PLASTIQUE
ma ri nés, submergées ou submersibles, grimpante .ou parasites ; usuelles, alimentaires, potagères ; médicinales, aromatiques, tinctoriales, d'ornement, etc. {Voy. ces mots). — On nomme Flore la description des plantes d'un pays. Voy. Flore.
Consulter : H. Bâillon, Histoire des plantes ; J. Roques, Traité des plantes usuelles; Loiseleur-Deslonchamps, Histoire des plantes usuelles indigènes; Duchesne, Répertoire des plantes utiles et des plantes vénéneuses ; Rambosson, Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses, et tous les Traités d'Hortkulture, d'Arboriculture, etc.
PLANTEUR. Voy. Plantation.
PLANTIGRADES (du lat. planta, plante du pied, et gradi, marcher), se dit, en Zoologie, des animaux qui, dans la marche ou la station droite, appuient sur le sol toute la plante du pied, qui est dépourvue de poils (Ours, Raton, Blaireau, Glouton, etc.) : on les oppose aux Digitigrades. Voy. ce mot.
PLANTOIR (dé planter), outil de bois, pointu, dont le jardinier se sert pour faire les trous où il met les jeunes plants et les graines. Il faut craindre, en s'en servant, de trop tasser la terre autour du trou, ce qui la rendrait impénétrable pour les racines.
PLANTON (de planter), sous-officier ou soldat de service auprès d'un officier supérieur ou d'un officier général pour transmettre ses ordres et pour porter ses dépêches. Les colonels, les majors, ont des plantons pris dans leurs corps respectifs. Les commandants de place, les intendants militaires, les généraux commandant un département ou une division active et territoriale, ont des plantons de chacun des corps qui sont sous leurs ordres.
PLANTULE (dimin. de plante), embryon végétal qui commence à se développer par l'acte de la germination : c'est ce qu'on nomme plus ordinairement germe. La partie supérieure de la plantulc prend, en se développant, le nom de plumule, et sa partie inférieure le nom de radicule.
PLAQUE (orig. germaniq.), sorte de tablette mince de bois, de métal, etc., et de forme variable. On s'en sert spécialement pour quelque indication : les soldats ont à leur coiffui e, à leur ceinturon ou à leur giberne, une plaque de inétal portant le numéro du corps dont ils font partie; les commissionnaires portent à leur veste une plaque de cuivre indiquant le numéro sous lequel ils sont inscrits dans lesbureaux de la police; les maisons assurées contre l'incendie sont marquées d'une plaque qui porte le chiffre ou les initiales de la compagnie d'assurances; chaque rue a son nom écrit à tous les coins sur une plaque.
En Histoire naturelle, on appelle plaques ventrales ou abdominales les écailles que portent sous le ventre les reptiles de l'ordre des Ophidiens. C'est sur ces écailles que l'animal s'appuie en rampant.
Plaques de Peyer, plaques qui se forment dans l'intestin grêle par le gonflement des glandes de Peyer dans la fièvre typhoïde.
PLAQUE ou Crachat, marque distinctive que les officiers supérieurs de certains ordres de chevalerie portent appliquée ou brodée sur leur habit, à droite ou à gauche de la poitrine, et dont la forme varie selon l'ordre et le grade.
Plaque, ancienne monnaie d'argent de Flandre 61 de France. Les ducs de Bourgogne firent frapper des plaques dans les Pays-Bas. Louis XIV en lit battre à Tournay. — Voy. Plaqubttb.
Plaque fusible. Voy. Soopape de si reti .
PLAQUE ou doublé, procédé d'Orfèvrerie, qui ions, mc à revêtir d'une lame d'or ou d'argent plus ou moins épaisse du cuivre préparé a cet effet : la
■ d'argent a généralement Le ~oc de l'en tôt. île. Dans le doublé, l'or et l'argent sont S le cuivre au moyen d'une soudure avec un métal fusible; dans le plaqué, on lamine ensemble deux lin-
l'un de cuivre, l'autre d'or ou d'à nière a Former une plaque de l'é ■ due : le
pas âge au laminoir produit entre
une adhérence complète. La plaque ainsi doublée ou plaquée est soumise aux procédés ordinaires de l'estampage. Il ne faut pas confondre le plaqué avec l'argenture ou la dorure, qui ne recouvrent le métal ordinaire que d'une couche tres-superficielle {Voy. Aacentobb). — On fait aussi An plaqué sur fer pour mouchettes, articles de harnais, etc.; mais alors il est nécessaire d'étamer le fer avant de l'argenter.
L'industrie du plaqué date du siècle dernier. Selon les Anglais, elle aurait été inventée en 1742. En France, les premiers essais datent de 1785. Entravée un instant par la Révolution, cette industrie a fait de nos jours des progrès considérables; mais la galvanoplastie {Voy. ce mot; lui fait aujourd'hui une redoutable concurrence.
PLAQUEMINIER, Diospyros, genre de la famille des Ébénacées, renferme des arbres et des arbrisseaux qui croissent dans les contrées chaudes et tempérées des deux hémisphères. Le P. faux lotus (D. lotus) est un arbre de 12 ou llim, garni de branche s étalées, qui se divisent en rameaux recouverts d'une écorce jaunâtre : feuilles d'un vert luisant; fleurs petites, solitaires; baies charnues, jaunâtres, de la grosseur d'une cerise. Ces fruits acerbes, trèsastringents, sont rendus supportables par la cuisson; on les a longtemps confondus avec le lotus. Le est dur, et sert à la confection de divers ouvra.; tour. — Le P. ébène {D. ebenum), très-grand arbre des Indes, a des rameaux à écorce grise, garnis de feuilles d'un vert foncé et porte des fleurs r< ensemble au nombre de 3 à 15. C'est de cet arbre que nous vient le bois d'ébène, dont la couleur contraste avec l'aubier d'un blanc assez pur qui l'enveloppe. Ce bois prend un très-beau poli ; il est recherché pour les ouvrages de marqueterie, Voy. ne). — Le P. de Virginie {D. virginiana) donne des baies ovoïdes et brunes, dont la pulpe molle et blanche a le goût d'une pomme de reinette : les Américains les mangent en nature ou en font du cidre.
On donne quelquefois le nom général de /' miniers à tous les" arbres qui composent ia famille des Ébénacées ou Dio^pyrces. Voy. Ebénacées.
PLAQUETTE dimin. de/ naie réelle de Belgique, faite d'un alliage d'argent et de cuivre, valait 0 fr. 29 c.
Plaquette se dit aussi d'un volume relié ou bi de très-peu d'épaisseur.
plasma (du gr. -;<a;u.a, formation .
logie, ce mot a plusieurs significations. Dans . le plus étendu, il désigne une subs ance demi fluide, susceptible de s'organiser en tissu : c'est ce qu'en appelle aussi blasteme {Voy. ce mot); dan-* u. plus restreint, il désigne la partie liquide du dans laquelle nagent les globules -anguins.
Les cellules plasmatiques sont l'élément fondamental du tissu conjonctif qui environne tous K-s organes : e'e.~t leur développement exagéré qui caractérise le phénomène de l'inflammation, et qui produit la plupart des tumeurs. — Le protoplasma es; c< tu substance vivante semi-fluide contenue dans la cavité des cellules végétales ou animales, autour du noyau, et à laquelle les différents tissus doivent, en dernière analyse, leurs différentes propriétés. I oy.
CSLLOLI et CaHBII H.
plasma (c.-à-d. ouvrage fa{ verte, forl estimée des anciens, et que l'on : dans les ruines de Rome en pi ou gravées. C'esl une pierre tranalucid -, compact , à cassure concholde.
PLASTIQUE 'du gr. 7W.a<mx6;, , se dit
de tout ce qu, a la puissance, la vertu de former, de façonni r. On a appolé force ; ■ à laquelle on attribuait la production des g m lues dans les Drps virants is , !i\ iologistes ont beaucoup raisonné sur U
1 1 la formati m d . . .—Pour expliquer l'action réciproque de