ASPHYXIE
ASPALAX, nom latin du Zokor. Voy. Lfmminc.
ASPARAGI>'E, substance neutre, cristallisant en prismes droits à base rhomboidale, incolore, sans odeur, d'une saveur fraîche, et contenant C;H8Az203. On peut la considérer comme l'amide de l'acide malique. Elle a été découverte en 1805 dans les asperges par Vauquelin et Ilobiquet ; on l'a rencontrée depuis dans la racine de guimauve (d'où elle a pris le nom d'alihéine;, dans la belladone, les betteraves, la grande consoude, etc.
ASPARAGESÉES (d'asparagus, asperge), famille de plantes Monocotylédones, selon la classification de Jussieu. — Plusieurs genres de cette famille ont été réunis aux Asphodèles, d'autres aux Smilacées, et le reste, sous le nom d'Aspnragées, forme actuellement une sous-tribu de la famille desLiliacées, tribu desAsphodélées, renfermant les genres Asparagus, Dracœna, Cordyhne, Dianella, etc.
ASPARAGOLITE. Voy. Chaux phosphatée.
ASPART1QUE (acide), acide organique, cristallisé en feuillets blancs, et qu'on obtient par l'action des alcalis sur l'asparagine. Il renferme C8II6Az07,IIO.
ASPECT (du lat. aspectus). On nomme ainsi, en Astronomie, la position de deux astres l'un par rapport à l'autre. Quand la différence de longitude des deux astres est de 0", l'aspect prend le nom de conjonc(io?i. Il prend le nom d'opposition quand cette même différence est de 180° ; de quadrature, quand elle est de 90° ou 270°, etc. Les astrologues faisaient de ces divers aspects les fondements de leurs prédictions, et distinguaient les A. bénins ou de bon augure, et les A. malfaisants ou de mauvais augure.
ASPÉKELLE. Voy. Prèle.
ASPERGE (du gr. àuTtâpayo;), genre de la famille des Liliacées-Asphodélées, type de la sous-tribu des Asparagées. L'A. commune (A. officinalis), est une plante potagère vivace, dont les jeunes pousses, ou turions, sont un mets très-recherché : ses deux variétés principales sont la verte ou commune et la grosse violette,ditede Hollande ; sontsurtout renommées, lesyl. de Vendôme, de Besançon, de Gand, de Marchienncs, d'Ulm, de Pologne, etc. L'asperge aime un sol léger et substantiel. Comme la racine de l'asperge tend toujours à se rapprocher de la surface de la terre, on la plante dans des fossés séparés par des ados, et chaque année on la recouvre de terre pour qu'elle prenne du corps. A la 3e année, on commence 5, couper les plus grosses pousses pour les manger. Les tiges qu'on laisse monter sont hautes de 0"',80 à lm. Leurs feuilles linéaires leur donnent l'apparence des arbres verts, et leurs fleurs verdâtres font place à de petits fruits rouges de brique, un peu plus gros que la groseille. On multiplie les asperges soit par semis, soit par griffes ou pieds que l'on repique. Tout le monde sait que l'asperge communique aux urines une odeur fétide : quelques gouttes de térébenthine la changent promptement en odeur de violette. — En Médecine, la racine d'asperge est recommandée comme apéritive et diurétique. Ses jeunes pousses exercent une action sédative sur la circulation et particulièrement sur les mouvements du cœur. On en prépare un sirop connu sous le nom de sirop de pondes d'asperges.
On a recommande la culture de VA . épineuse (A. stlvatica spinosa), qui abonde en Algérie, comme ayant le double avantage de fournir des titrions analogues h ceux de l'asperge cultivée et des tuben oies peu différents de ceux de l'asphodèle; mais l'expérience n'a pas encore confirmé ces promesses.
ASPERGILLUM, mollusque. Voy. arrosoir.
ASPERGILLUS, genre do Champignons arthro-
BDOrés, famille des M 1 1 < -édifiées: c'est une moisi-Mire
d'un vert glauque, qu'on remarque fréquemment sur les matièresammales el végétales en décomposition.
vsi'i nu oui i s [du lat. asper, rude, el folium, feuille), synonyme de Borraginées. Voy. ce mot.
ASPERSION. Voy. Ek\ BÉNIT! et Eve' 1 1 18TB m r.
ASPerule du lat. asp i , Asperula, genre de la famille desKubiacées, type de la tribu des Aspérolées,
renferme des plantes herbacées, utiles et agréables à la fois. L'A. des champs etl'A. rubéole, vulg. Herbe à l'esquinancie, donnent par leur racine une couleur analogue à la garance. L'A. bleue fournit aussi une bonne couleur pour la teinture. L'A. odorante, dite aussi Reine ou Muguet des bois, Hépatique uioilée, à fleurs blanches, répand une odeur douce et agréable ; on la prend en infusion théiforme.
ASPHALTE (du gr. ôffçaXtOî), Bitume de Judée, Karabé de Sodome, Poix minérale, substance solide, d'un noir brillant, dure et cassante comme la résine, mais insoluble dans l'alcool, et fusible à plus de 100°. L'asphalte abonde surtout dans le lac Asphaltite, en Syrie, sur les eaux duquel il surnage à certaines époques de l'année et où on le recueille de temps immé morial. Les Égyptiens s'en servaient pour les embaumements (d'où le nom de Baume de momie) ; les Babyloniens en enduisaient leurs briques; les Romains recouvraient d'asphalte les statues qu'ils voulaient préserver des injures de l'air ; les modernes le font entrer dans la composition de certains vernis.
Dans le commerce, on étend le nom d'Asphalte au Bitume glutineux ou Pétrole tenace (Mnlthe et Pissasphalte des minéralogistes), substance molle, glutineuse, durcissant par le froid, se ramollissant par la chaleur : elle fond vers 100°, et prend aisément feu. C'est un mélange de divers hydrocarbures, en partie soluble dans l'alcool, qui provient de la décomposition spontanée de substances bitumineuses dans les entrailles du sol ; il contient une quantité variable d'oxygèneetd'azote. Cette espèce d'asphalte est abondante en Europe ; la France possède plusieurs localités où il découle, soit du calcaire, soit de l'argile, soit du grès, soit aussi de quelques roches volcaniques : à Gabian (Hérault), à Seyssel (Ain), au Puy-dela-Pége, près de Clermont (Puy-de-Dôme), etc. C'est avec ce bitume qu'on enduit les cordages et les bois qui doivent séjourner dans l'eau, que l'on goudronne les toiles, que l'on préserve de l'humidité les plâtres et les constructions en maçonnerie ; mêlé avec le sable, il acquiert une grande consistance et sert à recouvrir les terrasses et les toitures, à daller les trottoirs et même à paver les rues et les routes; enfin, il entre dans la composition des vernis noirs et même de la cire à cacheter.
ASPHODÈLE (du gr. àc^oôù.o:), genre de la famille des Liliacées, type de la tribu des Asphodélées, renferme des plantes herbacées et vivaces, a ra cine fasciculée, à tige gracieuse et élancée, donnant de belles fleurs en grappes, tantôt jaunes, tantôt blanches. L'A. jaune, vulg. Bâton de Jacob, et VA. rameux, ou Bâton royal, à fleurs blanches marquées de lignes roussâtres, sont les espèces les plus r chées pour l'ornement des parterres. L'asphodèle est commun en Grèce, en Italie et en France : ses tubercules offrent aux bestiaux une nourriture saine ; on en extrait de l'alcool; le bulbe a été employé centre la gale. — Chez les anciens, l'asphodèle était une plante sacrée qu'on entretenait autour des tombeaux. Elle était aussi, selon Théophraste, le gage des amours»
ASPHODÉLÉES. groupe ou tribu de la famille des l.iliacées, que les uns partagent en 3 tribus : '■ S Anihéricées, les Sciiléesei tes Aloinées; les autres en 2 sous-tribus : les Asparag es el les Hyaa Genres principaux : Asphodèle, Hyacinthe, S Ornithogalle, AU, Hémérocal/e, etc. Voy. Liliacées.
ASPHYXIE (du gr. iaçuÇla, privation du p état de mort apparente, provenant primitivement de la suspension des phénomènes respiratoires, et amenant par suite celle des fonctions cérébrales, de la circulation, enfin la mort. L'asphyxie a lieu : i" lorsqu'on obstacle mécanique s'oppose à la pénétration de l'ai r dans les poumons, p. ex. dans la submersion
[noyés , la suspension pendus), la suffocation (occlusion de la bouche et du ne/., introduction de corps étrangers dans les voies aériennes, obstruction d voies par gonflement, tumeur, épanchement, paralysie, etc. , I ,i'ou ii Bpiresoit un gaz non r
ASPIDOPHORE.