NARVAL
NASTURTIUM.
la Valériane plia ; N. commun, N. sauvage, Y Asaret; Faux Nard, l'Ail victorial.
NARDOA, genre de Serpents du groupe des Pytlio/is. Yoy. ce mot.
AARGHILEEI (du persan nârguileh; de nârgull, noix de coco), pipe composée d'un long tuyau, d'un fourneau où brûle le tabac et d'un vase rempli d'eau parfumée à travers laquelle on aspire la fumée.
NARICA, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibrancb.es, famille des Naticidées, créé par d'Orbigny pour un certain nombre d'espèces rangées auparavant parmi lesNatices, mais qui «•n diffèrent par leur coquille striée en long, leur bouche semi-lunaire non modifiée par le retour de la spire et leur large ombilic non calleux. Les Narica vivent sur les rochers et parmi les coraux.
NARINES (d'un dimin. du lat. nares), les fosses nasales. Elles sont séparées par la cloison que forment, en arrière, la lame cthmoïdale jointe au vomer, et, en avant, le cartilage nasal. Voy. Nez.
NARRATIF (cas), cas particulier à la déclinaison arménienne. Voy. Cas.
NARRATION (du lat. narratio), récit historique, oratoire ou poétique. En Rhétorique, on nomme spécialement narration la partie d'un discours qui contient le récit des faits; elle suit l'exposition et précède la confirmation. Bossuet, Démosthène, Cicéron, excellent dans la narration. La narration oratoire diffère de la narration historique en ce que celle-ci doit exposer les faits dans toute leur vérité, tandis que la narration oratoire peut, sans altérer la vérité, présenter les faits sous le jour le plus favorable à la cause : elle doit être simple, claire, vraisemblable, intéressante et courte. Quant à la narration poétique, elle appartient tout entière à l'imagination du poète et n'est soumise h aucune règle particulière. — Dans les classes, on appelle narration un exercice qui consiste à raconter un fait de quelque intérêt. Cet exercice, qui prépare à la rhétorique, est surtout réservé à la classe de seconde. 11 existe de nombreux recueils de Narrations : les plus répandus sont : en latin, les Narrationes de Dumouchel, Goffaux, Guiard, Moncourt, Chassang (1853), etc. ; en français, lesNurrations de M. Filon et les Exercices sur la composition littéraire as M M . A not de Maizières et Évelart.
NARTHECIUM (du gr. vâpôr,?, boîte), genre de la famille des Joncacées, renferme des herbes vivaces de l'Europe et de l'Amérique du Nord ( Yoy. Joncacées). — On trouve le même nom appliqué h des genres appartenant aux Mélanthacées et aux Liliacées.
NARTUEX (du gr. vâpOï]Ç), se dit, en Architecture, du portique ouvert qui se trouve en avant de la nef dans les anciennes basiliques chrétiennes : c'était la place assignée aux catéchumènes et à certains pénitents. C'est par abus qu'on a étendu ce nom aux porches de nos églises du moyen âge.
NARVAL (de liai, nar, fou, ou de nar pour nase, nez, et vu/Il, baleine), Monodon, Narvhalus, vulg. Licorne de mer, genre de Cétacés cétodontes, de la famille des Delphinidés, renferme des animaux qui ressemblent aux marsouins par la forme de leur corps el leur tête sphérique; mais ce qui les distingue surtout, c'est qu'ils portent à l'extrémité de leur mâchoire supérieure une dent en forme de corne, droite, sillonnée en spirale et souvent longue de plus de 3°>. En réalité, les narvals ont deux défenses; mais il est rare qu'elles se développent toutes deux à la fois. La longueur totale de l'animal est de 5 à G"1; sa peau est brillante, lisse et sans écailles, de couleur fauve avec des taches noii râtres. L'agilité de ces cétacés est très-grande; ils sont voraces, se nourrissent de mollusques et de poissons, mais non de cadavres, ronime on l'a prétendu, n est également faux qu'ils se servent de
leur défense pour attaquer la haleine. Ils vivent en
troupes dans les mers polaires arctiques et Us se .servent de leur dent pour percer la glace el venir res-
pirer à la surface de l'eau. On les pèche surtout pour cette dent, qui fournit an bel ivoire. On attribuait autrefois à la dent de narval de grandes vertus médicales. Yoy. Licoahe.
NASAL 'du lat. nasalis , de nasus, nez). Fosses nasales (Yoy. Fosse). — Os nasaux, os placés audessous de l'os frontal, et qui occupent l'intervalle existant entre les apophyses montantes des deux os de la mâchoire supérieure.
En Grammaire, on appelle lettres nasales, les lettres dont la prononciation est modifiée par le nez : telles sont la consonne n, gn, et les dipbthongues ou voyelles nasales, an, ein, in, oin, un. Chez les Latins, la nasalité ou nunnation se représentait dans le corps des mots par un petit trait horizontal placé sur la voyelle (stàs pour stans),et à la fin des mots par un m (em, am pour en, an); les Espagnols la représentent par le signe (j appelé tilde (Yoy. V ; les Arabes ont également un signe pour la représenter.
NASARD (du lat. nasus), un des jeux de mutation de l'orgue, a été ainsi appelé à cause de son action sur le jeu du cornet [Voy. ce mot); ?ans le nasard, ce jeu rendrait un son analogue a celui d'une personne qui chanterait en se pinçant le nez.
NASEAU (d'un dimin. du lat. nasus), orifice extérieur des narines. Cette expression ne s'emploie guère qu'en parlant du Cheval et dos autres grands mammifères herbivores (Taureau, Buffle,
NASIQUE (du lat. nasus), Nasalis, la Guenon à long nez de Buffon, espèce de Singe du genre Semnopithèque {Voy. ce mot), remarquable, par un nez démesurément long; d'où son nom. Le Nasique vit en troupes dans les forêts de Bornéo et de la Cochirichine : on ne connaît point ses mœurs.
NASITORT, nom vulgaire du Cresson, en latin Nasturtium. Voy. ce mot.
NASOX (du lat. nasus), Naseus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Teuthyes, caractérisé par un front proéminent, muni d'un appendice osseux situé au-dessus du museau), renferme 12 espèces de la mer des Indes, dont la principale est le N. licornet [N. frontico/nis), long de de 0m,&0, à corps ovale comprimé, et de couleur gris cendré. Ce poisson abonde à Hle de France; on en fait des salaisons.
NASSAUVIACÉES (du g. -type Nassauvio), tribu de la famille des Composées, ne renferme que des espèces propres à l'Amérique méridionale.
NASSE (du lat. nassa), engin de Pèche composé d'une espèce de panier d'osier très-conique, ou de. plusieurs cônes d'osier emboîtés l'un dans l'autre, de manière que le poisson, attiré par un appât, puisse entrer facilement jusqu'au fond et ne puis! ressortir. Les nasses se placent au* fond de l'eau, chargées de pierres. L'écartement des brins d'osier doit être de 0'n,030 pour la pèche des poissons ordinaires et de 0m,015 pour les petits poissons; on peut réduire l'écartement à 0n\08 pour la pêche des ablettes (Ordonn. des 15 nov. 1S30 et 28 fév. 1
ivasse, Nassa, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pcctinibranches, famille des Muricidées : coquille turriculée, courte et ramassée; bouche ovale à bord columellaire calleux; labre épaissi en forme de bourrelet denté intérieurement; canal court, réfléchi en dessus. — Les Nasses existent à
l'état fossile dans tous les étages tertiaires ; on les trouve aujourd'hui dans toutes les mers.
NASSULE, Nassu/a, genre d'Infusoires ciliés. Voy. Im i SOIRES.
NASTURTIUM. Les anciens donnaient ce nom au Cresson alénois : il est forme de nasus tortus (nez tors), parce que, selon Pline, son goût lere 8t piquant fait froncer les ailes du ne/. — Aujourd'hui, les botanistes appellent ainsi un genre de Crucifères que l'on confond souvent avec le genre Sisymbriumr et qui comprend, outre le Cre Cresson), une quarantaine d'espèces, notamment le N. amphibium,ou Raifort d'eau, plante vivat e, a tige