTIN, Centrina , genre de poissons Cliondroptérygieus de la famille des Squales, est caractérisé par un aiguillon très-dur et très-fort à chacune des deux nageoires dorsales. La queue est trèscourte; lesdeutf inférieures sont tranchantes et sur une ou deux rangées; les supérieures sont grêles, pointues et sur plusieurs rangs. Le dos est élevé en carène, s’exhausse dans le milieu de sa longueur, et s'abaisse vers la queue et la tète. Le //. vulgaire , ou Cochon marin, est brun par-dessus et blanchâtre en dessous. Si peau , couverte de tubercules gros , sert pour polir les corps durs. Sa chair D’est pas comestible.

HUMERUS, mot latin conservé en français pour désigner l’os du bras depuis l’épaule jusqu'au coude. Cet os est terminé supérieurement par nue éminence appelée tête de T humérus, qui est reçue dan* la cavité glûuoïde de l'omoplate. Cette tète est supportée par uii col très-court. Deux autres éminences latérales ont reçu le nom de tubérosités f et sont distinguées en grosse, tubérosité ou tro<-/iite, e t j tente tubérosité ou trochin. L’extrémité inférieure présente :1a petite tête, ou condg/e de T humérus, éminence arrondie quo reçoit une cavité du radius; la poulie , ou trochlée , qui est reçue dans la cavité sigmoïde; V épi trochlée, tubérosité située au côté interne; Y épicondyle, autre tubérosité plus forte située au côté externe.

HUMEUR (du latin humor , liqueur). On appelle ainsi, en Pbystologio, toute substance fluide circulant ou simplement contenue daus un corps organisé.

HUMU

nuss

wmme le sang , le chyle , la lymphe, la hile , etc.

Les anciens «Talent réduit À quatre toutes les humeurs du corps humain, toutes relies, du moins, qui influaient d'une manière notable sur la santé : c'étaient le sans, la pituite, la bile jaune et l’atrabile, qu'ils nommaient les humeurs cardinal es. A la prédominance de chacune de ces humeurs correspondait un des âges, un «les tempéraments, une des saisons, un des climats. Toutes les maladies étaient dues à l'altération , à l'excès ou au défaut de quelqu'une de ces humeurs ; toute la médecine consistait à les évacuer ou « rétablir l’équilibre entre elles. Ce svstème, qui pendant Ion# temps régna «l une manière exclusive, appuyé de l'autorité de Galien , est connu sous le nom il' humorisme.

Aujourd’hui on distingue, d'apres ^haussier, les humeurs qui sont le produit de In digestion (chyme et chyle); les II. circulantes (lymphe, sang); les H. secrétées, qui se subdivisent elles-mèines en H. exhalées , //. folliculaires, H. glandulaires. Les II. exhalées sont , ou récrémentit telles, c.-à-d. rentrant en entier dans lo torrent de ia circulation : tels sont les fluides albumineux des incmbraue* séreuses, la synovie, ta uraisse, la moelle, les humeurs aqueuse et vitrée de l’œil, etc. ; ou excrément itiel les , c.-à-d. destinées à être rejetées : telles sont la transpiration insensible, la tueur, les fluides muqueux des appareils respiratoire, digestif, urinaire et génital. Les //. folliculaires , ou sécrétées par les follicules, •ont l'humeur sébacée de la peau, le cérumen d«*s oreilles, les mucus nasal, guttural, bronchique, pulmonaire, ceux de l’ap|»areil génito-urinaire. Les H. glandulaires , sécrétées par les glandes, sont les larmes, la salive, la bile, l'urine, le lait.

Vulgaircmeut, on emploie l'expression A’ humeur pour caractériser les divers produits morbides accidentellement formés pendant les maladies, tels que l« pus, la sérosité de l'hydropisie , etc.

Ilumeur anueuse, II. vitrée de Vieil. Voy. oait.

Humeurs froides. Voy. scrofules.

HUMIDITE. Voy. hygrohethr.

HUMIFUSES (du latin humus, sol, et /btuv .«répandre!, plantes ou parties «les plantes qui sont appliquées à la surface du sol , en tous sens , sans pousser «les radicules. Telle est la Renouée.

HUMORISME ( d'humeur) ^ système médical qui date de la plus haute antiquité, et dans lequel on attribue la cause des maladies à l’altération primitive des humeurs. C’est Galien qui le premier en a fait un corps de doctrine. Ce système a régné jusqu'au xtn* siècle. Voy. humeur.

HUMOUR, mot anglais qu’on a naturalisé ch ex nous, indique un genre de style singulier, formé d'un mélange d’esprit et de naïveté/ de douce galté et de mélancolie, de bnîsqueric et «le sensibilité/ de légèreté et «le philosophie profonde : Sterne en est le type. Swift en possède aussi beaucoup; mais IVimmour est chez lui plus incisive et plus grave. Elle se manifeste très-souvent rh«*z les Allemands, mais avec ta tendance à l’idéalisme «jtil se môle à presque tout chez eux : nulle part elle n’éclate plus que chez Jean-Paul (Rirhter). La France n est pas non plus étrangère ti l 'humour. La Fontaine et Montaigne; furen t certes des tmmouristes sans le savoir : Xavier «le Maistre et Paol-Louis Courier méritent aussi cet éloge, quoique à des titres bien différents.

HUMULUS, nom latin du Houblon.

HUMUS (du latin humus, terre), terre végétale, relie qui forme le sol fertile «le toutes les contrées du globe, celle dont sc nourrissent les végétaux : c’est une matière noire, fine, qui provient do la décomposition des végétaux et des animaux ; son épaisseur atteint quelquefois jusqu'à près d’un mètre. L'humus est en plus irramie quantité dans les vallées que sur les lieux élevés, les eaux ne cessant d'y entraîner quelques molécules du sol végétal. Vay. TMRSAü.

HUNE, humer. La hune est une plate-forme épaisse et large, à peu près rectangulaire, ot percée d’un trou carré dit trou du chat, établie à la tête d’un basin&l. Elle a , entre autres usages, celui do servir da point «l'appui aux mâts supérieurs. On distingue les hunes par l'addition du nom de leur màt [grande hune, hune d'artimon, hune de misaine). Les mâts placés au-dessus d'une hune sc nomment rmUs de hune, ou grand hunier , petit hunier, hunier d'artimon. Eux-mémes jadis portaient chacun leur hune, dite hune de perroquet. 11 n’existe plus de ces hunes. Celle de beaupré aussi a été supprimée. La hune jadis était en forme «le cage, et se nommait gabie ( Voy. ce mol !. — Le mot de hunier «ans addition est réservé pour la voile carrée , propre au mât de hune, et qui s’attache par sa petite base à ta vergue de hune, par sa grande à la basse vergue.

HUPPE, en latin Upupa , genre de Passereaux «le la famille des Téuulrostres, renferme d«;s oiseaux de la grosseur d’un merle, qui out le !»♦•«• trois fois aussi Inné que les pattes, mais qui sont surtout faciles à distinguer par une belle huppe formée «l'une double rangée de plumes musses bordéês de* noir, qu’ils redressent à volonté. Ils se nourrissent de scarabées, de mollusques et de vers. La H.-Puput ou H. commune ({/. epops) est d’un roux vineux, avec 5 bandes blanches aux ailes. La Huppe est un oiseau «le passage : elle arrive en Europe au printemps, et en part en automne pour aller passer 1 hiver en Afr ique. — Cet oiseau était révéré dans toute l’Egypte : on le trouve souvent placé sur le sceptre d’Horus. La huppe était le symbole de ta joie et de l’amour lilial. — Selon la Fable, la huppe ôtait Té rée, roi de Thrace, époux de Procné, qui subit cette métamorphose pendant qu’il poursuivait Philorrkle , sa victime.

HURE (d'un vieux mol français qui signiliait hérissé), se dit «Je la tête «le <j uriques animaux , surtout lorsqu’elle est coupée. On dit une hure de sanglier, «le « ittmon , «le brochet, etc.

HURLEUR , espèce de Siuge. Voy. ai.ouatbs.

HURRAIL Voy. hourra.

HUSSARDS, mieux hodsahds (du hongrois housz, vingt, vingtième, parce que, pour former ce corps, h nobles*- hongroise équipa un homme par vinet feux), corps «le cavalerie légère, «loiit les aimes sont aujourd’hui un sabre, une carabine et une paire d«i pistolets. Leurs chevaux sont petits; leur habillement est élégant et léger : pelisse, bleue, bleu céleste, grise, brune, garance, verte, blanche ou noir«*, selon le régiment, avec collet, parement «-t garniture en peau d’agneau , grise ou noire; dolman, de même couleur que la pelisse, avec parements garance ou biens ; pantalon et schako do ta couleur du parement du dolman ; tresses blanches , noires , jaune d’«»r ou mélangées; ceintures en poil de chèvre cramoisi; boutons blancs ou jaunes; plumet tombant en plumes noires; buffteteries blanches. La France compte aujourd hui neuf régiments do hussards à (iesradrous chacun. Le» armées allemandes ont un plut grand nombre «1«* régiments de hussards.

Primitivement, ks hussards formaient en Hongrie et en Pologne une milice à cheval qu’on opp«*ait avec suce. » à la cavalerie irrégulière d*;s Turc». Sous Louis XIII, eu 1637 au plus tard, on eut en France 5 compagnies «le cavalerie hongroise. Sous Louis XIV, en 1692, on les organisa en un régiment, «pii fut réforrné a la paix, niais que remplaça bientôt un autre donné au roi en 1701. On en créa de nouveaux eu 1719, 1731, 1743 et 44; et au total on en comptait en 1746 6, formant 28 escadrons. La paix les lit réduire à 8 escadrons, chacun de 100 hommes, «lotit 4 de Hongrois. — Le maréchal de Saxe faisait peu de cas des hussards : tous loi militaires, cependant, les regardent aujourd’hui comme Indispensables; Ils «ml toujours rendu de grands servir»1*, dans nos guerres de l'Empire notamment : les hussards se sont cou-

1IYBR

verts «le gloire sont le commandement dos Borcliini, d*-s Latizun , dos Cliamboran , des Lasalle, etc.

HYACINTHE (nom mythologique ) , pierre précieuse d'un rouge orangé, mélô de brun. Cotte pierre est presque toujours un grenat essonite; VII. dit jargon est un xircon; VH. brune de Vésuve , une Sdocrace; VII. de Compostalle , un qutrU rougo opaque. Les bijoutiers distinguent 4 especes d'hyacinthes: la 1««, de couleur écarlate, jette dos rayons rumine le fou : c'est à cette qualité que l’uu donne le nom de IptUe Hyacinthe ; la 2* espece a une couleur de sarrau rougeâtre : la 3e ressemble i l'ambre jaune, mais est plus dure; la i* est transparente et blanche, sans aucune rougeur. — Un distingue aussi les hyacinthes ou orientales et en occidentales. La lre os|h-cc est d'uu jaune rougeâtre : c'est un corindon orangé; on la trouve en Arabie, à Ceylan, etc., on morceaux de la gro>scur d'une lentille , et quelquefois mémo d'une aveline. La 2*, qui est une topaze, est moins dure et d’un brillant plus «Vidant que la précédente ; elle a une couleur •lus safranée oq orangée : elle vient du Brésil. Dans e commerce, on voit de ces hyacinthes jaunes, d'autres d’un blanc jaunâtre, de laiteuses, etc.; mais leur teinte soutient peu le fou. Elles viennent do la Silésie et de la Bohême.

hyacinthe, plante. Voy. jacinthe.

H Y AU ES. petite constellation composée de 5 étoiles en forme d’Y, qui sont placées au froutde la constellation du Taureau, tire son nom de sept sa urs, tilles d’Atlas, roi de Mauritanie, qui, apres la mort tragique de leur frère Hyas, déchiré par une lionne, furent changées en astres. Los ancieus croyaient que leur lever ou leur coucher annonçaient la pluie.

HYALE, Hyulœa, genre de Mollusques de l’ordre des Dtéropodes, renferme des animaux qui ont le corps enfoncé dans de petites coquilles en forme de cornets : ils ont de plus des nageoires membraneuses eu forme d'ailes sur les côtés du cou. Ces Mollusques sont très-communs dans les mers du Nord , où il* servent do pâture aux baleines.

Il Y ALITE (c.-â-d. vitreux ) . Voy. opale.

HYALOIDE (du grec hyalos, verre, et eidos , forme), membrane de l’intérieur de l’œil, qui enveloppe le corps vitré. Cette membrane est extrêmement mince, parfaitement transparente, et fournit par sa face interne une foule de prolongements qui forment des cellules, dans Iwtpwlltiw trouve renfermée l'humeur vitrée. Elle est divisée antérieurement en deux lames qui passent, l’une devant, l'autre derrière la capsule du cristallin, et qui laisseut , a l'endroit de leur écartement, uu espace conique appelé canal de Petit.

Ou nomme canal hyatoidicn un canal que forme la membrane hyaloide, en se réfléchissant sur elle-, même, au travers du corps vitré.

HYAI.IJHGIK (du grec hyalos, verre, et ergon, œuvre ), fabrication ou manipulation du verre.

HYBRIDES (du latin hybrida, métis). En Botanique, ou nomme ainsi des variétés de fleurs obtenues en mariant les plantes , c.-à-d. en portant sur le pistil d’une plante la poussière fécondante d’une autre plante voisine. Eu général , les hybrides réunissent les qualités des plaides d’où elles sont sorties. On uomme H. conyénère, celle qui provient de deux espèce» du même genre , par exemple le Cactus hybride , né du C. phyl/arotoïdes et du C. grandi flot a ; et //. biyénne , celle qui provient de l'union de deux espèces a|HMrtcuaiit à «les genres différents; par exemple, la Dauphinel/e ambiguë, née de l'Aconit napel marié avec la Dauphinelle élevée.

En Grammaire, Hybride se dit de mots formés «le radicaux pris dans deux langues différentes: tels ! sont choléra- morbus , monocle , qui sont moitié j triées, moitié latins; bureaucratie, moitié français, moitié grec, etc. Bleu que les mots hybrides soient |

HYDR

proscrits avec raison par les philologues, il en est quelques-uns qui ont été sanctionnés par l'usage.

H YD ARTHROSE ou hydrarthre (du grec hydôr, eau, et arthron, articulation), hydropisie articulaire, qui provient ordinairement à la suite de coups, de chutes, do violences extérieures quelconques, s’observe aussi très-souvent chez les individus scrofuleux ou lymphatiques. Au début, cette maladie a tous les caractères de l'arthrite ou inflammation articulaire ; vers la fin , on la confond facilement avec une tumeur blanche. Dans un individu sain , I hydarthrose se termine ordinairement par résolution; daus le cas contraire, les cartilage* se ramollissent, les os deviennent fongueux, et il s'établit uue suppuration qui finit par emporter le malade. Dans beaucoup de cas, l'ampuUlion du membre affecté est le seul remède.

HYDATIDES (du grec hydôr, eau) . nom donné d'abord aux tumeurs enkystées qui contiennent un liquide aqueux et transparent, a été ensuite appliqué A des vésicules plus molles que le tissu des membranes, et plus ou moins transparentes, qui su développent dans les organes sans adhérer à leur tissu. Uartma nu et Tyson, vers la fin du xvn* siècle, reconnurent que quelques-unes de ces vésicules n’étaient que des cutozoaires, doués d’une vie propre et indépendante. Celte découverte, négligée pendant longtemps , fut ensuite tirée de l'oubli par Liuné et Dallas. Aujourd’hui, ou admet plusieurs espèces d'hydatides : celles qu'on rencontre le {dus ordinairement chez l’homme ont reçu les noms d'acéphu/orystes.ôecysttcei'oues et d’échinocoqucs. Lue autre espèce produit la ladrerie des cochons ; une autre, le tournis des moutons, etc. Lu traitement à employer contre les hvdalidc* est encore très-incertain. Voy. kystes.

UY DNE (du grec hydnon , truire), Hydnum, genre de Champignons à chapeau tantôt stipilé, tantôt sessile, hérissé inférieurement de papilles nombreuses. L’espèce princij»alc est VII. rameux de Bulliard , qui est comestible et très-recherché. On le trouve en France sur les hêtres.

UYDKACHNE («lu grec hydôr, eau, et akhnè, poil, fil), genre d'Arar.huidcs trachéennes, tribu des Acarides, renferme de* Araignées très-petites, «jui vivent dans les i^iux stagnantes. Elles courent avec célérité dans l'eau et se nourrissent d’insectes aquatique*. Cette araignée fait la morte lorsqu’on veut latourhcr ; elle aime aussi à rester à la même place des heurt* entières, et comme endormie. Elle est assez commune dans nos mares.

HYDRACIDES, acides résultant de la combinaison d’un corps simple ou composé avec l'hydrogène considéré ('omrne principe acidifiant. On les desigua d’abord en commcncaut le mot par hydro : hydrochlorique , hydrosu 1 furiquê , etc. Dans la théorie dualistique de Bcrzclitis, «pii place en premier les corps qui seul le plus électro-négatifs, on les design» par la terminaison hydrique. Les principaux bydracidcs sont: les acides bromhydrique, chlorhydrique, cyanhydrique, tluorhyilriquc, iodhydrique, sélénhydrique, suifhydrique , etc.

HYDRAGOGl ES ( «lu grec hydôr , eau, et ayô, chasser). Ou a désigné sous ce uotn «les substances auxquelles on supposait la propriété de faire écouler la sérosités épanchées daus les cavités ou infiltrée* «laus les tissus organiques, substances que l’on employait contre l’iiydropisie. C'est particulièrement aux purgatifs drastiques qu’on a douné ce nom : à ce titre, la graliole , la gomme-gutte, la coloquinte, le jalap, le nerprun, l'ellébore, la digitale, sont de* hydragogues. La poudre hydragogue était composée de racine de jalap, de inéchoaean , d’anis, d«rhubarbe, de cannelle et de suldanelle. Les «huréliques, les sudorifiques, les délayants, peuveut être aussi employés comme hydragogues.

HYDRANGEE (du grec hydôr, eau , et aggeion,

HYDU

IIYDR

vase, parte que cette plante aime l^nuwnp l'humidité), Hydranyea , genre de la famille des Saxi frayées, renferme des arbrisseaux élégants à feuilles opposées, ovales; h fleurs blanches ou roses, formées [ d’un calice à 5 dents et d’une corolle à -5 pétales. Le fruit est une capsule biloculairc. Toutes les especes sont exotiques. Quelques-unes sont cultivées dans nos jardins pour la beauté de leurs fleurs. La plus répandue est VH. hortensia , appelée vulgairement Hortensia ( Voy. ce mot) ou Hose du Japon.

H Y Dit A It G YÏt E (cou-oc^c/if),nom grec du Mercure.

HYDRARGYRIE (du grec hydrargyros, mercure), ou Lèpre mercurielle. éruption cutanée produite par radmiiiistrution intérieure ou extérieure des préparations mercurielles, et caractérisée par de petites vésicules développées sur des surfaces rouges d'une éleuduc plus ou moins considérable. Des ablutions avec de l'eau fraîche, des bains tempérés, un régime doux, les purgatifs ci les préparations opiacécsi sont les moyens employés contre cette maladie.

HYDRARTHHE. Voy. hyuarthrose.

HYDRATE (,du grec hydôr, eau) , se dit , en Chimie, de tout corps qui renferme de l'eau eu combinaison : hydrate de potasse (KO -4“ HO), hydrate (t acide sut fur loue (SO’+HO-, etc. — Un en a formé le participe hydraté pour désigner le corps qui par sa combinaison avec l’eau forme uu hydrate : potasse hydratée.

HYDRAULIQUE (du grec hydôr , eau, et de autos, tuyau), science qui a pour objet le mouvement des liquides. Elle étudie : 1° l’écoulement des eaux par des conduits, des orifices et des ajutages de différentes formes ; 2* les moyens employés pour distribuer, diriger ou retenir les eaux; 3° leur application comme moteurs dans nos usines; 4° enfin leur élévation , à l'aide de machines , pour les besoins des arts, de l’agriculture ou de l'économie domestique. L’écoulement le plus ordinaire est celui des eaux de source ou pluviales qui passeut d’un terrain supérieur dans un autre inférieur. Leur distribution exige la construction de eanaux , d’écluses, d’aqueducs, de pertuis. L’emploi des eaux comme moteurs se fait a l’aide de moulins , de digues, de roues hydrauliques, de béliers hydrauliques, etc. Enfin, leur élévation s’effectue par des joompes, des vis d'épuisement, des siphons, des jets a eau, des machines à vapeur, des puits artésiens. Voy. ces mots.

L’hydraulique avait fait peu de progrès avant Archimède; ce grand homme découvrit le principe de la pression des liquides sur les corps qui y sout plongés,et inventa la vis qui porte soü uom. Lette science s’accrut bientôt des découvertes de Clésihius et de lléron, deux célèbres mathématiciens d'Alexandrie. Le premier inventa la pompe aspirante et foulante, ainsi qu’un orgue et une horloge hydrauliques et les clepsydres; lu second inventa le siphon et la fontaine décompression dite Fontaine de Hépon. Les moulins à eau furent importés de l'Asie Mineure à Rome du temps de César, et passèrent en France du iv* au vi" siècle. Les travaux du Stéviu qui, au xvi* siècle, détermina U pression des fluides contre les parois qui les retiennent, ceux de Galilée qui entrevit la pesanteur de l’air, ceux deTorricelli qui trouva la loi de la vitesse des fluides quand ils s'écoulent par un orifice; enfin ceux de D. Beruouilli, de Mai-l.iurin , de J. lternouilli, d'Euler, etc. , out achevé de fonder l’hydraulique moderne, eu lui donnant pour base l’hydrodynamique. — Les principaux ouvrages sur cette science sont : V Architecture hydraulique de Bélidor (1753); le Traité théorique et expérimental d' hydrodynamique de Bosiiil (1796); la Nouvelle architecture hydraulique «le Prony (17%) , et V Hydraulique à V usage des ingénieurs, d’Aubuisson de Voisins, 1840.

On nomme Machine hydraulique toute machine mue pur 4’eau ou destinée À élever l’eau. Ou divise ,

ces machines en deux classes : les unes douées d’un mouvement alternatif (Machine de Schemnitz , Bulance d'eau. Bélier hydraulique et Machine à co- ! lonne d'eau ) ; les autres possédant un mouvement de rotation continu (Houes hydrauliques , Houes à rewt ion ). — M. Girard a exposé en 1832 le plan d’un Chemin de fer hydraulique, dans lequel les waçous, munis d’auhes par-dessous, seraient poussés par des niasses d’eau provenant de réservoirs situés à 80 mètres au-dessus du sol. — On appelle Orgue hydraulique, un orgue jouant par le moyen d’une chute d’eau qui y fait outrer le veut et le fait résonner; — Mortier hydraulique, un mortier qui a la propriété de durcir dans l’eau : il est principalement composé du chaux hydraulique ; — Chaux hydraulique, une chaux mêlée de silice, susceptible de former une pâte qui, comme lu mortier hydraulique, a la propriété de durcir sous l’eau.

HYDRE (nom rnythol.), Hydra, genre de Polypes nus, c.-a-d. sans polypiers, appelés aussi Polypes , d’eau douce , Polypes à bras. Us sont de fort petite taille , mais visibles à l'œil nu, et u’ont qu’une ouverture-qui leur sert à la fois de bouche et d’anus. Leur orifire buccal, en forme «le lèvre circulaire, est muni tout autour de tentacules creux, en nombre variable, et en communication avec l'estomac. C’est avec ces bras qu’ils saisissent les petits animaux doul ils se nourrissent, tels que des hutomoslracés , des Nais, de petites larves de Dipteres, etc. Enfin ils peuvent être retournés comme un gant teins que la vie cesse eu eux , et , dans cette position , ils continuent A mauger de la même manière qu’auparavant. lisse reproduisent par bourgeons, comme les plantes. De plus, si on les coupe par morceaux , chaque fragment se complété et devient en peu de temps un animal parfait. Outre ces deux modes de reproduction , ils pondent des œufs. Nos lacs, nos étangs et même les tonneaux d’arrosage de nos jardins renferment 3 espèces d’hydres : V Hydra fusca, VH. viridis et VH. grisca ou vulgaris. Elles se tiennent fixées sous les plantes aquatiques, sous les feuill** tombées des arbres et les autres corps qui peuvent se trouver a la surface de l’eau.

Les anciens donnaient en général le nom (VHydres aux serpents aquatiques. On désignait spécialement sous re uom un monstre fabuleux, à plusieurs tètes, sans cesse renaissantes, qui vivait dans le Jac de Lernc et qui fut exterminé par Hercule.

En Astronomie, ou nomme Hydre femelle une constellation de l'hémisphère austral, longue et sinueuse, dans laquelle on remarque une étoile de lr* grandeur, le Coeur de l’hydre elle s’étend au-dessous du Lion, de la Vierge et de la Balance : on l'appelle aussi Echidna ou Vipère, Serpent aauaticus et Asina coluher; — //. nulle, une constellation plus méridionale, qui ne parait point dans nos contréi-s.

HYDR10DATES,hyükiodiüüe (acide). Koy.iouu»Es

et lODKYDIUQUE.

HYDRO , initiales du mot hydrogène, par lesquel-* les commencent beaucoup de termes de chimie , comme aride hydrochl urique , hydrochlorate, hydrosulfate, etc., et qui indiquent des combinaisons de l’hydrogène. On dit plus généralement acide chlorhydrique, chlorhydrate , sulfhydrate , etc.

( Voy. ces mots et l’article iiydracidks). — Les minéralogistes se servent «lu même mot initial |iour désigner certains miuéraux quiruiiferment de l’eau (en grec hydôr), comme hydro-carbonate ou carbonate hydraté, hydro-silicate ou silicate hydraté , etc.

HYDROBOR AGITE, minéral composé d'acide borique , de maguésie , de chaux et d’eau , blanc , fl. breux, et d'un éclat nacré, qui a la plus grande analogie avec le gypse.

HYDROCANTHARES (du grec hydôr, eau, et canthai'os , scarabée), tribu ne Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, renferme des insec-

flvnu

I1YDR

les de forme elliptique nul vivent dans les eaux stnpuantes, à la surface desquelles ils remontent de temps en temps pour respirer. Ils nagent avec facilité , grâce à leurs pattes postérieures , aplaties en forme de rames, et a un mouvement latéral par lequel ils savent donner l'impulsion à leur corps. Ces insectes sortent de l’eau au rouclier du soleil pour voler d’un étang à un autre. Ils «ont très-voraces. Leurs larves vivent également dans l’eau , et n'en sortent que pour se transformer eu nymphes dans la terre. Les Dytiques et les Gyrins sont les principaux genres de cette tribu.

HYDROCÈLE (du grec hudôr, eau, et kélèt tumeur), tumeur formée dans le scrotum par nu amas de sérosité. Les muses do telle maladie sont assez otarures; l'habitude du l’équitation y prédispose1; les coups, les chutes sur les bourses la déterminent. La marche de l’hydrocèle est uènéralement assez lente. Arrivée à un certain développement, la maladie peut rester stationnaire pendant dus années, et ne constituer qu'une simple infirmité ; quand le volume do la tumeur augmenté, il est nécessaire do la vider de temps en temps, au moyeu de la ponction ave»- un trocart.

HYDROCEPHALE (du grec, hydôr, eau, et bfphalè , tête), hydropisie de la tétc ou roliectiou de sérosité dans l’intérieur du crâne. Elle a son siège tantôt entre la dure-mère et les os du crâne, tantôt dans la grande cavité de l'arachnoïde, le plus souvent dans les ventricules du cerveau, quelquefois dans dos espères de kystes de cet organe. — Cette maladie se présente à l 'état aigu (fièvre cérébrale ou méningite), et A l 'état chronique. L’enfance et la vieillesse y sont le plus exposées; elle est souvent l'effet dos scrofules, de la phthisie, des fièvres éruptives (rougeole et scarlatine), des maladies aigues gastro-intestinales, surtout, chez les enfants du «exe féminin, à tête volumineuse, lymphatiques , avec prédominance du système nerveux et des facultés intellectuelles; quelquefois elle provient de la suppression de dartres ou d'éruptions rebelles du cuir chevelu. Elle peut avoir pour causes directes les violences extérieures , les coups et chutes sur la loto.

Les symptômes les plus constants de 17/. aiguë sont d'abord des vomissement* , du la céphalalgie, avec coloration de In face, tristesse, somnolence, fièvre vive, puis lenteur remarquable du pouls, dilatation cl oscillation des pupilles, mouvements convulsifs des yeux et du la face, délire sourd et momentané, enfin assoupissement profond, convulsions, engourdissement des sens. — On combat celte maladie par les saignées locales, les dérivatifs les plus énergiques (sinapismes, vésicatoires, purgatifs drastiques), applications froides sur la tête, diurétique*, frictions et douches de vapeur; mais on réussit rarement à en arrêter la marche : elle enlève quelquefois les enfants en moins de 48 heures.

L7/. chronique peut être congéniale ou acquise ; c*;lte dernière succède souvent à l'hydrocéphale aiguë. Cette maladie commence le plus souvent à se montrer dans l«*s premières semaines ou dans les premiers mois qui suivent la naissance. Elle peut résulter d’une maladie du cerveau ou de se* enveloppes, ou hieu tenir h un défaut de développement de l'encéphale. Ixî volume de la tétc, l’état des facultés intellectuelles, en sont déjà des indires. A mesure qu’elle sc manifeste, la tète s’élargit dans les points non Oftlfiét, la fluctuation y est évidente, la forme du crâne cesse il 'être régulière, et on observe enfin les mômes symptômes que dans l’état aigu. Le pronostic est toujours grave : les hydrocéphale* ne vivent guèro au delà d’un au; et la maladie, quoique combattue par les moyens précités, est constamment au-dessus de* ressources de l'art.

IIYDROLKRAMES (du grec hydôr, eau, et këramof, terre à potier), vases fait* avec une sorte d'ar-

gile poreuse, dans lesquels on met de l'eau ou quelque autre liquide qu'on veut rafraîchir. V. alcarazab.

HYDRUCHAKIS (du grec hydrokharés. qui aime l’eau), genre de Riantes aquatiques, type des llydrocharidées , ne renferme qu’une seule espèce indigène, 17/. mors us rance, vulgairement appelé Morrène, Hors de grenouille. Ses feuilles ressemblent h celles du Nénuphar, mais sont plus petites; ses fleurs dioiques sont blanches, les mâles à 9 étamines, les femelles à un ovaire, surmonté de 3 styles. Culte plante sert à décorer les pièces d’eau dans les jardins d’agrément.

H YDRUCIILORATE, iiydrochloriqur. Voy. chi.or-

UYDRATF. , CHLORHYDRIQUE.

HYDR0UH0ERU8, ou Cochon d’eau. Yoy. cariai. HYDHOCORISES (du grec hydôr, eau, et btris, punaise), famille d’insectes Hémiptères, section des Hétéroptèrcs : antennes plus courtes que la tête , yeux saillants , rostre court, mais très-robuste. Ces insecte*, appelé* aussi Punaises d'eau, passent dans ce liquide la pins grande partie de leur vie. Ils sont très-carnassiers, et piquent vivement quand on veut les saisir. Les JSèpes, les RamUres et les Nolonecttê sont les principaux genres de cette famille.

HYDRüCOTYLE (du grec hydôr, eau, et koly/ë, vase), genre de plantes de la famille de* Omhellifères, renferme des herbes aquatiques, à feuilles simples ou composées, à ombelle petite . et a fleurs furméos d’uo calice entier et d’une corolle de cinq ] télales. Ces plante* croissent dans les. marais et les lieux sablonneux. L 'H. vulgaire , ou Ecuelle d'eau, est aiusi appelée de la forme de ses feuilles orbicuiaires, qui flottent à la surface des eaux stagnante*. Ces feuilles sont âcres et nuisibles aux bestiaux ; elles s’emploient comme détersiveset vulnéraires. L’//. asiatique est donner comme spécifique contre la lèpre. HYRROCYANATE, hyphocyamqite. Voy. cyanuy-

DIIATK , CYANHYDRIQUE.

HYDRODYNAMIQUE (du grec hydôr, eau, et dyt tamis, force, puissance), partie de la Mécanique qui a pour objet de calculer les forces qui déterminent le mouvement des fluides, et d'établir le* luis d'équilibre et de pression qui le* régissent. Appliquée, elle prend le nom d’ Hydraulique. Voy. ce mot.

IlYDRül TCE (r.Nnrrr'i, du grec hydôr, eau, humidité, etpheugô, fuir, éviter. Voy. enduit et mastic.

HYDROGÈNE (du grec hydôr. eau, et gênos. origine, c.-â-d. générateur de l’eau), dit aussi Air inflammable, gaz simple, incolore, san* saveur ni odeur, l f fois et demie plus léger que l'air, inflammable et brûlant avec une flamme jaune pâle, eu se transformant en eau. Un mélange de gaz hydrogéné et de la moitié de son volume d'oxygène détone avec violence quand on y met le feu. L’hydrogène ne se trouve pas dans la nature à l'état de liberté; il entre dans la composition de l’eau, de toutes matières végétales et animales, d’un grand nninhred'aeides et d’autres comhinaisnnschimiques. Ou l’obtient en versant de l’acide sulfurique étendu d’eau sur de la grenaille de zinc ou de ia limaille de fer; l’oxygène de l’eau su combine alors avec le métal, tandis que l’hydrogène se dégage à l’état de gaz. On emploie l’hydrogène, à cause de sa légèreté, pour remplir les ballon* aérostatiques. Mêlé avec l'oxygène, il sert à produire, par sa combustion } la température la plus élevée qu’on connais.**; ( Voy. chalumeau a QAl oxy-hydrooXnf.). Comme loga* hydrogène s’enflamme lorsqu’on le dirige sur de l'éponge de platine, on utilise cette propriété pour la construction de briquets, dits liriquets à gaz hydrogêne. Enfin , les chimiste* font sauvent usage du gaa hydrogène pour décomposer et réduire à l'état de métal un grand nombre d’oxydes.

Longtemps avant d'avoir été reconnu comme un des élément* de l’eau et caractérisé comme corps simple, l’hydrogène avait été entrevu par h» chimistes

IIYDR

IIYDR

des xvi* et xvn* siècles : Paracelse avait très-bien observé l’effervescence qui se manifeste lorsqu'on met de l’eau et de l'huile de vitriol (acide sulfurique) en contact avec du fer ; un siècle plus tard. Boy le parvint à recueillir le gaz qui sc développe alors ; et, en 1703, Turqnet do Mayerao en reconnut l'inflammabilité. Ce nu fut cependant qu’en 17G6 que le chimiste anglais Cavcudi&h l'obtint pur, par le procédé qui est encore employé aujourd'hui.

Hydrogène anUmonié , gaa Incolore, composé d’hydrogène et d’antimoine { II*Sb), qui se développe, en mémo temps que l'hydrogène, quand on fait agir de l'acide sulfurique étendu d’eau sur du zinc, en présence d’une combinaison antimoniale, comme, par exemple, dans l'appareil de Marsh. 11 est inflammable et brûle avec une flamme blanche, en déposant des taches noires, semblables à celles produites par l’hydrogène arsénié, quand on présente k la flamme une soucoupe de porcelaine.

Hydrogène arsénié, synonyme d ’arséniure d’hydrocène. Vu y. arsenure.

Hydrogène bicarboni, synonyme de gaz olé fiant. Fou. GA/ oLÊFlANT.

Hydrogène carboné. Voy. carbure d’hydrogêke.

Hydrogène, liquide, l'or/, lampe a gaz.

Hydroyène phosphoré , synonyme de pfiosphure d'hydrogène. Voy. ruospuuni.

Hydroù ène protocurboné, synonyme de gaz des marais. Voy. gaz dus marais.

Hydrogène sulfuré, synonyme d 'acide suif hydrique. Vou. SII.I HYDRIQUE.

HYDROGRAPHIE, hydrographes (du grec hydôr, eau, et graphô, écrire) . V Hydrographie est la scieueo de la topographie maritimo. Elle a pour ob.et du lever le plan des côtes et des Iles, de reconnaître la 'place et l’étendue des bas-fonds, écueils, récifs et bancs de sable, des courants et des gouffres; do constater par ries soudes la profondeur des mers. Elle coordonne ensuite les résultats de ces opérations et les rend sensibles, tant en les réunissant en corps de science qu'en dressant des caries où sont portées toutes les particularités constatées. Ou étend le nom d' Hydrographe à la science qui a pour objet la solution de tous les problèmes relatifs aux calculs de la position ou du lieu d'un navire, soit par 1 observation des astre*, soit par les procédés de l’estime.

L'Hydrographie u’était d’abord qu’un aride routine qui se confondait avec le pilotage. La connaissance de la boussole, les expéditions du prince Henri au xv' siècle, lui firent faire les premiers pas. Les grands Voyages qui.suiv irent .surtout aprcsColuinb et Gaina, la fréquente publication do routiers et autres recueils hydrographiques, les progrès de toutes les sciences mathématiques, 1 introduction de formules expéditives et précises (sinus, logarithmes, etc.), l'inVcntion d'instruments de précision , tels que le quartier de réduction, le cercle de réflexion et les , chronomètres, n'ont cessé d’y ajouter dans des pro- I portions immenses. La France a pris, depuis le xvu* ; siècle, une part considérable à ce mouvement. Dés 1G3'J. Louis Mil décrétait une école de navigation, que Louis XIV fondait en 1081 , sur les plans arrêtés par Colbert. Aujourd’hui, nos principaux port* ont des écoles gratuites d’hydrographie : renseignement y est donné par 13 professeurs; lo Bureau des longitudes, le Dépôt des plans et cartes do la marine et le corps des Ingénieurs-hydrographes, donnent, l’un des tables nautiques annuelles, l’autre des cartes d’un admirable fini. Les hydrographes les

Î lus célèbres, tant eu France qu'en Angleterre, sont . Hadley , T Meyer, le chevalier de Borda, Harrison, M. Beautemps-Bouuprô, etc. Vou. cartes marines.

HYDROHEMIE (du grec hyaâr , eau, et haima , sang), surabondance du sérum dans le sang, s'observe fréquemment dans les bestiaux, et coustiluc une des épizooties les plus redoutables.

HYDROMEL (du grec hydôr, eau, et méli, miel), sorte de breuvage fait d'eau et de miel. On fait .fondre le miel dans dix ou douze fuis suu poids d'eau. Cette solution, n’étant pas susceptible do se conserver, doit être préparée au moment d’être bue. L'hydromel était fort en usage avant qu'on connût le sucre ; aujourd’hui cette boisson* n’est plus guèro employée que dans quelques campagnes et daug les pays du Nord, où elle était connue des la plu* haute antiquité. On emploie aussi l’hydromel comme médicament. On nomme //. composé celui dans lequel on met quelques plantes aromatiques; H. vineux , ou OEnomel, mi hydromel qui a éprouvé une esp» ce du fermentation, et qui est plus fort que l'hydromel ordinaire : pour l'obtenir, on mélo le sirop do miel épuré avec moitié de son poids d’un vin blanc agréable et un 10* d'alcool k 30®. Le Mcmm d* » Latins avait beaucoup d’analogie avec ce dernier. I — L’hydromel a servi k la fraude pour imiter les vins liquoreux d’Espagne, de Madère, et surtout les vins muscat*.

HYDROMÈTRE (du grec hydôr, eau, et métron, mesure), nom sous lequel on désigne en générai tous les instruments qui servent à mesurer la pesanteur, la deusité, U vilesso, la force, ou autre*

^ propriétés des liquides : tels sont les aréomètres t | qui en donnent la pesanteur spécifique; les flotteurs, qui eu font connaître la vitesse ; les comp- | leurs , qui en mesurent la dépense, etc.

h y n rom Etre , Hydrometra , genre d'iusectes de b famille des Réduvicns, no se compose que d’une seule espèce, 17/. des étangs , que 1 ou voit souvent chez nous courir sur les eaux des mares , et quelquefois s’attacher aux plantes aquatiques.

HYDROMYS (du grec hydôr, eau, et myt, rat), genre de Rongeurs détaché du grand groupe des Rats, renferme des animaux de l'Australie, remarquables par leurs pieds ,'v 5 doigts : ces doigts, libres aux pieds de devant, sont palmés aux pieds de derrière. L'Hydromys se rapproche du rat d’eau et du castor par sa manière do vivre. Ou en connaît deux espèces : 17/. à ventre jaune et 17/. à ventre blanc.

HYDROPHANE ( du grec hydôr, eau, et phainô , briller), variété d’Opale qui est blanche, poreuse, légèrement translucide, doit son nom à un cerUiu degré de transparence qu’elle acquiert lorsqu’on la ploiiecdans l’eau, dont s'emplissent alors ses vacuoles.

HYDROPHILE (du grec hydôr, eau, et philos . ami), genre de Coléoptères pentamères de la famille des Palplcorncs. type de la tribu des flydro plii liens, se compose u 'insecte* aquatiques de grande taille, du forme elliptique, de couleur sombre et k corps bombé. Le type du geure est 17/. brun [H. piecus), commun dans les eaux dormantes des envi rons de Paris. Ces insectes sont forcés, pour respirer, de venir de temps h autre à la surface de l'eau renouveler la provision d'air qu’ils forment dans leurs élytres. Les femelles filent une coque comme les araignées, h l'aide d’organes situés à l’extrémité de leur abdomen, et y déposent leurs œufs. Leurs larves, dites vers assassins, sont carnassières, tandis que l'animal parfait est herbivore. Ces animaux sorteut de l'eau le soir, pour voler d’uu étang à un autre.

HYDROPHOBIE (du grec hydôr, eau, et photos, crainte), aversion que 1 on éprouve pour l'eau et les liquides, et qui s'observe surtout dans la rage. Elle est aussi un des symptômes de plusieurs autres maladies , telles que celles de l'encéphale, de l’utérus, ou même des organes digestifs et respiratoires. C’est dune h tort que ion a employé ce mot comme synonyme de Haye. Vou. ce mot.

HYDROPUYLLlf (du grec hydôr, eau, et phy1lon, feuille). Ilydronhyllum , genre de plantes détaché de la famille des Borraginécs, propre à PAnu rique boréale, est devenu le type d’une nouvelle famille, celle des Hydrophytlacées. Ce genre ren-

HYDR

NYDR

ferme des pilules à feuilles luisante*, palmées ou pimiées , à Heurs formées d'un calice à 5 divisions et d'une corolle campanuléo, quiuquélido, à 5 étamines. On cultive quelquefois 17/. piunée (//. virgi manu ru), originaire de la Virginie, qui donne de grosses touffes à tiges bosses, et des fleurs blanches.

llYDROPHYTES Ida grec hydôr, eau, cl phyton, plante), nom sous lequel ou a désigné tantôt tout le groupe des Algues, tantôt seulement le* Algues d’eau douce , et quelquefois uue des familles dans lesquelles le groupe des Algues a été décomposé. Aujourd'hui , on ne l'emploie plus guère que comme synonyme d 'Algues. Voy. ce mot.

HYDK0P1S1E (du grec hydôr, eau, et opiis, aspect, apparence ), nom donné a tout épanchement de sérosité dans uue cavité quelconque du corps ou dans le tissu cellulaire, accumulation toujours due à un défaut d’équilibre entre l’exhalation et l’absorption. On lui donne différents noms, selon le siège de la collection séreuse : ou appelle hydrothorax l’Iiydropisic de la poitrine ; hydropéricarde, celle du péricarde ; hydrocéphale, celle un cerveau; ascite, celle du ventre; oedème ou Quasar que, l’intil- Iration , partielle ou complète, du tissu cellulaire.

Les hydropisies sout actives ou passives. Dans les premières, il y a augmentation de l'activité v ilale : liées constamment soit à la pléthore, soit à uue irritation des surraces séreuses , ces affections S’accompagnent d’ordinaire d’une réaction générale, et leur marche est celle des affections aigues. — Les hydropisies passives, au contraire, résultant soit d’un état de débilité ou d’appauvrissement de l’économie, soit d’obstacle mécanique au cours du sang ou de la lymphe, ont généralement une marche lente et chronique, et sout dépourvues de réaction. Locales, elles n’apportent aucun désordre dans l’ensemble des fonctions; l’organe affecté est seul troublé par la présence du liquide épanché ; mais quâud elles sont devenue* générales , et que la diatbese séreuse s'est établie, on voit se développer les symptômes suivants : sécheresse, décolorât ion, flaccidité de la peau ; pAleur et tuméfaction de la face; blancheur extrême de la conjonctive ; soif continuelle ; urines épaisses, r»ugeàtres et disproportionnées avec les boissons; prompt amaigrissement; les digestions sont le plus souvent dérangées , l’appétit dépravé ; les malades tombent dans le découragement en même temps quo l'affaiblissement musculaire les éloigne de tout mouvement, etc. Le pronostic des hydropisies est toujours grave; néanmoins, le danger est proportionné a la cause productrice de la maladie : ainsi, les lésions organiques du cœur, du foie, etc., produiront une hydropisie plus fAchctise qu'uue irritation locale ou qu'un étal passager de pléthore ou d’anémie.

Le traitement consiste ,jiour les hydropisies acti tes. dan* l’emploi de la médication débilitante et autiptilogistique; le* saignées générales ou locales, les boissons émollientes cl la dicte eu formeut la base, mais employée* avec prudence. Les hydropisies passives, au contraire, accompagnées le plus souvent d’un état de débilité et de prostration, doiveut être combattues par l'action des touiques et des stimulants (principalement la «cille, la digitale pourprée, le fer, le quinquina, la gentiane), et par une alimeutation réconfortante. Dans les unes et dans les autres, on s’efforce de procurer l’évacuation de la sérosité soit en facilitant la résorption du liquide épanché , soit en lui pratiquant une issue au dehors. Pour cela, on a recours d’abord aux hydrugogués ou ageuts propres à déterminer des sécrétions dérivatives, tel* que les purgatifs, les diurétiques et les sudorifiques ; on a employé aussi les exutoire* sur la peau, le* frictions aromatiques, alcooliques et mercurielles, ainsi que la compression méthodique et modérée do la partie malade. Quaud tou» ces moyens »oul impuissants, Il faut ouvrir une issue a

la sérosité; pour cela, ou a recours à diverses opérations chirurgicales, qui varient selon le siège de l'épanchement: pour l’anasarquc, ce sont de simples mouchetures ; ou emploie la jonction pour l'ascite, pour l’hydrocèle, l’bydrothorax et quelquefois l’hydrocéphale. Ce soulagement n'est le plus souvent que momentané; ordinairement les eaux se reproduisent avec rapidité et il faut recommencer l'opération.

H V DR 0 P N EU M AT 1 Q l' E (arvt] , cuve don t on se sert pour recueillir sous l’eau les gaz qui ne se dissolvent pus dan» ce liquide. Priestley en est l'inventeur. HYDRORACHIS , maladie* Koy. spixa-buida.

HYDROSCOPE ( du grec hydôr, eau , et de skopéô, examiner ), espèce d’horloge d’eau ou de clepsydre qui était autrefois fort eu usage à cause de sa simplicité. C’était un large vase d'où l’eau s’écoulait goutte â goutte par une partie conique cl était reçue a mesure dans un cylindre gradué.

On a encore donné le nom d'hydroseopes à certains individus qui prétendaient avoir la faculté de découvrir les eaux souterraines par les seule* émanations qui s’eu dégagent. Voy. baguette biyi.wtoike et soimciERs.

HYDROSTATIQUE (du grec hydôr, eau, et staô, s'arrêter), une des branches de la mécanique, a pour objet l’équilibre des liquides et des gaz.

Cette science , inséparable de Y hydrodynamique et de Y hydraulique ( Voy . ces mots), a été fondée par Archimède, qui en donna les premières notion* dans son traité /Je insidentthus humido; ou lui doit 1’importaat principe qui porte son nom, et d’après lequel tout corps plongé dans un fluide perd de. son poids uu poids égal à celui du fluide déplacé. Depuis Archimède, l’hydrostatique demeura stationnaire jusqu'à la fin du xvt« siècle. A cette époque, Su-vin , géomètre flamand , consacra un ouvrage spécial à la démonstration des propositions fondamentales trouvées par Archimède. Mais ce fut surtout Pascal qui , dans le siècle suivant. Ut faire les premiers progrès réels à l'hydrostatique; les importants travaux de Torricelli , de Ctiglielmiui et de Mariolle la portèrent bientôt après à nu haut degré de développement. Lorsque ces savants eurent poré empiriquement les lois de cette science, la déduction mathématique de leur* conséquences devint le but des efforts des plus grands géomètres, notamment de Jean et Daniel Bernouilli, Newton, M.iclaiiriii, d’Alembert , Clairaut , ta grange , etc.

I1YDROSUDOPATHIE (mot hybride formé du grec hydôr. eau, du latin sudnr, sueur, et du grec pathos, mulidic , synonyme à’tlyd rothèi'upie. Voy. ce mot.

H YDHOSÜLKÀTE , etc. Voy. si lf hydrate , etc.

HYDROTHERAPIE (du grec hydôr, eau, et thérapéia, guérison), méthode de traitement qui consista à combattre exclusivement ou priucipalcmcut les maladies par l’usage de l'eau. Cette méthode , dont l’idée mère se retrouve A toute* le* époques de l'histoire de la médecine, a été depuis 1828 mise eu vogue pir uu paysau de la Silésie , nommé Priesnilz (mort eu 18f>l), et suivie plus de 30 ans dans un établissement fondé par lui aCnefcnberg. On y emploie l’eau froide sou» toutes les formes : à l'intérieur, eu boisson (de 12 à 15 verre* par jour) } lavements et injectioue; A l'extérieur, en bains (bains entiers, demi-bains, bains de siège, de pieds), affusions, douches, applicatiou de ceinture* humides, de draps mouilles dans lesquels on s’emmaillottc, frictions avec de* linges humides, etc. Ces moyens oui pour effet de Taire passer alternativement du froid au chaud et du chaud au froid , de faire transpirer fortement le malade, puis de le saisir. Ils réussissent surtout contre les rhumatismes et les maladies chroniques. — La méthode de PriesniU est tout empirique; elle a cependant laissé & la science quelques faits dont une élude attentive et vraiment scientifique pourra profiter. — Plusieurs établissements analogues à celui

IIVGI

iivr.u

<lo Grafeuberg ont été fondés en France, notamment à Pans, à Bdlevuo près de Paris, à Lyon, à Dijon, à l)ivonnc(Ain) et dans les montagnes de l’Auvergne. Ou doit à U. Ig Dr H. Scoutetten uu litre excellent intitulé : De l’Eau sous le rapjiort hygiénique et médical (18-12). M. le baron de Poule-Rcuo, partisan de l'hydrothérapie. a publié, en 1851, une brochure intéressante sur 1* Emploi hygiénique et curatif de l’eau. Le docteur L. Fleury a donné un Traité pratique et raisonné (T hydrothérapie (1852).

HYDROTHORAX (du grec hydôr, eau, et thorax, poitrine), nom donné à l'hydropisie de poitrine, et particulièrement à celle des plèvres. Yoy. hydropisie

Ct PLEURESIE.

HYDRL’RE , se dit, en Chimie, de toute combinaison de Phydrogèoe avec un autre élément.

HYENE, en latin Hyœna, genre de Mammifères de l’ordre des Carnassiers, sous-ordre des Carnivores, famille des Digitigrades. Elle a beaucoup de rappor t avec le loup par sou naturel carnassier, par sa taille et la forme de sa tête; mais elle en diffère essentiellement en ce quelle n’a que 4 doigts à chacun des pieds. L’hyène a 34 dents : 18 à la mâchoire supérieure (6 incisives, 2 canines et 10 mâcbelières), et 16 a la mâchoire inférieure, qui a 2 mâcbelières de moius. Le corps est rendu oblique par la flexion des membres postérieurs, ce qui fait que l’animal semble boiter en marchant. Le poil du cou est hérissé en forme de crinière. Cet animal a une poche entre l’anus et la queue. L’espèce type est VH. vulgaire ou rayée , dont le pelage est d’un gris jaunâtre rayé de noir. Cette espèce habite la Perse, la Syrie et PÀbyssinie. C’est uu animal nocturuë, très- vorace; il préfère les charognes aux viandes fraîches. On a exagéré grandement sa férocité.

On trouve dans toutes les parties du monde de nombreux ossements d’Hyène» fossiles dans les cavernes , et même dans certaines brèches osseuses.

HYGIE (du nom d ’Hygic, déesse de la santé), planète télescopique découverte le 14 avril 1849 par M. de Ga> paris , astronome napolitain. Elle (ail sa révolution eu 2,124 jours; l’inclinaison du plan de son orbite sur 1 écliptique est de 3° 41' 51”, 3; sa distance moyenne au soleil est de 3,230, celle de la terre étant 1,000. On la représente par un serpent avec une étoile sur la tète.

HYGIÈNE (du grec hygiéia , santé), partie de la médecine dont la lin est la conservation de la santé, c.-à-d. qui nousapprend à régler la vie de l’homme, de maniéré à assurer l'exercice régulier de toutes ses fonctions et le développement complet de toutes ses facultés. Le professeur HàUé divisait l 'hygiène en trois parties : 1° le sujet de l'hygiène ou la connaissance de l'homme sain , dans ses relations et dans ses différences, c.-à-d. en société et individuellement ; 2° la matière de l’hygicue ou la connaissance des choses dont l'homme use ou jouit , ct celle do leur influence sur notre constitution et uos organes; 3° les moyens ou règles de l’hygiène , règles qui déterminent la mesure dans laquelle doit être restreint l’usage des choses pour la runservation de l’homme considéré soit en société, soit individuellement.

La connaissance des lois, des mœurs et de la police des peuples, relativement à l'hygiène, constitue V hygiène publique. Elle s'occupe de tout ce qui concerne la salubrité publique, construction et entretien des égouts et dépôts d’immondices, distribution des eaux , balles et marchés, salles de spectacles, prisons, ateliers cl manufactures; surveillance de l'éclairage, des aliments, des boissons, des logements, etc. Il existe à cet effet un Comité consultatif a hygiène publique qui réside à Paris j il y a en outre dans chaque département un Conseil d' hygiène publique composé de 15 membres (décrets du l5décembre 1851 et du 19 jnnv. 1*52).

L'hygiène privée est celle qui détermine, par des ' règles déduites de l'observation, dans quelle mesure l'homme qui veut conserver sa santé doit, selon son âge , sa constitution et lis circonstances dans lesquelles il se trouve , user des choses qui l'environnent et do scs propres facultés, soit pour ses besoins, soit pour ses plaisirs. Voy. dilte.

Les traités d'hygiéne les plus estimés sont le C ours élémentaire d’ Hygiène do M. R os Un (1828); les Eléments d’ Hygiène de M. Ch. Londe (1838). On doit à M. Parent-Duchâtelet ['Hygiène publique (1836), a M. Ambr. Tardieu un Dict. d’Hyg publique 1 1853/. Il parait depuis 1829 des Annales d* Hygiène publique.

I1YGROU1EES (du grec hygros , numide, et bios, vie), synonvmc allatoragées. Vog.ce mot.

HYGROMETRE (du grec hygros, humide, et métron. mesure), instrument qui sert à apprécier le degré d’humiflité «le l’air, c.-à-d. a mesurer la force élastique de la vapeur d’eau qu’il renferme. Tons les corps qui , eu absorbant l’humidité de l’air, cbangeul de forme , de poids ou de volume , tels que les cordes tendues, les cheveux, le chlorure de calcium, la potasse, etc., peuvent servir à la construction des hygromètres; aussi ces coq* soui-ils appelés hygrométriques ou hyyi'oseopiqucs.

Ün a imaginé plusieurs especes d’hygromètres : dans les uns, on met à prolit la condensation, dans les autres, l’absorption, dans d’autres enfin la simple évaporation. L 'H. de Saussure est le plus employé : c’est un hygromètre d’absorption; il se compose d’un cheveu fixé par une de scs extrémités a une pièce qui peut éprouver de légers déplacements au moyen d’une vis et d'un ressort, et enroulé, par l’autre extrémité, sur une poulie à deux gorges, dont l’axe porte une aiguille destinée à parcourir uu cadran ; dans la seconde gorge de la poulie est enroulé un (il de soie, portant un petit coutre-poids qui tient le cheveu constamment et uniformément tendu. Le zéro de l'échelle (la sécheresse extrême) se détermine en enfermant ce petit appareil sous une cloche avec du chlorure de calcium et de l’acide sulfurique qui en absorbent tout* l'humidité; le centième degré ( l’humidité extrême ) s’obtient eu portaut l'instrument sous une cloche dont on a mouillé les parois avec de l’eau distillée. Le cheveu s'allonge ou $o raccourcit, et détermine ainsi le mouvement de l’aiguille sur le cadran , suivant (pu*, l’air se charge plus ou moins d'humi<)ité. Comme cet hygromètre montre simplement que l’air approche plus ou moins des deux limites extrêmes de secberesse ou d'humidité, M. Gay-Lussac a construit une table qui établit les rapports qui existent entre les deurés do l’hygromètre et les forces élastiques elles-mêmes. — Un autre hygromètre , connu sous le nom de Psychromètre , a été imaginé par M. August,dc Berlin : il mesure l’état hygrométrique de l’air par le refroidissement que cause l’évaporation de Peau (en grec, psychros veut dire froid). Cet instrument se compose «le deux thermomètres égaux, dont les réservoirs sont également exposés a Pair; mais l'un reste sec, tandis que l'autre, couvert d'une toile fine, est incessamment humecté : un simple fil de lin, qui va du réservoir a uu vase d’eau assez voisin . suffit pour produire cet effet. L'évaporation qui >e fait sur le réservoir humide détermine un abaissement de la température , d'où l’on jieut déduire la force élastique de la vapeur qui existe dans Pair. M. August a dressé «les tables qui , pour chaque température indiquée par le thermomètre sec, donnent la force élastique de la vapeur hygrométrique lorsqu’on connaît le refroidissement île la boule humide.

HYGROMETRIE, partie de la Physique qui traite des moyens d'apprécier les variations de l’humidité «le l'air, la quantité d’eau en vapeur contenue dans Pair ou dans un gax quelconque. — M. Régnault a public en 1845, dans les Annales de chimie et de

II YM N

Il Y PE

physique (l, xv, p. 129), d'importantes élude6sur l’hyuroiuéirie. V ou. HYr.noxF.TKB.

HYGROMÉTRIQUES, se dit, en général, des corjis ♦lui suiil (Kirticulicreinent sensibles à l'influence de rimmiditu ou de la sécheresse. On appelle Etat hyg rouie trique d’un corps la quantité plus ou moins considérable de vapeur aqueuse qu’il contient.

Il y a des Plantes hygrométriques : ce sont celles sur lesquelles les variations de l'humidité «le l’atmosphère paraissent avoir le plus d'action. Telles sont : la Portière hygrométrique , qui rapproche ses folioles dès que le temps se dispose .Ma pluie; le Géastre /tf/f/ror/i^/W^ife, champignon donlla collerette, roulée sur elle-méuic par un temps sec, se déroule et prend une position horizontale par l’etfet de l'humidité; la hunaire hygrométrique, dont les pédicules se tordent sur eux-mémes par la sécherqsse, et se dé- • roulent avec rapidité lorsqu'on les mouille, etc.

BYGRüSCÛI'l (du grec hygros , humide, et skopéA, voir) , synonyme d' Hygromètre, Voy. ce mot.

HYLÉSLNE (du grec hylè, bois). Coléoptère redoutable par les dégâts considérables qu’il produit dans les bois de pins : d'où le nom de Piniperde qu'on lui donne aussi. Il attaque de préférence les bois abattus ou morts, où il creuse de profondes galerie*. Son éclosion a lieu vers le mois de juillet.

H Y LOBATES (du grec hylébatès, qui court dans les bois), nom scientifique du genre Gibbon.

HYLOZOISME (du grec hylè , matière, et sdoR, être vivant), système qui attribue une existence primitive à la matière, et qui considère la vie comine n'élaul qu’une do ses propriétés. Ce système a été rofessé, sous des formes diverses, par Straton de antpeaque, par les Stoïciens et les Néoplatoniciens, qui donnaient une âme au monde.

HYMENEA, plante lcgumlncuse. Voy. coumuril. HYMENIUM (du grec hymen, membrane), expansion membraneuse qui , dans les champignons, porte les corpuscules reproducteurs; cette membrane affecte des formes tres-variées : par exemple, celle de l-imes dans les Agarics , celle de papilles dans les Téléphorcs , etc.

HYMENOMYCÈTES (du grec hymen, membrane, et rnykès, champignon), nom sous lequel Fries a établi une classe de Champignons, comprenant tous ceux qui ont à l'extérieur une membrane fructifère dans laquelle sont placés les corpuscules reproducteurs. Tels sont les Agarics, les bolets, les Pézizes, les Clavaires, etc.

HYMENOPTERES (du grec hymen, membrane, et pteron, aile , 3e ordre de la classe des Insectes, a pour caractères : 4 ailes membraneuses, a nervures longitudinales; des mandibules, des mâchoires, et l’abdomen armé, chez les femelles, de tarière ou d’aiguillon. Les Hyménoptères subissent une métamorphose complète. Ce sont les insectes qui se font te plus remarquer par leur instinct. Ou les divise en 2 sections : les Térébrauts et les Porte-aiguillons. C’est â ccs derniers qu’appartiennent les Fourmis et les Abeilles.

HYMNE (du grec hymnos, môme sens) , chant en l’honneur de la Divinité. Les hymnes furent probablement dans l’origine l’œuvre de chantres inspirés, de poêles sacrés : tels sont chez les Hébreux le Cantique de Moïse après le passage de la ro»r Rouge, le Cantique de Débora , les Psaumes ; tel» furent en Grèce les hymnes d’Üleu , ceux d’Orphée , ceux d'Eumolpe et des Eumolpides; tels furent encore à Rome les Assamcntu des Sultans et le Chant an al ; plus tard vinrent les hymnes qui portent le nom d'Homère et qui forment la transition des hymnes vrais aux hymnes purement littéraires. — Ceux-ci commencent avec Piudarc, dont les hymnes sont perdus; puis vicnneut Cléanlhe. auteur d'un hymne célèbre à Jupiter, Callimaque, «tonton a 6 hymnes, Hésonidc, auteur du bel hymne à Némésis; Aristide,

auteur de deux hymnes, l’un à Jupiter, l'autre à Minerve, Proclus, etc. Le Chant séculaire d’Horace c.-t aussi uu hymne. — Les hymnes eurent chez les anciens des noms spéciaux selon le dieu chaulé par le poète {P (T ans, tn l'honneur d’Apdlou; Dithyrambes, en l’honneur de Baechus; Joules, de Cérès; Métt 'oaaues, de Cybèle).

Le Cnrisliauisme a aussi scs hymnes, les uns qui ne se chantent pas aux OfflCCS (tels sont les hymnes deSynésius), les autres qui sont destinées à être chantées. Quelques-unes datent des premiers siècles du Christianisme ; tels sont le Te lieum, dû à S. Ambroise, le SaJvete . flores martyrum , do Prudence, le l'exil fa regis, do Fortuuat, le Pange, linaua, de Claudieu Manurt, le I)ies ira’, attribué A Thomas de Cclauo, miuorite du xma siècle; mais la plupart des hymnes qu'on chante aujourd’hui en France sont de Santcuil, qui so fit, comme hymnogrnphe, uue grande réputation : il y en a aussi de Cuttin et de trois ou auatre autre» modernes. L'hymne excède rarement 6 stances de 4 vers: elle finit par une strophe qui paraphrase \o Gloria patri ; on la cliante après les Psaumes. Chaque fête et chaque saint a son nymiic particulière. Les hymnes sont quelquefois désignées sous les noms de proses, de cantiques. Voy. ces mots.

N. B. Ou sait que, par une bizarrerie que rien ne justifie, le mot hymne, qui est masculin, devient | féminin quand il s'applique aux chants de l’Eglise.

HYMNO GRAPHES , auteurs d’hymnes, r. hyx>e.

HYOÏDE (os), du grec hyoeidès , qui a la forme de Vypsilon, v\ petit os en forme d’arc dont la convexité regarde en devant, et qui est suspendu horizontalement entre la base de la langue et le larynx, dans l’épaisseur des parties molles du cou. Quelques anatomistes l’ont appelé os lingual , parce qu'il donne attache aux divers muscles qui se rendent à la langue. Il est composé de 5 pièces, mobiles les unes sur les autres: 1° une, moyenne, presque carrée, représente le corps ; 2« deux , appelées les grandes cornes, so prolongent latéralement, et sont unies, par un ligament dit thyro- hyoïdien , aux cornes supérieures «lu cartilage thyroïde ; .3° deux autres , nommées les petites cornes, sont placées au-dessus des grandes.

HYOSCYàMUS. Voy. iusquukk.

HYPALLAGE (du grec hypatlagè , changement), figure «le style, qui consiste en un renversement dans la corrélation des Idées; elle parait attribuer à certains mots ce qui appartient à d’autres mots de la même phrase : exemple , enfoncer son chapeau dans sa tête, pour : enfoncer sa tête dans son chapeau. Culte ligure est d’un usage fréquent chez les poètes latins, notamment chez Virgile :

Ihtnl otaewri tols cub noele p*r usuiira* ,

au Heu de soit suh ohtcura noc.te.

Souvent aussi lhypallage consiste en une personnification hardie d’une chose A laquelle on prête des qualités «lui ne conviennent qu'à des êtres animés :

TraUituid 11 tel U» mu uapdfifr totpabU.

HYPER, c.-à-d., en grec, au-dessus, au delà, préposition grecque qui entre dans la composition de plusieurs mots français dérivés du grec, marque quelque excès, quelque chose au delà de la signification du mot simple auquel on ld joint.

HYTF.RBATE (du grec hyper , au delà, par-dessus, et buinô, aller), figure «le Grammaire qui renverse l’ordre naturel des mots , ne se dit que do petites inversions qui ne dépassent pas un membre de phrase :

El le# haute; vertu» que Je fl hérite. (Cous., t r CkI.)

HYPERBOLE (du grec hyper, au delà, ctballâ, jeter), ligure do Rhétorique qui consiste à amplifier, a exagérer les choses, f»our faire plus d un pression.

gle

II VPN

HYPO

Le* meilleur* écrivain* ont fait un heureux usage du l'hyperbole. Racine a dit, eu parlant de l'impie ;

lUieil »u rrdre , H reliait dans Ica uictix &«U IlHIll auüautrus , CIC.

Les poète* satiriques en ont fait abus :

Jnvui»). «I«»c dan» Ica cm de I •.«*!«.

juMju i feue» »a Bordxitlc bjptrbole. (Jrj pwil.)

L’ii yperbole va , il est vrai , au delà de la vérité ; mais il est dus limite* daus lesquelles elle doit *e renfermer sous peine de tomber dans le ridicule. Molière a pu faire dire à Alceste, à propus du mauvais suuuet d’Oroüte :

Ml ai par an aulbeu? JYn av»ii fait anUnt.

Je ut irais , de icgicl, pendu.- luut a l ia»U»(. (Jti«..ulbr )

Mais TAriosle dépasse toutes les bornes quand, partant d’uu de ses but os, il dit que, daus la chaleur du combat, ne s'étant pu aperçu qu'on l avait tué, il combattit toujours vaillamment, tout mort qu’il était.

tu Gcunn lne, {'hyperbole est uue des courbes du second ordre : elle est produite par l'intersection d'une surface conique etd'uu plan parallèle à deux génératrices ; ce plan coupe les deux najrpcs du cène; il eu résulte que l'hy purlnde est formée de deux branches séparées l’une de l'autre, et qui s’étendent iudcliuimeutdanslcs deux sens. Le noind 'hyperbole, qui signi De cou rbe par excès, lui a été don né pirceque, dans cette section conique, le rapport des distances de chaque point de la courbe au foyer et à la directrice est plus grand que l'unité. L’hyperbole sert pour la construction de certains verres et de certains miroirs.

HYUE1UHJLIE (du grec hy\>er, au-dessus, et dou- Iria, hommage), se dit du culte qu'on rend à la sainte Vierge. Üu l'appelle ainsi pour marquer que ce culte est au-dessus de celui qu’on rend aux saints.

HYP£IÜC1N£ES ( du genre type Hypericum , Millepertuis), famille de piaules dicotylédones, renferme des herbes, des sous-arbrisseaux, des arbustes et même de* arbres, qui soûl souvent remarquables wr les sucs résineux qu’ils renferment. Leur# feuilcs, lorsqu’un le» regarde contre le jour, paraissent marquées de poiuls translucides qui sont les réservoirs de ces sucs. Les fleurs sont À 4 ou 5 pétales, jaunes et parsemées de petit* points noirs. Le suc de ces plantes est tonique et astringent; linéique lois même, légèrement purgatifet fébrifuge. Les genres Millepertuis , Vismic, Androscme. appartiennent a celte famille.

HYPEROODON (du grec hyperôa , le palais de la bouche, ét odous, deul), genre de Cétacés qui ne renferme qu’une espèce des mers du Nord. Cette espèce, voisine des Baleines, a le bec des Dauphins, une nageoire dorsale , et est remarquable par une crête verticale qu’ellu porte aux maxillaires supérieurs. Sa taille atteint 10 métrés de longueur.

HYPEftSARCOSE (du grec hyper , excès, et sarx , génitif sarkos. chair), développement trop considérable des bourgeons celluleux et vasculaires qui recouvrent la surface d’une plaie.

HYPERTROPHIE (du grec hyper, à l’excès, et de trophè , nutrition), accroissement excessif d’uu organe, caractérisé par une augmentation de son poids et de son volume sans altération réelle de sa texture. L'hyi>ertrophie est le résultat d'une nutrition anormale et trop active. L’anévrisme actif du coeur est une hypertrophie des parois de cet organe.

HYPÉTHRE (du grec hypaithros , formé lui-mémc de hypo, sous, et aithra, air), nom donné par les Architecte* à des édilices découverts ou sans toit. La Grèce offrait plusieurs temples hupèthres , notamment ceux de Jupiter et d’Apollon ; ces temples avaient deux rangs de colonnes tout autour.

HYPNIATRE (du grec hypnos , sommeil , fatras, médecin ). Uu a donné ce nom à certains somnambules qu’on suppose doués de la faculté d'indiquer.

pendant le sommeil magnétique , les médicaments convenables an traitement des maladies.

HYPNOÜATE, HypnoLates {du gr ec hypnos, sommeil et Wè.v.uui marche), synenymede soinamiwlk.

HYPNOTIQUES (du grec hypnos, sommeil), se dit de inédicamcuts propres u provoquer le sommeil. Voy. JURCOTIQÜES.

HYPO..., c.-à-d., eu grec, sous, dessous, préposition grecque qui entre dans la composition de plusieurs mots français dérivés du grec, marque eu général soumission , abaissement , diminution.

H Y PO AZOTIQUE (acide). Voy. uyponitriuue.

HYPOCHLOREUX [acide), acide composé de chlore et d'oxygène (CIO), qu’on obtient sous la forme d’un gaz jaune, en décomposant un hypochlorite par un acide faible. 11 détone par la chaleur et se décompose en chiure et en oxygène; il jouit à un haut degré do la propriété de blanchir les matières colorantes.

UYP0C1IL0R1TES, dits aussi Chlorures d'oxyde on Chlorures décolorants, sels formés par la combinaison de l'acide hypochloreux ut d'une hase. On les obtient, mélangés avec de# chlorures proprement dits, eu faisant passer du gaz chlore daus la dissolution des alcalis. Le* hypochlorite* les plus importants sont ceux de chaux, de potage ci de sonde.

L ’//. de chaux , plus connu sons le nom de Chlorure de chaux, se prépare en saturant de chlore la chaux éteinte : c’est une poudre blanche, d’une saveur âcre et désagréable, et répandant l'odeur du chlore ; il est lentement décomposé par l'acide car- • boalque de Pair, et Instantanément par l’acide sulfurique. WH. de votasse, Chlorure de potasse, vulgairement Eau de Javelle (ainsi nommée du nom d’uu village prés de Paris, où elle parait avoir été d’abord fabriquée), et VU. (le soude, Chlorure de soude ou Liqueur de Labarraque (du nom d'un pharmacien qui en lit connaître l’emploi), se préparent île la même manière que l’hypoçhlorite de chaux, et ont des propriété* semblable*. — On emploie ces divers composés en arrosements, fumigations ou lotions, comme ageuts hygién lu lies, pour l’assainissement des hôpitaux, des salles de dissection, des mines, des égouts, et, en général, de tous les lieux rendus infects et malsains par la décomposition des matières organiques. On peut aussi en tirer parti pour détruire l’odenr de la peinture dans les appartements fraîchement vernis. Leur emploi est préférable à celui du chlore, leur odeur étaut moins vivo et moins suffocante. On lot applique aussi, surtout le chlorure de chaux , au blanchiment du coton , do la toile, du linge, et des chiffons destinés à la fabrication du papier. On ft’en sert journellement pour blanchir les vieilles estampe*, restaurer les vieux livres et enlever les taches d’encre.

L'époque précise de la découverte des hypochlorltes est incertaine. En 1789 , l'eau de Javello était déjà usitée dans le blanchiment; sa préparation, tenue longtemps secréte, fut ensuite indiquée par Berlhollcf; le chirurgien Perey l'employa, dit-on, en 1793 à l’armée du Rhin contre la pourriluro d'héi'ilul. Le chlorure de chaux, décrit en Franco par Uescroiziltcs de Rouen, fut ensuite introduit eu Angleterre par G. Tonnant, et préparé en grand, en 1798, par Macintosh, (nus le nom de Foudre de Tonnant et de Knox, ou Houdrede blanchiment. Son usage ne fut adopté en France que longtemps après. M. Mœsuycr, professeur à l’Ecole de médecine de Strasbourg, est un des premiers qui curent l'idée d’employer ce chlorure a la désinfection de l’air 1807 ) . Oubliés pendant longtemps, ces composés ureut, en 1822, rappelés au souvenir de# savant* par Lahnrraquc, qui en Ut d’abord connaître l'utilité daus l’art du boyamlier et qui en fit de nombreuses applications à l’hygiène publique et privée.

On doit particulièrement h MM. Balard et Williamson dos expériences sur les hypochloritcs.

IIVPO

HYPO

HYPUCISTE (du grec hypo, sous, et de Ciste, cspecede plan te), plante parasite, qui croit sou* le Ciste, est plus connue sous le nom de Cyttnelle. V. ce mot.

Un nomme Suc d'hypocisle un suc qu'on extrait des baies de la Cytinellu. Un trouve ce suc dans le commerce en masses orbiculaires et noires, enveloppées d’une vessie, brillantes dans leur cassure, inodores, d’une saveur acide et astringente, il entre dans la thériaque et dans quelques autres préparation* officinale*. Un l’employait contre les hémorroïdes et les Uiix muqueux. L’hypociste croit dans les régions méditerranéennes; le meilleur extrait d'hypocisle vient de l’Ile de Crète.

HYPUCONURE ou hypociioxdhk ( du grec hypo, sous, et chundros , cartilage), partie supérieure et latérale de l'alxlomcn , située sous les cartilages des côtes, à droite et a gauche de l’épigastre. Ou y plaçait jadis le siège d’une maladie noire qu’on nommait, pour cette raisou , Hypocondrie .

Hypocondre se prend aussi adjectivement pour hypocondriaque, attaqué d’hypocondrie •

H YPUCU.NDRIE (du grec hypo, sous, et chondros, cartilage, parce qu’on plaçait le siège de cette maladie daus les liypocoudres), alfection éminemment nerveuse, qu’on a appelée aussi Vapeurs, Maladie noire, et qui parait consister daus une irritation ou une maniéré (l’être particulière du système nerveux, priucipaleineut de celui qui viviüe les organes digestifs. Elle est caractérisée par un trouble daus la di- » gestion, saoi fièvre ni lésion locale, par des flatuosités, des borborygme*, uue exaltation extrême de la sensibilité, avec des spasmes, des palpitations, des illusions des sens, des terreurs paniques, des inquiétudes exagérées, spécialement sut tout ce qui tient à la santé. Celte névrose est plus fréquente chez les adultes que chez les vieillards, et chez les hommes que chez les femmes : elle se développe presque toujours chez les individus doués de grandes facultés intellectuelles, mais irritables, impressionnables, épuisés par les travaux de l’esprit, par des passions vives, ou chez les riches blasés; elle survient parfois â la suite d’une maladie de l'estomac ou du foie, ou bien par la craiule de cette même maladie.

L'hypocondrie n’est grave que par l'espèce d’anéantifisement intellectuel dont elle frappe le malade; bien qu’étaul de longue durée, elle est guérissable ; mais elle est sujette à récidiver, et détermine alors des maladies organiques, ou même la folie. Le traitement consiste presque uniquement daus l’emploi des moyens hygiéniques etdesinüiicnces morales. Cependant, ou doit chercher à calmer les douleurs par des bains, des frictions sur le* membres, de légers narcotiques à l'intérieur ; ou combat l'inertie de l’estomac par des préparations amères et toniques et par des eaux gazeuses acidulés ; enfin, on remédie^ la constipation si ordinaire aux hypocondriaques par des laveineuts et des purgatifs doux. M. Hracliet, en 1832, M. F. Dubois (d’Amiens), en 1837, ont donné des traités estimés De l’Hypocondrie.

HYPUCOROLL1E ( du grec hypo , sous , et de corolle), une des classes de Jussieu, renfermant les plantes dicotylédones inonopétalcs, à étamines hypogynes , comme les Soianécs, les Labiées, etc.

HYPUCRAS, selon l’Académie (il dériverait alors de la préposition hypo, et de crasis, mélange) , et mieux Hirrocaxs, eu latin vinum hippocraticum ( parce qu’on coulait le mélauge daus le filtre, dit chausse ou manche d’ Hippocrate) , boisson Ionique et stomachique que Fou compose , tantôt avec une infusion d’amandes douces eide cannelle concassée dans du vin de Madère mêlé d’eau-de-vie, sucré et eufin aromatisé avec un peu de musc et d'ambre, tautût avec du vin, du sucre, de la cannelle, du girofle, du gingembre, etc. Cette liqueur était fort en usage autrefois. Il y avait de 17/. de bière, de 17/. de cidre, de VH. rouge et blanc, de V essence d’hypocras, etc.

HYPOGASTRE (du grec hypo, snus, et gasfer , ventre) , partie inférieure du ventre, est opposée à IVpiy astre , qui en est la partie supérieure. La région hyjiogastrique est bornée supérieurement par unu ligue droite que l'on suppose étendue de l'une a l’autre «les épines iliaques antérieures supérieures, environ à trois travers de doigt au-dessous du nombril. Ou la subdivise en région supérieure, qui est située au-dessus de la saillie du pubis, et dont la partie moyonuo constitue Vhypogastre proprement dit, et en région inférieure , qui comprend le puhis et le* aines.

HYPUGÈ ( du grec Ay/w, sous, et ye , terre), épithète par laquelle on ibSigne les cotylédons lorsqu'ils restent sous terre lors de la germination.

HYPOGÉE (du crée hypoyciot, souterrain), se dit particulièrement des excavations et des constructions souterraine* où les anciens, les Egyptiens surtout , déposaient leurs morts : on trouve aux environs de Tlièbcs beaucoup d'hyqiogées. Les Grecs eurent des hypogées apres que l’usage de brûler les morts eut été abandonné. Voy. NèCftOj-OLE.

HYPOGLOSSE (du grec hypo, sous, et glAssa , langue), grand nerf qui préside aux mouvements d«r la langue, naît par «lix ou douze filets des sillons qui séparent les éminences pyramidales et olivaires, sort du crâne par le trou cotyloidieo, et se divise en deux branches, dont l'une, dite branche cervicale , forme avec le plexus cervical une grand* arc.nl i anaslnmosique, et dont l'autre, la branche linguale, se distribue aux muscles de la langue et du pharynx.

HYPOGYNE (du grec hy/w, sous, et gynè, femelle, pistil), se dit, en Botanique, des organes floraux insérés sous le pistil. Ainsi on nomme hypogynes le* étamines, le disque, les pétales, lorsque leur point d’insertion est au même lieu que celui du pistil ou au-dessous, comme daus les Graminées, 1rs Solanées, les Crurif. res, etc.

HYP0N1TR1QUE (acide), dit aussi Acide hypo ■ azotiyue. Gaz nitreux. Vapeur nitreuse , combinaison d’azote et d’oxygène (NU4), qui se présente, dans les circonstances ordinaires, sous la forme d’un liquide jaune, très-volatil et fort mobile, répandant d abondantes fumées rutilantes et extrêmement délétères. C’est à elle que l’acide nitriuue fumant du commerce doit sa coloration jaune. Elle se produit dans beaucoup de cirrouslances, lorsqu’on verse de l'acide nitrique sur de* métaux, jwr exemple , sur l’étain ou le cuivre. On l'obtient à l’état de pureté en distillant «tu nitrate de plomb, et ronden&ant lu gaz dans un mélange de glace et de sel marin. Elle peut élf*c solidifiée par l'action du froi«l. Elle se. décompose au contact de l'eau, qui se charge alors d'acide nitrique. Alise en contact avec les alcalis, elle les convertit en un mélauge de nitrite et do nitrate : c’est ce qui lui a fait donner par quelques chimiste* le nom d’acide nitroso-nitrigue (NO*-)- NO4). Un s’en sert pour éprouver la qualité de l'huile d’olive ( Voy. ce mot). — L’acide hyponitrique a été reconnu et analysé par Dulong.

HYPOPETALIE (du grec hypo, sous, et pétalon, pétale), une des classes «lu système de Jussieu, renferme les plantes dicotylédones poljrpétales à étamines hypogynes, comme les Renonculacées, les Crucifères, etc.

HYP0STAM1N1E (du grec hyjto, sous, et du latin stamen , étamine), une des classes du système de Jussieu renferme des plantes dlcotyled«incs,à fleurs apétales, et qui ont les étamines lijqiogynes, telles que les Plantayinées , les Syctaginées , etc.

HYPOSTASE, hypostatiqi'e (du grec hm>o, sous, et stafi, se tenir, substratum). Le mot hypostase s’emploie fréquemment en Théologie dans le sens de substance, d'essence, de condition. Par forme hyj*>statique on entend ce qui constitue essentiellement chacune des trois personnes de la Trinité. La forme liypostaliqnc du Père consiste h ne point avoir de

tized t

HYPO

HYPO

principe, mais à être le principe d’où procèdent les deux autres personnes; celle du Fils à être engendré de toute éternité par le Père, et à être avec lui le principe du Saint-Esprit; et celle du Saint-Esprit à procéder de toute éternité du Père et du Fils , sans être le principe d’aucune autre personne.

Dans la Philosophie néoplatonicienne, Dieu se produit sous trois Tonnes ou hypoeiates : V Uni té eu sol, V Intelligence absolue , 1* Ame universelle.

HYPOSULrATES , sels composés d’acide hyposulfurique et d'une base.

HYPOSULFITES, sels composés d’aride hyposulfurmix et d’une base. On emploie dans la Photographie Vhyposulfite de soude (SfO,,NaO-J-r»aq), sel incolore, très-soluble dans l’eau et cristallisé, qu’on obtient en faisant chauffer du soufre avec du suinte de soude; il a la propriété de dissoudre le chlorure et le bromure d’argent.

HYPOSULFUREUX (acide), acide composé de soufre et d’oxygène (S*0*) , qu‘on suppose se trouver en combinaison dans les sels appelés hyposulfites. Il n’a pas encore été isolé.

HYPOSULFURIQUE (acide), acide composé de soufre et d’oxygène (S’O1), qu’on obtient en combinaison avec du protoxyde de manganèse, lorsqu’on fait passer du gax sulfureux dans de l’eau tenant en suspension le peroxyde de ce métal. On peut l’isoler sous la forme d’un liquide Incolore , sans odeur et d’une saveur franchement acide. 11 a été découvert par Gay-Lussar.

HYPOTENUSE (du grec hypo, sous, et téinâ , tendre J, se dit, en Géométrie, du cété qui est opposé à l’angle droit dans un triangle rectangle. L’hypoténuse est le plus grand des côtés d’un triaugle rectangle. Le carré construit sur l’hypoténuse est égal A la somme des carrés construits sur les deux autres côtés. C’est à Pythagore que l’on doit la découverte de ce beau théorème : ce philosophe fut , dit-on, si ravi de sa découverte, qu’il sacrifia une hécatombe aux Muses pour témoigner sa reconnaissance.

HYPOTHECAIRE (caisse), institution privée, autorisée par ordonnance du 12 juillet 1820, avait deux buts bien distincts : le premier, de venir au secours de la propriété foncière, en prêtant dans toute la France à un taux d’iulérêt uniforme et modéré; le second, de procurer aux capitalistes et aux rentiers un placement sôr de leurs capitaux. Après avoir rendu pendant 25 ans d’incontestables services, cette caisse s’est vue obligée de cesser ses opérations. La Banque foncière de Paris , créée le 28 mars 1852, rend des services analogues, en même temps qu’elle facilite le transport des créances hypothécaires.

Inscription hypothécaire. Voy. hypothéqué.

HYPOTHENAR (du grec hypo , sous, et thénar, paume de la main), saillie qui se remarque à la face palmaire de la inain , s*. us le petit doigt et dans sa direction. Elle est formée par les quatre muscles palmaire cutané , adducteur, court fléchisseur et opposant du petit doigt.

HYPOTHEQUE (du grec kypothéké , support, gage, nantissement). Suivant le Code Napoléon (art. 2114), « l’ hypothèque est un droit réel sur les immeubles affectés à l’acquittement d’une obligation.» Le bien hypothéqué reste en la possession du débiteur; mais, à défaut de payement, le créancier peut le foire vendre en justice. — L’hypothèque est légale , judiciaire ou conventionnelle , suivant qu’elle résulte de la loi, d’un jugement , ou d’une convention. LH. légale a lieu : 1° au profit des femmes mariées, sur les biens de leur mari ; 2° au profit des mineurs et interdits, sur les biens de leur tuteur ; 3° au profit de l’Etat, des communes et des établissements publics, sur les biens des comptables. LH. judiciuirc résulte, non-seulement des jugements, en faveur de celui qui lésa obtenus, mais entoro des acte* sous seing prive, quand la reconnais-

sance ou la vérification des signatures apposées à m actes a été faite en justice. LH. conventionnelle no peut être consentie que par ceux qui ont capacité d’aliéner et que par acte devant notaire. — En outre, l'hypothèque est générale ou spéciale , selon qu’ello s’étend sur tous les biens du débiteur ou sur une partie seulement de ces biens. Toute hypothi que légale est générale. L’hypothèque conventionnelle doitétro spéciale, c.-à-d. déterminer la nature et la situation des immeubles hypothéqués ; l’hypothèque générale conventionnelle est prohibée, ainsi que toute hypothèque sur biens à venir, à moins d’insuffisance ilu gage. — Toute hypothèque est indivisible, c.-à-d. qu'elle subsiste en entier sur tous les immeubles affectés, sur chacun et sur chaque portion de re« immeubles ; eu outre, elle les suit, dans quelques mains qu’ils passent. — L'hypothèque doit être déclarée et inscrito au bureau de la conservation des hypothèques (c’est ce qu’on nomme inscription hypothécaire); autrement elle est à l’égard des biens comme si cllo n’existait pas. Néanmoins, l’hypothèque légale a sou effet lors même qu’elle n’est |»as inscrite. Le rang des hypotheques est fixé par la date de leur Inscription, et c’est d’après cette date qu’on établit le rang de chaque créancier dans les ordres. Les inscriptions doivent être renouvelées tous les dix ans. — Les hypothèques * éteignent : 1° par l’extinction de l’obligation principale , 2° par la renonciation du créancier à l'hypothèque, 3° par l'accomplissement des formalités prescrites aux détenteurs ou acquéreurs pour purger les biens par eux acquis J Voy. pchce), 4° par la prescription. — Tout ce qui concerne les hypothèques est réglé par le C. Nap. (art. 2092-95).

L’origine des hypotheques remonte aux temps les plus reculés : chex les Grecs, qui créèrent le mot , on indiquait par des colonnes surmontées d’inscriptions les biens hypothéqués. Cet usage fut aussi pratiqué à Rome dans les premiers temps ; plus tard, il y fut remplacé par un mode d’enregistrement nommé insinuation [Voy. ce mot). Pendant longtemps, en France, l’hypothèque était occulte; et dès lors il n’y avait aucune garantie contre la mauvaise foi : un créancier se trouvait primé par des hypothèques dont il n’avait pu soupçonner l’existence. Henri III en 1581, Henri îV en 1606, Louis XIV en 1673, tentèrent de donner aux hypothèques le degré de publicité nécessaire pour la sûreté des contractants; mais ces projets, sans cesse traversés par les courtisans endettés, ne furent pas exécutés. Enfin, la publicité parut avec la loi du 11 brumaire an Vil ; c’est une des conquêtes de notre Révolution. Le Code Napoléou consacra ce principe , et donna aux hypothèques une législation qui, depuis, a été adoptée par la plupart dès peuples de l'Europe.

Toutefois, notre législation hypothécaire laisse encore beaucoup à désirer. Une commission, nommée en 1845 pour la perfectionner, s’était déjà livrée à d’importants travaux, lorsque survint la révolution de 1848; repris avec ardeur par l’Assemblée nationale en 1849, ces travaux allaient aboutir à une loi nouvelle, lorsque les événements de décembre 1851 vinrent encore ajourner une réforme impatiemment attendue. Toutefois, le décret du 28 février 1852, qui a créé les institutions de crédit foncier, a déjà introduit dans une partie du régime hypothécaire, notamment en ce qui concerne les propriétés rurales, d'importantes améliorations , telles que le transport des obligations et l’expropriation des biens hypothéqués.

Parmi les ouvrages publiés sur cet important sujet, on cite : le Régime hypothécaire , d< M. Persil; le Traité des Hypothèques , de Grenier; le Commentaire sur les privilèges et hmtothèyues , de M. Troplong. L'administration a publié eu 1841 trois vol. de Documents relatifs au régime hypothécaire.

hypotheque. Ce mot s emploie quelquefois, dans le langage populaire, pour désigner une composition

IIYRÀ

1IYST

«lue l’on boit après le repas comme digestif, et qui ot faite avec do l'eau-de-vie, du sucre et des flruits, tris que coing, raisiu muscat, etc. On dit en ce sens : hoir* de l'hypothèque , prendre de l'hypothèque. Ilotte expression vicut sans doute de ce que de telles compositions sont considérées comme garantissant la santé, de même que les hypothèques garantissent les créances.

HYPOTHÈSE (en grec hypot hésis, supposition). On fait une hypothèse, en matière scientifique, lorsque, pour rendre raison d’un fait, on le suppose produit

soit par une des causes déjà connues dans la nature, soit par une cause spéciale qu’on imagine. Si cette

cause, considérée dans ses effets ordinaires ou possibles, concorde avec toutes les circonstances du fait qu’il s’agit d'expliquer, elle est réputée vraie, et prend rang dans la science; dans le cas contraire , elle est écartée. On peut citer comme exemple <fbyotlièse vérifiée et définitivement admise l’idée ae

pol

la gravitation universelle; et comme exemple dlijr-

pollièse contredite par les faits, l'explication phénomène de la rosée parla pluie. — L’hyp'lh.se est d’un grand secours dans tes sciences physi-

3ucs : elle conduit, par voie d'essai, à d'importautes écou vertes; en outre, elle sert à lier les faits entre eux et à les coordonner; sans elle, il n’y aurait.

bUA v» a i v ’ ' wi uuuubi , gai» «ut , n u j uuiuii,

pour ainsi dire, ni astronomie, ni physique, ni chi-

mie, ni médecine ; mais elle a besoin d’être sévèrement contrôlée par l’observation. Bacon a tracé à cet égard , dans le Nocum Organum , des règles qui sont reconnues aujourd’hui par tous les savants.

et qui se trouvent dans toutes les logiques ( Vqu . mr, les Galilée,

ddctio]*). Avant lui. avant les Képler, .v» les Newton, ces règles étaient peu pratiquées. Dans l'antiquité et durant le moyeu Âge, la philosophie, la cosmologie, la physique, etc., n'ont été le plus souvent qu'un tissu d'hypothèses ambitieuses, sans fondement dans la réalité : telles étaient celles des philosophes anciens sur la formation du monde,

au’ils attribuaient soit à l'eau , soit au feu, soit à autres éléments, ou au concours fortuit des atomes. On fait aussi un grand usage de l’hypothèse dans les sciences exactes pour la solution des problèmes : on suppose une solution, et on en tire les conséquences jusqu'à ce qu’on arrive à un résultat évidemment vrai, ce qui justifie la supposition; ou évidemment faux, ce qui la condamne définitivement. Cest dans cet emploi de l'hypothèse que consiste la Méthode analytique dans les sciences du raisonnement pur.

HYPOTYPOSE (en grec hypotyposis. exposition, image, d ’hupo, sous, et typoô, figurer; mettre sous les yeux j* figure de Rhétorique qui peint les choses dont ou parle avec des couleurs si vives qu’on croit les voir ae scs propres yeux, et non en entendre seulement le récit. Boileau, Racine, Voltaire et tous nos grands poêles ont fait de cette figure un usage trèsheureux. En voici un exemple emprunté à Racine ( Andromaque , III, 8) :

Ftam-toi Pyrrhus, les yen* étior+laau.

) »! r «ot i U lueur 4e no- palais brûlant* .

MJr lotis tsos fWrc» morts se frayant un pa«M(t> , Et . dr sang tout couvert , écbsnffsnt le carnage.

Jfypotyposes pyrrhoniennes , titre d’un livre célèbre de Scxtus Èinpiricus, écrit vers la fin du »• siècle de J.-C., dans lequel ce philosophe grec fait une savante exposition des doctrines du scepticisme.

11YRAX, uom latin du goure dixav. Voy. ce mot.

<- fA'f ; • ;..\Y

4 1JZ é-’v*

■s* yy . t* ■ s *•

HYSON, sorte de Uié Tort estimée, est ainsi nommée d’un mot chinois qui v. ut dir v.priutcinp c’est au commencement de cette saison qu’on le cueiUe.

HYSSOPE ou bvsope (du grec hyssopos , môme signification ), Hyssopus , genre de la famillo des Labiées, renferme des sous-arbrisseaux à feuilles opposées, ses&iles ; à pédoncules axillaires, mulUflores ; et à fleurs blanches, rouges, purpurines ou bleues, toutes odoriférantes. L’espèce principale est VH. officinale, dont les sommités fleuries sont employées en médecine, et sont rangées parmi les stomachiques et les pectoraux. On en tire une eau distillée et une huile essentielle de môme odeur que celle de la

S tante. L’hyssnpe sert eurore à faire des bordures ans les jardins. — Il est souvent question d Bible de VUyssope ; elle y est opposée au Cèdre du Liban comme ôtant la plus petite des plantes : mais cette Hytsope est si vaguement désignée qu’oo ne saurait aujourd’hui la rapporter à un genre quelconque Quelque"* Botaniste* ont cru que ce pouvait être nue mousse qui croit en abondance sur les murs de Jérusalem.

HYSTERIE (du grec hystéra , utérus), maladie souvent convulsive exclusivement propre à la femme* et que Tou désigne vulgairement sous les uoms de vapeurs, d’ attaques de nerfs : c’est uiie névrose. Elle se manifeste par des accès, dont le principal caractère constate dans le sentiment d’une boule {globe ou boule hystérique) qui semble partir de l’utérus, refouler vers l’estomac une chaleur plus ou moins vive ou un froid glacial, et se porter ensuite à la pMtriue et au cou, où elle produit une espèce d’étouflèuieutet de strangulation. Dans les accès violents, ces phénomènes sont suivis de perte de connaissance, de mouvements convulsifs, de somnambulisme ou de létliar-

fuveut aussi les malades se plaigneut d< curs violentes dans la tète, ordinairement au vertci

[clou hystérique). La durée des attaques est très-variable. Des h&illenienU,

. .€U/IU, i/dwiKurenw. des pandiculations , des cris, des pleurs , des éclats de rire immodérés, anuonreut

ordinairement la fin de l’accès. — L’hystérie différé de l'épilepsie par la nature des mouvements convulsifs, qui n'atfectcnt point les muscles de la face, et par l'absence de salive écumeuse.

Cette névrose se manifeste, spécialement de 15 à 30 ans, chez les femmes douées d’un tempérament nerveux, exalté par un amour contrarié, par la jalousie , ou par l’influence de lectures et de conversations licencieuses. Les affections vives et fréquentes, une vie oisive et triste, l'irrégularité dans le cours

du sang, en sont encore des causes fréquentes. Chei les femmes d’une forte constitution, l’hys-

térie cesse quelquefois spontanément dans l’état de mariage. Dans le cas contraire , on ne peut guère lui opposer avec succès qu'un traitement hygiénique, un régime adoucissant, dont le lait doit former la base, des bains et des demi-lavements frais, un exercice modéré, les distractions, les voyages, les antispasmodiques, et souvent, selon les cas, des saignées locales ou générales.

HYSTR1X, nom scientifique du genre Porc-épic, emprunté aux Grecs, et formé des mots hys, porc, et thrix , poil. Il a donné naissance à la dénomination A'Hystriciens, appliquée par quelques Naturalistes à une tribu de Rougeurs qui est caractérisée par les piquants dont sa peau est revêtue, et qui a pour type le Porc-épic.

idgU

'ai

.VS* j

Ui'(P5

^trj

L /«ÉJ

Page 1