II
ASIPHONOBRANCHES.
niques du cœur et les maladies du foie, et elle est soumise au même traitement. Quand l'ascite est ancienne et la distension du ventre considérable, il n'y a d'autre remède que la ponction. Voy. Hydropisie.
ASCLÉPIADE (vers), vers lyrique des anciens, ainsi nommé soit dupoëte Asclépiade, son inventeur, soit parce qu'il fut employé d'abord dans les chants en l'honneur d'Esculape('A(7x),Y)7ti6:;). On distingue: 1° VAsclépiade prop. dit, composé de 12 syllabes, que l'on peut scander de deux manières : un spondée,
2 choriambes et un ïambe ; ou bien, un spondée, un dactyle et une césure, puis 2 dactyles. La première ode d'Horace est en vers asclépiades :
Mœcé | nâs | âtâvîs | édite | rê | gïbûs. ou Msecë | nâs | âtâ | vis | édité | rëgïbûs;
2° le Grand Asclépiade, qui a 5 pieds : un spondée,
3 choriambes et un ïambe, ou un spondée, 2 choriambes et 2 dactyles :
Nûllâm, | Vârë, sâcrâ | vïtëprïûs | sêvërïsâr | bôrêm Nûllâm, | Vâre, sâcrâ | vïtëprïûs | sêvërïs | àrbôrëm.
asclépiade (nom mythologiq.), Asclepias, genre type de la famille des Asclépiadées, renferme des herbes vivaces, à feuilles opposées ou verticillées ; à fleurs en ombelles : calice et corolle quinquépartis, couronne staminale quinquéfide. h' A. de Syrie, indigène de l'Asie, porte les noms de Plante à soie, Apocyn à ouate soyeuse, Colon sauvage^&vce que ses fruits, en forme de gousses, sont remplis de graines surmontées d'aigrettes nombreuses d'une grande finesse, tenant à la fois de la soie et du coton. On peut s'en servir pour garnir les coussins et les meubles. L'A. de Curaçao, à fleurs écarlates, a des racines qu'on emploie aux Antilles en guise d'ipécacuanha. L'A. tubéreux, originaire de l'Amérique du Nord, est cultivé dans les jardins pour la beauté de ses fleurs de couleur jaune-orange.
ASCLÉPIADÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, détachée de celle des Apocynées, renferme des herbes et des arbrisseaux à suc laiteux et corrosif, à feuilles simples et entières ; à fleurs en ombelles, à fruits composés de 2 follicules oblongs, contenant des semences garnies d'une aigrette soyeuse. M. R. Brown la divise en 6 tribus : Asclépiadées vraies, Céropégiées, Gonolobées, Oxypétalées, Péripfocées et Sécamonées. Les Asclépiadées vraies renferment les genres Asclepias, Otaria, Cynanchum, Vincetoxicum, etc.
ASELLE (du lat. asellus), genre de Crustacés édriophthalmaires, de l'ordre des Isopodes, renferme des a nimaux assez semblables aux clopurtes : corps oblon g, déprimé, queue d'un seul article grand, arrondi et portant 2 appendices fourchus. L'A. vulgaire est commun en France, dans les eaux douces et stagnantes. Sa couleur est cendrée ; salongueur de 0m,012 à 0ra,015. Ce genre est le type des Asellides ou Asellotes.
ASILE (du gr. â(jw).oç, inviolable), lieu de refuge et de sûreté pour les criminels, d'où il n'était pas permis de les arracher. Chez les anciens, les temples, les statues des dieux, les tombeaux, les autels, jouissaient de ce privilège. — Le droit d'asile passa du paganisme au christianisme. Au moyen âge, les églises, puis tout ce qui faisait partie du domaine ecclésiastique, furent des asiles ; ce droit, introduit sous Constantin, avait encore été étendu, par un décret de Théodose le Jeune, en 431, et plus tard, par le concile de Tolède. Les plus célèbres asiles, au moyen âge, furent, en France, les églises de Notre-Dame de Paris et de St-Martin de Tours ; en Angleterre, Beverley. Le droit d'asile ayant donné lieu à de graves abus par l'impunité qu'il assurait aux criminels, le pouvoir temporel travailla constamment à le restreindre : Louis XII supprima plusieurs asiles dès 1500, et François Ier, en 1539, abolit le droit d'asile en France. Cependant, jusqu'en 1789, ce droit se maintint à Paris pour la
I maison royale et pour l'hôtel du grand prieur de Malte (le Temple). Il n'existe plus auj. en Europe, si
ce n'est en partie pour les hôtels des ambassadeurs. Voy. Exterritorialité.
Le nom d'Asile est consacré auj. à des établissements spéciaux de bienfaisance qui servent de retraite à des infirmes ou à des vieillards. Tels sont l'A. de la Providence, à Montmartre, fondé en 1804 pour les vieillards ou infirmes des deux sexes; l'Asile de convalescence, pour les hommes, fondé à Vincennes en 1855, et Y Asile du Vésinet, pour les femmes, fondé en 1858. Tel était aussi, avant 1870, V Asile du château de Saverne fondé en 1852 on faveur des veuves et filles des fonctionnaires publics.
asile (salles d'), établissements destinés h recueillir les enfants en bas âge auxquels des parents pauvres et travaillant en journée ne sauraient donner les soins et la surveillance nécessaires. On y reçoit les enfants de 2 à 6 ans; on leur donne les premiers principes de l'éducation, et on leur fait faire certains exercices proportionnés à leur âge. La direction de chaque asile est généralement confiée à des femmes, laïques ou religieuses, quelquefois à un ménage. — La création de ces utiles établissements appartient à. une Française, Mme Pastoret, qui, en 1801, fonda à ses frais la première salle d'asile à Paris (rue Miromesnil). Déjà, cependant, quelque chose d'analogue avait été tenté dans les Vosges, au Ban de la Roche, par le pasteur Fr. Oberlin. Peu encouragées en France, les salles d'asile furent mieux accueillies à Genève, d'où elles se répandirent par toute la Suisse, puis en Angleterre ; c'est de là qu'elles nous revinrent avec quelques perfectionnements. M. Cochin établit en 1828 un asile modèle rue St-Hippolyte, à Paris; mais ce n'est qu'en 1837 que les salles d'asile furent organisées, par ordonn. du 22 déc, sur la proposition de M. de Salvandy. Elles ont pris place dans la loi d'enseignement du 15 mars 1850 et assortissent au ministère de l'Instruction publique (direction de renseignement primaire). Auj.il existe des sa/ les d'asile dans presque toutes les localités de quelque importance; des comités locaux, des inspectrices bénévoles, sont chargés de les surveiller ; en outre on a créé une inspection générale, des examens pour l'admission des Directrices d'asile et une Ecole normale pour former ces directrices. — Consulter le Manuel des Salles d'Asile de Cochin; les Guides des Salles d'A. de Jubé de La Perrelle et de E. Rendu ; l'Essai sur l'inspection des Salles d'A. de Mme Chevreau-Lemercier; Y Enseignement pratique de Mme Pape-Carpantier ; l'Histoire et la Législation des Salles d'A. de Malarce, etc.
ASILE (du lat. asilus), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, type de la tribu desAsiliques. Ce sont des insectes carnassiers et voraces, qui saisissent au vol les mouches, les coléoptères, etc., les piquent avec une des pièces de leur suçoir et les sucent ensuite : ils ont la lèvre supérieure tronquée obliquement ; l'abdomen allongé et pointu ; leur vol rapide est accompagné d'un bourdonnement assez fort. Leurs larves vivent dans la terre. On rencontre dans tous les lieux secs et sablonneux de l'Europe, à la fin de l'été et en automne, Y A. frelon et Y A. cendré. — La tribu des Asiliques comprend, outre les Asiles, les genres Dasypogon, Dioctrie, Go?iype, Laphrye, etc.
ASIMIN1ER (nom indigène), Asimina, genre de la famille des Anonacées, composé d'arbustes et d'arbrisseaux communs à la Louisiane, dont l'écorce et les feuilles exhalent une odeur fétide lorsqu'on les broie, et dont les fruits verts et oblongs nommés asimines, sont fondants et comestibles, quoique peu savoureux. L'A.triloba, YA.grandiflora et l'A. parviflora se cultivent en France comme plantes d'ornement. Ils demandent les mômes soins que les magnolias.
ASIPHOA'OBRAIVCllES, ordre de Mollusques gastéropodes dans la classification établie par de Blainville, comprenait ceux de ces animaux dont le manteau ne forme point de canal pour porter l'eau sur les branchies.
ASPËRULE.