NARD
■sources connues se trouvent sur les bords du Tigre et de la mer Caspienne, et en Italie, au village d'Am- ■ iniano (Parmesan); on l'extrait aussi du pétrole Voy. ce mot;. Le naphte sert à l'éclairage -.c'est avec cette huile que sont éclairées les villes de Parme et de Génies. Il sert aussi à dissoudre le caoutchouc, et éloigne les insectes des étoffes de laine et des fourrures. Enfin on conserve dans l'huile de naphte des substances, comme le potassium et le sodium, qu'on veut dérober à l'action de l'oxygène de l'air. Voy. Biti me.
Les anciens chimistes ont appliqué longtemps le mot de naphte aux divers liquides d'odeur vive, volatils et inflammables. C'est ainsi que le sulfate, le nitrate et l'acétate d'éthyle étaient nommés naphte de vitriol, naphte nitreux, naphte acéteux.
NAPHTOSCHISTE ou Schiste bitumineux. Voy. Schiste.
NAPOLEON, pièce d'or qui a remplacé le louis d'or. Voy. Monnaies.
NAPOLÉON, nom donné, sous l'Empire, à la pièce d'or qui avait remplacé le louis. Voy. Louis, pens des Ebénarées et voisine des Styracées, se compose d'arbustes particuliers à l'Afrique occidentale, à feuilles simples, alternes, et d'un vert foncé; à fleurs sessiles, axillaires, d'un bleu d'azur, se réunissant quelquefois par deux ou par trois, et présentant alors l'aspect d'une double ou d'une triple couronne. — Découverte en 1787 par Palisot de Beauvois, dans le pays d'Oware, elle fut dédiée en 180.'4, à Napoléon Ier, récemment élevé au trône impérial. On l'appelle aussi Belvisiu, danom de celui qui la fit connaître. On ne la cultive que dans les serres.
NAPOLITAINE, tissu de lainelisse non foulé,teint en pièce et qui se tirait originairement de Naples. Il se fabriqua ensuite spécialement à Reims; mais la mode en est à peu près passée aujourd'hui.
NAPPE (du lat. moppa). L'usage des nappes ne remonte pas au delà du x' siècle. Les Romains ne les connaissaient pas; ils mangeaient sur des tables nues, de bois, d'ivoire ou de marbre.
On nomme nappe : en Vénerie, la peau des bêtes fauves, et surtout celle du cerf, qu'on étend par terre pour donner la curée aux chiens ; — en termes de Pêche, la partie la plus déliée d'un filet ; — les filets :t prendre des alouettes, des ortolans, etc.
NAPUS, nom latin du genre Navet. Voy. ce mot.
NAR, plante aromatique. Voy. Nvrd.
NARCÉINE (du gr. vàpxr,), un des alcalis de l'opium [C22H23Az09]. Découvert par Pelletier en 1832.
NARCISSE (du gr. vâpxurçoç], Narcissus, genre de la famille des Amaryllidées, type de la tribu des Xarcissées, renferme des plantes herbacées, à racine bulbeuse, à feuilles linéaires et canaliculées partant de cette racine, ,et à fleurs portées sur une hampe plus ou moins longue, d'où elles pendent d'un côté •seulement; elles sont enveloppées, avant leur épanouissement, d'une spathe monophylle. On connaît plus de 60 espèces de narcisses ; les plus belles sont: 1° Le N. des bois ou des pré-- (N. pseudonarcissus), vulg. Fleur de coucou, Aiault, Porion, etc., à fleurs jaunes qui paraissent aussitôt après les gelées : on le trouve eh abondance sur les coteaux et dans les bois ; il a des propriétés antispasmodiques et fébrifuges; 2° le N. à bouquet (N. tazetta), très-commun dans le midi de la France : ses fleurs réunies sur la même tige, sont jaunes et odorantes ; il y en a de simples et de doubles, et l'on cite parmi ses variétés le N. de Constantinople; 3° le JV. des poètes X. albus), dit aussi Jeannette ou Œillet de Pâques, à fleurs d'un beau blanc, dont la collerette est bordée d'un liséré rougeâtre; son odeur est un peu forte, mais très-agréable; il croît dans les prés et les bois humides du midi de la France; l\° le N. jonquille [N. junquilla), à fleurs simples ou doubles, d'un jaune très-doux et d'une odeur exquise [Voy. ios- • iiille); 5" le N. odorant (N. odorus), vulg. Grosse Jonquille, à fleurs jaunes, grandes, d'une odeur suave : cette espèce croit dans l'ouest et le midi de
la France ; on la cultive aussi dans les jardins. — Les narcisses se multiplient au moyen de leurs caleux.
NARC1SSEES. Jussieu donnait ce nom à une famille de plaines, dont on aformé en grande partie celle des Amaryllidées[ Voy.ce mot). — Aujourd'hui, le nom de Narcissées est appliqué à une tribu de la famille des Amaryllidées qui renferme le genre Narcisse.
NARCOTICO-ÀCRES. Voy. POISONS.
NARCOTINE (de narcotique), substance alcaline cristallisable, qui existe dans l'opium : elle est composée de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote [C2-H2:,Az07]. C'est à elle que l'opium doit une partie des accidents convulsifs qu'il détermine à forte dose. — Elle a été découverte en 1803 par Der
NARCOTIQUES, nap.cotisme (du gr. vafotumxéç, de vâpxr,, assoupissement). En Médecine, on appelle en général narcotiques toutes les substances qui agissent sur le système nerveux de manière à en diminuer ou à en abolir les fonctions et à déterminer cet état d'engourdissement et de stupéfaction que l'on nomme narcotisme. Ces substances, dont les principales sont l'opium et ses composés, la belladone, la jusquiame, le pavot, l'aconit, la ciguë, la mandragore, etc., produisent, suivant la dose à laquelle elles sont prises, des effets fort différents: à faible dose, c'est un simple assoupissement, une sorte de somnolence que le médecin provoque quelquefois dans un but thérapeutique ; de là les divers médicaments narcotiques employés comme calmants, le laudanum, les extraits de ciguë, de belladone, etc., et dont on ne doit faire usage qu'avec précaution ; à dose plus ou moins forte, c'est un véritable empoisonnement caractérisé par une torpeur générale, des vertiges, des nausées, le délire, les convulsions, la dilatation de la pupille, etc., empoisonnementquidevient promptement mortel si ses effets ne sont point énergiquement combattus. Pour le traitement à suivre en pareil cas, Voy. Poisons.
Il semble que le besoin des narcotiques soit inhérent à la nature humaine, puisqu'on les trouve généralement en usage par toute la terre. Les plus communément employés sont, outre le tabac et l'opium, le bétel dans l'Inde, le coca au Pérou, Yova dans les îles de la mer du Sud, etc. Voy. ces mots.
NARD, en lat. Nardus. L s anciens donnaient ce nom à un parfum qu'ils mettaient au rang des plus exquis. Le nard est plusieurs fois mentionné dans les Livres saints : c'est avec du nard que se parfume l'épouse dans le Cantique de Sa/omon (i, 11 et. iv, 13), et que, dans la maison de Simon le Lépreux, Marie Magdeleine oint les pieds de Jésus [Eut St Marc, xiv, 3). C'était aussi avec du nard qt riches romains se parfumaient les mains et le front dans leurs festins : ils lui attribuaient de nomb' propriétés médicales. On pense que les anciens tiraient le nard d'une espèce de Valériane, croissant dans les montagnes du Népaul indien.
Aujourd'hui, on appelle Nard : 1° un genre de la famille des Graminées, tribu des Hordéacées, renfermant un petit nombre d'espèces qui croissent dans les parties montagneuses de l'Europe, ainsi que dans le Caucase : l'espèce type, le N. roule (N. stricta), est un gazon de petite taille, à racine fibreuse, menue et vivace, portant des chaumes grêles, roides, de 0m,15 à 0n,,20, formant des touffes et garnis de feuilles piquantes; les fleurs, d'un vert violacé, sont réunies en épis simples unilatéraux ; — 2" une substance végétale qui nous vient des Indes et surtout de Ceylan, sous forme de petits paquets, compi usés de bouts de tiges coupées près de la racine et enveloppées dans les feuilles : c'est le Spica-nard ou Nard indien des pharmaciens ; son odeur est forte, peu agréable ; sa saveur amère. On accorde à ces deux espèces des propriétés stomachiques. — On a cru aussi reconnaître le Nard indien dans une Graminée qui croît aux Indes, VAndropogon nardus. Voy. Andhopogon*.
On nomme vulg. Nard celtique, N. de montayne ou de Crêtes la Valériane celtique ; .V. des champs,