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ATOME

dermes, voisin des Muges et des Goujons, dont les «■spèces assez, nombreuses se trouvent en abondance sur nos cotes, dans la Méditerranée et dans l'Océan, où on leur donne les noms vulgaires de Prêtre, d'Aau (petit abbé), à cause de la bandelette argentée qui s'étend le long de leurs flancs, de Roseré, de Joël, de Sauciet, de Cabassou, de Nonnat, de Faux éperlan, etc. Leur chair estassez estimée. — On les comprend quelquefois parmi les espèces que l'on confond sous le nom d'Aphte. Voy. ce mot.

ATHERMANE (du gr. à priv., etOép|iT), chaleur), :-e rlit, on Physique, des substances qui arrêtent la chaleur rayonnante, comme les corps opaques arrêtent la lumière, par opposition aux substances diathermanes. Voy. DiAthermane.

ATHÉROME Mu gr. à8s'pa)[ia, bouillie), espèce de loupe enkystée, située au cuir chevelu et contenant ou du pus, ou une matière épaisse et graisseuse. Voy. Loupe.

ATHLÈTE (du gr. à8)r,Tr,:), celui qui se livrait à des exercices gymnastiques et qui combattait dans les jeux publics de la Grèce. Ce nom ne s'appliquait d'abord qu'à ceux qui s'exerçaient à la lutte ou au pugilat, on retendit ensuite à ceux qui disputaient le prix de la course, du saut et du disque. Pour être admis à paraître comme athlète, il fallait : 1° être Grec et homme libre ; 2° être de mœurs pures et irréprochables; 3° jurer d'observer les lois du régime athlétique, régime qui consistait dans l'usage exclusif de certains aliments et l'abstinence de plaisirs énervants. — Dans la lutte et le pugilat les couples se tiraient au sort. Le vainqueur recevait une couronne; celui qui avait été couronné trois fois aux jeux sacrés était exempt de charges et d'impôts. Les athlètes qui réunissaient les cinq talents de la lutte, du pugilat, de la course, du saut et du disque, avaient le nom de pentathles chez les Grecs, et de quinquertiones chez les Romains.

ATHYRIUM, genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiacées, formé aux dépens du genre Aspidium, a pour espèce principale la Fougère femelle [A. filix fœtnina). Voy. Aspidie.

ATLANTE (nom myth.). Atlantea, genre de Mollusques gastéropodes (hétéropodes), voisin des Carinaires et des Firoles, remarquables par la transparence de leur test et par la rapidité avec laquelle ils peuvent nager. Ils habitent pour la plupart les profondeurs du Grand Océan.

ATLANTES (pluriel grec dM //as), figures ou demifigures d'hommes employées en guise de colonnes ou de pilastres pour soutenir un ouvrage d'architecture, tel qu'un balcon ou autres semblables : on les appelle aussi télamones (du gr. t),<xw, supporter). Voy. Caryatides.

ATLANTIQUE (format). Voy. Format.

ATLAS (du nom du personnage mythologique qui soutenait le monde), collection de cartes géographiques. Gérard Mercator, en 1595, fut le premier qui employa ce mot dans ce sens ; depuis, il a été étendu à toute collection de planches de quelque nature qu'elles fussent. Parmi les A. géographiques les plus estimés en France, après les travaux exécutés au nom de l'État par le corps d'état-major, on cite ceux de i.rué revu par Picquet, de Lapie, d'Andriveau Goujon, etc. [Voy. Cartes). — Parmi les collections de tableaux historiques, on connaît surtout l'A. historique et généalogique de Lesage (Las Cases) et l'A. historique des États européens, de Kruse, trad. par Ansart et Lebas.

En Anatomie, on donne le mm d'Atlas à la première vertèbre du cou, parce qu'elle supporte la tête comme Atlas supportait le globe céleste : elle s'articule en haut avec le condyle de l'occipital, en bas avec l'axis. — On a formé de ce mot celui d'Atloïde pour désigner tous les organes qui se rattachent à cette vertèbre.

En Entomologie, on nomme A tlas une belle espèce d'insectes Lépidoptères nocturnes, section des Bom-

hycites (tribu desAttacides), dite vulgairement P7jûlène à miroirs, parce qu'elle a sur le milieu de chaque aile une grande tache triangulaire encadrée de noir sur un fond d'un rouge fauve. Elle se trouve dans le midi de la Chine et aux Moluques.

ATMIDOMÈTRE ou At.momètre (du gr. àr[j.k ou àxu.ô:, vapeur, et uiTpov, mesure), instrument qui sert à calculer la quantité de liquide passé, dans un temps connu, à l'état de vapeur. On peut se servir à cet effet de toute espèce de vase divisé en parties d'égales capacités. Au bout de quelque temps, on verra le liquide baisser dans le vase, et la différence du niveau antérieur et du niveau actuel fera connaître la quantité de liquide vaporisé. — On emploie cet instrument pour comparer l'état d'humidité de divers lieux. Le vase contenant de l'eau, l'évaporation est d'autant plus rapide que l'atmosphère est moins humide.

ATMOLYSE (du gr. àru.o:, vapeur, et Xuatç, séparation), méthode d'analyse d'un mélange de gaz fondée sur l'endosmose. Voy. Endosmose.

ATMOSPHÈRE (du gr". <xt|j.6:, et açaïpa, sphi n , couche de gaz ou de fluide élastique qui entoure là plupart des corps célestes; se dit en particulier de la masse d'air qui enveloppe notre globe. Les observations faites à l'équateur sur la durée du crépuscule ont permis de reconnaître que la hauteur de l'atmosphère terrestre est d'env. 60 kilomètres (Voy. Air). — Les observations astronomiques s'accordent à faire admettre, autour des planètes, des atmosphères semblables à l'atmosphère terrestre. Delà durée de l'occultation des étoiles par la lune, durée que l'existence d'une atmosphère aurait pour effet de raccourcir, on a conclu que la lune n'a pas d'atmosphère ou du moins que l'atmosphère n'y dépasse pas le sommet des montagnes. Voy. Lune.

En Physique, le nom d'Atmosphère a été étendu à toute couche de fluide qui entoure un corps isolé, composé d'une matière plus dense ou d'une autre nature. On dit, par exemple, A. d'électricité.

Le mot Atmosphère s'emploie aussi comme unité de force, pour évaluer de très-grandes pressions ; cette unité est la pression moyenne de l'atmosphère au niveau des mers ; elle correspond à une hauteur barométrique deOm,76ouàl033/ikilogr. sur un mètre carré de surface; c'est un peu plus de 1 kilogr. sur un centimètre carré. Les parois d'un vase qui contient de la vapeur ou du gaz à la tension de deux atmosphères, ne supportent en réalité qu'un excès de tension d'une atmosphère, puisque ce vase est pressé extérieurement par l'air ambiant. Les Anglais ne comptent que l'excès de pression. Voy. Pression.

ATOME (du gr. à-ïou.o:, insécable), particule de la matière qui résiste à toute division. — L'insuffisance de nos moyens de division mécanique nous empêche d'atteindre les véritables atomes; nous ne pouvons séparer de la matière que des groupes d'atomes, ou, comme on dit, des molécules. C'est à ces parties, que l'on suppose être mécaniquement et physiquement indivisibles, que 1er physiciens sont convenus de donner le nom d'atomes physiques. Mais on comprend que les phénomènes chimiques qui se passent dans l'intimité même du corps puissent arriver h. un état de division extrême de sa substance. C'est à cette quantité limite minimum de poids que les réactions chimiques peuvent mettre en activité, ou plus exactement aux rapports entre ces quantités, que les chimistes ont donné le nom de poids atomiques. Aussi peut-on définir l'atome chimique, la plus petite quantité d'un corps simple qui puisse, dans l'ensemble de ses réactions, passer d'une combinaison à une autre. On est convenu de nommer molécule, en Chimie, la plus petite quantité que l'esprit conçoive comme pouvant exister à l'état libre. Dans la molécule d'un corps réputé simple, les atomes sont homogènes ou de même qualité ; dans les moléculesd'un corps composé, les atomes sont hétérogènes ou de qualités différentes. Lorsqu'une combinaison chimique s'effectue, les molécules échangent un certain nombre de

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