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L'A. métrique n’est autre chose que Y hectare.
ARPENTAGE, art de mesurer les terrains, ou application de la géométrie h la mesure des terrains. Les opérations de l'arpentage se divisent en trois parties : Y arpentage proprement dit, comprenant les opérations qu’il faut exécuter sur le terrain même; le levé des plans, ou les opérations qui ont pour but de représenter sur le papier la figure et les proportions du terrain mesuré; et enfin, le toisé, ou les calculs nécessaires pour arriver A la connaissance de Ja superficie de faire du terrain. Les instruments dont on se sert pour opérer sur le terrain sont : IVquerre, le araphometre , la boussole d'arpenteur, la planchette et le niveau {Voy. ces mots . Il faut de plus une chaîne et des fiches pour mesurer les longueurs , et des jalons pour tracer les alignements.
Tous les écrivains s'accordent K placer eu Egypte l’origine de l’arpentage; c’est cet art qui a donné naissance «T la géométrie. — Le meilleur Manuel d’ arpentage est celui do M. Lacroix; il a été complété par AfM. Ilogard et Chartier dans leur Manuel (tardentdue supplémentaire. OndoitàM. Lefèvre et a M, L.- A . Lamotte des Traités estimés d'A rjientaye, 1 833, etc , et M. D. Puille un Cours d’ Arpentage, 1851.
ARPENTEUR. Voy. l’art, ci-dessus, et pi.uvilr.
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ARPENTKUSE. nom donné vulgairement à îles i chenilles de Lépidoptères nocturnes , de la tribu des | Phulênites, dont le corps est très-long, et qui ont un i tel InterVMW entre les pattes de derrière et relies de devant, que leur abdomen est forcé de se plier pour faciliter le transport du corps . ce qui fait qu'elles semblent arnenter je chemin quelles parcourent.
ARQUEBUSADE, coup d arquebuse. — Ou connaît sous le nom d'Eau d’arquebusade une eau vulnéraire que l'on employait autrefois à l'extérieur contre les plaies produites par une arme à feu. L'Eau d’arquebusorfe rie Theaen, qui fut longtemps en vogue, est une liqueur qu'on préparait en mêlant ensemble 150 grammes d acide sulfurique concentré et 720 er. d’alcool à 80° cent., cl ajoutaut au mélange une dissolution de 300 gr. de sucre dans 130 gr. d'eau et 720 gr. de suc d’oseille filtrée. En Allemagne. on prépare cette eau en mêlant ensemble 1 partie d'acide sulfurique, 0 de vinaigre, autant d alcool et 2 de tnicl despumé.
ARQUEBUSE (de l’ital. arvobugio, composé luimême d'arco, arc, et buso, percé). C'est la première forme des armes A feu portatives. L’arquebuse se ( imposait d’un long tube de fer porté par deux nommes, et que l’on appuyait, pour en faire usage, sur une fourchette fixée en terre ; on la chargeait avec de la poudre et des pierres , et l'on y mettait le feu avec une mèche. Bayard , en 1524, fut blessé à mort par uue arquebuse. On diminua successivement la longueur et le poids de l’arquebuse; on eut des arquebuses à crm’, à rouet, à meche, à serpentin; enfin, on y adapta la batterie à pierre. Son usage, qui commença avec le régue du Charles VI , u a pas dépassé le xvu* siècle; elle fut remplacée par le mousquet et le fusil. — Outre les arquebuses à feu, il y eut des arquebuses a vent , construites sur les mêmes principes que nos fusils à vent.
ARQUEBUSIER. C’est proprement celui qui fabrique et vend des armes à feu portatives. On les confond généralement aujourd'hui avec les armuriers ( Vuy. ce mot). — Ou douua depuis le xiv« siècle le notn d 'arquebusiers à des compagnies de soldats armés d’arquebuses. Il y eu avait a pied et a cheval ; ils se composaient de l’élite des citoyens, et furent'd’une grande ressource pour la défense en cas de siège; ils jouissaient de nombreux privilèges. Le nom d’arquebuster subsista même apres que l’arquebuse eut été abandonnée : on voit figurer des compagnies d’arquehusieis dans les guerres de 1733 et de 1741.
ARQUÊR1TE , amalgame d'argent.
ARRACACllA ou aiucatcha. Voy. aracatcba.
ARRACOMTE. Voy. aragonite.
ARRASE. Voy. arase.
ARREMON (mot grec qui signifie silencieux) , genre de l’ordre des Passereaux dmtirostres, commun dans l'Amérique Méridionale. Les Arrémons sont d'un naturel tranquille , solitaire et presque stupide , se laissent facilement approcher, et ue font entendre aucun cri ni aucun chant : d’où leur nom. Us se tiennent à terre dans les lieux couverts.
ARRERAGES (par corruption d ’arriëraye) , intérêts, {nuisions, rentes foncières et autres redevances annuelles, dont le payement est en arrière. Ils produisent intérêt du jour de la demaude ou de la convention. Les arrérages de reulcs perpétuelles et viagères se prescrivent par cinq ans.
ARRESTATION. Hors le cas de flagrant délit , dans lequel toute personne est tenue de saisir le coupable (art. 106 du Code d’instr. crim.) , l’arrestation ne peut être opérée qu'en vertu d’un mandat régulier, contenant le motif de l’arrestation, l'autorité de laquelle il émane, et notifié a la personne arrêtée (art. 96). Le Code pénal punit les arrestations illégales des travaux forcés à teiiqis ou a perpétuité, selon la gravité des cas.
ARRÊT {d'arrêter, décider, ou, selon quelques-
uns, du croc ares ton, décret). En Jurisprudence, r.'csl la décision d’une cour souveraine. On distingue V arrêt du jugement, qui est la décision d’uu tribunal inférieur. Les arrêts des cours d'apjiel sont définitifs et exécutoires ; toutefois, ou peut se pourvoir en cassation pour vir.e de forme. —On nomme A. de renvoi, celui pur lequel la chambre des mises eu acrusatiou renvoie un prévenu devant la cour d’assises ,ou par lequel la cour de cassation , en rendant une décision judiciaire , renvoie l’atraire devant d’autres juges ; A. d’admission celui par lequel la cour de rassaU1 n admet le pourvoi du demandeur. — On appelle A. du Conseil les décisions rendues par le conseil d’Etat en matière contentieuse. — Les arrêts se rendirent en latin jusqu'à François Ier ; ce qui donna lieu bien souvent à de fausses interprétations.
On a nommé arrêtiste* les compilateurs d’arrêts. A leur tête se placent MM. Sirey et Ballot.
Arrêt se dit aussi de la saisie d’une personne ou d'une chose {Voy. arrestation et saisie).
Les maisons d’arrêt sont des prisons où l’on enferme les personnes prévenues d’un crime. Elles furent établies par un décret de l’Assemblée constituante en 1791 : auparavant, prévenus, accusés, coupables, étaient confondus dans une même prison.
Bans l’armée , les arrêts sont une punition qu’on inflige aux officiers pour îles fautes contre le service ou la discipline. Les A. simples ne dispensent pas du si1 r vice ; l’officier garde sa chambre seulement pendant les heures où son devoir ne l'appelle pas au dehors. Si l’officier est aux A. fbrees ou de rigueur, il est dispense de tout service . et ne sort sous aucun prétexte. Ordinairement les officiers gardent les arrêts sur leur parole. Les arrêts simples peuvent être ordonnés à tout inférieur par tout supérieur, à charge d’en rendre compte. Les arrêts forcés ne sont prescrits que pir le chef de corps. L’officier mis aux arrêts forcés remet son épée à l'adjudantmajor qui les lui signifie.
ARRETE , acte émané de l'autorité administrative. On a 3 mois pour se pourvoir contre les arrêtés des sous-préfets devant le préfet , des préfets devant le ministre , du ministre devant le Conseil d'Etat.
ARlÜSTIrBOEUFyCtpéCftdc Butrrane , plante ainsi nommée parce que w:s racines traçantes font souvent obstacle à la charrue. Voy. bugrane.
ARRHKNATHERE (du grec arrhen , mâle, et allier, barbe d’épi) , genre de la famille des Graminées, tribu des Avènacées, a pour type VA. avenarêe, grande niante vivace , commune dans tous nos prés.
ARRHES (du latin arrha, arrhœ) , argent qu'un locataire ou un acquéreur donne pour garantie do l'exécution d’un marché verbal. Quand une vente a été faite avec des arrhes , chacun des contractants est libre de s’eu départir : celui qui les a données, en les perdant; relui qui lésa reçues, en restituant le double (Codeciv., art. 1590). Voy. demer a dieu.
ARRIERE (!’) d’un bâtiment. Voy. avant (I*).
ARRIERER AN, arrierr-fief, etc. Voy. bar. mr.
ARRIERE-GARDE, corn do troupe destiné à couvrir la retraite d'une armée ou d’un corps d’armée. Elle doit se composer d’artillerie avec quelques {décès de campagne, et de cavalerie légère. Celle-ci agit dans la plaine, soutcuuc par l'infanterie; les chasseurs tiennent en respect les éclaireurs de l'ennemi.
ARRIMAGE, opération qui consiste a distribuer convenablement et à placer avec solidité , dans l’intérieur d’un bâtiment , les divers objets qui composent sa charge , sa cargaison. Ainsi , on embarque d ahord le lest au fond de la cale; puis on forme au-dessus du lest 4 compartiment* , au milieu desquels on place l’«au,le vin et les poudres; sur les cAtés se placent le charbon , le sable , les boulets , etc.
AHROBA . arbore , nom d'une mesure de {sud* et d’une mesure de rapacité . dont on se sert en Espagne , eu Portugal et dans l’Amérique espa-