‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 61 sur 508 · ANNU · texte numérisé non relu

ANNU

ANNÉ — 71 —

qui date de l’an 47 avant J.-C., est connue sous le

nom d’ère julienne.

Mais l'année julienne est Irop longue d’environ 11', 10 ou 12", oui produisent à peu près un jour en 134 ans, on 3 jours en -400 ans. hn 1582, les Inconvénients résultant de cette erreur devinrent «sacs manifestes pour que le pape Grégoire XIII cherchât a y remédier par une nouvelle réforme : on fut obliiîé de retrancher 10 jours à l'année civile , et le 5 du mois dohtcbre 1582 fut compté pour le 15; mais afin qu’une pareille confusion ne se renouvelât plus , on dut retranc her ce qu'il y avait de trop dans l'année julienne , c.-à-d. un jour sur 134 ans : à cet effet, on convint qu'à l'avenir 3 des an ées séculaires qui. d'apiés le calendrier julien, d vaieot être bissextiles, seraient communes, et que dans la 4® seulement on intercalerait un jour supplémentaire. Cette réforme , connue sous le nom do grégorienne , a été généralement adoptée, quoiqn’a des époques fort diverses ( les Anglais ne l'admirent qu en 1752). Le cnlendrier julien n'est plus suivi qu'en Russie et eu Grèce ; l'ancienne manière de compter s'aiqwlle le vieux style , par opposition à celle qui est en usage dans le reste de l'Europe , et qu'on nomme nouveau style; elle est aujourd'hui en retard sur le nouveau style de 12 jours.

En 17112, on Imagina en France une réforme du calendrier, en empruntant aux Egyptiens la division de l'année en 12 mois de 30 jours avec l'addition de jours épagomtne* , qu'on appela complémentaires, au nombre de 5 ou de 6 , suivant que l'année était commune ou bissextile. Ce calendrier, dit républicain, n'a été en usage que durant environ 13 ans \ 1792-1 805).

L'époque du commencement de l'année & varié chez tous les peuples. Les Egyptiens, lesChaldéens, les Perses, les Syriens, les Phéniciens, les Carthaginois, la commençaient à l’équinoxe d’automne. C’est aussi vers cette époque {au 25 septembre) que les Juifs commençaient leur année civile, bien que l'année ecclésiastique commençât à l'équinoxe du printemps.

— Le commencement de l'année des Grecs se trouvait au solstice d hiver à la première réforme (22 décembre), et au solstice d'été (3 juillet) à la deuxième.

— Celle des Romains commençait à l'équinoxe du printemps tout Roniulus, au solstice d’hiver depuis Numa. — Eu France, le commencement de l’année a souvent varié : en général^ sous la première race, ce fut le l®r mai , jour où 1 on passait les troupes en revue. Sous la deuxième race, ce fut le jour de Noël, au solstice d’hiver. Sous la troisième , le jour de Piques. Un édit de Charles IX , de 1561, ordonna que l'année commencerait le l*r janvier. — L'année républicaine commençait le 1er vendémiaire, qui correspondait alternativement au 22 et au 23 septembre. Voy. CALENDRIER.

ANNEE CLIN ATERiyCE. VotJ. CLIMATÉRIQUE.

ANNELIDES [d annellus , petit anneau), classe d’animaux articulés, renfermant des vers au corps mou, au sang rouge, qui vivent dans la mer, dans le sable humide , etc. ; leur corps est muni soit de segments, soit de rides transverses qui ressemblent à de petits anneaux. Ce nom fut créé par Larnarrk pour désigner les animaux que Cuvier appelait Vers à sang rouge. D’apres lui, les Annélides se divisent en * ordres : A. apodes (H»rudées, Echiuridées) ; A. anfennées ( Anhrodites, Néréides, Eunirée*, Amphinomos) ; A. sédentaires (Dorsalées, Maldanécs, Àmphitritées , Serpulées). Les travaux lus récents de M. de Blainville et de M. Milmrdwards ont apporté des modifications à cette division Aujourd’hui on divise les Annélides en 4 ordres : les A. errantes, les Tubicoles ou Sédentaires, les Terricoles et les Sursises.

Les A. errantes, qui forment le l®r ordre, ont leurs organes, et surtout leurs branchies, disposés

également sur les deux côtés du corps; le genre Amphinome , type de cet ordre, se distingue à ses pieds saillants armés de soies sans crochets, et a la disposition de ses branchies qui existent a tous les serments du corps , excepté aux 3 ou 4 premiers. Ces animaux habitent les mers dus contrées chaudes.

M. Milne-Edwards fait des Annélides sa 1'® classe dos Animaux aunclés ou vers , qu’il place apres les Insectes, les Arachnides et les Crustacés, et il les fait suivre des Botifcres que Cuvier avait placés dans les Infusoires, et des Vers intestinaux Turbellariées et Helminthes), dont Cuvier avait fait sa 2* classe de Zoophytes.

ANNEXE (du latin annexas, formé de ad, à; nec tere, lier, ce qui est joint à une chose principale), se disait, eu termes de Droit féodal , des terres on domaines attachées à une seigneurie dont ils n’étaient pas mouvants ou dépendants. — Aujourd'hui ce mot exprime en Droit : 1° les pièces ajoutées à un acte et en dépendant ; 2° les acquisitions ajoutées à une propriété possédée précédemment, et que l’on a augmentée ; 3® certains endroits consacrés à l’exercice du culte , et qui ne sont ui paroisses ni succursales.

ANNUAIRE (donna», année), publication annuelle dans laquelle on don ne, outre le calendrier de l’année, l’histoire et la statistique d’un pays, d’un département , d'une ville , d’une société , et où l’on rend compte de tous les changements qui ont eu lieu dans le courant de l’année. Les ouvrages le plus estimés en ce genre sont : Y Annuaire historique de Lesur; Y Annuaire des Deux-Mondes , publié |xmr U première fois en 1851 par les éditeurs de la Revue des Deux-Mondes. On a étendu le nom d’Annuaire à ce qui s'appelait précédemment Almanach • Annuaire du Commerce , Annuaire militaire. Annuaire du Clergé , etc. (Voy. almanach). — L'Annuaire du Bureau des longitudes , publié chaque année à Paris, est un recueil d’observations astronomiques et météorologiques extraites de la Counaissancedes Temps, et contient diverse* Tables usuelles. Cet ouvrage parut pour la première fois en 1790.

ANNUEL. En Botanique. on nomme plantes annuelles, par opposition à plantes vivaces, celles qui croissent, se développent et meurent dans l’année. On nomme bisannuelles celles qui vivent deux ans. Lg première année , la tige te flétrit ; elle en produit une nouvelle qui meurt avec elle à la fin do la seconde année. 1 xj blé et toutes les Graminées sont annuels ; le chou, la carot'e sont bisannuels.

Dans la Liturgie, annuel signifie Messe dite tous les jours ou chaque semaine de Y année du deuil pour le repos de l'àme d’un défunt.

ANNUITE (d’onnua, année), mode de payement dans lequel le débiteur s'acquitte envers le créancier en lui versant chaque année une somme composée partie des intérêts, partie d'une fraction de capital. Soit une somme de 10,000 fr. empruntée pour dix ans à 5 00 : au lieu de payer chaque année 500 fr. d'intérêts qui ne diminuent en rien le capital à rembourser, on peut, par un calcul facile, trouver une somme qui, la même pour chaque année , comprenne à la fois les intérêts et une portion du capital, portion qui s’accroîtra chaque année, tandis qu'au contraire les intérêts diminueront ; cette somme est 1,295 fr. Ce mode de remboursement est, on le voit, le moins onéreux. M. Grémillicl a donné , dans sa Théorie du calcul des intérêts , des tables qui offrent la solution de toutes les questions d’annuités. — Le remboursement par annuités, d'abord employé en Angleterre, a été adopté depuis eu France et dans plusieurs autres Etats. — On a par suite étendu le nom d'annuités k de# actions ou engagements productifs d’inléréU, mis en circulation par le Trésor à l’occasion d’un emprunt

riblie dont le capital est remboursable par fractions des échéances déterminées. En F rance , U avait été

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