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NOURRICE

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NOUYBLLETË.

ses aquatiques qui nagent habituellement sur le dos; ell's sont carnassières et très-voraces. Le type du

gem st le N. glauca, gris noir, à élytres verdâtres

et ailes blanches: il pique fortement.

NOTOI'ODES, (du gr. vôJxo:, dos, et ttoù;, irôSôç, pied), Notopodœ, tribu de Crustacés décapodes brachyures, établie par Latreille et caractérisée par 2 ou li pieds postérieurs insérés sur le dos, correspond aux Dromiens de M. Milne-Edwards. Voy. Dromie.

NOTORIÉTÉ (acte de), de notoire; acte notarié par lequel, à défaut de preuves écrites, des témoins établissent un fait comme suffisamment connu. Ces actes ne peuvent avoir lieu que pour des points de fait; on y recourt le plus souvent pour établir l'identité d'un individu, sa position dans la famille, son âge. Le Code civil (art. 70) indique les formalités à suivre pour dresser l'acte de notoriété destiné à remplacer l'acte de naissance de futurs époux.

NOTORNIS (du gr. vôtoç, sud, et ôpvtç, oiseau), genre d'Oiseaux, de l'ordre des Èchassiers macrodactyles, avait d'abord été établi pour des débris fossiles découverts dans les Terres australes ; mais depuis, le voyageur Mantella en a découvert une espèce vivante dans la Nouvelle-Zélande, le N. Mantelli, haut de 0m,f<5, à ailes très-courtes et au plumage épais d'un bleu pourpré. Cet oiseau est très-rare.

NOTOTHÉR1UM, genre de Marsupiaux fossiles, de la taille du Rhinocéros, et dont les débris ont été trouvés dans l'Australie.

ÎVOTUS, nom du vent du midi chez les Romains.

NOUE. Les Couvreurs appellent noue (du b.-lat. noca, conduit; orig. germaniq.) : 1° une tuile creuse servant à l'écoulement des eaux; 2° l'endroit où se joignent deux combles en angle rentrant ; 3° la lame de plomb placée en pente dans cet endroit.

En Agriculture, on appelle noue (du b.-lat. noa et novium) un sol gras et humide cultivé en prairie pour servir de pâturage. — Les Pêcheurs désignent sous ce nom les entrailles et le foie d'une morue.

NOUÉ (de nouer, du lat. nodare). En Botanique, ce terme plus vulgaire que scientifique, est synonyme de fécondé ; c'est en ce sens que l'on dit qu'un fruit est noué. — On emploie aussi communément le mot noué comme synonyme de rachitique, le gonflement des articulations étant un symptôme du rachitisme.

NOUET (de nouer). En Pharmacie, on nomme ainsi un morceau de linge noué, dans lequel on a mis quelque substance pour la faire infuser ou bouillir dans un liquide, afin de communiquer à ce liquide les propriétés de cette substance et de pouvoir la retirer à volonté. — On s'en sert aussi dans la Cuisine, comme quand on met un nouet de fines herbes dans une sauce pour lui donner du goût.

NOUGAT (du lat. nucatus, fait de noix), pâte solide ou demi-solide et collante, faite le plus souvent d'amandes et de caramel bien unis ensemble. On en fait aussi avec des amandes et du miel. On aromatise le nougat avec de la fleur d'oranger. C'est un mets très-fin. Le nougat blanc de Provence et le nougat à l'italienne sont les plus estimés.

NOUILLES (de l'allem. Nudel), espèce de pâte d'Allemagne faite avec de la farine et des œufs, et qui se coupe en forme de vermicelle. On en garnit quelquefois des vol-au-vent, mais plus souvent encore on les sert sous du bœuf bouilli ou sous une volaille, avec une sauce quelconque.

NOU.MÈNE (du gr. vooû|i.svov, pensé, conçu par la raison pure,voû;). Kant nomme ainsi l'objet tel que la raison pure le conçoit en lui-même, sans aucune relation avec nous: il l'oppose h phénomène, c.-à-d. à l'objet tel qu'il nous apparaît par l'expérience. Dans son système, nous ne pouvons aller au delà des phénomènes; les noumènes, inaccessibles à notre intelligence, nous restent entièrement inconnus.

NOUROU, espèce de Singe. Voy. Gibbon.

NOURRICE (du lat. nutrire). La nourrice naturelle, c'est la mère; mais il est des cas de santé, d'habitation, où l'allaitement par une nourrice étran-

gère est indispensable : tels sont surtout ceux où le lait de la mère serait insuffisant, ce qui est fort rare,

ou bien dans le cas de scrofules, ou de toute autre maladie transmissible et héréditaire; en dehors de ees conditions, le lait maternel vaudra toujours infiniment mieux pour l'enfant que celui d'une nourrice mercenaire, fùt-elle de meilleure apparence. Les qualités du lait d'une bonne nourrice sont d'être d'un beau blanc, médiocrement consistant et d'une saveur légèrement sucrée. Il est bon que la nourrice soit d'un âge moyen , qu'elle soit à son 2e ou 3' allaitement plutôt qu'au premier; enfin qu'elle nourrisse depuis moins de six mois.

L'usage des nourrices existait chez les Grecs dès les temps héroïques : la nourrice restait auprès de l'enfant qu'elle avait allaité, et, si c'était une fille, elle ne la quittait qu'au moment de son mariage. A Sparte, les nourrices étaient communes à tous les enfants et entretenues aux frais de l'État. Les Homains, comme les Athéniens, prenaient des nourrices parmi leurs esclaves ; comme eux, ils les conservaient dans la famille après l'allaitement pour accompagner et surveiller la jeune fille. — Dans le siècle dernier, J.-J. Rousseau s'éleva avec force contre les femmes du monde qui abandonnent leurs enfants à des soins mercenaires et réussit à ramener beaucoup de mères à l'accomplissement de leurs devoirs. Il est permis de croire que, par l'allaitement maternel, on évite quelquefois les accidents funestes qui peuvent survenir dans les premiers jours qui suivent l'accouchement. Voy. Allaitement.

Il existe à Paris, depuis 1769, un Bureau des nourrices qui dépend de l'administration des hôpitaux. Ce bureau ne fournit pas de nourrices sur lieu.

NOURRITURE. Voy. Aliments et Diète.

NOUVEAU-NÉ. Voy. Enfant, Accouchement, Allaitement, Nourrice, etc.

NOUVEAUTÉS (du lat. novellitas). On appelle marchand de nouveautés, celui qui vend des étoffes nouvelles ou des livres nouveaux ; magasin de nouveautés, un magasin où l'on vend toutes sortes d'objets de toilette et de fantaisie, en soieries, lingerie, passementerie, mercerie, etc. Ces magasins ont pris depuis quelque temps dans les grandes villes une extension considérable, et sont devenus de véritables bazars. Voy. ce mot.

NOUVEL AN. Voy. Année et Étrennes.

NOUVELLE (du lat. novella, s.-ent. res, chose nouvelle) , composition littéraire qui tient le milieu entre le conte et le roman, paraît être née du fabliau {Voy. ce mot), au commencement du xme siècle. Dès le xive siècle, Boccace publia une série de nouvelles sous le titre de Décaméron : c'est le chef-d'œuvre du genre. Il a eu une foule d'imitateurs en Italie et en France : les plus connus sont Giov. Fiorentino, Pulci, Machiavel, Luigi da Porto, Bandello, Casti, en Italie; et en France l'auteur des Cent Nouvelles nouvelles (sous Louis XI), Marguerite de Valois, reine de Navarre, auteur de VHeptaméron, Bonaventure des Périers, Scarron, Marmontel, Arnaud de Baculard, Restif de la Bretonne, Florian, Boufflers, Mmede Genlis, Bouilly, Mme de Montolieu, Mme Guizot, Ch. Nodier, Alfred et Paul de Musset, Saintine, Mérimée, etc. A l'étranger, on peut citer l'Espagnol Cervantes; les Anglais Chaucer, Dryden, Prior; les Allemands Wieland, Gœthe, Tieck, H. Kleist, Hoffmann ; les Américains Washington Irving, Edgar Poë, etc. Voy. Conte et Roman.

On a appelé Nouvelles ù la main, une espèce de journal manuscrit ou clandestinement imprimé, qui était destiné à faire circuler les nouvelles dont la censure ne permettait pas la publication. L'usacre de ces bulletins date de la fin de la Fronde; il en a circulé jusqu'en 1787. — De nos jours plusieurs petits journaux ont donné ce titre à la partie de leur journal qui renfermait les anecdotes du jour.

NOUVELLETÉ (du lat. novellitas) , ancienne expression de Jurisprudence, par laquelle on désignait

NT) Y Al'.

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