PARTICIPE
canal, le point de partage est le point où l'on place le réservoir supérieur d'où l'on peut faire couler les eaux, et d'où on les distribue en différents endroits, par le moyen de canaux, de conduites, etc. On canal à point de partage est un canal qui franchit une chaîne de montagnes ou un faite quelconque entre deux vallées. Le bief de partage est le bief le plus élevé du canal à point de partage, celui qui écoule ses eaux sur les deux versants.
PARTANCE (départant). En termes de Marine, ce mot, synonyme de départ, exprime le moment où un vaisseau prêt à partir cesse toute communication avec la terre. On appelle coup de partance, le coup de canon qu'on tire pour appeler les retardataires et les avertir qu'on est sur le point de mettre à la voile; — pavillon de partance, le pavillon qu'on hisse h. la poupe pour avertir l'équipage qui est à terre qu'il ait à venir à bord pour appareiller; — point de partance , le point que l'on détermine sur la carte avant de perdre la terre de vue, et à partir duquel on commence à compter la route.
PARTERRE (du fr. par terre), la partie d'un jardin spécialement consacrée à la culture des fleurs et des plantes d'agrément. On distinguait autrefois les parterres à broderie, composés de rinceaux, de fleurons, et autres figures formées par des traits de buis nain, et entourées de plates-bandes : la mode en est tout à fait passée; les parterres à compartiments , formés de plusieurs parterres à broderies symétriques ; les parterres de pièces coupées, parterres à compartiments dont les sentiers suivent les contours du dessin qui forme alors des plates-bandes et des corbeilles que l'on garnit d'arbustes, de plantes, de vases, de bassins, etc. : les parterres du jardin de Versailles en offrent un exemple; les parterres à l'anglaise, ou tapis de gazon peu découpés, entourés d'une plate-bande de fleurs dont les allées suivent les détours : tels sont la plupart des parterres des Tuileries, du Luxembourg et du Palais-Royal. — Les parterres n'existent plus guère aujourd'hui que dans les grands jardins publics; partout ailleurs ils ont fait place aux jardins-fleuristes, au corbeilles et aux massifs. Voy. Jardin.
Parterre, partie d'une salle de spectacle située au-dessous du niveau de la scène , et circonscrite par l'orchestre et le pourtour des loges du rez-dechaussée : c'est une des places les moins chères, et c'est aussi la partie la plus turbulente de l'auditoire. Diverses ordonnances règlent la police des parterres, notamment celle du 12 février 1828 : d'après cette ordonnance, nul ne peut rester couvert au parterre lorsque la toile est levée; il est défendu de troubler la tranquillité des spectateurs par des clameurs, des applaudissements, des signes d'improbation, avant que la toile soit levée et pendant les entr'actes. — Longtemps les spectateurs se sont tenus debout au parterre : cet usage se maintient encore dans quelque villes de province.
PARTHENICM (du gr. irapôévioç, virginal), genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, établi pour des plantes herbacées ou frutescentes de l'Amérique équatoriale, ayant le port des camomilles, des feuilles alternes et des fleurs blanches (d'où son nom) disposées en panicules.
PARTHÉNOGENÈSE (du gr. 7tdcp9£voç, rierge et ■YÉveffiç, génération), mode de reproduction par œufs véritables, mais non fécondés: la femelle seule suffit à la reproduction de l'espèce. Ce mode de reproductioné tait connu des anciens -.c'est ce qu'ils appelaient Lucina sine coïtu; seulement ils l'attribuaient même aux animaux supérieurs, tandis qu'il n'appartient qu'à un petit nombre d'espèces inférieures et encore avec cette restriction qu'il ne peut pas être indéfini. Après un certain nombre de générations virginales, une génération sexuelle, un œuf fécondé deviennent l'origine forcée d'un nouveau cyle de générations. — La parthénogenèse a été constatée par Malpighi, chez les vers à soie: plus tard par Siebold (1849)
chez les psychés ; elle existe chez les abeilles. L'exemple le, plus célèbre de parthénogénèseest offert par les pucerons. Pendant le printemps et l'été, ils ne présentent que des générations de vierges provenant les unes des autres; aux premiers froids il apparaît des mâles et des œufs fécondés qui passent l'hiver collés aux branches d'arbres. Enfin, on a retrouvé les mêmes phénomènes chez les guêpes, les bourdons, les fourmis, les cynips et, suivant Siebold, chez des crustacés et des mollusques. M. Quatrefages explique ces phénomènes par l'activité propre de l'œuf {Voy. Œuf), qui, dans certains cas, pousserait plus loin les développements auxquels il s'arrête d'ordinaire s'il n'a été fécondé.
PARTHÉNOPE (nom mytholog.), genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Oxyrhynques, ne renferme qu'une seule espèce, le P. horrible (P. horrida), ainsi nommé à cause de sa laideur : il se trouve dans l'océan Indien et dans l'Atlantique.
parthénope, astéroïde. Voy. Planètes.
PARTI (du lat. partitus, divisé, partagé), se dit, en Botanique, dans les mots composés, des parties qui sont profondément divisées. On dit biparti, tripurti, quinquéparti, etc., selon qu'il y a 2, 3, 5, ou un plus grand nombre de divisions.
Parti, en termes de Blason, se dit de l'écu, et signifie divisé perpendiculairement en parties égales, comme dans cette formule : il porte parti d'or et de gueules. On le dit aussi en parlant d'un aigle à deux têtes : il porte de sable à l'aigle d'or au chef parti. — Parti en sautoir se dit d'un écu tranché et taillé ; Vécu parti et coupé de six pièces est celui qui a trois pièces en chef et trois en pointe ; parti de l'un en l'autre se dit d'un écu qui a un seul meuble, lequel, à moitié de l'écu, change réciproquement d'émail avec le champ.
Charte-partie. Voy. Charte.
V AKT1 AIRE (de partiarius). V. Colon et Fermier.
PARTIBUS (in). Voy. Énèqle.
PARTICIPATION (du lat. participatio). La loi reconnaît des associations ou des sociétés en participation : ces associations, momentanées et ordinairement secrètes, sont relatives à une ou plusieurs opérations de commerce; elles ont lieu pour les objets, dans les formes et aux conditions, dont conviennent entre eux les participants, et ne sont pas sujettes aux formalités prescrites pour les autres sociétés (C. de comm., art. 47-50). Voy. Société.
PARTICIPE (du lat. participium), partie du discours qui participe à la fois de la nature du verbe et de celle de l'adjectif : il tient du verbe, en ce qu'il exprime comme lui les attributs d'existence, d'action et de temps ; il tient de l'adjectif, en ce qu'il exprime une qualité ou une manière d'être, et s'accorde en genre et en nombre avec le nom. — Quoique compté parmi les parties du discours ( Voy. Mot), le participe n'est pas un élément essentiel du langage : c'est un adjectif d'une nature particulière.
En français, on distingue deux sortes de partie pes : le participe présent et le participe passé . — Le P. présent exprime en général une action que l'on fait ou un état actuel et passager ; il est employé avec ou sans régime direct, selon que le verbe auquel il appartient est actif ou neutre. Il ne faut pas le confondre avec l'adjectif verbal, qui exprime, non une action, mais un état, une manière d'être permanente. Le participe présent est invariable (une mère aimant ses enfants) ; l'adjectif verbal est variable (une femme aimante). Autrefois, le participe présent était variable ; son invariabilité a été décidée par l'Académie dans sa séance du 3 juin 1679. — Le P. passé exprime soit l'état passif, et dans ce cas, il se joint toujours à l'auxiliaire être {je suis aimé) ; soit une idée de temps écoulé, et alors on le joint avec l'auxiliaire avoir, quand le verbe auquel il appartient marque l'action, ou avec l'auxiliaire être, quand ce verbe est pronominal ou indique un état.