NUTRITION
que, des actions de chemin de fer, des coupons d'emprunt, etc. Nous citerons, entre autres : les presses Bramah et Derriey, employées par la Banque d'Angleterre et par la Banque de France, ainsi que les numéroteurs Trouillet et Lecoq.
NUMIDA, nom lat. scientifique de la Pintade.
NUMISMATIQUE (du gr. vé|ii(T|MC, monnaie), science qui traite de la description, du classement et de l'explication des monnaies, médailles et autres pièces de quelque métal que ce soit ( Voy. Meuaili.es et Monnaies). C'est depuis le xvic siècle seulement que cette science a pris un développement remarquable. En 1514 et 1516, à Paris, et en 1522, a Venise, parut le traité De usse de Budée. Au siècle suivant, Sp&riheim,d&as&mDïs8ertationeadeprcestantiaetiisu numismatum antiquorum (Paris, 1671 ; Lond.,1706), pleines de remarques très-avancées pour le temps, éleva la numismatique à la hauteur d'une science véritable. Aujourd'hui, cette science est devenue indispensable pour la connaissance de la géographie antique, de l'histoire, de la mythologie, de la paléographie, des poids et mesures, de l'iconographie. Elle enseigne le nom d'un grand nombre de villes et de rois, tels que ceux des Arvernes, des Bretons, du Bosphore, de la Characène, de la Nuoatène, de Byblos, de l'Ethiopie, qui n'étaient pas connus d'ailleurs. L'existence de plusieurs personnages romains des familles impériales (p. ex. Plantiana, Orbiana, Paulina, Marinus, Otacilia Severa, Pacahenus, Etruscilla, Manniano., etc.), ne nous a. été révélée que par les médailles. La numismatique a été fructueusement employée par Visconti et Mongez dans leurs Iconographies grecque et romaine (1811-29;. La. fin du xvme siècle et le commencement du xixe virent paraître deux ouvrages importants pour la numismatique : celui d'Eckhel, Doctrinal nummorum veterinn ^Venise, 1792-98), ">,t celui de Mionnet, Description des médailles antiques (Paris, 1806-37). La numismatique, tant antique que moderne, a été de nos jours l'objet d'un si grand nombre d'ouvrages et de monographies qu'il serait impossible de citer même les plus importants; nous signalerons seulement les remarquables travaux de MM. de Saulcy, La Saussaye.de Longpérier, Ch.Lenormant, Le.' . yel,Mommsen, Borghesi, Cavedoni, Florez, H. Cohen, etc., etc. Voy. Glyptique.
Entre autres manuels de numismatique d'un usage pral i'iue, on peut citer : La science îles médailles, par Job irt et Bimard de la Bastie (1739), dont il existe des traductions allemande et espagnole; le Traitéélémentaire de numismatique, traduit en franc, d'après Eckhel (1825) par Gérard-Jacob Kolb, et en italien par Caronni et le P. Garrucci; le Manuel de numismatique d'Hennin (1830), les Manuels (en anglais) de Pinkerton et d'Akerman,le Manuel (en allemand) de \\ erlhof; Les Manuels de numismatique ancienne et de numismatique moderne, (1854) de M. Anatole Barthélémy. — Rasche, après Gusseme (1773-1777), a donné un Lexiconuniversale reinummariai(n&5-9a). Lipsius, après Christian Hirsch et Banduri, a publié une Bibliot/ieca nummaria, livre continué par M. Leitzmann. Le mouvement actuel de la science est représenté principalement par la Revue numismatique, créée en 1833 et qui se publie à Paris.
NUMME, en lat. ninninns, nom générique de toutes les monnaies chez les Romains', el en particulier de la monnaie d'or (Voy. Àureus). Le numme d'argent était le denier; le numme de cuivre, l'os ou le sesterce. Voy. ces mots.
NUMMULAIRE, plante. Voy. Lysimai ini .
NUMMULITE (du lat. nummus), genre de Foraminifères, de l'ordre des Hélicostègues : coquille lenticulaire à tours embrassants, formée de disposées en spirale, et pourvue d'uni' ouverture en forme de fonte transversale souvent masquée. Les Nummulites sont toutes fossiles el appartiennent aux étages Buessonien et parisien -, M . Buvignier affirme toutefois en a\oir trouvé dans les calcaires à astar'
tés de l'étage kimméridien. — On donne le nom de terrain nummulitique h. des couches puissantes pétries de nummulites, qu'on observe dans le midi de la France, et qui sont rapportées à différents étages tertiaires.
NUNCUPATION (du lat. nuncupaiio). Voy. 1 1 -
TAMENT.
NUNDIXALES (LETTRES), du lat. iiuuiliniilis; lettres en usage dans le calendrier romain pour marquer les jours de marché [nundinœ, de nona dies, 91 jour). Ces lettres, au nombre de 8 (A, B, C, 1), E, F, G, H), étaient écrites en colonne et répétées successivement depuis le premier jusqu'au dernier jour de l'année, comme nos lettres dominicales. A par exemple se trouvant être la lettre nundinale d'une année où les nundines tombaient le 1er janvier, la lettre nundinale de l'année suivante aurait été D, parce que, comme l'année romaine a 3G5 jours, c'est-à-dire 45 fois 8 nundines, plus 5 jours, et que la dernière tombe par suite 5 jours avant la fin de l'année, il faut, pour atteindre l'autre nundine, aller dans l'année suivante jusqu'au Z|e jour, qui est marqué de la lettre D, et de même pour les autres lettres.
NTJNNATION, son nasal. Voy. Nasal.
NUPI1AK, SSuphar, genre de la famille des N phéacées, détaché du genre Nénuphar, renfe ou 6 espèces, dont la principale est le Nupfu 1 étangs ou Lis jaune (hymphœa lutea), plante 1 mune dans les rivières à cours lent, dans le-* ' stagnantes, etc. Ses feuilles, longuement péti 1 cordiformes, s'élèvent à la surface des eaux, Stparaisi -sent comme de petits îlots flottants, émaillés de f. d'un jaune d'or. Voy. Nénuphar.
NUQUE (du néeri. noche, colonne vertébrale), en latin cervix, partie postérieure du cou, située in diatement au-dessous de l'occiput. Dans le traitement des maladies de la tète, elle est souvent le siège de vésicatoires et de sétons.
NURAGIIES, constructions antiques particulières à la Sardaigne : ce sont des monuments coniques, de 30™ de diamètre et de 161" de haut, formés de blocs d'un mètre cube, assemblés sans chu ■■m. Les nuraghes p; tre des tombeaux {Voy. Mégalithi-
ques [monuments],. Voir V de la Mai mura, IN sur les nuraghes (Paris, 1826).
MUTATION (du lat. nutatio). Ou appelle ainsi, i Astronomie, une sorte d'oscillation de l'axe ter par l'effet de laquelle le plan de l'équateur se rapproche et s'éloigne alternativement du plan de IVcliptique. Par suite, l'axe terrestre au lieu de décrire, en vertu de la précession des éçfuinoxes, un cône de 23° 28' d'ouVerture dans l'espace de 2G000 ans, décrit dans l'espace de 18 ans \, un cène elliptique d et 6",87 d'ouverture maximum et minimum autour d'une droite qui décrirait elle-même en 26000 an> le cône précédent. Ce phénomène résulte de ce que la terre n'étant pas rigoureusement sphérique, l'a tion combinée du soleil et de la lune varie a.
positions de ces deux astres par rapport à la terre. La notât ion à été signalée la r° fois par Bradlev e
En Botanique, on nomme ainsi la faculté qu'on! certaines fleurs de suivre le mouvement apparent du soleil. Voy. Tournesol el Béliotropb.
Les Médecins appellent natation ou branb de trie l'oscillation habituelle de la
NUTRITION (du lat. nutritio). En Pin mot désigno l'ensemble des actes ou des foi par lesquels les tissus sont mis on rapport avec la matière réparatrice, introduite comme aliment l'organisme, à savoir, chex l'homme : la préht des aliments, la mastication, la déglutit imn, ['absorption, l'élaboration par excrétion <■■ piration, la circulation, enfin iass m lotion par li différents tissus Voy. ces mots). —Dans un sens plus général, le mol nutrition désigne one propriété élémentaire des corps organisés, la propriété vitale par excellence. Bile es! caractérisée par le double mouvement d'entrée et de sorti", do combinaison et de
NYCTICÈUE.
NYSSA.
décombinaison, dont cha(|iie élément anatomique est
le siège. C'est ce double courant que Cuvier appelait
le tourbillon vital. Les éléments anatomiques ont
donc : 1° la propriété de se combiner incessamment
avec les substances qui pénètrent en eux par endos-
. c'est l'assimilation ( Voy. ce mot); 2" la faculté
n donner après décombinaison des principes qui
en sortent par exosmose; c'est la dèsassvmilation.
I , niée de nutrition dans un tissu entraîne la gan-
la nécrose, Y ulcération. Voy. ces mots.
Dans les végétaux les faits généraux de la nutrition *ont les mêmes : le mode d'accomplissement seul diffère.
KYCTAGE (du gr. vûÇ, vuxtô;, nuit), Ngctago, Mirabilis ja/appa de Linné, vulg. Belle-de-nuit, genre type de la famille des Ny et agîmes, renferme des plantes exotiques herbacées, à feuilles opposées ou alternes; à fleurs éphémères, colorées, qui ne s'épanouissent qu'après le coucher du soleil.
MYCTAGINEES (du g.-type Nyctago), famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, renferme des plantes herbacées, des arbustes ou même des arbres, à feuilles simples, opposées ou alternes ; à fleurs axillaires ou terminales, réunies dans un involucre commun, ou ayant chacune un involucre propre et caliciforme : calice monosépale, souvent tubuleux ; limbe divisé en lobes plissés ; de 5 à 10 étamines ; ovaire à une seule loge. Le fruit est un akène recouvert en partie par la base du calice. — Principaux genres : Nyctago, Boerhavia, ainvillea, Pisània, etc.
WCTALOPIE (du gr. wxxoO.wTrt'a), maladie de l'œil caractérisée par la faculté qu'a le malade de di-tinguer les objets à une faible lumière ou pendant la nuit, tandis qu'il ne peut exercer la vision pendant le jour. Cette affection est, en général, symptomatique de toutes les maladies dans lesquelles la vision ne peut avoir lieu sans dilatation considérable de la pupille, p. ex. de la cataracte commençante, de certains cas de taie centrale, etc. Elle dépend aussi de la sensibilité exagérée de l'iris ou de la rétine, qui amène un resserrement de la pupille. La durée, la marche et le traitement de cette affection varient comme ses causes,
NYCTANTHE (du gr. vûS, nuit, et âv8o;, fleur), mthes, genre de la famille des Jasminées, renferme des arbrisseaux de l'Asie tropicale, à rameaux quadrangulaires; à feuilles opposées, ovales, pointues, ses, rudes, velues en dessous; à fleurs portées sur des pédoncules axillaires et munies de bractées; à fruits capsulaires. L'espèce unique de ce genre, le Nyctantke triste, croît au Malabar dans les lieux sablonneux et stériles ; ses fleurs jaunes, d'une odeur le,ne s'épanouissent que la huit.
NYCTÈRE (du grec vuxTepîç), Nyeterù, genre de Chauves-Souris d'Asie et d'Afrique, de la famille des Vespertilionidés : 32 dents, narines recouvertes par un opercule cartilagineux mobile, oreilles très-grandes, antérieures, contiguës à leur base, membrane interfémorale plus grande que le corps et embrassant la queue. Ce genre renferme k espèces : le A', thebaicus, long de Qw,03, qui se trouve dans toute l'Afrique; le AT. hispidus ou Campagnol volant, du Sénégal ; le N. javanicus, de Java, et le N. capensis, àer l'île de Pâques.
ISYCTEREUTE (du gr. vox-cepeuTiriç, vigilant), genre de la famille des Canidés, section des Chiens véritables, établi par M. Temminck pour des espèces sauvages peu connues.
NYCTÉR1BIE (du gr. vuxTepiî, et jito;, vie), Nycteribia, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares, tribu des Phthiromyes, renferme plusieurs espèces qui vivent en parasites sur les Chauves-souris.
NYCTICÈBE (du gr. vu£, nuit, et v.ftêo;, singe), Nycticebus, genre de Quadrumanes, de la famille des Lémuriens, renferme des animaux nocturnes ressemblant aux Loris, dont ils ne diffèrent que par leur
museau moins pointu et moins relevé, leur corps épais et ramassé, et leur queue très-courte. Les \\ ■ticèbes vivent d'insectes, de petits oiseaux, de fruits BUcrés, etc.; ils sont très-lents et très-indolents. L'espèce principale, le N. du Bengale, dit aussi Loris paresseux, a 0"',35 ; son pelage est roux. On distingue en outre le A', de Java el le N. de Ceylan.
NYCTICÉE, Nycticeus, genre de Chauves-souris, de la famille des Vespertilionidés. Espèces principales : le N. lasiurus, le N. bonariensis, le N. borbonicus, etc.
NYCTICORAX (c.-à-d. en gr. corbeau de nuit,. Ce nom, qui paraît appartenir proprement à la Hulotte, a aussi été appliqué à Y Engoulevent, et à une espèce de Héron, ainsi appelé à cause des croassements lugubres qu'il fait entendre la nuit.
NYCTIPITHÈQUE fc.-à-d. en gr. singe de nuit), fiyctipitkecus, genre de Singes d'Amérique, de la famille des Cébins, section des Sagouins. Ce sont des animaux nocturnes, qu'on appelle aussi Nocthores.
NYLGI1AUT, espèce d'Antilope. Voy. Nw.gau.
NV.Ml'IlyEA, nom lat. botaniq. du genre Nénuphar.
NïfifPHALE, Nymphalis, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papillonides : antennes assez longues, en massue, et palpes très-courts; tête étroite; corselet robuste; ailes très-amples, les supérieures sinuées, les inférieures denticulées. Les Nymphales habitent les bois, volent très-haut, se posent volontiers sur la terre humide ou sur le crottin du cheval. Leurs chenilles, vertes et sans taches, dévorent les feuilles des arbres. — Espèces principales : le N. du peuplier (N. populi), vulg. grand Sylvain ; le N. petit Sylvain (N. Sibylla); le N. grand Mars (N. Iris), le N. petit Mars (N. //ta); le N. Jasius, vulg. Pacha à deux queues, etc.
NYMPHE (du lat. nympha), état particulier des insectes pendant leurs métamorphoses et qui est intermédiaire entre l'état de larve et celui d'insecte parfait (Voy. Insectes). Dans cet état, les Lépidoptères et les Diptères sont enveloppés par une membrane dure et solide {Voy. Chrysalide); les Coléoptères, les Hyménoptères, la plupart des Névroptères et quelques Hémiptères ont les membres distincts et visibles à l'extérieur, mais dans un tel état de gêne qu'ils ne peuvent servir à mouvoir le corps. Enfin la plupart des Hémiptères, quelques Hyménoptères et les Orthoptères n'ont que les ailes à l'état rudimentaire.
NYMPHÉACEES (du g.-type Nymphœa, Nénuphar), famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, renferme des espèces aquatiques qui se fixent au sol par un rhizome épais et féculent, tantôt globuleux ou pyriforme, tantôt allongé et horizontal, à feuilles alternes, entières, cordiformes ou orbiculées, portées sur de très-longs pétioles ; à fleurs trèsgrandes, solitaires et portées sur de longs pédoncules cylindriques ; à fruits indéhiscents et charnus intérieurement. Les Nymphéacéescroissentdans les eaux douces tranquilles ou faiblement courantes. — Genres principaux : Nymphœa ou Nénuphar, Nelumbium ou Lotus, Victoria, Euryale.
NYMPHÉE(du gr. vu^atov, temple des Nymple^ , se dit, en Architecture, d'un lieu où il y a de l'eau, et qui est orné de statues, de vases, de bassins et de fontaines. Dans presque toutes les maisons de plaisance des anciens il y avait des nymphées., qui servaient ordinairement de bains : c'était le plus souvent une grotte, naturelle ou artificielle, quelquefois un petit temple consacré aux nymphes. L'usage des nymphées est encore assez commun en Italie.
NYMP-HÉEN, nom donné par quelques Géologues aux terrains et aux roches dont la formation est due aux eaux douces.
tfYMPHIPAB.ES, section de l'ordre des Diptères. Voy. Diptères.
NYSA, astéroïde. Voy. Planètes.
MYSSA (du gr. vjt<j(u, piquer), dit aussi Tupelos, genre type de la petite famille des Nyssacées, voi-
OBÈLE.