MEUTE
modèles d'ameublement du xve siècle ; Santi, Mode meubles, etc. Voir aussi Ëlénisterie, Décokation , Ornement, Arts industriels.
mei i.i es. En Droit, on donne le nom de meubles ou biens meubles à toutes les choses mobilières. Toutefois le Code Napoléon (art. 527 distingue les meubles par nnhi/n , le meubles par a termûiûtiondela loi. rs soin tous les corps ou objets qui peuvent ùtro transportés, comme les meubles proprement dits; (webanger de place par eux-mêmes, comme les troupeaux et aussi les bateaux, bacs, navires, moulins et bains sur bateaux, et généralement toutes usines non fixées sur des piliers, enfin même les matériaux de démolition. Parmi les seconds, ou meubles incorporels, sont compris : l'usufruit des choses mobilières ; les obligations et actions qui ont pour objets des choses exigibles ou des effets mobiliers, les actions ou intérêts dans les compagnies de finance, de commerce ou d'industrie ; les rentes perpétuelles ou viagères, soit sur l'État, soit sur des particuliers, etc.
— Le mot meuble, employé seul et sans autre addition ni désignation, ne comprend pas l'argent comptant, les pierreries, les dettes actives, les livres, les médailles, les instrumentsdes sciences, de« arts et métiers, le linge de corps, les chevaux, épuipages, armes, grains, vins, foins et autres denrées. Toutes ces choses sont néanmoins rangées parmi les biens- mobiliers. — On entend par meubles meublants les meubles qui sont destinés à l'usage et à la décoration des appartements. Les galeries ou collections de tableaux, statues, etc., n'en font pas partie.
En fait àemcubles, possession vaut titre 'C. Nap., art. 2279). Voy. Possession.
En termes de Blason, on nomme meuble toute pièce qui se trouve dans les armoiries : des animaux, des fruits, des arbres, des besants, des macles, une doloire, etc., sont des meubles de l'éeu.
MEULE (du latin mola, qui a le même sens). — 1° Meules de moulin : elles se composent de deux parties : lameuled'en bas, dite aussi le gite ou la meule gisante, et la meule d'en haut, dite aussi meule courut: eou tournante. On distingue les meules à la française, de lro,50 à 2"' de diamètre, formées soit d'un seul bloc détaché de la meulière, soit de plusieurs morceaux réunis au moyen d'un ciment et de cercles de fer ; et les meules anglaises, de l^O à lm,60, composées de plusieurs morceaux : celles-ci offrent sur l'une des faces quatre grandes rainures partant du centre, dit ceillard, et donnant naissance sur un de leurs côtés h des rainures en diagonales. La France tire ses meilleures meules des environs de La Fertésous-Jouarre ; elle fait avec l'Angleterre et l'Amérique un grand commerce d'exportation de blocs destinés à être montés en meules (Voy. Meulière, Mouture).
— 2° Meules à aiguiser ou à repasser. Ce sont des cylindres plats ou des espèces de roues pleines faites d'un grès très-dur et d'un grain très-serré, qu'on trouve surtout dans les environs de Saint-Étienne et de Lan grès. — Les couteliers, les taillandiers, les lapidaires, etc., se servent, en outre, de meules en fer, en acier et même en bois, pour aiguiser ou pour polir les pièces qu'ils travaillent.
meule (du lat. metula, dimin. de meta), gros tas de bl 5 ou de foin que l'on élève dans les champs, -sur le lieu même de la récolte. L'érection des meules exige de l'art pour qu'elles soient solides, à l'abri de l'eau, faites avec régularité et élégance, et susceptibles de résister aux vents; il faut aussi éviter que les foins misen meules ne soient trop humides: car ils pourraient s'échauffer et même prendre feu. Au lieu de les faire reposer immédiatement sur le sol, dont l'humidité gâterait une partie de la récolte, on doit les isoler en les plaçant su;- un soustrait composé de fagots ou de paille. En Angleterre, on construit à cet effet une espèce de plancher soutenu par des supports en fonte. Voy. Moyette.
Dans la Vénerie, on appelle meule la racine ronde, dure et raboteuse du bois des cerfs. Les vieux cerfs
, ont le tour de la meule large, gros, bien pierre, et j très-rapproché de la tête.
| Mi.l'LiÈltE, ou Pierre meulière (du latin molaris, fait de moin, meule, parce que cette pierre sert | à faire des meules), pierre siliceuse, blanche, grisâtre, jaunâtre ou brune, qu'on emploi -forme de moellons, dans les bâtiments, pour les fondations, les contre-forts, les murs déterrasse, les fosses d'aisance, les égouts, soit, quand elle est de grande dimension, pour la fabrication des meules de moulin. La meilleure meulière pour bâtir est celle qui est brune, légère, perforée d'une multitude de trous et d'anfractuosités; elle charge peu les murs, et se lie très-bien au mortier. La pierre meulière se trouve par bancs interrompus, au milieu des sables et de l'argile. Il en existe de belles carrières dans les départements de Seine-et-Oise, de Seine-et- Marne et de la Marne, notamment à la Ferté-sous- Jouarre, h Montmirailetà Meaux. Les laves poreuses d'Andernach, près de Cologne, celles de Volvic et d'Agde, sont aussi de très-bonnes pierres meulières. Voy. Quartz.
MEULON, petite meule, meule temporaire, se dit surtout du trèfle, de la luzerne et du foin que l'on met en tas après avoir laissé sécher les ondins jusqu'au moment où doit se faire le bottelage ou la construction des grandes meules.
MÉUM ou mlon, genre de la famille des Ombelliféres, tribu des Sésélinées, renferme des plantes herbacées, à feuilles ailées et à fleurs disposées en ombelles. Le Meum athamauficum, très-voisin de l'Athamante de Crète, est indigène des montagnes du midi de l'Europe et de l'Orient. 11 a une odeur diffusible, qui persiste avec ténacité. Sa racine était autrefois employée en médecine comme stomachique. Le Meum mutellina croît dans les Alpes. — Le Méum bâtard est le Seseli montanum.
MEUNERIE. Voy. Meunier et Mouture.
MEUNIER, (pour molinier, du lat. molinarius ; de mola, meule), celui qui exerce l'art de réduire les céréales en farine et d'en séparer les diverses espèces de son. L'art de la meunerie, longtemps abandonné à la routine, a fait depuis un siècle d'immenses progrès, qu'il doit surtoutaux engins mécaniques. La mouture américaine introduite en France par Touaillon en 1807, sous le nom de système an a été perfectionnée de nos jours par MM. Darblay, Truffaut, Rabourdin, etc., qui ont assuré à la meunerie française une supériorité reconnue. — Consulter le Guide du meunier et du constructeur de m d'O. Evans (trad. de l'angl. par F. Benoît}. Voy. Moulin et Mouture.
Meunier, maladie des végétaux. Voy. Blanc
En Histoire naturelle, on donne vulg. le nom de Meunier à divers animaux, à cause de leur couleur blanche : à une espèce d'Able, le Cyprùvs ou Leuciscus dobula et au Chabot : au Corbeau mai ; au mâle des Hannetons, h cause des poils blanchâtres qui couvrent ses élytres; au Ver blanc de h, farine, etc. — On appelle Meunière la Corneille un.ntelée et la Mésange, à longue queue.
MEURTRE (orïg. germaniq.). Voy. Homicide.
MEURTRIÈRES, ouvertures étroites prati verticalement dans les murs d'une fortificati par lesquelles on peut tirer à couvert sur les assiégeants. Elles sont évasées à l'intérieur. Files ne reçoivent que le fusil et ne peuvent servir qu'à un seul homme. — Au moyen âge, on donnait le nom de mâchicoulis aux meurtrie! - au sommet
des tours pour en faire tomber des projectiles sur la tête des assaillants.
MEURTRISSURE. Voy. Contusion.
MEUTE (du lat. mota, lancée, sous-entendu tur'.a camm ou plutôt de l'Haï. ?nuta, relais, qui se dit des chiens et des chevaux), troupe de chiens spécialement dressés à la grande chaise. Tous les chiens qui composent une meute sont des chiens courants; ils doivent avoir le même pied, c.-à-d. une agilité pa-