MICOCOULIER
reilie, et autant que possible la même robe, c.-à-d. être de la même espèce. On les dresse à chasser de concert et à pousser des cris particuliers, suivant qu'ils tiennent ou suivent la piste du gibier. Leur principale qualité est la docilité. Aussi les accoutumet-on de bonne heure à reconnaître la voix et à redouter le fouet : à 15 mois, on peut les mener à la chasse, en les réunissant d'abord à des chiens plus vieux et plus expérimentés. Il faut au inoins 10 à 12 chiens pour constituer une véritable meute; il y a des meutes qui en comptent plus de 100 ; les meutes ordinaires en ont de 25 à 60. On appelle harde plusieurs couples de chiens attachés ensemble avec le môme lien. Par ce moyen, on peut diviser une meute en plusieurs relais qu'on lance au moment nécessaire. Le bâtiment où l'on renferme les équipages de meute, où l'on élève et dresse les chiens senomme chenil. — \oir\'É/at statistique des meutes de France et de Grande-Bretagne dressé pour le jury de l'Exposition universelle de 1807 (t. XII). Voy. aussi Chasse et Vénerif.
MÉZAIL. Voy. Visière.
MÉZAIR ou mésair (de l'ital. mezzaria), se dit, en termes de Manège, de l'allure d'un cheval qui tient le milieu entre le terre-à-terre et les courbettes.
MÉZÉRÉON, Daphne mezereum, arbuste commun en Europe et appelé vulgairement Bois-gentil, n'est qu'une espèce du genre Daphné. Voy. ce mot.
MEZQUETE (gomme). Voy. Gomme.
MEZZANINE (de l'ital. mrzzano, moyen), nom donné, en Architecture, à un petit étage pratiqué entre deux plus grands, ainsi qu'à une fenêtre, plus large que haute, pratiquée dans la frise d'un grand ordre d'architecture ou dans les entresols.
MEZZO, mot italien qui veut dire moyen, entre dans la composition d'un grand nombre d'expressions usitées en français, telles que mezzo-soprano, voix plus aiguë que le contralto et plus grave que le soprano ; mezzo-tinto, estampe en manière noire. Voy. Gravure [n° 3.]
MI, note de musique, la 3° de la gamme naturelle, est appelée E par les Allemands el les Italiens ( Voy. Gamme). — C'est aussi le nom de la chanterelle du violon et de la guitare.
MIASME (du gr. p.ta<Tua, de u.taivw, souiller), se dit, en Médecine, de toutes les émanations volatiles provenant de substances animales ou végétales en décomposition, et qui, respirées par des sujets sains, développent chez eux des maladies plus ou moins graves. La plupart des maladies endémiques, les fièvres intermittentes surtout, paraissent provenir d'une intoxication miasmatique. LeB miasmes paludéens, c.-à-d. les émanations des marais sont surtout redoutables. Voy. Infection et Contagion.
MICA (du lat. mica, parcelle, ou de micare, briller). On désigne sous ce nom, eti Géologie, un certain nombre de. substances qui se ressemblent par leur aspect extérieur, mais dont la composition chimique est assez, variée. Les micas sont tous foliacés, divisibles en feuillets minces, élastiques el à surface brillante. Suus le rapport de la cristallisation, ils se rapportent à deux types différents : les uns appartiennent au Bystëme rhomboédrique et ne présentent qu'un seul axe optique; les autres appartiennent au système du prisme rhomboidal, droit ou oblique, et possèdent deux axes. Au point de vue de la composition chimique, on peut les partager également, en deux genres suivant qu'ils coni tannent ou non du fluor. Les micas à deux axes sont ceux qui contiennent le plus de fluor; les autres en contiennent pou ou peint. Chacun de ces genres peut luimême se décomposer en une suite d'espèces. Les micas à un axe peuvent être définis chimiquement dos silicates multiples d'alumine, de fer, de chrome, de potasse, do chaux et de magnésie ; les principales formules do leur composition sent tes suivantes : rrVl, lù-Si-+-(Ma,K,(.;i si et [3(:Ài/Fe,'Cr;si + (fiaXCajSf.]
Les micas à deux axes sont des fluosilicates des mêmes bases; leurs principales formules sont : [(ïl,¥e)ST«+(K,N,Li FI* : ï\i, l-.M ii/Si3+ (K,N,Li)Fl«] et [2(Al,"\ln;Si + kl mais les écarts des axes optiques conduiraient^ un beaucoup plus grand nombre de divisions.
Les micas appartiennent essentiellement aux terrains de cristallisation. Ils entrent comme partie essentielle dans les granits, les gneiss, les micaschistes, les hyalomictes, les leptynites, les trachytes, les basaltes et les laves modernes, et forment, par l'accumulation d'une multitude de paillettes disposées à plat, la plupart des schistes argileux. On les trouve aussi en quantité plus ou moins grande dans certains grès et dans les calcaires intercalés au milieu des terrains de cristallisation. Les sables des terrains tertiaires sont souvent mélangés de paillettes micacées, auxquelles ils doivent leur éclat argenté ou doré : ces paillettes forment la foudre d'or employée pour sécher l'écriture. — L'usage des micas est assez restreint : les grands feuillets s'emploient comme verres à vitre, sur les vaisseaux de la marine russe et aux
i États-Unis (Massachusetts); les micas à base de li-
I thine, notamment la variété nommée Lépidolitlte, ser-
i vent à l'extraction du lithium.
\ On confondait autrefois avec les micas des substances telles que la Ripidolite, la Chlorite h
j nale, la Pennine, qui leur ressemblent assez extérieurement, mais qui s'en distinguent pu la présence de l'eau dans leur composition chimique. — On nomme aussi vulg. Mica ciselé une variété de hornblende; M. ferrugineux, le fer oligiste micacé
, et le fer phosphaté ; AI. des peintres, le graphite ou mine de plomb; M. euMore, le minerai de cuivre; A/, de talc prismatique, le talc.
MICASCHISTE (de mica et de schiste), roche métamorphique composée de quartz et de mica. Elle est de texture schistoîde, de couleur variable, I noire, tantôt d'un blanc d'argent. On y trouve comme minéraux accidentels, du feldspath, des grenats, de l'amphibole, de la tourmaline, du disthène, des Staurotides, des màcles, etc. Cette roche est tres-abondante dans les terrains anciens, en Bretagne, dans les Pyrénées, dans les Alpes, etc., où elle l'urine quelquefois des couches puissantes.
MICHEL (saint), variété de Poire précoce, qui mûrit vers la fin de septembre.
M1CO, Jacchus argentatus, petit singe du Brésil du genre Ouistiti; sa face et ses oreilles sont d'un rouge vif. Voy. Ouistiti.
MICOCOULIER, Celtis, genre type de la famille des Celtidées, détachée de celle des Amentacées, renferme des arbres à feuilles alternes, nervi
dentées en scie, à fleurs axillaires, solitaires, pédii cllees. L'espèce la plus connue est le Micocoulier de Provence {Celtis austraHs), dit aussi boit de l'apiqnan, Fabreguier, arbre d'un très-beau port, qui s'élève à la hauteur de 12 à 15'", à branches étalées et nombreuses; à feuilles alternes, pétioléeB, dentées, ovales, acuminées et tronquées obliques leur base, rudes en dessus, un peu pubeecentes en dessous; à fleurs peines, verdàtres, axillaires, près* que solitaires: les unes mâles, les autres herma^ phrodites : calice à 5 divisions ovales; point de cerolle; 5 étamines; dans les fleurs hermaphrodites, un ovaire surmonte de 2 styles divergents; le fruit est une drupe sphérique, noirâtre, renfermant un noyau osseux, monosperme; les fleurs s'épanouissent au printemps et disparaissent avant que les feuilles soient entièrement déveloi péea : les fruits n'achèvent leur maturité qu'après les premières gelées;
leur saveur est sucrée et légèrement styptique. On
retire des graines une huile grasse, semblable à
l'huile d'amande. Le bois du micocoulier est noirâtre, dur, compacte et sans aubier. Il plie beaucoup sans se relique et est excellent pour le charroi On en fait des cercles de cuves; on s'en serl pour fabriquer des instruments à vent et pour les
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