ANCH
ANCR
comprenant la myologic, étude de* muscle* ; la nérrologie , des nerfs; 1 ’angktlogie, des vaisseaux; Yadénologic . des glandes; la splanchnologie , des viscères ; la dermatologie, des tégument* généraux. — On a nommé A. chirurgicale l’étude des ororganes considérés sous le rapport des opérations k exécuter; A. pathologique , celle des altérations que l’état de maladie produit dans les organe* du corps humain; A. artificielle ou imitative, Part de modeler et do représenter avec de la rire , du plâtre ou du carton, les différentes préparations d’anatomie.
Inconnue aux anciens, qui eussent resrardé comme une profanation l’ouverture d’un cadavre, l’Anatomie humaine fut long! mps remplacée par la dissection des animaux les plus rapprochés de l’homme. Hérophile, Erasistrate, médecins du m* siècle av. J. -G., passent pour être les premiers qui aient disséqué des corps humains. Galien, au n® siècle après J.-C., rassembla en un corps toutes les connaissances anatomiques obtenues jusqu'il lui , et ses ouvrages firent loi pendant plus de mille ans. Au xtt* siècle, un médecin de Bologne , Mmidini, fit des démonstrations publiques d'anatomie (1.115). VesaJe, en publiant son grand traité De corporis humani fhbrica (1543), fut le véritable créateur de Panatoinic scientifique, qui fit de rapides propres entre les mains de Harvey, Malpighl, Stenon, Clisson. Albin us, Haller, et surtout de Bichat.
L'Anatomie comparée, née au dernier siècle des travaux de Vicq d’Aiyr.ct de Daubentnn, a été presque di s le début portée au plus haut degré par Cuvier, dont les travaux ont été complétés par Blumenbach, Dumérll et Blainvillc. De son côté , Geoffroy- Saintllilairc faisait faire un nouveau pas k la science en créant l’anatomie philosophique.
L’étude de l'anatomie, qu'il n’est pas toujours possible de faire sur la nature même, a trouvé de puissants auxiliaires, d’abord dans des planches gravées, puis dans la sculpture et dans le moulage en cire, qui a été porté à une admirable perfection par Zumho et Galii, en Italie, Laumonier et Pinson, en France; ces moyens ont été surpassés de nos jours par les procédés dus au Dr Auzoux : il réussit en 1822 à fabriquer avec une pâte de carton despiècesd’anatomle d’une admirable fidélité, qui peuvent se mouler et se démonter à volouté : c'est ce qu’il nomtnc anatomie c/astique (du grec klastos . qui peut *e briser).
Les ouvrages classiques (fauatoniie les plus répandus aujourd'hui sont ceuxd’A. Boyer, Bayle, Cloquet, r.rnveilhier, Velpeau, et b* Traité complet de T A. de l'homme de Bourgery cl Jacob . 1830-52.
ANCHE (du grec nnchô, serrer, rétrécir, parce que Tanche rétrécit le passage de l’air). On appelle ainsi le bec de quelques instruments k vent, dits, k cause de cela, instruments à anche , tels que le hautbois. la clarinette, le cor anglais et le basson. L’anche est ordinairement formée de deux languettes de roseau, fort minces, appliquées Tune sur l’autre et «ajustées sur un petit tube de métal. Cet appareil s’adapte k l’instrument de diverses manières, et l'exécutant lui imprime, en soufflant dedans et en Je pressant entre ses lèvres, des vibrations qui produisent le son. L’anchc de la clarinette n’a qu'une seule languette, appliquée sur uu bec. d'une forme particulière. Dans l'orgue. quelques tuyaux sont armés d'un «appareil analogue , qu’on nomme jeu d'anche. — On appelle aussi anche U conduit par lequel passe le grain dans un moulin.
ANCHiLOPS («TuneAi, proche de, et ops, œil), petite tumeur située vers le grand angle de l’œil, audevant ou à côté du sac lacrymal. Souvent il persiste et forme un kyste. Lorsqu’il vient k s’ouvrir, il s’en écoule une matière muqueuse ou purulente. Le j>etit ulcère qui lui succédé se nomme (vgilops.
ANCHOIS, Engraulis , poissons de couleur nnine, de U famille des Clupes . se distinguent deshnrvngs
par une taille plus petite et une bouche plus large. Lotir tête se prolonge en un petit museau conique et pointu. Ils ont de 10 à 11 centimètres, sont allonges, étroits , ronds sur le dos , couvert* d’éeailles larges, transparentes, qui se détachent de la peau avec une grande facilité. Ils vivent en troupes unmb reuses. On en prend chaque année, pendant le printemps et l’été , une quantité innombrable sur nos eûtes du midi : c'est dans les nuits obscures , et en les attirant par une vive clarté, qu’on les pèche avec des filets nommés en Provence rissoles. Frais , les anchois sont peu estimé*. On les sale presque toux pour le« conserver et les exporter. Pour les saler, on leur arrache la tète et on les vide; on les lave ensuite ; puis on les place dans des barils oti de petites boites de métal, et on les dispose de telle maniéré qu'il y ait uu lit de sel et un lit d'anchois. On a coutume de mêler au sel de la poussière d’argile, ce qui leur donne une couleur rougeâtre. Les meilleures salaisons se font Fréjus, k Cannes, k Saint- Tropez et antres lieux du littoral de la Mediterranée. On en fait un grand commerce a Marseille. On emploie le« anrhois comme assaisonnement. Les anciens faisaient un grand usacc de ce poisson ; il entrait dans leur saumure [garum ).
ANCHl’SEKS ^du genre Anrhusc, qui en est le type), sous-tribu des Borraginées, comprend les ce il res Cérinthe, Echium, Puhnonaria , Lithosper ttmm, Nonnea, Di oc Ira , Lycopsis , A ne h us a . Hotriospermum , Myosotis. Symphytum , Borrago , Tmchystemm. — Le genre Anchuse, type de cette tribu, renferme une espece médicinale, VA. italique on Bug fosse , quicroilauxenvir. de Paris, et qu'on emploie pour remplacer la bourrache, comme, mucilaffineuse, diaphonique et diurétique.
aNgOLIE, Aquilegia, plante de la famille des Renoneulacécs, tribu des EHéborées, remarquable par l'organisation de sa fleur, qui ressemble^ un capuchon ou a un ber avec des serres d'aigle, et pir ses feuille*, qui forment une espèce de cornet où se déposent l^s gouttes de pluie et de rosée. On cultive VA. vulgaire ou des fjois , nommée aussi Gant de Xotre- Dame , qui c«t un des plus beaux ornements de nos parterres : elle est vivace, il Heurs bleues qui deviennent doubles par la culture, blanches, jaunes, rouges, violette* et panachées ; VA. des Alpes, plus petite, a fleurs bleues; VA. de Sibérie , à fleurs grandes , bleues et entourées d’un anneau blanc ; T .4. du Canada, au port élégant, aux fleurs d’un beau rouge mêlé de jaune safrané, portée* par un pédoncule légèrement courbé. — Le nom d 'uncolie paraît être une corruption d’ aquilegia . gouttière, nom que les anciens donuaient k cette plante, parce qu elle recueille , dan* le cornet que forment ses feuilles, l’eau de la pluie et de la rosée.
ANCRAGE , lieu de la mer où Ton peut commodément jeter IVwcre : on le nomme plu* ordinairement mouillage. — On nomme droit <T ancrage le droit qu'on exige des bâtiment* qui mouilleut sur Une rade étrangère : ce droit est fixé pir Ici règlements particuliers de chaque nation maritime
ANCRE (du latin atvhora ), instrument en fer forgé servant à retenir le* vaisseaux au mouillage par lé moyen d’un râble : c’est une barre ou tige dont l’extrémité inférieure se partage en deux courbes terminées chacune par un fort crochet destiné à s’enfoncer sur le fond. L’ancre se comjwse de 5 parties : 1® un anneau en fer, que l’on nomme organeau, qu’on entortille de petites cordes que Ton nomme amboudinure , et qui sert pour y attacher un câble; 2° la vergue ou tige droite, dont l’extrémité est percée d’un trou par où passe l’anneau; 3° la croisée ou crosse, qui est soudée au bout do la vergue , et dont chaque moitié est appelée bras ou branche: 4° deux pattes qui sont des espèce* de crochets ou pointes recourbée*, l une à droite et Tau-»