‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 53 sur 508 · ANE · texte numérisé non relu

ANE

tre à gauche , â peu près semblables à des hameçons; 5* le jas , assemblage de deux pièces de bois de même proportion et figure , Jointes ensemble par des chevilles de fer au-dessous du trou de la vergue et a angle droit avec la crosse : son office est d'empêcher l'ancre de coucher de plat sur le sable , et de faire que l’une d<*s pattes s enfonce dans le terrain solide qui se trouve au fond de la mer. Les vaisseaux ont ordinairement trois ancres, deux qui sont toujours prêtes à la poupe, et une troisième, appelée l’ancre de salut , qui est plus forte que les doux autres, et dont on sc sert pour sauver le vaisseau en danger de périr sur une côte. Un bâtiment il trois mâts porte six ou sept ancres. Le poids des ancres varie do 100 à 3,000 kilogr. — On appelle ancre d'affburche une ancre légère qui sert â afjourc/ier un bâtiment. A /fini rc fier, c’est Jeter une 2e ancre en sens opposé, de manière que les cordages qui retiennent les deux ancres forment entre eux une espace de frmrche. Le vaisseau, retenu par les deux ancres, qui ont des directions opposées , ne change presque point de place, pendant fes changements de marée ou de vent.

U se fait des ancres en plusieurs endroits de France; une des fabriques les plus considérables est celle des Forges de la Chaos sade . entre Guerigny et Cosne (Nièvre) ; on y fait annuellement 600 millier* d’ancres, le plus grand nombre pour la marine militaire. 11 y a encore des fabriques d’ancres dans l’Angoumois, le Berry, à Douai, a Toulon, etc.

En Architecture, on nomme anci'e une barre de fer en forme de S, T, Y , ou même en ligne droite, qui, passée dans Fenil d’un tirant, retient l'écartement de la poumée des voûtes ou des murs d*un bâtiment, maintient les tuyaux de chenduéc fort élevés, ou affermit les pilots de garde dont on garnit les devants d’un quai ou d’une jetée.

anche , aukt-r, mesure de liquides employée dans le Nord et la Hollande. L’anAer d’Amsterdam conlient 32 miugles, a peu près 37 lit. lacent. L’anker «le Sucde, de même capacité, contient 15 pots de Suède. Vanker de Danemarck contient 37 liLOficent.

ANDALOUSITE , pierre commune eu Andalousie, plus connue sous le uoin de macle. Vou. ce mot.

ANDANTE (participe du verbe italien andare, aller). Ce mot sert, en Musique, â indiquer un mou veinent gracieux et modéré, plus animé que l'adagio et plus lent que Valleytv. C est celui qui caractérise, en général, les airs que l'on désigne par le titre de rnntafn/e. On le prend quelquefois substantivement pour indiquer un morceau do musique qui a«ce caractère. Vandantino est un diminutif de Pandantc, dont le mouvement est un peu plus accéléré.

ANDULILLE , sorte de charcuterie, consiste le plus souvent en boyaux et chair de porc, mêlés de graisse et hachés, qu’on enferme dans un autre hoyau. C'est un mets peu relevé : on estime pourtant les andouiUettes dites de Troyes. — Ou fait Aussi des audouilles de sanglier, de ba*uf, de fraise de veau , même de lapin.

AND0UILLER, terme de Vénerie. V. pois de cerf.

ANDBENE, insecte hyinénophre, de la famille des Mdhferes, dont l'espèce la plus commune, VA. des murs, se rencontre en France. Elle est longue de 15 milliin., d’un noir bleuâtre, avec des poils blancs sur la tête; le corselet, l’abdomen, les pieds et les ailes sont noirâtres. La femelle dépose dans les murs un iniel particulier d'une odeur narcotique. L’Andrenc est le type de la famille des Andrenètes , créée par Latreille.

ANDROGYNE (du grec aner. génitif andros , homme, et gync, femme,. En Zoologie, on donne spécialement le nom d' and rogynes aui animaux qui , tout on possédant les deux sexes, ne peuvent se reproduire qu un s'accouplant deux à deux, comme le* iimaas. — En Botanique, on nomme ainsi

les végétaux dans lesquels les deux sexes sont réunis, et qui sc suffisent à eux-mêmes pour sc reproduire. — On a proposé de réserver ce nom aux plantes qui ont les deux sexes daus des fleurs séparée* sur le mémo individu, comme le noyer et le uoiscller, et de donner le nom d'hermaphrodite â toutes celles dont les sexes sont réunis daus une même fleur.

ANDB01DE id’aner, homme ut eidos , forme, qui ressemble à l'homme) , automate â figure humaine, qui , au moyen de ressorts habilement disposés à

I intérieur, exécute plus ou moins bien les mouvements de rhomifte. On connaît le flûleur de Yaucaiison, lejnuourd’échecsde Kempelcn,etc. V. automate.

ANDROMEDE, constellation voisine du pôle arctique, près de Cassiopée et do Fer sue, se compose de 59 étoiles. Elle est représentée dans les planisplii rcs célestes par une figure de femme enebatnéa qui rappelle la fable d’Andromède.

Andromède, genre de Bruyères, de la famille des Erlcacées , forme dus arbrisseaux s'élevant quelquefois à la hauteur d’arbreo, avant les feuilles alternes ou opposées, coriaces , et les fleurs eu grappes ou en épis. Le port élégant des Andromèdes les a fait admettre comme ornement dans uns jardins; on remarque i\l. <:t nrh-e , h' I arbu>te à feuilles elliptique* ; IM. magnifique, bu i -son d’un mètre environ de hauteur , dont lés feuilles sont couvertes en dessous d’une poudre bUnrhc; IM. à plusieurs feuilles , aux feuilles luisantes, toujours vertes. Cet arbrisseau est indigène de l’Amérique tropicale. 11 est le type de la tribu des Androrndde'es.

ANDR0P110RE (d'aner, mâle ; phoros, qui porte', nom douué par quelques botauiste* au filet de l’é- Umiue lorsqu'il porte plusieurs anthères, ou plutôt â la réunion des filets en uu ou plusieurs faisceaux. C’est ce qui caractérise les classes 6e, 7« et 8* d« Linné. Voy. étamine.

ANDROPOGON , c'est-à-dire barbe d’homme (d\iner , homme ; pogon , Imrbe), genre de Graminées, ainsi nommé a cause de ses racines touffues, a pour caractères : épillets géminés ou ternés, celui du centre sessile, hermaphrodite, uniflorc; fleurs en épis.

II donne son nom â la tribu des And ropoy ondes, qui compte jusqu'à 150 espères. Les principales sont : IM. nard, dont la racine { Sard indien) a des propriétés excitantes; VA.srhatnnnthuî, aussi originaire des Inde» et de l’Arabie , exhalant une odeur de citron ; ses fleurs se prennent en infusion comme le thé ; VA . caricosum, cpii sert de chaume pour couvrir les maisons à Elle do Java. Les racines d'une autre espèce entrent, sous le nom de chiendent, daus la confection de brosses et de balais. Celles de IM. squarrosus ont reçu le nom de Vétiver (de veto et trrmfi), parce qu’elles exhalent une odeur aromatique a laquelle on attribue la vertu de préserver les vêtements de l’invasion des vers.

ANE (du latin asriuwr), quadrupède non ruminant, faisant partie du guurc Cheval, se distinguo du cheval par une tête plus grosse et moins allongée, par des oreilles plus longues, par une queue garnie de poil* â son extrémité seulement, par des épaules plus étroites, traversées, chex le mâle, d’uno ligne noire qui se croise avec une autre ligue da même couleur tracée le long de l'échine, par un dos plus tranchant, par uue croupe moins carrée, enfin par un cri différent : on sait que le braiment est le cri de IVuic, et le hennissement celui du cheval. I/âne vit dans nos climats de 15 â 16 ans. Accouplé à la jument, il donne le mulet. On connaît la sobriété de l’âne, son aptitude au travail, la sûreté de sa marche; on connaît aussi ses vices, qui Pont rendu un objet do mépris; mais ces vices viennent eu grande partie de l'état de dégradation dans lequel il est tombé par suite du peu de soin qu'on prend de lui et des mauvais traitements dont on l’accable.

L auc parait élrc, comme le cheval, originaire do

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