NUAGE
Toutes ou dans les vergers à distance des autres arbres. Parmi les variétés du Noyer commun, on remarque surtout le N. jaune (J. maxima), dont le fruit égale en grosseur "un œuf de dinde; le JV. à coque tendre ou de Mars (J. tenera), dont le fruit est appelé noix mésange, parce que ces oiseaux peuvent le percer avec leur bec; le N. de la St-Jean ou de mai
ÎJ. serotina), à floraison tardive ; enfin le N. lacinié J. lielerophylla), curieux par ses feuilles laciniées. — Lg Noyer noir (J. nigra), originaire de l'Amérique du Nord, atteint de 20 à 25m de hauteur. Le cœur de l'arbre est violet, et devient noir en vieillissant; les vers ne l'attaquent pas. On l'emploie aux mêmes usages que le noyer commun. Parmi ses variétés, on remarque le N. cendré (J. cinerea), de la Louisiane, ainsi nommé de la couleur de son fruit, et le N. pacnnier (J. olivœformis), qui produit des fruits oblongs presque cylindriques.
On nomme : Noyer de Ceylan ondes Indes,la. Carmantine ou Justicie; N. de la Jamaïque, le Sablier; N. du Japon, le Ginkgo ou Arbre aux quarante écus.
NU (du lat. nudus), se dit, en Botanique, d'une partie quelconque privée des appendices qui l'accompagnent souvent ou ordinairement. On admettait autrefois des graines nues; on sait aujourd'hui que celles qui semblent l'être n'ont cette apparence qu'à cause de leur soudure intime avec le péricarpe.
nu (le), se dit, en Peinture et en Sculpture, des figures ou des parties de figures qui ne sont pas drapées, ou des parties que les draperies recouvrent, mais sans empêcher de voir les formes.
En Architecture, le nu d'un mur est la partie du mur qui est plane, où il n'y a point de ressaut d'ornements qui excèdent.
.\UAGE (de nue, du lat. nubes). Les nuages sont des amas de vapeur d'eau condensée qui se maintiennent suspendus dans l'atmosphère en affectant les formes les plus diverses et qui, quelquefois presque immobiles, sont d'autres fois emportés avec rapidité par les vents. Ils se partagent en plusieurs espèces: les cirrus, qui ont la forme de pinceaux ou de filets déliés et transparents'; les stratus, formés d'amas disposés en couches parallèles ; les cumulus, qui présentent des niasses accumulées les unes sur les autres et arrondies à la partie supérieure, mais planes à la base ; 1 s nimbus ou nuées, qui voilent le ciel sous leur masse étendue, et ne présentent aucune division apparente. Toutefois la distinction est loin d'être tranchée entre ces différentes espèces de nuages; c'est ainsi que certains nuages sont appelés cirro-stratus, cumulo-slratus ou strato-cumulus, etc. — La hauteur des nuages est très-variable : dans les pays de montagnes il arrive souvent que l'on aperçoit des nuages au-dessous de soi; les brouillards un peu étendus sont de vrais nuages qui rasent le sol. D'autres fois cette hauteur est considérable : dans sa célèbre ascension aérostatique où il s'est élevé à plus de 7000m, Gay-Lussac voyait au-dessus de lui des nuages, à une hauteur qu'il évaluait à 5000m.
Les nuages se produisent dans des circonstances très-diverses. Tantôt les vapeurs, qui se forment à la surface de la terre, s'élèvent dans l'air par leur force expansive et leur légèreté spécifique, ou sont transportées parles courants ascendants de l'atmosphère, jusque dans des régions où la température est trop froide pour qu'elles puissent s'y maintenir à l'état aériforme : c'est à cette cause que sont dus généralement les nuages les plus légers. D'autres fois la vapeur suspendue dans l'atmosphère est refroidie et condensée sur place : ainsi, après une journée chaude, l'air se refroidit le soir et l'horizon se couvre de nuages qui, s'ils ne disparaissent pas le matin au lever du soleil, peuvent devenir des nuages orageux. De même encore, autour des pics élevés, il se forme sans cesse des nuages, parce que l'air humide se refroidit à leur contact et laisse condenser la vapeur dont il était chargé. Les nuages épais, les nuées, reconnaissent une origine différente. D'après Hutton,
ils résultent de la rencontre de deux courants d'air humide de températures différentes : on conçoit en effet que la force élastique maximum de la vapeur d'eau décroissant plus vite que la température, si les deux courants sont à saturation, ou même seulement très-humides, leur mélange sera incapable de garder à l'état aériforme toute la vapeur qu'ils contenaient séparément; c'est ce qui arrive l'été, dans nos climats, quand vient à souffler fv vent du midi. Souvent aussi les nuages épais sont dus à une autre cause signalée par M. Babinet : lorsqu'un courant d'air humide rencontre dans sa marche un obstacle quë^onque, comme une montagne ou même simplement la déclivité des continents, sa vitesse se trouve ralentie et il fait obstacle aux masses d'air qui le suivent; celles-ci s'élèvent donc dans l'atmosphère, et trouvant une pression moindre, elles s'y dilatent; de cette dilatation résulte un refroidissement qui produit la condensation subite de la vapeur et donne naissance à des nuages plus ou moins épais: c'est à cette cause que sont dus les nuages que nous amènent les vents d'ouest. — Souvent les nuages forment plusieurs couciies superposées. Cela résulte de ce que, lorsqu'un nuage s'est formé, les gouttelettes de sa partiesupérieure s'échauffent sous l'action des rayons solaires et repassent à l'état de vapeur. Ces vapeurs, en vertu de leur légèreté spécifique, s'élèvent à une hauteur plus grande où elles se condensent de nouveau, en donnant une seconde couche de nuages qui pourra parfois elle-même en donner une troisième.
On s'est demandé comment les nuages peuvent se soutenir dans l'air, bien que les gouttes d'eau qui les forment aient un poids spécifique supérieur à celui de l'air. Jusqu'à ces derniers temps on admettait que les nuages étaient formés, non de gouttelettes pleines, mais de vésicules très-ténues analogues à des bulles de savon : selon Fresnel, ces vésicules échauffées par le soleil deviendraient de petites montgolfières de densité moyenne inférieure à celle de l'air, et de là leur ascension et leur suspension dans l'atmosphère. Mais l'observation n'a fait rien reconnaître qui puisse justifier cette théorie, et d'ailleurs elle est complètement inutile. Les molécules d'eau qui composent les nuages restent suspendues dans l'atmosphère à la manière de la fumée, ou de la poussière soulevée par le vent, ou bien encore de ces cendres que les volcans émettent dans leurs éruptions et que les vents transportent souvent à de très-grandes distances. — Lorsque les gouttelettes d'eau qui composent les nuages viennent, pour une cause quelconque, à se fondre en gouttelettes plus grosses, l'air devient incapable de les soutenir et elles tombent alors sur la terre en donnant ce qu'on appelle \& pluie. Voy. ce mot.
Tous les nuages sont chargés d'électricité, parce que la condensation brusque de la vapeur d'eau est une source puissante du fluide électrique. Cependant les nuages ne deviennent orageux que lorsque la tension électrique y devient considérable. Le paratonnerre sert à préserver les bâtiments de la décharge électrique des nuages orageux ( Voy. Paratonnehre). — La plupart des nuages orageux sont chargés de grêle ( \'oy. ce mot). D'autres nuages sonteomposés, non de gouttelettes liquides, mais de neige, parce qu'ils se forment à une température assez basse pour que la vapeur passe directement de l'état aériforme à l'état solide. Il arrive alors souvent que cette neige fond avant d'arriver à la surface du sol, en sorte que le même nuage donne de la pluie dans la plaine et de la neige sur la montagne.
Consulter : Pouillet, Traité de physique et de météorologie; Daguin, Traité élémentaire dephysique; Kœmtz, Météorologie, et Babinet, Lectures sur les sciences d'observation.
nlage. Phr analogie, on a donné, en Médecine, le nom de ?iuages aux flocons que l'on observe quelquefois un peu au-dessous de la surface de l'urine qu'on a laissée reposer dans un vase; on appelle nuage
NUDICOLLES.
NUMERAL.
inférieur ou énéorème les flocons en suspension vers le milieu et le tiers inférieur du liquide. — On a aussi nommé nuage, le nèphélion. Voy. ce mot.
NUAISON (de une), terme de Marine. On nomme ainsi la durée du même vent ou du même temps.
NUANCE 'comme muance), chacun des d différents par lesquels peut passer une couleur, en conservant le nom qui la distingue des autres, la fusion presque insensible et habilement mi des tons différents d'une môme couleur, depuis le plus sombre jusqu'au plus clair. Voy. Coclei R.
NUBÉCULE (du lat. unbecula). Voy. FfÉi iiélion.
NUBILITÉ (du lat. nubilis), aptitude au nui Elle se manifeste par l'accroissement de tous les organes convenables a la reproduction d'enfants bien constitués. Elle arrive plus tôt chez la fenur.e que chez l'homme. La nubilité paraît être complète dans les climats du nord de l'Europe chez la femme de 18 à 22 ans, chez l'homme de 25 à 26. Dans les climats du midi, elle arrive de 15 à 19 ans chez la femme et de 10 à 2.'i chez l'homme. — La puberté, avec laquelle on confond souvent [itiubilité, arrive beaucoup plus tôt. La puberté est l'apparition de la faculté procréatrice ; la nubilité est son état de plénitude. Le Droit français a fixé l'âge de la puberté à 1* ans pour les garçons, à 12 ans pour les filles.
NL'CELLE (du lat. nucella,de nu.r),sedit, en Botanique, du corps celluleux qui occupe le centre de l'ovule végétal, quand il commence à se développer.
NUCIFBAGA, oiseau. Voy. Casse-noix.
NUCLÉOBBANCHES (du lat. nucleus, noyau, et de branchies), Ge ordre de la classe des Mollusques gastéropodes. Ils sont munis d'un pied en forme de nageoire ; leurs branchies externes et pectinées sont prutégées par une coquille rudimentaire mince, fragile, transparente, symétrique ou non, et généralement comprimée. — Principales familles, les Firolidées et les Atlaniidées.
NUCLÉOL1TE, genre d'Échinodermes échinoidés, type de la famille desNucléolitidées : forme subcarrée ; anus supérieur, logé ou non dans un sillon, bouche pentagonale, non étoiléc, sans bourrelets ; ambulacres pétaloïdes. — On trouve les Nucléolites à l'état fossile depuis l'étage bajocien. On en connaît une espèce vivante dans les mers australes.
NUCLEUS, nucléole, nlclle (du lat. nucleus, noyau). Voy. Cellule, Noyau, etc.
NUCULA1NE, se dit, en Botanique, d'un fruit charnu, renfermant plusieurs petits noyaux appelés nucules ou osselets (Sureau, Lierre, etc.) Quelquefois les nucules, qui représentent chacune un carpelle, se réunissent pour former un noyau unique à plusieurs loges (Cornouiller, etc.).
NUCULE, Nucula, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Arcacidées, ou, selon d'autres, type delà famille des Nuculidées : coquille nacrée intérieurement, transverse, ovale, équivalve; dents cardinales rangées sur une ligne brisée. Les Nucules sont de petite taille et se trouvent dans toutes les mers ; les espèces fossiles sont très-nombreuses dans les terrains secondaires et tertiaires.
NUCULINEj Nuculina, genre de Mollusques acéphales fossiles, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des arcacidées. Les Nuculines se distinguent des Nucules par leur charnière formée d'un grand nombre de dents disposées sur une seule et d'une dent anale, analogue a celle des Bu- Cardes. Elles appartiennent à l'étage parisien.
NUD1BRANCHES, 5* ordiv de la classe des Mollusqu >des, se compose d'espèces marines,
hermaphrodites, caractérisées par la position des nu sur le dos , el par l'absence de coquille ei de cavité pulmonaire.. — l cet ordre appartiennent les genres : Doris, Bolide, Tritonie, btaucus", l'hy/lidie, etc.
NUDICOLLES ^c.-à-d., h col nu), tribu dlilSOCtes, de l'ordre des Hémiptères bétéroptères, famille.
des Géocorises, d'après la classification deLatreille. Genres .
NUDIPÈDES , famille d'Oi- l'ordre des
Gallinacés, comprend, d'après Vieilli t, les es] qui ont le bas des jambes dégarni de plume: D / , Faisan, Coq, Pintade, Perdrix, etc.).
NUÉE. Voy. Ni igb.
NUE-PBOPBIÉTÉ, en Droit. Voy. Propriété.
NUIT fdu lat. nox, noctis), temps durant lequel le soleil reste sous l'horizon d'un lieu. Comni • la terre est ronde, la nuit n'a pa> lieu en même i pour tous les points de la terri' : ainsi, lorsqu'il fait nuit en Europe, il est jour pour les peuples d céanie situés dans une position presque diamétralement opposée. Sous l'équateur, les nuits son' les aux jours; ce qui, pour les autres points du globe, n'arrive que le jour des équinoxe mot). Les anciens Gaulois et Germain-, h- il et encore aujourd'hui les Arabes, divisaient le temps non par jours, mais par nuits.
Les anciens avaient fait de la Nuit une di mère du Sommeil, des Songes, de la Mort; elle avait des temples chez les Grecs : on lui sacrifiait des brebis noires. Le hibou lui était cotisai
On ne peut faire aucune signification, ni aucune exécution pendant la nuit; on ne peut pénétrer la nuit dans le domicile des citoyens (excepté dans les lieux publics), si ce n'est en cas d'incendie, d'inondation ou de réclamation venue de l'intérieur. La nuit est une circonstance aggravante du v pén., art. 381).
NULLES. Voy. Cryptographie.
M'LLITÉ (de nul). En Droit, la nullité est l'inefficacité dont un acte est frappé comme contrevenant à un commandement ou à une défense ,1e la loi. La nullité est : 1° textuelle ou virtuel/ . vant qu'elle résulte d'une disposition formel! la loi, ou implicitement de la nature de d'ordre pubtte on d'intérêt privé; 3° absolue lut ire, suivant qu'elle peut être demandée par toute personne ou par certaines personnes seulement dans l'intérêt de qui elle est édictée (dans ce dernier cas, on dit quelquefois qu'il y a anmUabUUé). Il faut distinguer de la nullité : 1° la rescision, qui a lieu quand un acte valable en soi contient une lésion pour un des contractants; 2° la résolution, qui a lieu quandunactevalablecessed'avoireffet, comme s'il n'avait jamais existé, par suite de certaines circonstances ultérieures; 3° la révocation, qui a lieu quand l'inefficacité de l'acte est demandée par d'autres personnes que les contractants. — Voir les ouvrages spéciaux de Perrin, Biret, Solon, etc. P . aussi Lésion, Rescision, Bésolution, Révocation.
NUMEN1US, nom latin scientifique du Courlien.
NUMÉRAIRE (du lat. numerare, compter). On appelle ainsi, par opposition au juipivr-monnaie, la masse des espèces monnayées en circulation. Le numéraire a besoin d'être dans une certaine proportion avec la richesse, l'industrie et le commerce d'un pays, pour ne pas entraver la circulation i u l'échange des produits et des opérations, qui se réduisent, en définitive, à des valeurs que le numéraire représente. — Les documents administratifs sur la fabrication, la refonte, les pertes et l'usure des pièces ne sont pasasseï explicites pour qu'on sache au juste quelle est la quantité de nom* qui se trouve en circulation ou qui reste entre les mains des détenteurs; tous les chiffres cités par les publicistes peuvent être révoqués en doute. Ou emploie d'ailleurs aujourd'hui beaucoup de si r iprésentatifsdu numéraire: billets . billets
il ordre, mandats, lettres de change, choques, etc. Voy. en.' 1 1 m ion, Crédit, Cbahm , •■ aussi .Mtr. iimiii System ■
NUMERAL [du lat. numeroUs). On di>ti les substantifs numéraux ou Numération el les adjectifs numéraux, les n
diquanl la quantité des personnes et des chose-
NUMÉRATION
NUMKHU.
1er ordre, unité simple.
2e ordie, dizaine.
3» ordre, centaine.
4e ordre, mille.
5e ordre, dizaine de mille.
jectifs cardinaux), un, deux, frais, dtx, vingt, cent, etc.; les autres, indiquant l'ordre et le rang {A, ordinaux), premier, second, troisième, dixième, vingtième, centième, etc.
Lettres numérales. Voy. Chiffres.
Vers numéraux. Voy. Chronogramme.
NUMÉRATEUR (du lat. numéral or), celui des deux termes d'une fraction qui indique de combien dje parties égales de l'unité cette fraction est composée Voy. Fraction.
NUMERATION (du lat. numeratio), partie de l'Arithmétique qui s'occupe de nommer tous les nombres usuels avec un petit nombre de mots simples (.Y. parlée), ou de les écrire avec un petit nombre de caractères ou chiffres (N. écrite). La numération est la numération décimale. Voy. Décimal (Système).
Numération parlée. On a désigné d'abord les neuf premiers nombres par les noms simples, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf. Le nombre suivant a reçu aussi un nom simple, dix ou dizaine ; mais en même temps on l'a considéré comme une nouvelle espèce d'unités. La collection de dix dizaines a formé de même une nouvelle espèce d'unités, appelée centaine; la collection de dix centaines, le mille, etc. On a obtenu ainsi les unités dont les noms suivent et dont chacune vaut dix fois la précédente :
| G° ordre, centaine de mille. 7e ordre, million.
8" ordre, dizaine de millions.
9e ordre, centaine.de millions.
lUe ordre, billion, etc.
L noms de ces unités et ceux des neuf premiers nombres suffisent pour nommer tous les nombres. En effet, un nombre quelque grand qu'il soit peut toujours être partagé en unités simples, dizaines, centaines, mille..., chaque groupe contenant moins de dix unités de l'ordre correspondant, car s'il y avait dans un groupe plus de dix unités, elles formeraient une on plusieurs unités de l'ordre supérieur qui se reporteraient sur le groupe suivant. Or, c'est en énonçant à la suite les uns dès autres les nombres d'unités de chaque groupe , à commencer par l'ordre le plus élevé , que l'on forme le nom composé d'un nombre donné quel qu'il suit. Ainsi un nombre est parfaitement nommé si l'on dit qu'il renferme : six mille, trois centaines, sept dizaines et trois unités. — Cette règle subit dans la pratique quelques modifications. Ainsi au lieu de dire : une dizaine, deux dizaines, trois dizaines,... neuf dizaines, l'usage a prévalu de dire : dix, vingt, trente, quarante,... quatre-vingt-dix; d'autre part, au lieu de dire : dix-un, dix-deux,... dix-six, on dit : onze, douze, treize, quatorze, quinze et seize. D'après cela, le nombre précédent s'énonce : six mille trois cent soixante-treize. — Ordres ternaires : on voit par le tableau ci-dessus qu'à partir de mille, celles des unités décimales qui reçoivent des noms simples ne se présentent plus que de trois en trois, en sorte qu'il y a des dizaines et&escentaines de mille, des dizaines et des centaines de millions, etc., comme il y a des dizaines et des centaines d'unités simples. Ces unités, en y comprenant le mille luimême et l'unité simple, ont reçu le nom d'unités des ordres ternaires. Ce sont : 1° l'unité simple, 2° le mille, 3° le million, 4" le billion, 5° le trillion, etc. Chacune d'elles vaut mille fois la précédente ; cette considération, secondaire dans la numération parlée, joue un rôle important dans la numération écrite.
Numération écrite. Les caractères ou chiffres employés dans la numération écrite sont au nombre de dix : l, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 0. Les neuf premiers représentent respectivement les neuf premiers nombres; le dernier, le zéro, n'a pas de valeur par luimême, et sert simplement à tenir dans un nombre la place des unités qui manquent. Pour écrire tous les nombres avec ces dix chiffres on s'appuie sur cette convention fondamentale que : Tout chiffre placé à
la gauche d'un autre exprime des unités dix fois plus fortes. 11 en résolu' (pie, le chiffre placé au premier rang ;'i droite exprimant des unités simple-, le chiffre du second rang exprimera des dizaines, celui du troisième rang des centaines, etc., et qu'en un mot le rang d'un chiffre marque toujours l'ordre des unités qu'il exprime. Cela posé, on distingue deux cas dans l'écriture d'un nombre sous la dictée. 1er cas : le nombre donné est moindre que mille. On écrit successivement en allant de gauche » droite, le chiffre des centaines, celui des dizaines, et celui
des mules, en mettant des zéros a la pince de celles de ces unités qui tiendraient à manquer. Ainsi le nombre : deux cent quarante-sept, s'écrit 247; le nombre huit cent six s écrit 806. 2e' cas : le nombre proposé est plus grand que mille. On écrit successivement, en allant de gauche à droite et en commençant par l'ordre le plus élevé, les nombres moindres que mille, qui représentent chaque ordre ternaire en ayall soin, si quelqu'un de ces nombres a moins de trois c/ii/fres, de le faire précéder d'assez de zéros pour ha donner trou chiffres. Ainsi le nombre 346 millions 827 mille 239 unités, s'écrit 346827239; le nombre 524 millions 7 mille 38 unités, s'écrit 524007038. — Les règles pour la lecture. d'un nombre écrit sont la conséquence des règles pour l'écriture d'un nombre sous la dictée. 1er cas : le nombre à lire n'a pas plus de trois chiffres. On lit successivement chacun des chiffres du nombre, à partir de la droite, en disant l'espèce d'unités que chacun d'eux représente et en employant s'il y a lieu les irrégularités de langage consacrées par l'usage. Ainsi le nombre 537 s'énonce cinq cent trente-sept. 2e cas : le nombre a plus de trois chiffres. On part âge le nombre proposé en tranches de trois chiffres ci partir de la droite, afin d'y mettre en évidence les unités des différents ordres ternaires; commençant alors par la gauche, on énonce chaque tranche comme si elle était seule, en mettant à la suite le nom de l'ordre ternaire correspondant. Ainsi pour lire le nombre 86437025, on le partage d'abord comme il suit 86.437.625 et on ''énonce : quatre-vingt-six millions, quatre cent trente-sept mille, six cent vingtcinq unités.
Différents systèmes de numération. — Outre le système de numération qui vient d'être exposé, on peut concevoir autant de systèmes de numération qu'il peut exister de rapports entre les unités de chaque ordre et celles de l'ordre immédiatement inférieur.
— Le système duodécimal est celui où chaque unité vaut 12 fois l'unité immédiatement inférieure et où les nombres s'écrivent à l'aide de 12 chiffres. — Dans le système quaternaire, chaque unité vaut 4 fois l'unité immédiatement inférieure, elles nombres s'écrivent tous avec 4 chiffres, etc. — Il existe des méthodes exposées dans les traités d'Arithmétique, pour passer d'un nombre, écrit uans le système décimal, à ce même nombre écrit dans un autre système quelconque, et réciproquement. — Malgré les avantages que pourraient avoir quelques-uns de ces systèmes, et notamment le système duodécimal, à cause du nombre des diviseurs de sa base, ils ont tous l'immense inconvénient d'être en désaccord avec le langage vulgaire, lequel est en harmonie avec la numération décimale.
NUMÉRO, numérotage (du lat. numerus). On appelle numéro tout chiffre qui sert à indiquer la place d'un objet parmi d'autres objets. Ainsi, on numérote les pages d'un livre, les articles d'un code; les maisons d'une ville ; les régiments d'une armée, etc., etc.
— Les Manufacturiers se servent de numéros pour désigner la grosseur, la largeur, la longueur et la qualité de certaines marchandises. Les épingles des numéros 3, 4, 5 sont les plus petites de toutes. Les fils de lin et de coton sont soumis à un numérotage uniforme (Loi du 1er juillet 1829).
Des machines ingénieuses, dites numéroteurs, ont été imaginées pour le numérotage des billets de ban-