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ORAISON

OHANGE.

thie). Les Grecs regardaient les oracles comme des inspirations des dieux, parce qu'ils croyaient à leur présence dans l'esprit de l'homme et à leur intervention dans les affaires humaines.

Nous avons de Plutarque deux traités, l'un Sur l'oracle de Delplies, l'autre Sur la cessation des oracles. Parmi les auteurs chrétiens, on peut consulter sur ce sujet les Pères de l'Église, Eusèbe, St Augustin, etc.; les écrits du jésuite Baltus, de Van Dale, de Fontenelle (Histoire des oracles), un Mémoire de Clavier sur les oracles des anciens. — Les Oracles sibyllins qui nous sont parvenus (1/j livres en vers grecs, édités et mis en vers latins par Alexandre, 1842-52;, sont une œuvre apocryphe du n* siècle. Il y a aussi un recueil de prétendus Oracles chaiduïques, cités et commentés par Porphyre, Jamblique, Proclus, etc.

OItAGE (du lat. fictif auraticum; d'aura, vent), phénomène atmosphérique qui consiste surtout dans la décharge violente de nuages électriques, accompagnée le plus souvent de pluies torrentielles, de grêle et de mouvements désordonnés de l'air. Les nuages qui produisent les orages se forment d'ordinaire à la fin des chaudes journées d'été et résultent de la condensation rapide des vapeurs contenues dans l'atmosphère, soit par l'effet d'une colonne ascendante d'air chaud et humide, soit par la rencontre de deux vents opposés. Certains orages naissent sur le point même où ils éclatent ; d'autres se déplacent, en suivant toutefois une zone assez étroite, et portent leur ravage sur une étendue plus ou moins considérable de pays. On a remarqué que souvent les orages se reproduisent plusieurs jours de suite à la même heure. — Les orages ne sont pas également répartis à la surface du globe : en général ils sont trèsfréquents entre les tropiques, bien que dans certains pays tropicaux comme le haut Pérou, où régnent les vents alizés, les orages soient inconnus comme la pluie. A mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, les orages diminuent en nombre; au 70° latitude nord (Islande), il ne tonne guère qu'une fois par an. Au delà de 73°, il ne tonne jamais. — La configuration du pays influe aussi beaucoup sur la fréquence des orages. C'est ainsi qu'il tonne plus souvent sur les continents qu'en pleine mer ; les montagnes notamment ont une influence considérable sur la formation comme sur la direction des orages. Le nord-ouest de la France, le centre de l'Allemagne et l'Italie y sont plus exposés que le reste de l'Europe. D'autres fois l'influence du sol résulte non de sa configuration, mais de sa nature minéralogique : certains districts miniers sont moins sujets aux orages que les autres régions du pays, sans doute à cause de la nature métallique du sous-sol. — Enfin les orages ne sont pas également fréquents à toutes les époques de l'année. Ce sont en général les mois les plus chauds qui y sont les plus sujets •. dans nos climats le maximum a lieu en juin et juillet; dans l'hémisphère austral il a lieu en janvier, février ou mars. — Voy. Ouragan, Tempête, Pluie, Vent, Foudre, Tonnebre.

Consulter : Dove, la Loi des tempêtes; Fitz-Roy, T/ie weather-book; Marié-Davy, les Mouvements de l'atmosphère et des mers- ; Lartigue, Essai sur les ouragans et les tempêtes (1858) ; bapy, Annales de chimie (3e série, tome I), etc. Voir aussi ['Atlas des orages, publié chaque année par l'association scientifique de France.

ORAISON (du lat. oratio, discours). Dans son acception la plus générale, ce mot est, synonyme de langage : c'est en co sens que plusieurs grammairiens donnent aux différentes espèces de mets le partie» d'oraison. — On nomme spécialement oraison toute œuvre d'éloquence destinée à ei re prononcée On public ; c'est, ainsi qu'on 'lit : les Ol

<!<■ Démost/iène, de Cicéron; les Oraisons funèbres di Bc let, etc.

UOraiso \ funèbre appartient à l'éloquence d( trative:< i il un g are où la France n'a pas de rivale,

et dans lequel ont excellé Bossuet, Fléchier, llasctr ron, et, après eux, Massillon,le P. La Hue, Béarnais, Boismonî. On < ite surtout les Oraisons funèbres de lu reine d'Angleterre, de Madame, de Coudé, par Bossuet; d' Anne d' Autriche, de Beau fort, de Séguier, par Mascaron ; de Turenne, de la duchesse de Montausier, de Le Tellier, par Fléchier; de Louis XIVT par Massillon ; de Louis XV, par Beauvais, etc.

oraison. En Liturgie, oraison est en général synonyme de prière; mais on appelle spécialement ainsi la prière propre à l'office du jour ou aux commémorations des fêtes et fériés, et qui est toujours précédée d'une antienne ou d'un verset. L'oraison termine les laudes, prime, tierce, sexte, none et les vêpres. — L'oraison est dite vocale, quand elle est faite à haute voix ; mentale, quand on la fait intérieurement ; jaculatoire, quand c'est une sorte d'élan, une courte demande exprimée avec ferveur.

Oraison dominicale (c. à-d. adressée au Seigneur, Dominus), vulg. Pater, Pater ?wster, des mots par lesquels commence cette oraison ; prière adressée à Dieu le Père par Jésus-Christ lui-même, qui l'enseigna à ses disciples. Depuis l'origine de l'Eglise, l'oraison dominicale a toujours été considérée comme une partie essentielle du culte public; elle se trouve dans toutes les liturgies.

ORANG ou orang-outan (homme des bois dans la langue de Bornéo), genre de Quadrumanes, de l'ordre des Pithécins et du groupe des Singes anthropomorphes ( Voy. Anthropomorphes) ; il ne se rencontre que dans les îles de Sumatra et de Bornéo. Ce singe n'est bien connu que depuis le travail de l'anatomiste Camper sur un jeune individu de cette espèce (1779); le Pongo du baron Wurmb, dont on avait fait une espèce à part (l'Orany noir), n'était autre chose qu'un orang-outan adulte. L'orang atteint rarement plus de lm,35 de hauteur ; mais ses formes sont robustes et son corps offre en circonférence les { de sa hauteur. Ses bras sont plus longs que ses membres inférieurs dans la proportion de 1,44 à 1, aussi peut-il marcher dans une attitude demi-verticale ; jamais cependant, il ne se tient sur ses pattes de derrière, et jamais il ne marche comme l'homme. Son poil est roux. — Les orangs vivent isolés dans les forêts basses du littoral. Ils sont peu actifs : ils passent une partie de la journée debout dans les arbres, la tête penchée eu avant, dans une attitude mélancolique, poussant de temps en temps un grognement profond renforcé par leur poche laryngienne. Ils grimpent lentement et prudemment. La nuit ils dorment dans une espèce de nid construit avec des feuilles. Leur nourriture consiste en figues, bourgeons, jeunes feuilles, écorce de bambou : leurs dents sont appropriées à ce régime et la couronne de leurs molaires est comme guillochée. L'orao tan ne mesure ses forces qu'avec le crocodile qui l'attaque souvent au bord des eaux. Pris jeune, il se domestique aisément : en vieillissant son (iront d'abord proéminent devient fuyant, son caractère prend de la violence et de la méchanceté. L'intelligence de ces êtres est développée et, quoiqu'en dise Cuvier, bien supérieure à celle du chien. Leur vue est basse.

ORANGE, Pomum aurantii, Hesperidnm, le fruit de l'Oranger. C'est une baie charnue, de form rique, se divisant en une dizaine de tnplies

d'une pulpe juteuse, pouvant se séparer sans ,|, durement, et recouverte d'une écorce luisante d'abord verte, puis d'un beau jaune d'or : cette écorce [xeste)BB\ formée de deux couches, l'une exl rieare, mince, colorée, parsemée de glandes contenant une huile volatile et inflammable; l'autre Intérieure,

épaisse, blanche, renfermant une BubStance particulière, qu'on a nommée het ranges Boni l'obji t d'un commerce considérable dans le midi de l'Europe ; les meilleures viennent îles u< . Loores, de Mahe. du Portugal, de l'Italie méridiona <\ de la , d s lies Baléares. On en ex| rendes quantiti iOj notamment de Bli

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