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MÉRITE

lo plan duquel se trouve l'aiguille aimantée. Voy.Ai-

GL1I.I.1. AIMANTÉE et MAGNÉTISME.

MÉRIDIENNE ou Ligne méridienne, intersection ou trace du méridien sur le plan de l'horizon; c'est la ligne du nord au sud. Pour déterminer la direction de la méridienne à l'aide du théodolite ( Voy. Théodolite), on vise une étoile avec la lunette de cet instrument avant son passage au méridien, puis on fixe cette lunette au limbe vertical, et l'on attend que de nouveau on puisse viser l'étoile avec la lunette. La seconde position de l'étoile est symétrique de la première par rapport au méridien, et la méridienne est la bissectrice de l'angle décrit sur le plan du limbe horizontal par la trace du limbe vertical. — Pour déterminer la méridienne on peut encore se servir du gnomon, c.-à-d. d'une tige fixée verticalement sur le sol. Cette tige, éclairée par le soleil, projette des ombres égales à des heures équidistantes de midi ; si donc on marque les directions de l'ombre pour deux longueurs égales avant et après midi, la direction de la méridienne est la bissectrice de l'angle de ces deux directions.

Méridienne du temps moyen, courbe en forme de 8, qu'on trace autour de la ligne de midi d'un cadran solaire, et qui indique le midi en temps moyen pour chaque jour de l'année. Voy. Cadran solaire.

méridienne (lunette) ou Instrument des passages, instrument qui sert a la détermination de l'ascension droite des astres. Il se compose d'une lunette astronomique, montée sur des tourillons dont les coussinets sont enchâssés dans des massifs en maçonnerie, et disposée de manière à décrire le méridien du lieu. Pour s'assurer que la lunette décrit bien un plan, on vise une mire suffisamment éloignée, puis on retourne la lunette sur ses tourillons, de manière à placer à droite celui qui était à gauche et réciproquement. La lunette doit viser le même point de la mire. Pour vérifier que le plan décrit par la lunette est bien celui du méridien, il suffit de s'assurer que les espaces de temps écoulés entre le passage inférieur d'une étoile circumpolaire et son passage supérieur à la lunette, puis entre celui-ci et le passage inférieur suivant, sont égaux. A la lunette méridienne est jointe d'ordinaire une horloge sidérale, c.-à-d. une horloge réglée sur le mouvement des étoiles, et marquant 0b01I,0s quand le point équinoxial du printemps passe au méridien. — Pour déterminer l'ascension droite d'un astre il suffit de lire le nombre, d'heures, minutes, secondes marquées par l'horloge à l'instant du passage supérieur de l'astre à la lunette, c.-à-d. au méridien : ce nombre converti en degrés, minutes, secondes, à raison de 360" pour 24h ou de 15° par heure, donne l'ascension droite cherchée.

MERINGUE, espèce de massepain fait de pâte d'œufs dont on a séparé les blancs, de râpures de citron et de sucre fin en poudre, et que l'on garnit soit de crème fouettée à la rose, à la vanille, etc., soit de confitures. Cette pâtisserie est très-fine. — On a donné pour etymologie au mot meringue, le b.-lat. meringa, collation; l'espagnol melindre, beignet au miel, et la ville de Mehringen.

MÉRINOS (mot espagnol qui vient du b.-lat. majorinus, de major, maire, juge inspecteur des troupeaux), race de Moutons caractérisés par leur front large, leur corps ample, leurs jambes courtes, leurs cornes épaisses, larges, contournées en spirale et d'une grande étendue, et remarquables surtout par leur laine, qui est très-fine, abondante, douce au toucher, pleine de suint, tassée, un peu frisée, trèsplastique, d'un blanc sale. La moyenne du poids de la toison est entre 2 et 3 kilogrammes. En Espagne les mérinos sont des moutons transhumants {Voy. ce mot). Cette race aurait été créée au xive siècle à l'aide de moutons barbaresques. Son développement fut rapide en Espagne, et les belles laines de Ségovie eurent de bonne heure une réputation européenne; elle ne fut toutefois bien connue en France qu'à la

fin du xviii' siècle : les premiers mérinos furent amenés en France en 1786, sur la proposition de d'Angivilliers, surintendant des bâtiments de Louis \\ 1 : ils furent installés dans la célèbre bergerie de Rambouillet. Outre leur mérite propre, les mérinos ont servi à améliorer nos races : mêlés aux races indigènes, ces animaux d'élite donnent plus de finesse, de tassement et de poids aux toisons. On doit surtout à M. Graux de Mauchamp des métis-mérinos très-estimés. Voy. Chale, Laine et Mouton.

mérinos, étoffe de laine à tissu croisé, faite avec la laine du mouton mérinos ; elle diffère des autres étoffes de laine en ce qu'elle n'est ni feutrée ni foulée, et en ce que la chaîne et la trame sont toutes deux en laine peignée avant la filature : on en fait des robes, des châles, des draps légers, etc. La fabrication des tissus de mérinos date, en France, de 1803 ; elle fut d'abord établie à Reims, et cette ville en est encore aujourd'hui le centre. La France a conservé la supériorité de ce genre de fabrication, malgré la concurrence de l'Angleterre, de la Prusse, de l'Autriche et surtout de la Saxe.

MÉRION, Malurus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, famille des Recs-fins, renferme plusieurs espèces caractérisées par un bec plus haut que large, comprimé dans toute sa longueur; des pieds longs et grêles; des ailes courtes, arrondies ; une queue très-longue, conique. Les mœurs de ces oiseaux, particuliers à l'Afrique, à l'Océanie et à l'archipel Indien, sont peu connues Ils sont insectivores, et paraissent avoir beaucoup d'analogie avec les Fauvettes.

Mèrion ou Mérione, nom donné par quelques zoologistes au genre Gerbille. Voy. ce mot.

MERISIER (du b.-lat. meser astis, demi-cerisier), Cerasus avium, sous-genre du genre Cerisier, famille des Rosacées, tribu des Amygdalées, renferme des arbres d'une assez grande hauteur, atteignant jusqu'à 13 et lhm : tronc droit, branches étendues sans confusion ; feuilles un peu pendantes et portées sur des pétioles longs et faibles ; fleurs blanches, peu ouvertes ; fruits petits, globuleux, noirâtres, connus sous le nom de merises. Le M. sauvage croît spontanément dans les grandes forêts de l'Europe centrale, notamment dans la Forêt-Noire. Ses fruits, doux et sucrés quand ils sont bien mûrs, ont, avant la parfaite maturité, une saveur acre et amère. Ils sont fort recherchés des oiseaux, surtout des grives, qu'ils engraissent promptement. Quelques variétés peuvent être servies sur nos tables. Le Guignier (C. juliana) et le Bigarreautier {C. duracina) sont considérés comme des espèces distinctes (Voy. Cerisier). Les merises propr. dites se mangent fraîches et sèches ; on en fait aussi des compotes, des ratafias, et surtout une liqueur fort estimée, le kirschenwasser {Voy . ce mot). Le bois du merisier s'emploie beaucoup en ébénisterie ; il est solide et susceptible d'un beau poli ; sa couleur varie du jaune clair au rouge; il imite assez bien l'acajou commun.

On appelle Merisier à grappes, le Cerasus padus ; M. de Virginie, le Cerasus virginiana, employé en ébénisterie ; M. du Canada, un Rouleau, le îietula lenta; M. des Antilles, VEugeniag/utinosa.

MÉRITE (du lat. meritum). Dans le langage ordinaire, on entend par ce mot tout ce qui rend une personne digne d'estime, la réunion des qualités ou des vertus par lesquelles un homme se recommande. — En Morale, c'est un principe fondamental, appelé principe de mérite et de démérite, que quiconque fait le bien, mérite, et que quiconque fait le mal, démérite. C'est sur cette vérité absolue que reposent la qualification des actions humaines, la responsabilité et la sanction morale. On apprécie le degré de mérite d'une personne par l'importance du devoir qu'elle a rempli et la grandeur de l'effort qu'elle a fait, et son degré de démérite, par la gravité du devoir auquel elle a manqué et la facilité qu'elle avait de l'accomplir : on exprimecette évaluation en appelant son action bonne

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