ODORAT
n rent enfermés tout l'hiver. L'O. des sables (0. arenaria), long de O™^, se trouve aux Antilles.
OCYPTÈRE 'du gr. ùncûç, etwrEûov, aile), Ocyptera, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscidcs, renferme de petites mouches remarquables par la rapidité de leur vol et qu'on trouve sur les fleurs, en France et llemagne. Espèces: 0. bicolor, brassicaria,picm, cylindrica, Boscii, pusilla, reflexa.
OCYPTERUS, oiseau. Voy. LANGRAYBN.
OCTROIS, nom mythologique, a été appliqué à un genre de Polypes acalèphes, voisin dos Béroés et à un genre de Méduses, du groupe des Rhizostomes.
OD ACANTHE (du gr. ôfioûr, dent, et dbcavOot, épine), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères mères, famille des Carabiques : corselet presque cylindrique ou ovale-tronqué, et plus étroit que la tête. Ces insectes vivent dans les lieux aquatiques et se fixent de préférence sur les joncs. L'Odacanthe mèlanure se trouve en France.
ODALISQUES (en turc odalik), femmes esclaves attachées au service du harem. Voy. Siin.uL.
ODAX, genre de Poissons, de la mer des Indes, famille des Labroïdes, et qui tiennent tout à la fois des Labres et des Scares : mâchoires composées d'une agrégation de petites dents superposées en quinconce et soudées ensemble de chaque côté.
ODE (du gr. wor„ chant). Dans l'origine, ode fut synonyme de poésie lyrique, et, chez les Grecs, ce mot s'appliquait à tout poème qui pouvait être chanté. Il se disait également des odes héroïques de Pindare et d'Alcée, des chants erotiques ou bachiques de Sapho et d'Anacréon, des chants guerriers de Tyrtée, des hymnes, des dithyrambes, etc. La poésie, dans tous ces poèmes, s'aidait non-seulement du concours de la musique, mais encore, dans certains cas, de la pompe des chœurs et d'une certaine mise en scène. Chez les Romains, et, depuis, chez les modernes, Yode n'a plus rien de commun avec la musique : c'est un poème lyrique, de mesure variable, mais ordinairement partagé en stances, et dont le caractère essentiel est la passion. Voy. Poésie lyrique. ,-
On distingue : l'ode sacrée et Yode héroïque (dite aussi odepindarique), qui demandent de l'imagination et de l'enthousiasme, des expressions vives et hardies, parfois sublimes ; Yode anacréontique ou badine, dont la délicatesse et la grâce font le principal mérite ; Yode philosophique ou morale, qui ne tient guère à l'ode que par la forme et qui devrait plutôt être rangée dans le genre didactique.
Boileau a tracé, dans son Art poétique (II, 58-72;, les caractères de l'ode ; c'est surtout de l'ode pindarique qu'il a dit :
Son style impétueux souvent marche au hasard ; Chez elle un beau désordre est un effet de l'art.
ODÉON (du gr. w8eïov). Les anciens appelaient odéon un édifice dans lequel les poètes et les musiciens se faisaient entendre. On cite les deux odéons d'Athènes, construits l'un sous Périclès, l'autre aux frais d'Hérode Atticus, et les deux odéons construits h Rome par Apollodore et par Domiton.
On a donné ce nom à l'un des théâtres de Paris,
construit en 1781 dans le faubourg St-Germain, parce
ijue les opéras et les pièces mêlées de chant devaient
former le fond du répertoire. Ce théâtre est devenu
<>nd The'àt re-F ro nçais.
ODEUIt(du lat. odor), sensation particulière fournie par le nerf olfactif. Il y a deux hypothèses sur les odeurs; elles proviennent de la volatilisation de particules matérielles extrêmement ténues qui se séparent des corps odorants ; ou bien, elles résultent d'un mouvement vibratoire qui a lieu dans les molécules de ces corps et qui se transmet à un éther ambiant. Boerhaave avait imaginé pour expliquer les odeurs un principe particulier, impondérable, Yesprit vecteur ou arôme. — On a essayé bien des classifications des odeurs. Linné les rapportait à 7 types
principaux : 0. aromatiq . fragrantes (lis,
jasmin), ambrosiaques ambre, muse;, alliacées (assafœtida, ail , fétides [valériane, bouc), triri (oeillet dinde), na courges, concombres);
daller les divisait en agréables, dt tagréablesçt ma tes ou indifférentes; Lorry, Fourcroy les rangeaient en 5 groupes, etc. — Beaucoup des effets attribués aux odeurs sont dus à l'absorption pulmonaire des vapeurs odorantes : ainsi s'explique l'ivresse des personnes qui pussent quelque temps dans des entrepôts de liqueurs, la stupeur chez celles qui recueillent les racines de la jusquiame noire- ou les vomissements chez celles qui recueillent l'ellébore blanc. Les maux de tète, les syncopes produites par quelques fleurs odoriférantes doivent être attribués au contraire' au retentissement de l'impression olfactive sur les centres nerveux. Voy. Aromate, Parfum, etc.
ODOMÈTRE. Voy. Hodouétre.
ODONTALGIE (du gr. oâoû;, ooôvTo:,dent, et îXyoç, douleur), vulg. Mal de dents, douleur des dents, du caractère le plus aigu et souvent accompagnée dt; fluxion. Ce mal affecte aussi bien les personnes qui ont les dents saines que celles dont les dents sont plus ou moins cariées : tantôt c'est une inflammation résultant d'une congestion locale, tantôt c'est une névralgie qui a son siège dans les nerfs dentaires. Dans le premier cas, on prescrit les sangsues appliquées sur les gencives et les collutoires émollients. Dans le second, on emploie les lotions opiacées, les purgatifs, le sulfate de quinine : si la névralgie est entretenue par la carie d'une dent, on peut faire plomber cette dent; mais le plus sûr remède est d'en faire opérer l'extraction.
ODO>*TALGIQl'ES, \xti-odont.algiques, remèdes propres à guérir les maux de dents : ce sont le plus souvent des antispasmodiques, des opiacés, des éthers ou des acides énergiques. On les administre sous forme d'élixirs, de mixtures, d'emplâtres, etc.
ODONTOGNATIIE (du gr. ôSoûç, oôôvroç, dent, et yvâOoç, mâchoire), Odontoguathus, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés, établi pour YO. aiguiUonné{0. mucronatus), poisson de la Guyane, long de 0m,20 et remarquable par ses os maxillaires dentelés, terminés en longues pointes mobiles. Ce poisson se mange comme la sardine.
ODONTOÏDE (apophyse), partie de la deuxième vertèbre cervicale, a été ainsi appelée parce qu'elle a la forme d'une dent.
ODOKTOLITHE ^du gr. ôo'ôç, oSôvto;, dent, et ).£6o:, pierre). Voy. Glossopètre, Turquoise, Tartre (des dents), etc.
ODONTOTECIINIE (du gr. ôgoû;,ô36vtoç, dent, et TÉYVf), art). Voy. Dfxtiste.
ODORAT (du lat. odoratus), le sens qui perçoit les odeurs. Son siège est dans le nez et dans les fosses nasales que tapisse une membrane muqueuse, la pit m taire, toujours humide et dans laquelle se ramifie à l'infini le nerf olfactif. Toute la pituitaire n'est pas impressionnable aux odeurs, mais seulement celle qui revêt la voûte des fosses nasales. La série des actes qui constituent l'action de flairer, a pour double but d'augmenter la rapidité du courant d'air, véhicule des odeurs, et de le diriger vers la partie supérieure des fosses nasales. Selon Gratiolet, V organe il Jacubson, tube membraneux et cartilagineux, placé sur le plancher des fosses nasales, aurait des attributions spéciales dans l'olfaction. — Les odeurs peuvent être également perçues, qu'elles viennent de l'extérieur ou de l'intérieur même du corps : s'il paraît en être autrement (haleines d'ail, d'alcool, de phthisie), c'est que la ersistance de l'impression finit par la rendre inappréciable.
L'activité de l'odorat parait être proportionnée à l'étendue de la pituitaire : elle présente une surface bien plus considérable chez les Mammifères et surtout les carnivores, chez les Chiens p. ex., que chez l'Homme. « Pour ceux-ci, dit Buffon, l'odorat est un organe
CEDIPODE.
— 11ÏIS —
«tF.IL.
-« universel de sentiment; c'est un œil qui voit k s
« objets, non-seulement où ils sont, mais même « partout où ils ont été. » Les anciens attribuaient une grande sensibilité olfactive aux Oiseaux : ils racontaient qu'après la bataille de Pliarsale, des vautours étaient arrivés d'Asie, attirés par l'odeur des cadavres. Cette opinion est contestée. Chez les Poissons, les fosses nasales sont des cavités terminées en cul-de-sac, ne communiquant pas avec l'arrière-bouclie : l'odorat est souvent très-développé. La plupart dea Invertébrés sont pourvus de ce sens, souvent à un haut degré; mais le siège en est inconnu.
ODYNÈRE (du gr. Ô8uvr,p6{, douloureux), Odynerus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hymeno porte-aiguillon, famille des Diploptères, tribu des Euméniens, comprend plusieurs espèces de guêpes qui vivent solitaires; les principales sont : \'0. à pattes épineuses (0. spinipes)\ VU. de Réaumur ou Guêpe des murailles ; VU. ruoicole, etc.
OECODOME Mu gr. 'olxo8o|ioç, qui bâtit), Œicodoma, insecte Hyménoptère, de la tribu des Formicaires, le même que la Fourmi de visite. Voy. Atte.
OECOPHORE (du gr. oixô;, maison, et çopôç, qui porte), OEcophora, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, très-voisin des Teignes, et dont les larves sont très-nuisibles aux céréales.
OECUMÉNIQUE ( concile), concile universel. Voy. Concile au Dict, d Hist. et de Géoyr.
OEDÈME (du gr. oîorjp.a, enflure), hydropisie partielle du tissu cellulaire sous-cutané, constituant une tuméfaction diffuse, indolente, sans chaleur ni tension, avec pâleur de la peau, et conservant quelque temps l'empreinte du doigt. L'œdème affecte particulièrement les parties du corps où le tissu cellulaire est lâche, les jambes, les pieds, les mains, les paupières, le scrotum, etc. Si le gonflement est général, il constitue Vunnsarque ( Voy. ce mot). Ce gonflement a souvent lieu a la suite de la scarlatine. Les femmes en couches sont sujettes à un œdème des membres inférieurs dit leucophlegmatie( Voy. Phlegmatie). On prescrit contre l'œdème les diurétiques, les laxatifs, les diaphorétiques, les scarifications, etc.
Œdème de la glotte, gonflement de la muqueuse qui circonscrit l'ouverture supérieure du larynx. Cette affection débute par une gêne dans le larynx, qui devient bientôt une véritable douleur; l'inspiration est bruyante et difficile, l'expiration est libre ; enfin , après quelques jours, le malade est pris de suffocations violentes et répétées. Cette maladie est souvent mortelle. On la combat par des révulsifs, tels que vésicatoires ou sinapismes aux membres inférieurs, et par les lavements purgatifs ; on emploie aussi les vomitifs et la saignée ù la partie antérieure du cou. En cas d'insuccès, on pratique des incisions sur la partie œdématiée avec la pointe d'un bistouri. On a recoursà la trachéotomie comme dernière ressource.
OEOÉMERE (du gr. otôo;, grosseur, et [iY)p6ç, cuisse), Œdemera, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Sténélytres et typa de la tribu des Œdémérites : antennes longues et filiformes, corps étroit, allongé ; cuisses postérieures très-renflées chez les mâles. L'Ut', bleue, longue de ^O^OOS, se trouve sur les fleurs.
OEDICfÈME (du gr. cTtôo;, grosseur, et xv^ar,, jambe)) Œdicnemus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des ÉchasBiers limicoles, famille des Charadriadés, forme le passage des Outardes aux Pluviers : pieds long , grêles, se distinguant par la forme dilatée <ln haut du tarse et la grosseur de l'articulation moyenne : d'où leur nom. L'Œ. criard [CE. crépitons), dit aussi ■l Pluvier ou Courlis de brrr, est un oiseau timide, nocturne, qui se platt dans les terrains Becs,
ux et sablonneux, et dont la marche très lui a fait aussi donner le nom i'Arpenieifr. Il vil d in- >, de limaçons, de lézards, etc. Il est commun le midi de l'Europe. — Voy. Pluvier.
OEDILITK. Voy. Mésotypb.
OEOirODE (du gr. oioc;, grosseur, et tioO;, tcoôg;,
pi' d , QEdipoda, genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères sauteurs, famille des Acridiens, renferme des espèces de sauterelles, caractérisées par le renflement du UQ article des tarses. L'tÀl. ensanglantée et VCE. Ijiiiiouc/ietée sont communes aux environs de Paris, dans les prairies basses et humides.
OEIL (du lat. oculus), organe de la vision. Chez l'Homme, l'œil se compose : 1° de parties principales formant le'globe oculaire; 2° de parties accessoires tutamina oculi] qui protègent ce globe.
Le globe de l'œil est revêtu extérieurement d'une membrane dure, résistante, inextensible, d'un I lauc nacré, de structure fibreuse, qu'on nomme n lèrotique (vulg. blanc tin l'o-il), e»»qui est percée en arrière pour le passage du nerf optique, et en avant pour l'insertion de la • ornée, membrane transparente, circulaire, convexe', qui occupe le milieu de la face antérieure du globe. A l'intérieur, la sclérotiq tapissée par une membrane vasculaire, la ch( enduite sur ses deux faces d'un épais pigmente m noir : celle-ci donne passage en arrière au ni tique ; en avant, elle se termine vers l'union de la sclérotique ù la cornée par un anneau blanchi' cercle ciliaire, et offrant un grand nombre de nommés procès ciliaircs. Derrière la cornée se ; un petit espace rempli par un fluide transj l'humeur aqueuse ; au milieu de cet espace es: cloison verticale, membraneuse, diversement nuancée suivant les individus, et percée au milieu d'un trou circulaire, la pupille, qui se rétrécit ou se dilate à volonté selon l'intensité plus ou moins grai. la lumière : ce trou s'offre sous l'apparence d*U che arrondie et noire qu'on nomme vulgairement prunelle ; l'espace situé en avant et en arrière de l'iris porte le nom de chambre antérieure et | de l'oeil ; derrière celle-ci est situé le cristallin, corps lenticulaire biconvexe, parfaitement transi dont l'axe répond en avant au centre de la pu;en arrière à celui de la rétine; celle-ci est une brane molle, pulpeuse, d'un blanc grisâtre, < formée par on épanouissement du nerf opti c'est elle qui reçoit les rayons lumineu comme une toile sur laquelle vient se tracer l'image des objets. I.
hyalovde,
Quant bites, ca l'œil; 2°l W les G et 2 obliq tive, me pi ère s ( Voy. ce
it le reste du globe oculaire, ies accessoires, ce sont : 1° les oruses qui contiennent le globe de ils; 3" les paupières et les ' opres de l'oeil (4 muscles ib ppareil lacrymal , avec la ùi joint le globe de l'oeil aux pauots). — Pour le mécanisme de la
vision, Voy. Vision.
L'œil est sujet à un grand nombre d< graves et douloureuses : ophthalmies, catarat '■ . phylôme, etc., ainsi qu'à certaines défectuosités qui rendent imparfait l'usage de cet organe, tell la myopie, la presl ytie, le strabisme, Vhémt et la nyctalopie (yeux diurnes et nocturnes), etc. Voy. ces mots.
Chez les Mammifères, les yeux sont au nombre de deux comme chez. L'Homme, généralemenl riques, de couleur jaune, verte ou br.nn : certaines espèces, la conjonctive prend un di peinent assez considérable pour former un paupière (membra ' l lie)', quant à la pupille,
elle i st ronde, ch(
les Rongeurs; transversalement ovale, ch pèdes, les i; u minant s, les Baleinée et les Dauphins; ovale de haut en bas, die/, les Chats. Chi i
seaux, les yeUX sent elMrilies r.-lal i\ euien t .1 !..
seur lie la tête; ils ont trois paupières, les deux p.iu-
j ordinaires e! la mciiib, ■ de formée
par un repli de la c< lapupùlei
nient ronde, l'iri • tractile que
chez les Mamroifi
de la \ Lsion décroli d'un
peau recoin ■