APPLICATION SUR DENTELLE. V. DENTELLE, BRODERIE
AJPPOGGIATURE. Ce mot, tiré de l'italien (appoggiare , appuyer) , s’applique, en Musique, a une petite note sur laquelle ou appuie légèrement avant d'attaquer la note principale. Lappoggiaturc peutsc placer au-dessus ou au-dessous de cette note. Sa durée vaut ordinairement la moitié de la note suivante et se prend sur la valeur de celle-ci. L'appoggiature est préparée quand elle est précédée d'une note située au même degré qu’elle-méme. Son exécution bien appliquée ajoute au charme et à la grâce du chant.
APPOINT. On appelle ainsi : 1° la petite monnaie qu'on ajoute à la grosse pour solder un compte par
sous et centimes : par arrêt du Conseil du 21 janvier 1821 , il est défendu de douuer eu monnaie du billon , dans les payements, plus que les appoints qui ne peuvent se faire en éens; 2° une somme qui forme le solde ou la balauce d’un compte; on dit , par exemple, tirer une lettre de cliamrc par appoint, lorsqu'on la tire pour solder un compte.
APPOHT. On nomme ainsi, en Droit, les valeurs . de quelque nature quelles soient , que chaque associé apporte dans une société commerciale, et, plus spécialement. ce qu’un époux apporte dans la communauté. Sous le régime de la communauté pure et simple j les apports de deux éjaïux , s’ils ne coii sistent qu en objets mobiliers , deviennent communs entre eux. On fixe d'habitude daus le coulrat d ; mariage la valeur des apports de chaque époux. Lorsque les époux stipulent qu’ils mettront réciproquement dans la communauté jusqu’à coucuirence d’une somme ou d’une valeur déterminée , ils sont par cela seul censés se réserver le surplus (Code civ.,art. 1500). — La femme, en renonçant à la communauté , a la faculté de reprendre son appoi t franc et quitte (art 1497 et 1514).
APPOSITION (de ponere ad, placer auprès), figure de construction, qui consiste à placer l’un auprès de l’autre , sans conjonction, deux noms dont le dernier sert de qualificatif, comme dans ces phrases : Cicéron, l’orateur romain: Titus, les délices du genre humain ; Attila , le fléau de Dieu. Cette figure est très-usitée en poésie ; Racine le fils eu offre un exemple dans les vers suivante :
C>»t dan* un faible objet , imperceptible mtvragt ,
Que l’art de l’ouvrier me frappe davantage.
APPRENTI, apprentissage. Avant l'abolition des jurandes ét des maîtrises, les apprentis étaient obligés , par les statuts des communautés d'arts et métiers, â passer près des maîtres un temps fixé qui était au moins de 3 ans; ils étaient assujettis & un état voisin de la servitude, et ne pouvaient s’établir qu’en remplissant des conditions fort dures. Cet état de choses a été aboli en 1791 par l’Assemblée Constituante. L’apprentissage est aujourd’hui ré tri par la loi du 22 germinal an XI et par celle du 22 février 1851 : celte dernière loi a eu surtout pour but de prévenir l’abus que certains maîtres pouvaient faire encore des jeunes gens confiés à leurs soins.
APPRÊTKL’R , ouvrier qui donne Y apprêt, c.-à-d. qui fait subir aux marchandises, draps, toiles, cotonnades , certaines préparations qui ont jwiur but de leur donner du lustre , du noli et de la fermeté. Pour les étoffes de lin ou de chanvre , l’apprét consiste dans un mélange d'amidon et d’azur; quand elles ont reçu cet apprêt , on les déplisse, on les calandre, et enfin on les met à la presse. — Pour le» étoffes de coton , on les apprête avec de l'amidon •bien épuré, puis on les fait passer entre deux cylindres chauffés qui lustrent à la fois l'endroit et l'envers. — Pour les draperies , l’apprêt s'effectue à l'aide d’une pression plus ou moins forte: cetiu pression p»-ut être combinée ou non avec l’action de la chaleur , d’où deux sortes d'appréts , le cati à chaud et le cati A froid. Voy. cati.
APPROCHES. Ce mot désigne spécialement, dans J'Art militaire, les travaux à l’aide desquels on lento de parvenir jusqu'au entps d'une place qu'on assiétre , tout eu se mettant a couvert de son feu.
APPROXIMATION. On nomme ainsi en Mathématiques une opération jwir laquelle on trouve, au moyen du calcul ou d une construction géométrique, la valeur approximative d'une quantité que l’on ne peut déterminer rigoureusement. Le calcul des aj>proximalions est particulièrement employé à rechercher les racines carrées et cubiques des nombres qui ne sont pas des carrés ou des cubes parfaits. M. J. Vieille adonné la Théonrdev Approrimafiom. 1854.
APPl'LSE (du latin appulsus {toussé auprès) , ia
Al* Y U
dit, en Astronomie, du passage de la lune près d'une étoile, Mit qu'il y ail éclipse , soit que le bord de la lune passe seulement À quelques minutes de l'étoile, de manière à être observée dans le même cliamp de la lunette; on observe les appui ses avec soin pour déterminer les lieux de la lune, les erreurs des tables , et les longitudes des lieux.
APKON , Aspro A’ as per, rude , à cause de la rudesse de scs écailles), apure de poissons Acantlioutérygiens, de la famille ries Percoidcs, ne diffère des Perches proprement dites qu'en ce qu’il a le palais hérissé de dents, le museau saillant et les deux dorsales éloignées et ne se touchant pas. Ou le trouve surtout ] dans les eaux du Rhône cl du Danube. L’A. ordinaire, nommé Sorcier par les ;iéi-|ieurs du lthûnc, est long d’environ 20 rentiro. Son corps est allongé et a peu près arrondi. Sa tète est déprimée; les joues , les mâchoires, la poitrine, sont dépourvues dïcaillcs. La partie supérieure au corps est d’un brun rougeâtre, et l’inférieure d'un hlauc gris. Ce IHiisson, dont la chair est blanche, légère et d'un goût agréable , se nourrit de vers et aime les eaux pures et vives. Une autre espèce, le Cingle ou Zinyel, qui habite les eaux du Danube, a un demi-metre de longueur, et un corps triangulaire. Sa chair est blanche , ferme et d'excellent goût.
APSIDE. V ou. ABSIDE.
APTEHES (du grec a prix., et ptéron, aile) , épitliète donnée en Zoologie aux animaux articulés dè- (•ourvus d'ailes. Linné comprenait sous cette dénomination les Crustacés , les Arachnides, les Myriapodes, les Parasites, etc., même les Vers, en un mot , tous les animaux articulés n'acquérant jamais d'ailes, et il en formait un ordre du item animal. Lainarck conserva ce nom; mais il ne s'applique plus aujourd'hui à -aucun ordre. On l'emploie adjectivement pour désigner tels ou tels animaux articulés privés d’ailes ou qui n’en ont que de rudimentaires.
ÀPTÉR0D1CÉRE (du grec opteras, sans ailes, et dikéros , à deux cornes;, sous-classe d’insectes, composée de ceux qui sont aptères, qui ne subissent point de métamorphoses, et ont deux antennes et six pieds. Elle comprend les thysanoures et les Parasites.
APTERYG1ENS (dVi priv.,et ptéryx , nageoire) , animaux qui manquent d’organe spécial pour nager. — On divise les Mollusques eu deux classes principales : les Ptéryyieni, qui ont un pied, les Aptéryytens, qui manquent de cct organe.
APTÉRYX (même éty tu. ), oiseau singulier de la Nouvelle-Zélande , de la taille d’une oie, au plumage brun ferrugineux. Il a de grands rapports avec l’Autruche, et ses jambes sont celles des Gallinacés Ses ailes, presque nulles, sont terminées par un ongle fort et arqué. Quelques naturalistes eu fout une classe à part, dite des .Y ul lipemies.
APTINUS (du grec aptén, sans ailes), genre de Coléoptères peulamï res de la famille des Carabiques, très-voisin des Bra* -lunes , avec lesquels on l’a longtemps confondu , mais dont il se distingue par l’absence d’ailes et par ses élytres tronques obliquement à l'extrémité, tandis qu'lis sont COUpét carrément dans les Brarhines. Toutes les especes de ‘ O genre jouissent , comme les llrarhines, de la faculté singulière de lancer par l'anus , avec fumée et explosion, une liqueur volatile brûlante et caustique ( Voy . bracuink). LM. liai i s te peut fournir de suite 10 à 12 décharges.
APUREMENT de compte. Celte formule , en usage dans lacomptabilité, désigne que lescomptesentre les commerçants ont été vérifiés et entièrement terminé*.
APYRE (d’a priv. et pyr, feu) , épithète appliquée en Chimie et en Minéralogie à certaines substances iufusihlcs, telles que le cristal «le roche, l'amiante. — Ce nom a été donné Spécialement à un minéral qu'on nomme aussi Marie et Andulousite.
APYREXIE du grec a priv., et pyr, feu) , temps
AQUE
intermédiaire aux accès dans les (lèvres intermittentes;— cessation du mouvement fébrile. Voy. fievbe.
AQUARELLE (de l’italien argua relia, peinture â l'eau) , dessin au lavis et de plusieurs couleurs. Or. sc sert a ret effet de couleurs délayées à l'eau et légèrement gommée» que l'on applique sur du papier, du carton ou de l'ivoire; on prépare jiour cct usaae un papier particulier dit papier Watermann. L’aquarelle se distingue par la finesse et la transparence «1rs teintes , par la fraîcheur et l’éclat des couleurs; elle se prête surtout â la peinture dis (•ortraits, des Heurs, des oiseaux, «les paysages, j pourvu «pic le* sujets soient (te petite dimension. Ce genre de peinture, qui offre un agréable délassement, est devenu fort à la mode depuis «jueiques années : il s’est formé eu Angleterre une société A' aquarellistes. On trouve dans la collection «fis Manuels-Rorrt un Manuel de peintureà /’ aquarelle .
AQUA-T1NTA , ou mieux acqoa tucta ( c.-a-d. en ibiiien eau teinte) , genre de gravure sur cuivre qui imite les dessins au lavis faits A l’encre de Chine, au bistre ou a la sépia. On l'emploie spécialement pour tes dessius de grande dimension. Un grave d abord à l eau -forte les contours de la figure; ou couvre ensuite d’un vernis noir impénétrable â l’acide nitrique les parties de la plauche où il tic doit y avoir ni trait ni ombre ; puis on répaud sur la planche de la colophane réduite en poudre très-line, et on l’expose a une chaleur ardente jusqu’à ce que la résine soit fondue ; par ce moyen , il se forme «le petit* espaces par lesquels l'.irulv nitrique peut s’insinuer. L’acide est alors versé sur la planche, et on l’y laisse cinq minutes, temps suffisant pour que l’acide puisse mordre. On renouvelle l’opération plusieurs fois pour tracer les ombres les plus fortes. Quoique moins estimée que la gravure au burin, 1 nqua-tinta est parvenue a un haut degré de perfection , et a pu reproduire à trèsbon marché la majeure purtie des bous tableaux de l 'époque. Les Anglais surtout en font un arand usage.
AQUA-TOFANA,c.-a-d. en italien eau de Ta fana , dite aussi Aquetta di Sapoli, poison très-subtil dont oit attribue l'invention a une fcmuic de Païenne nommée Tofana, qui commença à le répandre vers 1659. C’était un liquide transparent, limpide comme l’eau, inodore , qui u 'éveillait en rien le soupçon. Ce poison n’agissait que lentement, et ne laissait aucune trace. Tofana, dont les crimes furent découverts scik lemeut en 17U9, mourut, dit-on, étranglée en prison, après avoir causé la mort de plu* de six cents personnes, au nombre desquelles on met les papes Pie lll et Clément XIV. On a beaucoup disputé sur la composition de V Aqua-Tofiina : l'opinion la plus probable est que c'était une solution tres-étendue d’acide arséuieux mêlée â d’autres substance* qui la déguisaieut.
AQUEDUC (du latin aquœ due tus, conduite d'eau), canal construit en pierre ou en maçonnerie, élevé sur un terrain inégal pour ménager la pente do l’eau et la cvnduire dans un lieu qui en est dépourvu. Quaud il traverse des vallées, il est supporté par des arcades, qui quelquefois même sont elevées par étapes les unes au-dessus des autres. Ou citait dans l’antiquité l'aqueduc, «le Sésostris à Memphis , celui de Sémirumis à Babylone , relui de Salomon dans le pays d Israël. I» premier aqueduc construit par les Romains fut «lù au célèbre auteur «le la voie Appienue : ou le uommait Aqua Appia. Plusieurs autres se formèrent ensuite : YAnio retus, i Y Aqua Martin, YAqua Julia, Y Aqua Viryo; ce dernier, construit por Agrippa, avait 14,105 pas romains. Parmi les aqueducs que l«*s Romains construisirent dans le* provinces , les plus célèbres sont l'aqueduc de Nîmes , dit pont du Gard , qui a trois rangs d'arcade* supervisées ; (aqueduc «te Sega vie ; l’aqueduc de Mets , qui traversait la Moselle ; 1 aqueduc d’Arcueil , près de Pans attribue à l’empereur
AIUB
ARAC
Constance Chlore . et relevé ou plutôt remplacé en 1624 par Marie de Médias. Louis XlV fit exécuter l'aqueduc de Montpellier; il commença celui de Mai u tenon, qui devait conduire à Versailles une partie des eaux de l'Eure; mais ce monument gigantesque u'a pas été achevé : il a 48 arcades, qui forment 3 rangs. Un des plus récents est le superbe aqueduc de Roquefavour qui conduit à Marseille les eaux de la Durance; il a ‘20 kil. de longueur, et dans certains endroits ses arcades atteignent 80 m. de hauteur. Il a été achevé en 1848.
Les Anatomistes emploient par analogie le mot d'aqueduc pour désigner certains conduits qui établissent des communications entre différentes parties des orgaues : tels sont IM. de Fallope , ou canal spiroide de l'os temporal ; IM. du vestibule, conduit osseux qui s'étend du vestibule à la face postérieure du rocher; IM. du limaçon, conduit extrêmement étroit qui va de la rampe du tympan au bord postérieur du rocher; IM. de Sylvius, canal intermédiaire des ventricules, situé dans l'épaisseur du cerveau et sur la ligne médiane.
AQU1FOLIACÈES, famille de plantes ainsi nommée de VAaui folium, espèce de Houx, qui en est le type, est plus connue sous le nom d'Ilicinées.
AQ11LA1RE , Aquilaria, grand arbre originaire des Indes Orientales, est lo type de la famille peu nombreuse des Aquilarinécs. li’est de cet arbre qu’on tire le Bois d’aigle ou Bois d’uloès, dit aussi Ajalloche, Cambac, Calambouc, Garo, bois jusant, résineux, d'une odeur faible que lu chaleur rend aromatique et agréable. Il en existe plusieurs variétés. On faisait autrefois des fumigations avec le bois d'aloes. Les Indiens en brident dans leurs maisons pour purifier et parfumer l'air.
AQUILEGlA. Voy. akcolie.
ARA (ainsi nommé par imitation du cri rauque de cet oiseau) , espèce de {perroquets de l'Amérique Septentrionale, a la queue plus lougue que le corps, les joues dépourvues de jiluines, recouvertes d'une membrane blanche, le bec très-fort et crochu. L'ara eftt surtout remarquable par 6a grande taille et par sa beauté ; son plumage est orné des plus brillantes couleurs, bleu , jaune d'or, vert, rouge , qui , nuancées et fondues sur les diverses parties de son corj»s , produisent un effet ravissant. De tous les aras, celui qui s’acclimate le mieux en France est l’ara bleu de Itutfou. Les oiseaux volent jiar troupes, et sont frugivores; on les apprivoise aisément.
ARABESQUES, ornements de sculpture , de peinture et d’architecture, ainsi nommés parce qu'ils sont surtout à la mode chezles Arabes , sont formés tle branches, de feuillages et de fruits, d’animaux ot d êtres imaginaires, ou de draperies, de rubans, etc., assortis , contrastés , groujtés ou enlacés avec art, ue manière à produire un effet agréable. La loi de Mahomet interdit toute représentation de ligures d'homines et d animaux; ce qui fait qu'on n en rencontre point dans celles de ces compositions qui sont véritablement l’ouvrage des Arabes ; mais les Européens, que n’atteint jMiint cette défense , groujient ensemble dans leurs arabesques toutes sortes de ligures et d’objets bizarres. Les Romains ont connu et recherché les ornements arabesques ; h-s Araires les ont remis à la mule en Europe au moyen à ire.
ARABETTE ou arabidk , Arabie, Arabidium , genre de plan le delà famille des Crucifères, ainsi nommée, sans doute, parce quelle est originaire d'Arabie, renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, à Heurs [Milites, Manches ou rosis , peu aj>parentes et inodores. Elle est trrs-répaiidue en Europe { on la cultive dans les jardins. LM . des Alpes (.4. alpina) forme des touffes toujours vertes aol se couvrent de Heurs blanches un peu odorantes dès la lin de mars. LM. petite-tour [A. turrita ) monte A
1 mètre , et porte un épi de Heurs blanches et assez grandes. La plus belle espèce est IM. du Caucase 7.4 . caucasica) , remarquable par la précocité de sa floraison et jiar les touffes veloutées de ses feuilles; elle produit un joli effet dans les plates-bandes.
AltABlNE, principe chimique , soluble dans l'eau froide, et qui constitue eu grande j>artie la gomnn arabique {Voy. cohue). Les acides affaiblis le convertissent ji.it l'ébullition en sucre de raisin.
AH AC ou iuck, nom donné j>ar les Indiens à toute liqueur spiritueuse , et surtout à celle qu’ils relireiit d’un mélange de riz , de sucre de canne et d’une noix de coco, ou de la distillation du jus de cocotier. — L'arac de Goa est celui dont ou fait la plus forte consommation , quoiqu’il soit moins fort que celui de Batavia. Les Anglais se servent de l'arac commr du rhum pour composer leur punch. — Les Tartares donnent le nomdarac à uue liqueur enivrante extraite du lait de cavale.
ABACAR1 , espère de Toucan , originaire du Brésil, un j)eu plus gros que le inerle, ainsi appelé j*ir imitation d <• «on chant. C'est le Pterogtossus u'illiger.
ARACATLHA, plante de la famille des OmbellitVres, originaire de l’Amérique Méridionale, et cultivée surtout aux environs de Santa-Fé de Bogota , est connue en Eurojtc depuis 1804. Ses racines , eu forme de corne de vache , offrent un aliment sain et agréable ; leur saveur lieut de la châtaigne et de la pomme de terre. On les mange crues ou cuKes sous la cendre, et elles s'apprêtent comme 1rs jxunrnes île terre. On n’a pu jusqu'ici les acclimater en France.
AR ALLES ou aroîdkes (dMniwi). Voy. ahoidkcs.
ARACHIDE, genre de la famille des Légumiueuses- Césalpimécs : c’est une plante annuelle, qui rampe eu couvraut le sol comme d'uue épaisse chevelure , et produit un grand nombre de longues gousses dite» Pistaches de terre, qui renferment des especes d’amandes de la grosseur d’une petite aveline. A mesure que les gousses succèdent aux fleurs , elles entrent dans la terre pour achever leur maturité. Iars amandes de l'Arachide, fraîches ou cuites sous la cendre ou dans l'eau, offrent un aliment agréable : on en extiaituue huile limpide, claire, inodore, moins grasse que l’huile d’olive, U laquelle on la dit supérieure, et qui rancit difficilement ; on en fait aussi une pète qui se mêle au cacao pour faire le chocolat ; elle sert aussi à fabriquer le savon en Espagne. Cette plante, qui a toute Futilité de l’olive et de la jxmiine de terre à la lois , est originaire de l’Amérique ; elle n’est bien connue ciue depuis 1798, qu’elle a été décrite par b* docteur Bodart le Jacopicrre. On la trouve aujourd’hui en Chine, au Japon, à Macussar, aussi bien qu’en Amérique; elle prospère en Italie, en Espagne, et même dans le midi de la France; on Ta récemment importée avec beaucoup de succès en Algérie.
ARACHNIDES (du grec arachné, araignée), classe d'animaux articulée dont la tète se confond avec le thorax , dont la bouche est composée do deux mandibules se mouvant de haut en lias , d'une paire «le mâchoire» supportant chacuuo une palpe; elles ont le ventre énorme , divisé en anneaux et supporté par huit pattes terminées par deux ou trois crochets. !«•< yeux lisses et petits , variant de deux à douze. Un y comjircnd , ouïr»; les araignées proprement dites, !«•« Galiopodcs , les Scorpions, les lxodes ou Ricins, les Poux , les Tcisues. Les Arachnides se divisent en deux ordres d'ajirès la structure de leurs organes respiratoires : 1° les A. pulmonaires , respirant jmr des {Mutinons ou poches pulmonaires (c’est à cet ordre qu'appartiennent les Aranéides ou Araignée* proprement dites) , et les A. trachéennes, rcsjiiraot par des trachées comme les insectes. Tels sont les Faucheurs et les Acarides ou Mites.
ARACHNOÏDE , nom donné par les anatomistes & diverses membranes à cause do leur ténuité , comparable à relie de la toile d’araignée, notamment à
tized fc