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PIGEONS

Strass). D'un autre côté, les chimistes sont parvenus à reproduire artificiellement plusieurs pierres précieuses ayant la même composition que leurs similaires de la nature. On doit beaucoup sous ce rapport aux travaux de MM. Becquerel, Frémy, Ebelmen, de Sénarmont, Feil, etc. — Voir Rambosson, Les Pierres précieuses et les principaux ornements.

PIERRERIES. On appelle ainsi les pierres précieuses lorsqu'elles ont été travaillées comme objets de parure et d'ornement. Voy. Pierres précieuses, Joaillier et Lapidaire. — Voy. Meubles.

PIERRIER. Ce mot, qui désigna d'abord les premiers canons de fonte à l'aide desquels on lançait des boulets de pierre, s'applique aujourd'hui à une petite pièce d'artillerie qu'on charge à mitraille ou à balles, et dont on se sert principalement sur les vaisseaux. — C'est aussi le nom d'une espèce de mortier avec lequel on jette des pierres dans un retranchement ou tout autre ouvrage militaire.

PIERROT (dimin. de Pierre), nom vulgaire du Moineau. Voy. Moineau.

C'est aussi le nom d'un personnage de la comédie italienne, le Pedrolino (de Pedro, Pierre). Tout le monde connaît son costume entièrement blanc, son visage enfariné, son air niais et ingénu. Debureau s'est rendu fameux sur la scène des Funambules dans le rôle de Pierrot. — Pierrette se dit d'un déguisement de femme analogue au costume de Pierrot.

PIERRURES, parties semblables h de petites pierres, qui forment la fraise autour des meules du cerf, du daim et du chevreuil.

PIÉTÉ (du lat. pietas), vertu religieuse qui consiste non-seulement dans l'amour et le respect qui sont dus à Dieu, mais aussi dans l'accomplissement de tous les devoirs et œuvres qu'impose la religion. Il ne faut pas confondre la piété avec la dévotion. Dans le sens rigoureux du mot, la dévotion est la piété de ceux qui se dévouent à Dieu et cette dénomination ne devrait s'appliquer qu'aux moines et aux religieux qui font des vœux ; mais dans le langage ordinaire, on applique cette expression à toutes les personnes qui font profession d'une extrême piété et d'une observation exacte de toutes les pratiques du culte. L'ignorance jointe à l'abus des pratiques religieuses enfante deux excès, également contraires à la véritable piété, la superstition (Voy. ce mot) et le fanatisme, ou zèle outré pour une religion. (Voy. Culte, Charité, OEuvres, etc.). — Les anciens comprenaient sous le nom de piété, outre l'amour de Dieu, la tendresse des parents pour leurs enfants et réciproquement l'affection des enfants pour les auteurs de leurs jours (ce que nous appelons aujourd'hui piété filiale), le respect pour les morts, etc.

MonUde-piélé. Voy. Mont.

PIÉTIN {An pied), maladie du pied des moutons et des bêtes à cornes, a pour causes principales l'humidité de l'atmosphère ou du sol, et la malpropreté des bergeries. Le piétin se manifeste souvent en automne ou en hiver. Il peut se communiquer. On le traite par des lotions de chlorure de soude. — Le fie du cheval et de l'âne, dit aussi crapaud et crapaudine, ainsi que le fourchet des bètes à laine ont beaucoup d'analo ie avec le piétin.

piétin, Pedipes, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches , famille des Pj ramidellidées : coquille épaisse, ovale ou conique, présentant une bouche oblongue, entière, sans péristome, et pourvue de deux dents oolumellaires inégales. — Les Piétina se trouvent à l'état fossile dans les terrains tertiaires \ ils vivent aujourd'hui

Sur le littoral des mers tempérées.

PIETTE (dimin. de pu , oiseau du genre f/arfe, a plumage mi-partie blanc et noir. Voy. Harlb. •PIEUVRE, ou Poulpe commun. Voy, Poulpe.

PIÉ/.OMI TUI (du gr. iciéÇb), pi ' :Tpov,

mesure , instrument inventé parQErated pour mesurer la compressibihté des liquides, c'est, un cylindre de verre fermé par un piston que l'on fait

mouvoir à l'aide d'une vis. Le cylindre est plein d'eau et contient au milieu de cette eau un réservoir de verre à tige capillaire, semblable à un thermomètre ordinaire. C'est dans ce réservoir que se trouve le liquide à comprimer. Il s'élève jusque dans la tige, et une goutte de mercure le sépare de l'eau environnante. Quand on enfonce le piston, on comprime l'eau; la pression se transmet au liquide et la goutte de mercure descend. On déduit de son déplacement la contraction du liquide.

PIFFERARI (de l'haï, piffero, espèce de fifre ou de hautbois) , nom sous lequel on désigne ces musiciens ambulants au costume pittoresque, qui viennent d'Italie pour mendier dans nos rues et poser dans les ateliers des artistes, t- En Italie, les pifferari, qui se donnent eux-mêmes [e nom de z<uapognatori (de zampogna, chalumeau), se réunissent souvent pour donner des concerts devant les images de la Madone : la musette avec des piffero de différentes tailles sont leurs seuls instruments.

PIGAMO.x, Thalictrum, genre de la famille des Renonculacées, tribu des Anémonées, renferme des plantes herbacées, vivaces, à feuilles alternes, engainantes à la base ; à fleurs en corymbes ou en larges panicules ; à capsules ovales, indéhisc On connaît environ 50 espèces de ce genre. Les plusconnuessont : \eP. à feuilles oTancolie [T. aquilegifolium), vulg. Colomoine plumacée, à racines fibreuses, grosses, fasciculées; à tiges cylindriques, glauques, hautes de plus de l"; à feuilles d'un vert gai en dessus; à fleurs rosées ou purpurines: on la trouve dans les prairies ombragées des Alpes et des Pyrénées; on la cultive aussi dans les jardins, et le l'. jaunâtre (T. flavum), vulg. Rue des prés, F Rhubarbe, qui croît dans les fossés et les prés marécageux, et dont les fleurs sont jaunâtres : on regarde ceite espèce comme diurétique et apéritive. On extrait, de ses racines un suc amer qu'on employait autrefois en guise de rhubarbe.

PIGEONNER, pigeowage. Pigeonner, c'est, en termes de Maçonnerie, employer à la main du plâtre qu'on a gâché serré, pour élever un mur mince, comme une cloison, une languette de cheminée, etc. Ce mot rient de ce que les maçons appellent jrigeon une poignée de plâtre qui, pressée dans la main avec la truelle, prend â peu près la forme d'un pigeon.

PIGEONNIER. Voy. Colombier.

PIGEONS (du lat. pipio), Co/uinbœ. Ces oiseaux par leurs caractères zoologiques établissent lepassage des Passereaux avec les Gallinacés et forment un sous-ordre dans ce dernier groupe. Leur forme lourde, l'écaillé molle qui recouvre leurs narines, et surtout leur sternum doublement et profondément échancré, les rapprochent des Gallinacés, tandis que leurs moeurs, leur manière de percher, leur union en couples, le partage entre le mâle et la femelle des fonctions de l'incubation etdes soins de l'éducation des petits les font ressembler aux Passereaux. — L'union du mâle etde la femelle parait indissoluble. II ya une ou deux fus l'an une ponte de deux osais blancs ■ les petits naissent débiles, et vont puiser avec leur bec une espèce de bouillie contenue dansl'œeo] de leurs parents. Los pigeons sont doués de la faculté d'entier leur jabot en y accumulant de l'air dont l'expulsion produit le son particulier appelé roucoulement. Buffon a vu dans les pigeons le modèle de toutes les vertus domestiques i l s qui

n'est tout au plus vrai que des espè Le plumage des pigeons, du moins dans les es

exotiques, est assez varié ; leur gorge Ofl

teintes changeantes à reflets métalliq oiseaux fournissent à l'homme un excellent alin

en outre, la tendance instinctive qui peuespèces à revenir sers les lieux OÙ ils ne

a permis de les employer comme des messagers rapides. Pour cela, on emp «te dans (i s cages des pigeons qui ont des petits jusqu'en heu d'où ils doivent rapporter une réponse : à peine leur a-t-on

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