‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 83 sur 508 · A ROI · texte numérisé non relu

A ROI

traita de ces emblème* «*l le Blason ( Voy . ce mot). — Si l’on considère les armoiries sous le rapport de leur composition, bn y distingue I eV u, les émaux et les figures , ornements qui sont décrits a l'article Bi.amin. Si on les considère sous celui de leur destination ou de leur signification , on en distingue de huit espèces: 1. A. de domaine, destinées à symboliser lus empires, royaumes, fiefs ; 2. A , de dignités. symboles de certaines fonctions , que l'on porte indépendamment des armes personnelles; 3. A. de concession, qui contiennent quelques signes ou pièces des armoiries des souverains , concédées par honneur à un particulier; 4. A. de villes, que les cités adiq»térent pour la plupart lors de l'affranchissement des communes ; 5. A. de patronage , dans lesquelles les armes de la Tille sont unies à relies d'un prince, sous le patronage duquel elle se place; 6. A. de prétention , qui contiennent des pièces destinées à indiquer les droits que l'on prétend avoir sur certains domaines;?. A. de sociétés ou de corporations, telles qu’uni vereités, académies, communautés religieuses, corps de marchands et artisans; 8. A. de famille, les plus nombreuses de toutes, quitont dites légitimes, vraies, pures, et pleines, quand elles ne sont accompagnées d aucun signe accessoire; brisées, quand les cadets les modifient pour su distinguer des aînés ; diffamées, quand le souverain, pour quelque méfait , y apporte quelque modification injurieuse ; à enquérir. , lorsqu 'elles violent les règles héraldiques, et présentent quelque chose de louche; parlantes , lorsqu’elles désignent le nom de celui qui les porte.

Les armoiries de famille avaient été abolies en France, en mémetempsque la noblesse , par l'Assemblée nationale , le 20 juin 1790. Elles ont été rétablies* en 1804 par Napoléon, qui créa une nouvelle uohlesse, à laquelle U donna de nouvelles armoiries. Elles ont été reconnues par Louis XV 11 I , et ont survécu à la révolution de 1848, bien qu’il ait été défendu de prendre des titres de noblesse dans les actes publics. Les armoiries des villes avaient aussi été supprimées à la Révolution ; elles ont été rétablies par ordonnance du 20 septembre 1814; il est d'usage de les graver sur le sceau de la mairie, de les représenter sur les édilices municipaux , sur le drapeau de la garde nationale , etc.

On peut consulter, outre les traités de Blason , la Vraie et parfaite science des armoiries du marquis de Magny, 1815; le Nouveau traité historique et archéologique de la science des armoiries , du même auteur, ainsi que les Armoriais. Voy. ce mot.

ARMOISE (par corruption d'artemisia , nom latin de cette plaute) , genre de plantes do la famille des Composées, tribu des Artémisiées, caractérisé par scs capitules discoïdes, ses fleurs en panicules rameuses et ses feuilles alternes, découpées, cotonneuses en dessous. Ce genre renferme des plantes herbacées ou frutescentes , remarquables par une huile volatile et un principe amer, auxquels elles doivent «les propriétés aromatiques et toniques. Les principales especes de ce genre sont : 1° VArtemisia vulgaris,oa A rmoise vulgaire, plaute très-commune, abondante en principes amers et résineux, et dont la tige, haute d’un mètre, est remarquable par ses bouquets de fleurs petites, d‘un blanc jaunâtre, extrêmement nombreuses : res fleurs sont, depuis Hippocrate, employées en médecine comme emménagogue* toniques et antispasmodiques; la racine a été préconisée en Allemagne contre l’épilepsie; 2° VA. Aùsinthium ou Absinthe, plu» riche en principes aromatiques que ta précédente; 3® VA. Dracuneulus ou Estragon; 4°YA. abrotanum ou Aurone; 5* V A.judairaon Semen contra, puissant vermifuge : 6® VA. aretica, dont toutes les parties exhaleut une oaeur d’acide acétique.

ARM01S1N ou armoise , sorte de taffetas faible et peu lustré, ordinairement de couleur rouge, qui se fabrique A Lyon, à Avignon, à Florence et autres eu-

dr->itsdc l'Italie. On ni tin* aussi «kslnd» s Orientales.

ARMOR.U'.IA (nom ancien île lVspèce-lype, commune dans F Armorique ou Bretagne), goure «le la famille des Crucifères, tribu de* Alyssinées, caractérisé par son calice A 4 sépales égaux , sa corolle à 4 pétales onguiculés , ses fi étamines alterna ut avec H petites glandes situées à la base de la corolle. L'espèce connue d«s anciens est l’.4. rusticann ( Co ch/earia armoraria de Linné) , vulgairement Haifbrt sauvage . Cranson de Bretagne , Moutarde! le , dont la racine a une saveur piquante comme celle de l.i moutarde. On s’en sert comme d’assaisonnement ; ht médecine l'emploie comme vermifuge , stimulant , diurétique , et surtout comme antiscorbutique.

ARMORIAL, registre ou catalogue contenant les armes cm armoiries de la noblesse d'un royaume , celles d'une province, d’une ville, d'une Famille, dessinées, peintes ou seulement décrites. — H existe dans chaque pays un grand nombre de recueils de ce genre : on cunualt surtout le Livre d’Or, armorial de Venise, ouvert en 121*7 parledoacGradenigo, pour y inscrire tout» » les familles nobles de la République; V Armorial généra l de France, dressé par ci’lloiier, grand généalogiste et juge d’armes «le France, continué par de La Chesnaie des Rois; l\4rrnorial de r Empire français, |iar H - Simon. M. Jouffroy d'Eschavannes a publié récemment un Armorial universel, 1844-50. Voy. armoiries.

ARMURE, mot qui désiuiia chez tas Grecs, tas Romains, au moyen âge, et même jusqu'à Louis XIV, toutes les pièces dont s’armaient les guerriers, mais surtout les armes défensives, telles que ta casque, le bouclier, la cuirasse, les brassards, cuissards, gantelets, etc. Voy. panoplik.

armure, en Magnétisme. Va y. armature.

ARMURIER. On nommait ainsi primitivement l'ouvrier qui fabrique ou qui vend des armes défensives, comme casques, cuirasses, et on le distinguait de V arquebusier, qui fabrique des arm»* à jet et des armes a feu. Aujourd'hui, on réunit sous ta noin général d' armuners tous ceux qui fabriquent aes arm» s, de quelque nature qu'elles soient. Voy. armes.

Les armuriers sont soumis à ch* règlements sévères : ils sont tenus, aux ternies d'une ordonnance* du 24 juillet 1818. d'avoir un registre parafé indiquant l’espece et la quantité d’armes qu’ils fabriquent ou vendent, avec le* noms de* acheta lire, lis ne peuvent donner à leurs armes le calibre de guerre (décret du lidéc. 1810). Enfin, ils ne peuvent, sou» peine d'emprisonnement et de confiscation, vendre des armes prohibées. Voy. ce mot. — M. Paulin Desormeaux a publié un Manuel de F Armurier.

ARNI, espèce de Buffle. Voy. buffle.

AR NICA (dephi rmica, slernuta toireY) , g. delà fam. des Composées , tribu des Sé née ion idées, se distingue par l’aigrette qui couronne toutes les graines. Les fleure sont jaune* et radié»*, le» kuiltas opposées ou alternes, radicales ou caulinaire». L'aruiquo est sternutatoire, et est employée en médecine à cause de ses propriétés excitantes, surtout dans le traitement des lésions mécaniques. Un s’en sert a l’état de teinture. Le» médecins hoimeopalbe* l'emploient de plus dans tas congestions sanguine» , les hémorragies active», l'apoplexie cérébrade, les affections rhumatismales, et en général partout ou la médecine ordinaire a recoure a la saignée. On up|»elle aussi cette plante tabac des Vosges et Béloine de montagne.

ARORE. Voy. arrose.

AROiREES ou ÀR AGEES (d’drtwn, nom latin du Gouet qui en est le typet , famille de plautes monocotylédones : racine vivace . tubéreuse ut charnue, feuilles embrassant la tige; beaucoup d'espèce* sont acaules; la tige, quand elle existe, est tantôt dressée, tantôt sarmenteuse , et s'élevant ainsi , k l’aide des végétaux ligneux, k une très-grande hauteur. Ces plautes naissent à l’ombre, dans lus lieux humi-

AllON

ARPE

«les, et renferment des surs vénéneux. Cette famille renferme les genres Arum, Ambrosinia , Acorus, Colocasia , etc.-

AROMADENDROlt (du grec aroma, parfum, et dendron , arbre), genre de la famille des Magnoliacées, tribu des Maguoliées , offrant un calice a 4 sépales verdâtres, et une corolle de 20 à 34 pétales disjtosés eu ordre quaternaire, les intérieurs graduellement plus petits. Le fruit est un synrarpe globuleux presque ligneux. La seule espèce que l'on connaisse est f/l. élégant , l’un des plus beaux arbres qu’on puisse voir, et qui fournil un excellent bois de cousin i* t ion. Les feuilles et l'écorce exhalent un amme très-agréable , et sont employées comme stomachiques. Il croit naturellement dans les forêts de Java.

AROMATE (du grec aroma, parfum) , toute substance qui répand une odeur plus ou moins suave. Les aromates qui soûl tirés des végétaux doivent leur odeur à des huiles essentielles et à des résines. La pliqurt des aromates nous sont fournis par les pays chauds, notamment par l’Arabie; les uns s’emploient en médecine , comme l’aloès et les baumes excitants et antispasmodiques ; d’autres Servent comme assaisonnements, tels que le poivre, la muscade, la cannelle . le macis, le piment, l’auis, la badiane, la coriandre, etc.; d’autres eu parfumorie, comme l'encens, la myrrhe, la vanille, le benjoin. L’ambre gris et le musc sout des aromates fournis par lu règne animal.

AROMATITE (d'or orna, arôme), anciennement Myrr/unite. substance bitumineuse qui a l'odeur et la couleur ac la myrrhe ; on la trouve en Egypte et en Arabie, où ou I emploie comme pierre précieuse.

AROME (même étymologie). C’est cette portion du corps odorant qui , en se volatilisant, se mêle à l’air et vient produire la sensation des odeurs, comme cela se remarque dans le café, le thê , les infusions do tilleul , de Heur d’oranger, etc. Celte portion volatile peut èlre üxée par Peau , les huiles , les graisses, l’alcool, etc., soit au moyen de la distillation des liquides sur leg piaules odorantes , comme pour les eaux distillées, les alcoolats, etc. ; soit par la simple imprégnation pour les graisses ou les pommades.

ARO.MIL (d’am/ui. arnmô) , genre de Coléoptères tétramères, famille aes Lougicorues, reconnaissable à ses antennes glabres, à scs élytres presque planes, non arrondies à l’angle suturai , et a l'odeur de ruse qu'exhalent plusieurs especes , particulièrement le Cerambyx moschntus et le Cerambyx ambrosiacus, dit vulgairement Capricorne à odeur de rose , qu’on trouve sur les saules. Il est d’uu vert brun et a une longueur de 2 centimètres.

ABONDE, ARoNDEi.i.fc et iiaku.ndelle, anciens noms de fllirondelle tombés en désuétude. — Dans les Mollusques, a ko. n de est synonyme (I’avicule.

akonde (ui'eue if) , pour Queue d'hirondelle , nom donné dans la Fortification aux ailes ou branches d'un ouvrage it corne ou à couronne, lorsqu'elles vont en se rapprochant vers le corps de la place, de sorte que la gorge se trouve moins étendue que le fi uni. — Dans la Marine, on appelle Queue a’aronde une sorte d écart ou moyen a assemblage servant à lier deux pièces de bois. Ce nom vient, dans les deux cas, d’une ressemblance grossière avec la forme de la queue d’hiroudelle.

ARQNDELLE, grosse ligne de pèche, composée d’uu cordage d'env. 25 brasses de long , garni de petites lignes dites avançons, et armées chacune d’fiameçous ; ou la fixe sur le sable au bord de la mer, à marée basse.

AROME (du grec arônia, néflier) , genre de la famille des Rosacées , tribu îles Potnacôes ; calice à c inq dents dressées pendant la floraison, 5 pétales courtement onguiculés, étamines divergentes aussi longues que les pétales. Ce genre ne renferme que des arbrisseaux à fleurs petites, disposées eu cjmctou ou

corymbes, et que l’on cultive comme ornement : il est propre ù l’Amérique du Nord.

AROURA (mot grec qui signilie champ), l’arc des Grecs, mesure de superficie qui valait 2,500 pieds grecs carrés; de nos mesures, 2 ares, 37 m.c. 55.

ARPEGE ou n arpège (en ital. arpeyyio, de filai. arpa, harpe) , manière de faire entendre successivement les sons d’un accord, eu les attaquant tour à tour et avec rapidité, comme on le fail sur la liarjic pour suppléer au peu de durée des notes. L'arpége diffère (b; la batterie en ce qu’il ne contient que les note* d’un mémo accord , et qu'il les exprime régulièrement du grave ù l'aigu et de l'aigu au grave ( Vu y. batterie). — Dans la musique écrite pour le piano ou Ta harpe, on l'indique par une barre perpendiculaire ondulée, placée avant l'accord.

ARPENT (d ’arajic/ims, nom d’une mesure gauloise), ancienne mesure de surface usitée en France, variant selon les localités, mais 6e divisant toujours en 100 perches. Les plus usités étaient :

1°. L’A. d' ordonnance ou des eaux et forêts , dit A. royal , A. légal, composé de 100 perches carrées de 22 pieds de cité, et contenant 48,400 pieds carrés;

2°. L'A. commun, employé dans le Gai mais, l’Urléatiais, la Crie, le Poitou, etc., composé de 100 perclus de 20 pieds de côté, ou 40,000 pieds carrés;

3°. L’.L de Paris, de 100 JM rches de 18 pieds de côté chacune, et contenant 000 toises carrées ou 32.400 pieds carrés.

Le tableau suivant donne la valeur de ces trois sortes d'arpents en mesures actuelles :

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