ATOMIQUES
leurs atomes, lesquels se juxtaposent alors dans un ordre déterminé; quand, p. ex., le carbone et l'oxygène se combinent, la molécule de carbone échange un certain nombre d'atomes de carbone contre un certain nombre d'atomes d'oxygène, et réciproquement.—Cette hypothèse des atomes rend parfaitement compte des proportions chimiques. On conçoit que, si la molécule de chaque corps simple se compose d'atomes ayant un poids déterminé, ce même poids doit se retrouver n fois dans toutes les combinaisons, n étant un nombre entier. L'analyse démontre '[ne l'oxyde de carbone contient, sur 28 parties, 16 d'oxygène et 12 de carbone; or, si l'on suppose que la molécule d'oxygène se compose d'atomes, pesant chacun 16 unités, et la molécule de carbone, d'atomes pesant chacun 12 unités, la molécule d'oxyde de carbone se composera de 1 atome d'oxygène et de 1 atome de carbone. L'analyse prouve de même que, dans l'acide carbonique, 32 parties (2 fois 16) d'oxygène sont unies àl2 Darties de carbone; dans la théorie atomique, la molécule de l'acide carbonique se compose donc de 2 atomes d'ox pêne et de 1 atome de carbone. Dans les exemples ci-dessus, atome de vient synonyme de nombre proportionnel .' aussi se sert-on fréquemment en chimie du mot poids atomique au lieu de nombre proportionnel ou d'équivalent. Voy. Eqi iyalents.
L'hypothèse des atomes se rencontre déjà dans les écrits des philosophes grecs {Voy. Atomismb); mais elle resta longtemps reléguée dans l'oubli Gassendi la remit en lumière au xvne siècle; elle devait toutefois rester longtemps encore à. l'état de spéculation philosophique. Dalton (New System of chemicaîphilosop/ty ,1810 j fut le premier qui conforma l'hypothèse des atomes aux lois des proportions chimiques, et en fit ainsi un auxiliaire utile dans la démonstration des vérités de la chimie. Les idées de Dalton, adoptées par Humphry Davy et Berzélius, sont auj. admises par la plupart des chimistes ; elles forment ce qu'on nomme la théorie atomistique. On doit à Ampère et à M. Gaudin des spéculations ingénieuses sur ce sujet.
ATOMICITÉ. On nomme ainsi, en Chimie, la propriété qu'ont les atomes de pouvoir s'unir à 1, 2, 3.... atomes d'un corps, pris pour unité et qui est en général le chlore ou l'hydrogène. Ainsi 11 s'unissant à Cl pour donner HC1, on dit que ces corps sont raonoutomiques ;0 s'unissantà II- pour donner de l'eau, l'oxygène O est dit dnttomique; Bo s'unissant à Cl pour donner BoCl3, on dit que Bo est triatomique ; C s'unissant à B* pour donner CH4 (le gaz des marais) et à Cl* pour donner CCI4 (le perchlorure de carbone), C est dit Utr atomique \ Ph s'unissant à Cl5 pour donner PhCl5 (le perchlorure de phosphore), on dit que le phosphore est pent atomique. — La théorie de l'atomicité est basée sur les proportions multiples de Dalton: elle esf en principe dans la classification des métalloïdes de M. Dumas, et elle aété développée dans ces derniers temps spécialement par les travaux de Gerhardt, de M. Wurtz, et surtout de M. Kékulé.
ATOMIQUES (l'oms). Les poids atomiques générale ni adoptés aujourd'hui et employés dans ce
dictionnaire sont les suivants :
Nom des éléments, Svmbolescliiniiques, Poids atomiques.