PARQUET
0. Delepierre, De la parodie chez les Grecs et les Romains et chez les modernes (Lond., 1870).
parodie. En Musique, on donne ce nom à un air de cliant sur lequel on a fait de nouvelles paroles. Au xviu* siècle, on appelait ainsi tous les vaudevilles faits sur les airs d'opéra de Lulli et de Rameau. Par suite, on l'a étendu aux poèmes d'opéra composés, comme le Siège de Corinihe et Robert Bruce, pour des partitions faites d'abord sur d'autres poëmes.
PAROI (du lat. paries). Ce mot, qui primitivement était synonyme de muraille, se dit plus spécialement d'une cloison de maçonnerie qui sépare une chambre ou quelque autre pièce d'un appartement d'avec une autre, par opposition à mur, muraille, qui se disent plutôt de l'enceinte d'une propriété, d'une ville, etc. — Il se dit aussi des cotés intérieurs d'un vase, d'un tube, d'un tuyau d'une cavité quelconque. En Anatoniie, ce mot se dit des parties qui circonscrivent certaines cavités, comme les parois du crâne, de l'estomac, de la vessie, etc. — Les Vétérinaires donnent le nom de paroi à toute la corne du pied du cheval : la partie supérieure s'appelle biseau ; la partie antérieure, pince; les parties latérales, mamelles et en arrière, quartiers ; l'arrondissement postérieur, talon. Voy. Pied.
, PAROI R (déparer). Dans les Arts, ce mot désigne : 1° un instrument avec lequel les corroyeurs parent les peaux qu'ils préparent; 2° une espèce de hachette avec laquelle les tonneliers parent les douves d'une futaille quand elles sont assemblées; 3' un instrument avec lequel les maréchaux ôtent l'excès de la corne du pied d'un cheval pour le ferrer.
PAROISSE (du lat. parochia ; du gr. napoixta, voisinage), territoire sur lequel s'étend la juridiction spirituelle d'un curé ou d'un desservant. Les paroisses prennent de là le nom de cures ou de succursales {Voy. ces mots). Il ne peut y avoir suppression, érection, division de paroisse sans le concours des deux autorités ecclésiastique et séculière. — Voir Mgr Affre , De l'administration des paroisses, 1827.
Dans l'origine, le mot paroisse était synonyme de diocèse, parce que l'autorité de l'évêque ne s'étendait que sur la ville de sa résidence et sur les villages voisins. Il n'y avait d'abord, même dans les grandes villes, qu'un seul endroit où les fidèles s'assemblassent pour les devoirs de la religion. On multiplia dans la suite les lieux consacrés au service divin, et, dès le temps du pape Corneille, au me siècle, on comptait déjà 46 paroisses à Rome.
PAROLE (du b.-lat. parabola, qui était employé ci ms le même sens), expression de la pensée au moyen de la voix, du langage. Voy. Langage et Voix.
PAROLI (orig. inc), terme de Jeu, s'est employé d'abord au pharaon, où le ponte indiquait par un pli ou corne fait à sa carte qu'il jouait quitte ou double. Le paroli est l'inverse de la martingale : dans celleci, le joueur double sa perte pour rencontrer une chance favorable; dans le paroli, au contraire, c'est le gagnant qui risque, pour avoir le double, ce qu'il vient de gagner. On a appelé paroli de campagne un faux paroli, p. ex., quand un joueur fait une corne à sa carte comme s'il avait déjà gagné. Le paroli est encore usité à la bassette, à la roulette, au trictrac, etc.
PARONOMASE (du gr. 7rapovou.a(j{a), figure de langage qui consiste à employer dans une même phrase des mots dont le son est à peu près semblable, mais dont le sens est différent. Exemples : Ils donnent à la vanité ce que nous donnons à la vérité ; Qui vivra verra; Qui se ressemble s'assemble. Cicéron 9 dit de même : Facie mugis quant facetiis ridicutus. On appelle Paronomasie une ressemblance entre les mots de différentes langues qui peut marquer une origine commune, p. ex. entre le français balle, ballon, et le grec ballô, lancer.
PARONYCHIE (du gr. Traptovuxîa), Paronychia, genre type de la famille des Paronychiées, détachée de celle des Amarantacées et très-voisine de celle des Ctryophyllées. Ce sont des niantes herbacées ou sous-
frutescentes, à feuilles opposées, avec ou sans stipules; à fleurs très-petites, d'un blanc verdâtre; axillaires ou terminales, nues ou accompagnées de bractées scarieuses : 5 pétales; 5 étamines; ovaire libre, à une seule loge. — Outre le genre type, la famille des Paronychiées renferme les genres Buf'onie, Telephium, Herniaire, Scléranlhe, etc.
paronychie, terme de Médecine. Voy. Panaris.
PARONYME (du gr. 7tapoV/uLi.o«). En Grammaire, on nomme paronymes les mots qui ont entre eux quelque rapport, par l'étymologie, leur forme initiale ou leur terminaison : homonyme et synonyme, panoramaet diorama, anoblir et ennoblir, etc.
PAROT, nom vulgaire du Rossignol des murailles et d'un poisson du genre Labre.
PAROTIDE (dugr. 7tapto-ct:), la plus volumineuse des glandes salivaires, est située au-dessous de l'oreille, dans l'excavation comprise entre la partie inférieure de l'os temporal et une portion de la mâchoire. Son conduit excréteur (canal de Sténon) sort de la partie inférieure de la glande, traverse l'épaisseur de la joue et s'ouvre dans la bouche, au niveau de la 2e molaire supérieure. La parotide est sujette à une inflammation que les médecins désignent par le nom de parotidite, et qu'on appelle vulgairement orei/lon. Voy. ce mot.
PAROU (de parer), apprêt qu'on donne aux toiles avant de les livrer au commerce. Voy. Dextrine.
PAROXYSME (du gr. ■napoEuap.ô:, exaspération), s'emploie proprement, en Médecine, pour désigner l'exacerbation d'un accès, d'une attaque, le point au delà duquel ils ne peuvent plus s'accroître.
PAROXYTON, accent. Voy. Oxyton.
PARPAING (du b.-lat. parpanus, de per, à travers, et de pannus, pan de muraille). Les maçons appellent ainsi la pierre de taille qui traverse toute l'épaisseur d'un mur, en sorte qu'elle ait deux parements, l'un en dedans, l'autre en dehors. — On dit qu'une pierre fait parpaing quand elle fait face des deux côtés, comme on le voit dans les parapets (Voy. Mur). — Le parpaing de chiffre est un mur rampant par le haut , qui porte les marches d'un escalier et sur lequel on pose la rampe. — Parpaing d'appui est synonyme de parement d'appui.
PARQUET (dimin. de parc). Ce mot a différents sens; il désigne : 1' l'espace qui est enfermé entre les sièges des juges et le barreau où se tiennent les avocats : c'est dans cet espace que les témoins font leur déposition; — 2e le lieu où les officiers du ministère public tiennent leur séance pour recevoir les communications qui les concernent, et, par extension, les officiers mêmes du ministère public; — 3° l'enceinte où se réunissent les agents de change pour constater le cours de la Bourse ; — W la partie d'une salle de spectacle qui est comprise entre l'orchestre et le parterre, et où sont placés plusieurs rangs de banquettes ou de fauteuils pour les spectateurs : le plus souvent cette partis se confond avec l'orchestre.
Dans la Marine, on nomme parquet un compartiment pratiqué dans la cale ou sur les côtés d'un navire pour contenir les grains, le lest, etc.
Dans la Menuiserie, le purquei est un genre de travail consistant en un assemblage à compartiments, fait de feuilles de bois minces, clouées sur des lambourdes , et qui forme le plancher d'une salle, d'une chambre, etc. Les parquets se font ordinairement en bois de chêne ; les plus communs sont en sapin, les plus riches en bois d'éhênisterie. 1) y a diverses manières de disposer les feuilles de parquet : on distingue le pnrquei anglais, le point de Hongrie, le parquet de mosaïque, etc. Les ouvriers qui se livrent à ce travail sont dits parqueteuri. L'art de la parqueterie ne date que du xvie siècle. On appelle aussi parquet un assemblage de panneaux et de traverses formant Une espèce de cadre plein sur lequel on pose une glace, et destiné à garantir le tain des chocs et de l'humidité des murs.
l'Ai. T.
FARTAGE.
PARRA, nom Jatin scientifique du genre Jacana.
PARRAIX (cl n b.-lat. patrinus, dépoter, père), celui qui tient un enfant ou un nouveau converti sur les fonts de baptême ( Voy. Baptême). L'institution des parrains remonte a l'an HO; les persécutions des premiers siècles y donnèrent lieu. A cette époque, les parrains étaient des témoins qui, chrétiens eux-mêmes , s'engageaient à servir de guides et de soutiens au néophyte dans lesépreuvespénibles qu'il pouvait avoir à subir pour la foi. Dans la suite, le parrain ne fut plus que le père spirituel de l'enfant baptisé; et, pour que cette paternité eût plus d'analogie avec la paternité naturelle, onadjoignit au parrain une marraine. Les parrains donnent ordinairement leurs noms de baptême à leurs filleuls. Le parrain et la marraine contractent avec l'enfant qu'ils ont tenu sur les fonts une alliance spirituelle qui les empêche, aux yeux de l'Église, de se marier, sauf dispense, soit avec cet enfant, soit même avec son père ou sa mère.
Par extension, on a donné le nom de parrains à ceux qui, dans les ordres militaires, assistent un chevalier pour la cérémonie de sa réception; aux prélats qui assistent un évoque au moment de sa consécration; à ceux qui sont choisis pour la bénédiction d'une cloche, et qui lui donnent un nom.
Autrefois, dans les combats singuliers, on appelait parrains du duel ceux que chaque combattant choisissait pour l'accompagner, pour empêcher la surprise et pour lui servir de témoins. Ciiacun des combattants avait ordinairement avec lui deux parrains : ceux-ci visitaient les armes, faisaient faire aux champions leur prière et leur confession, et ne les laissaient en venir aux mains qu'après leur avoir demandé s'ils n'avaient aucune parole à faire passer à leur adversaire. \'oy. Témoin.
PARRAQUA, Ortatida, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, famille des Alectors, qui ne différent des Pénélopes que parce qu'ils n'ont pas de nu à la gorge et autour des yeux, et que leur tète est complètement emplumée. Le Parraqua se trouve dans l'Amérique du Sud. Sa voix est rauque et forte; sa nourriture consiste en fruits. Principales espèces : le P. ntomot, le P. muillé et le P. de Goudot.
PARUICIDE (du lat. parriciclium). C'est, d'après la définition de la loi, le meurtre des père ou mère légitimes, naturels ou adoptifs, ou de tout autre ascendant légitime (C. pén., art. 299). Celui qui commet ce meurtre est aussi appelé parricide (en latin parricida). En France, tout coupable de parricide est puni de mort. Il est conduit sur le lieu de l'exécution en chemise, nu-pieds et la tète couverte d'un voile noir. 11 reste exposé sur l'échafaud pendant qu'un huissier fait au peuple la lecture de l'arrêt de condamnation, puis il est immédiatement exécuté à mort (art. 13 et 302). Jusqu'en 1832, on lui coupait le poignet droit avant l'exécution. — L'attentat contre la vie ou la personne du souverain est regardé comme un parricide et puni de la môme peine (. t. 86). — Les anciens Égyptiens enfonçaient des m aux pointus dans toutes les parties du corps d'un parricide, et le jetaient en cet état sur un monceau d'épines où l'on mettait le feu. A Athènes, Solon n'avait point faitde loicontrele parricide, ne croyant point, disait-il, que ce crime fût possible. A Home, la loi des Douze Tables condamnait le parricide à être préalablement fouetté jusqu'au sang, et puis enfermé dans un sac de cuir avec un chien, un singe, un coq et une vipère, et jeté ainsi dans la mer; plus tard, on se contenta de le brûler vif, eu de l'exposer aux bêtes. Autrefois, en France, les parricides étaient condamnés à subir la question, a avoir le poing droit coupé, à faire amende honorable et à être rompus vifs sur la roue; on brûlait ensuite leurs corp^ et on en jetait les cendres au vent.
PART (du lat. pars-, partis), portion d'un tout qui se divise entre plusieurs personnes* Voy, Partage.
En Droit, on nomme -.part d'en/'aut la portion
qui revient à chaque enfant dans une succession, ou une valeur égale a la part qui reviendrait à chaque enfant; — part ou portion disponible , celle dont la loi permet de disposer à titre gratuit, au préjudice des héritiers naturels. Voy. quotité.
part (du lat. partus). Dans la Médecine légale, ce mot est tantôt synonyme departurition, d'accoo chement : mais il se dit alors des animaux mammifères plutôt que de l'espèce humaine; tantôt de foetus un d'enfant nouveau-né : c'est en ce sens que l'on dit part légitime ou illégitime,
La loi distingue et punit : 1° Vrxposition de part, action de déposer et de délaisser un enfant n uveau-né dans un lieu quelconque, qu'il soit solitaire ou non (Voy. Lnkants trouvés); — 2° la sm sion de part, action de dérober et de receler un enfant nouveau-né, dans l'intention de le priver de son état civil ( Voy. Naissance et déclaration . — 3" la supposition de part, action de présent enfant comme né d'une femme qui n'est pas réellement accouchée, quel que soit l'intérêt qui ait dicté cette manœuvre; — a° la substitution de part, actien de remplacer un nouveau-né par un autre, un enfantjmort-né par un enfant vivant, une fille par un garçon et réciproquement. — La loi punit d'amendes et d'emprisonnement, gradués selon les circonstances, le crime d'exposition; elle punit de la réclusion la suppression, la substitution et la supposition de part (C. pén., art. 365 et suiv.).
PARTAGE (de part), division, distribution d'une chose, d'un bien entre plusieurs personnes. En I il s'entend surtout du partage d'une succession, d'une communauté, d'unesociété, et, en général, des > qui sont indivises entre plusieurs personnes. Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision, et le partage peut être toujours provoqué : on peut seulement convenir de suspendre le partage pendant 5 ans (C. civ., art. 815). Si une chose commune à plusieurs ne peut être partagée commodément et sans perte, la vente s'en fait aux enchères, et le prix en est partagé (art. 827 et 1086).
Dans le partage des héritages, on établit autant de lots qu'il y a d'héritiers , en mettant entre eux autant d'égalité que possible; les lots sont ensuite tirés au sort. Si tous les héritiers sont présents et majeurs, le partage peut être fait dans la forme et par tel acte que les parties jugent convenable (C. ci\ ., art. 819). S'il y a parmi elles des mineurs, le partage doit avoir lieu en justice. Les copartageants demeurent garants, les uns envers les autres, des troubles et évictions, qui proviennent d'une cause antérieure au partage. La rescision du partage peut être demandée pour cause de dol, de violence, d'erreur, de lésion de plus d'un quart (art. 824 et suiv.). Le partage est déclaratif de propriété en ce sens que chacun des copartageants est censé avoir succédé seul et immédiatement aux objets compris dans son lot et n'avoir jamais eu le droit aux autres objets de la succession (art. 883).
Les mêmes règles s'appliquent aux partages entre associés (art. 1872).
Partage a ascendant. Les ascendants peuvent faire eux-mêmes le partage de leurs biens entre leurs niants, soit par acte, entre-vifs, soit par testament. Celui qui est fait par donation entre-vif* ne peut comprendre que les biens présents; celui qui est fait par testament est révocable comme toat testament. Le partage est nul s'il n'est pas fait entre tous les enfants existants B l'époque du décès et les descendants de ceux prédécédes (art. 1075-80).
Partage de juges ou d'arbitres ( Voy. Arbu
— On appelle aépartiteur, lejuge chargé de dé) gerles membres d'un tribunal (C. de pmc.,art. ns).
Dans les Maux et forêts, on appelle poml dr partage un point situé entre deux vallées et placé aSSCI haut pour que les eaux qui s'y rendent puissent couler indifféremment dans l'une eu dans | autre vallée.
— Lorsqu'il s'agit d'un canal ou des branches d'un