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NACRE

la signification métaphorique. Pour y trouver un sens raisonnable, ils essayèrent trois modes d'interprétation qui ont encore leurs partisans chez les modernes. 1° Interprétation morale. Ces fables ont été inventées par des hommes sages pour fortifier les lois et enseigner des vérités morales : p. ex. Horace (Art poétique, Epltres, I, 2), St Basile (Homélie sur Cutilité à retirer de la lecture des auteurs profanes), Bacon (De la sagesse des anciens). Cette explication n'est bonne que pour quelques mythes poétiques, pour les mythes philosophiques et pour les allégories. 2° /. historique. Les dieux sont des rois ou des héros transformés par l'admiration en êtres divins. Cette théorie, à laquelle Evhémère a donné son nom et que beaucoup d'autres auteurs ont admise partiellement, servit aux pères de l'Église pour combattre le paganisme. Elle jouit d'une grande faveur au xviue siècle auprès des philosophes (p. ex. Banier, la Mythologie et les Fables expliquées par l'histoire). D'autres cherchèrent dans la mythologie des traces de la Bible, comme Eusèbe (Préparation évangélique), Bochart (Geographia sacra), Vossius (De theologia gentili), Huet (Demoyistratio evangelica). De nos jours, une étude approfondie a réduit de plus en plus la part qu'il convient de faire à l'évhémérisme. Bien des divinités, qui avaient paru tirer leuroriginedepersonnages tout humains, se sont trouvées n'être que des produits de l'anthropomorphisme. 3° /. physique et métaphysique. Les auteurs des mythes se proposèrent de porter à la connaissance ducommun des hommescertaines théories physiques, cosmogoniques et théologiques, soit dans une phraséologie qui leur était propre, soit dans un langage destiné à voiler plutôt qu'à révéler les mystères de leur science sacrée. Tel fut le système d'Épicharme, d'Empédocle, de Socrate, de Platon, d'Aristote, de Plotin, de Porphyre, de Proclus et de Damascius. Il est formulé dans un passage célèbre de la Métaphysique d'Aristote (XII, 8) : « Une tradition venue des anciens et de la haute antiquité, et transmise à la postérité sous forme de mythes, nous apprend que les premiers principes du monde sont des dieux et que le divin embrasse la nature tout entière. Le reste a été ajouté fabuleusement, dans le but de persuader le vulgaire et afin de soutenir les lois et les intérêts communs ». Chez les modernes, Creuser, dans son grand ouvrage (Symbolik und Mythologie (1er alten VSlker, 1819-21 ; traduit et refondu par M. Guigniaut : Religions de l'antiquité considérées principalement dans leurs formes symboliques),

se montra favorable à ces idées, qui sont bien supérieures à celles de Dupuis et de Volney expliquant par l'astronomie seule l'origine de tous les cultes. Mais on a fait à ce symbolisme une objection capitale : c'est que les mythes ne sont pas nés de la réflexion, qu'ils représentent au contraire l'expression spontanée et poétique des croyances religieuses. — Enfin notre siècle a produit une quatrième espèce d'interprétation, l'exégèse philologique, développée surtout dans les ouvrages de M. Max Millier Hùtory of ancient sanskrit literature, Essai de mythologie comparée, Nouvel/es leçons sur la science du langage, Etudes sur l'histoire des religions) : d'après ce savant, les mythes ne seraient que des métaphores pri-es mal à propos dans le sens propre, une véritable maladie du langage, et ils s'expliquent par les étymologies des noms propres. Un pareil système est évidemment insuffisant, parce qu'il attache plus d'importance aux mots qu'aux idées et qu'il ne fait pas comprendre les transformations de la pensée religieuse.

Ces quatre systèmes étant incomplets parce qu'ils sont exclusifs, il faut, pour arriver à la vérité, utiliser à la fois toutes les ressources qu'offrent la philosophie, l'histoire, l'archéologie et la philolozie ; il faut surtout rapprocher les divinités des duTé peuples d'après la ressemblance des fonctions et des attributs, sans se laisser égarer par de fausses analogies. C'est par cette méthode qu'on pourra constituer définitivement la Muthologie comparée qui détermine et explique le fonds commun des mythologies indo-européennes, comme la philologie comparée le fait pour les langues de même origine. ce rapport, l'étude de la mythologie du Rig-Véda a beaucoup d'importance (Voy. Polythéisme). — Consulter V. Parisot, Dictionnaire classique de mythologie comparée, etc.

MYTILIDEES, famille de Mollusques acéphales, a pour type le genre Mytilus (Houle). Voy. Moule.

MYTILOiDE, genre de Mollusques. V. Inucérame.

MYTHE (du gr. u,vovpo;, en queue de rut/, se dit, en Médecine, du pouls dont les pulsations vont toujours s'affaiblissant.

MYXIM-:, genre de Poissons, de l'ordre des Cyclostomes. Voy. Gastrot-h anche.

MYZINE (du gr. uû^w, sucer), genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètes, a pour type la Myzùie maculée, de l'Amérique du Nord : longueur 0™, 010; corps noir; antennes, ailes et pattes rouss&tres.

IV, consonne nasale, est la 14» lettre de notre alphabet et la 11e des consonnes. En espagnol, N est souvent surmontée d'un signe nommé tilde (fi); elle devient alors mouillée et se prononce à peu près comme gn dans ignorance. — N. (abréviation du latin nomen, nom) indique un nom propre qu'on ignore. Comme abréviation de nom propre, N. se met pour Neptune, Napoléon, Nicolas, etc. — En Géographie, N. se met pour norri, N.-E. pour nord-est, N.-O. pour nord-ouest, N.-N.-E. pour nonl-nord-est, etc. — N. ou N.B., pour nota ou nota be/ie, s'écrit en tète d'une remarque, d'une note; N° signifie numéro, et se place devant un numéro d'ordre; N/C signifie notre compte; N.-D. veut dire Notre-Dame; N. S., Notre Seigneur. — Pris numéralement, v' chez les Grecs valait 50, et, ,v 50,000; chez les Romains, N valait 900, et N 900,000. — Sur les monnaies, N est la marque de Montpellier. — Dans les formules chimiques et minérologiques, N désigne quelquefois \'azote ou mtroaàne; Na est le sodium (Natrium); Nb, le niobium; Ni, le nickel.

NABAB (de l'arabe nabàb, plur. de nahib, lieutenant), titre de dignité dans l'Inde musulmane. Voy, le Die t. d'Hist. et de Géogr.

CfABIROPj nom indigène de YEtourneau doré.

NABLA ou NAïu.iM. Voy. Psaltémon.

NACAIRES ou nacqimires du persan nakàret), sorte de timbales. Voy. ce mot.

NACARAT (de l'espagn. nacarado, nacré), couleur entre le rouge-cerise et le rose, tirant sur le rouge de la nacre de perle. - I • I du Por<u«

gai esl un crépon ou linon très-An, teint en m dont les dames se Bervent pour se farder, après l'avoir un peu trempé dans l'eau.

NACELLE (du lat. naviccl/a, peur tutuicula). Outre son sens propre, dans lequel il désigne an bateau léger, ce mot se dit du panier suspendu an-dd'un ballon, dans lequel se placent les séronaates.

En Botanique, nacelle est synonyme de carène (Voy, ce mot). — En Conchyliologie, c'est le nom vulgaire d'une coquille, la Çrepidula formeain,

ISACIŒ (de l'espagn. naca>-, nacara; du persan

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