MYOPE
cours), partie de la Botanique qui s'occupe de l'étude des champignons et des plantes qui leur ressemblent, soit par leur texture, soit par leur mode de développement, etc. On trouvera à l'art. Ciiampig;\ons la classification de ces végétaux, et les noms des principaux tnycographea.
MYCOSE (du gr. jiûxoç), espèce particulière de sucre retiré de l'ergot de seigle en 1 833 : sa formule est C^H^O'1. Elle est très-sucrée, soluble dans l'eau et dans l'alcool bouillant.
MYCTLR1A, nom lat. scientifiq. du genre Jabiru.
MYDAS (du gr. (a08oç, puanteur), Mydaus, genre de Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, et voisin du genre Moufette, ne renferme qu'une seule espèce qu'on trouve dans les îles de Java et de Sumatra : c'est le Télagon (M. meliceps), animal à tête pyramidale, allongée, au mufle assez semblable au groin d'un cochon, à queue rudimentaire. Son poil est brun, sauf une ligne blanche sur le dos et la queue. Il répand une odeur infecte.
mydas ou mihas, Mydas, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Notacanthes, type de la tribu des Mydasiens. Ce sont les plus grands insectes de l'ordre : ils ont beaucoup de rapports avec les Asiliques, chassent comme eux leur proie en volant et la sucent avec leur suçoir de U soies. Leur tête est transverse, plate, verticale; leurs ailes longues, étroites, écartées; l'abdomen très-long. L'espèce type, le Mydas giganteus, appartient au Brésil.
M YDRIASE (mi gr. jj.o8piaui!;)> paralysie de l'iris, caractérisée par la dilatation permanente de la pupille. Elle est quelquefois congéniale, souvent symptomatique d'une amaurose, d'une hydrophthalmie, d'une affection vermineuse , d'une névrose; elle est souvent accompagnée d'un abaissement de la paupière supérieure. On combat la mydriase idiopathique par des collyres stimulants, ou par des vésicatoires volants sur les régions sourcilière et frontale; quand elle est symptomatique, il faut traiter la maladie principale.
MYE (du gr. (xOa?, moule), Mya, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, et type de la famille des Myacidées. Les Myes se rapprochent des Panopées par leur coquille oblongue, bâillante aux deux bouts, leur sinus palléal triangulaire, et leurs deux impressions musculaires obliques; mais elles s'en distinguent par leur charnière pourvue d'un ligament interne qui s'insère dans un cuilleron vertical de la valve droite, et dans un cuilleron interne placé sous le crochet de la valve gauche. Ces mollusques se trouvent à l'état fossile depuis l'étage falunien; les espèces vivantes, telles que la M. tronquée, la M. dès sables, etc., habitent les côtes sablonneuses de toutes les mers. Yoy. Lu. v le. MYÉLITE (du gr. (xus).6;, moelle, et de la finale ite), inflammation de la substance proprede la moelle épinière. Ses symptômes sont : une douleur peu vive, qui n'est souvent accusée par le malade que lorsqu'on presse avec deux doigts sur les apophyses épineuses correspondant au lieu enflammé ; des troubles dans la sensibilité et la motilité du tronc et des membres, consistant presque toujours dans l'affaiblissement ou l'abolition complète de ces facultés; il y a quelquefois aussi de la contracture et des spasmes tétaniques. Si l'inflammation a son siège dans la portion cervicale, l'engourdissement ou la paralysie peut frapper tous les membres à la fois. Dans ce cas, la mort ne tarde pas à arriver. Si la maladie affecte la portion dorsale, il y a constriction du thorax et des parois abdominales, gêne de la respiration, palpitations et paralysie de la vessie, du rectum et des membres inférieurs. Enfin, lorsque l'inflammation occupe la région lombaire, il y a paraplégie et rétention ou écoulement involontaire de l'urine et des matières fécales. La myélite résulte souvent d'excès génésiques. Le traitement consiste en dérivatifs appliqués sur les côtés de la colonne vertébrale.
MYÉLOPLAXES (du gr. p.ve),6;, et de tùâ\, pla-
que), plaques ou lamelles, à noyaux multiples, de la moelle des os; c'est un élément normal dont le développement exagéré et les modifications constituent ce qu'on appelait autrefois ostëosarcômes. Voy. ce mot. mygale (nom grec de la musaraigne), Mygale, genre d'Arachnides, de l'ordre des Aranéides, tribu des Théraphose> : 8 yeux presque égaux, 3 de chaque côté et 2 sur le devant de la tête; Lèvre presque nulle, mâchoires allongées, divergentes; palpes fusiformes ; pattes fortes, inégales. Le> Mygales sont les plus grosses des araignées; elles vivent dans le creux de- arbres et des rochers, ainsi que dans les trous qu'elles se creusent en terre et qu'elles tapissent avec beaucoup d'art. Elles se nourrissent d'insectes qu'elles poursuivent sur les branches ;leurs morsuressont peu dangereuses. La Mygale maçonne [M. cœmeiUaria), longue de 0U',018, est commune aux environs de Montpellier, et la M. pionnière (M. fodiens), observée en Corse, est un peu plus grande que la précédente. — On rapporte à ce genre d'énormes araignées d'Amérique qui, les pattes étendues, peuvent occuper unesurface de 0m,20 et à qui leur forme a valu le nom vulgaire d Araignées crabes. L'espèce, dite Mygale aviculaire (M. avicularia), s'attaque même aux colibris et aux oiseaux-mouches.
Mil gale, nom latin scientifique du genre dfsman. MYG11XDE, Myginda, genre de la famille des Ilicinées, renferme des arbrisseaux et des herbes de I Amérique tropicale, et a pour type la M. diurétique, ainsi nommée des propriétés qu'on attribuait à sa racine. MYTOTHERA ;du gr. [jAnoc, mouche, et (hftpa, chasse), nom latin scientifique du genre fourmilier. MYXABRJî, Mylabris (nom grec d'une espèce de Blatte \ genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides et voisins des Cantharides : corps oblong, noir, velu ; tête plus lar^e que le corselet et inclinée ; antennes terminées par une massue arquée. On les trouve sur les fleurs. Ces insectes sont particuliers aux contrées chaudes et sablonneuses d'Afrique et d'Asie. Les Chinois s'en servent comme de cantharides.
MYXIOBATE, poisson. Voy. Moirine.
MYXODON (du gr. \j.<>ïr\, meule, et oSoôç, dent), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Édentés et voisins du Mégathérium, s'en distinguait par la forme de ses dents, dont plusieurs offrent un sillon comme les meules. On en connaît trois espèces découvertes dans l'Amérique du Sud.
MYOCARDITE (du gr. u.ùç, \lvô-, muscle, et de cardite), inflammation de la substance musculaire (myocarde) du cœur. Voy. Cardite.
MY'OCOXQUE, Myoconcha, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, qui se rapprochent des Moules par leur coquille oblongue et presque fermée et dont le crochet est situé près de l'extrémité inférieure, mais s'en distinguent par l'épaisseur de leur coquille, par deux impressions buccales au lieu d'une, par leur charnière pourvue d'une dent en dedans du ligament, et surtout par un diaphragme situé entre les deux impressions buccales. Les Myoconques se trouvent à l'état fossile, de l'étage permien à l'étage falunien.
MY'ODAIRES (du gr. u.uïa, mouche), nom donné par quelques Entomologistes à un ordre d'insectes Diptères, qui correspond à peu près à la tribu des Muscides. Voy. ce mot.
MYODOPSIE (du gr. (iuiioSyi;, qui a l'apparence de mouche, et 6<\>it, vue), ou Mouches volantes, affection de la vue. Voy. Berlue et Molches.
MY'OLOGIE (du gr. (xOç, ua>6ç, muscle, et Xôyo:, discours^ partie de l'Anatomie qui traite des muscles. G. Sylvius au xvie siècle, Ambr. Paré, Fallope, Eustache, Bauhin, Riolan , Spigel, et enfin Chaussier, sont les principaux anatomistes qui se sont occupés spécialement de cette partie de la science. Voy. Muscles.
MYOPE, myopie (du gr. u.OwtJ', qui serre les yeux ; de l'habitude qu'ont les myopes de rapprocher les
MYOSITE.
MTRICA.
paupières en regardant). On nomme myopes ceux qui ne peuvent voir distinctement que les objets situés
très-près de l'œil, et myopie l'état du mv ope. Chez I" myope, les rayons lumineux qui partent de chaque point. de l'objet, arrivant à l'œil trop peu divergent . se réunissent entre le cristallin et la rétine, el ne tracent qu'imparfaitement sur cette dernière l'image des objets ; il faut donc augmenter la divergence des rayons en approchant davantage l'objet il" l'oeil. La myopie vient tantôt de la forme du cristallin, tantôt de la distance à laquelle il se trouve de la rétine. Si le cristallin est trop convexe, il rend les rayons trop convergents, de manière qu'ils se réunissent avant d'avoir atteint la rétine; la même chose arrive si, le cristallin ayant la convexité nécessaire, il se trouve à une trop grande distance de la rétine. La trop grande convexité de la cornée fait naître dans la vue le même défaut que la trop grande convexité du cristallin : de là vient que les personnes qui ont les yeux gros ou la cornée convexe sont généralement mj opes.
Le défaut des vues courtes diminue avec le temps, parce que l'œil s'aplatit à mesure qu'on avance en âge; le cristallin et la cornée acquièrent ainsi la convexité propre à faire réunir les rayons sur la rétine; de là l'adage vulgaire que les vues courtes sont celles qui se conservent le mieux.
Les myopes peuvent corriger le défaut de leur vue au moyen de verres concaves placés entre l'œil et l'objet. Voy. Lentille et Lunette.
myopes (du gr. {1.VÏZ, mouche, et m<1, œil, aspect; qui ressemble à la mouche, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Gonopsaires, qui vivent sur les fleurs et qui sont très-communs en Europe, surtout en France et en Ulemagne. On distingue la M. ferrugineuse, ia M. fulvipenne et la .1/. tienne.
MYOPHOR1E, Myophoria, genre de Mollusques acéphales fossiles, de l'ordre des Orthoconques inégropalléales, famille des Trigonidées : il- ressemblent aux Trigonies par leur coquille triangulaire épaisse et fermée, leurs cinq impressions musculaires et leur ligament externe, mais s'en distinguent en ce que les dents divergentes qui forment leur charnière sont lisses au lieu d'être costuléesen travers. Ce genre appartient aux terrains triasiques.
MYOPORE (du gr. [uiïa, mouche, et ïrôpo:, pore), Wyoporum, genre type delà famille des Myoporinées, voisine des Verbénacées, renferme des arbrisseaux de l'Australie, ordinairement visqueux, à feuilles alternes OU rarement opposées, très-etitiuvs, dentées en scie, souvent i ouvertes de points translucides qui sont connue de petits trous qui auraient été faits ; ailes mouches ; à pédoncules axillaires, fascicules, rarement solitaires, uniflores: fleurs blanches ou rougeâtres, garnies a la gorge de poils épars. On distingue le .)/. ii petites feuilles, le .1/. agréable, le .1/. à feuilles elliptiques. — La famille des Myoporinées renferme, outre le genre type, les genres Pholidia, Eremophila, Steiiochilus et Hontia.
MYOPOTAMG du gr. u,û;, rat, et TtoTauô:, tleuve), Myopotamus, Potamys, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, dont on ne connaît qu'une seule espèce, le Coypou W. coypui ,qui est long de près d'un mette, y compris la queue : Bon pelage de couleur brun-marron sur le dos, roux dans Les parties inférieures, a du rapport aveccelui du castor : sa peau a été longtemps l'objet d'un grand commerce; elle se
vendait sous le nom de racondc. Cet animal est encore commun dans l'Amérique méridionale.
myosis (du gr. u,û(o, cligner les yeux . resserrement extrême et permanent de la pupille, qui rend la vision difficile ou impossible : c'est 1" plus souvent un effet de l'inflammation de l'iris ou de la rétine.
MYOSITE du gr. [vj:, o.vjo:, muscle, et de la finale »'/<?}, Inflammation des muscles. Plusieurs médecins contestent que les muscles puissent s'enflammer spontanément et confondent la myosite avec le ; fume musculaire, Voy. ce mot
MYOSOTIS c.-à-d. en grec, oreille fie rat; de la forme des feu, lies , genre de la famille des Borraginées, fort voisin des Héliotropes, renferme de petites plantes herbu é< s. à fleurs extrêmement petites, mais élégantes, tantôt d'un bleu pâle, tantôt roses ou blan- • les; à graines lisses ou hérissées sur leurs angles. Les deux principales espèces sont : le Myo otis des murais M. palui lus, M. perennis), commun dans les prairies et les lieux humides de l'Europe : racine dure et vivace ; feuilles sesrales, oblongues, lancéoli tuses; fleura d'un beau bleu, jaunes à l'orifice du tube, disposées en cymesscorpioides, qui, avant leur entier développement, soni roulées en crosse, et le .1/. des champs M. arvensis, M. anima ■■ rat ine fibreuse et annuelle; tige hérissée de poils blanchâtres, ainsi que les feuilles et les calices; fleurs très-petites, qui se succèdent pendant, tout l'été. On distin. le petit Myosotis M. pusilta), le M. nain M. nana] et le M. en corymoe. Les myosotis abondent partout, dans 1rs pâturages et les marais, sur les montagnes, dan- |es bois, etc.; il en résulte un grand noml variétés intermédiaires. On peut en orner les endroits frais et humides des jardins , ainsi .pie le bord des pièces d'eau; ces plantes produisent!» effet agréable au milieu des gazons. On les élevé aussi en pots dans les appartements. Dans certaines provint nomme le myosotis GrémUlet, Souvenez-vc Ne m'oubliez pas en allemand vergiss mein i dans d'autres, Plus je vous vois, pats je vous a MYOSURUS (du gr. u.ùç, u/jg,, rat, et oùpâ, q vulg. Queue de rat, Raioncule, genre, de la famille des Renonculacées, tribu des Anémonées : c'est fort petite plante, dont les semences, dispos. • un long épi grêle, subuié, figurent assez bien une queue de rat. Les feuilles sont fines, linéaires, toutes radicales, ramassées en touffes; de leur centre s'élève une hampe courte et simple, terminée par une petite fleur d'un vert jaunâtre. Cette plante, trèsrépandue, fleurit en été sur Les collines arides et dans les terrains secs et sablonneux.
MYOTILITÉ (du gr. (xù;, [x\jô:, muscle,, nom donné par Chaussier à la coniraci Uaire.
Mvoxrs, nom latin scientifiq. du genre Loir.. MYIM.V du <j:r. (tvpiol, dix mille , mot qui pla vaut le nom d'une unité principale du système métrique, sert à exprimer l'unité secon Laire qui vaut 10,000 fois cette unité principale. — C'est du même radical que s'est formé le mot myriade pupiâ; , qui désigne un nombre de 10,000 objets et par suite un nombre indéfini, mais considérable, d'objets.
HYRIAGRAMME, Unité secondaire de poids du Système métrique, vaut 10.000 grammes.
MYRIAjHETRE, unité secondaire de longueur du Système métrique, vaut 10,000 mètres. Le myriamétre est, avec le kilomètre et Thectomèi I . mots), L'unité itinéraire légale employée en France.
MYRIANE, mmiANiDS. le//. Néréides.
MYRIAPODES Mngr. (lùpioi, dix mille, sans nombre, et de r.o-j;, 7t0Ô6c, pied' OU UILLE-PIBDS, I
de l'embranchement des Annolés, renferme des animaux articules, terrestres, ayant le corps composé de
segments nombreux dont chacun a le plus souvent une paire de pattes ; la tète pourvue de deux antennes, les yeux Btemmatiform.es, composés ou nuls. Leur circulation est incomplète ; leur respiration, trachéenne ; leur génération, bisexuée, ovipare ou ovovivipare. Les Mj riapodea ont de douze paires de pieds à plusieurs centaines. Certaines espèces sont frugh
d'autres carnassières. Ils vivent dans les lieux humides, sous les mousses les pierres et dan- les bois pourris; ils ne sortent «pie la nuit de leurs trous. Ils ont la vie très-dure, et résistent aux plus grandes mutilations. On les trouve dans toutes les parties «lu monde. — La classe des |fj rispOdeS se divise en deux otalres ; les DtplopodeS et les CkîlopodeS. V. i'es mots. MYRICA, nom que les anciens donnaient au Tn-
mni'ix, 1 te par les botanistes mo ternes
pour désigner un autre genre, type «le la famillt
MYHMOTHERA.
— ilo.i —